IMAGE DU JOUR
LKP EN ORDRE DE COMBAT FACE A L'INSOLENCE DU POUVOIR ABSOLU FRANCAIS
LKP EN ORDRE DE COMBAT FACE A L'INSOLENCE DU POUVOIR ABSOLU FRANCAIS
Rédigé le 2009-04-16 22:36:00, par Marc FORTUNE
En Guadeloupe,la mobilisation repart sur le terrain, et dans le même temps des nègres domestiques ont choisi la table de l'État .Ils se rendent bien compte de leur impuissance face à cette prise de conscience qui émane de la rue.Ou Sarko comprend ou il installe des troubles.
DECLARATION DU LKP
Davwa Pèp Gwadloup vayan...yo anmèwdé
Dépi, nou Gwadloupéyen, woukomansé kwè adan nou menm….
Dépi nou woukomansé frékanté nou, fanmi, timoun, vwazen, vwazin, mét é zélèv, Jenn é vyé...
Dépi nou woupran sans a lavi, avé pawòl an nou, santiman, bokantaj, konfyans é dignité...
Dépi nou ka gadé piplis alantou an-nou, pyé bwa, zayann’, rimèd razyé...
Dépi nou désidé manjé é bwé sa ki tan-nou, pwodwi kifé si jòdijou nou vayan,
pwodui a péyizan é marenpéchè an-nou...
Dépi nou woukomansé kwè adan péyi Gwadloup é chèché on dot chimen pou divini an nou
Nou lontan pi vayan é yo, yo anmèwdé toubòlman !
Wi, Peuple de Gwadloup, LKP sé nou menm, notre mobilisation, notre détermination autour et dans le LKP nous autorise aujourd'hui ansanm ansanm à construire une autre vision de nous même, de nos capacités, à croire en notre pays, en notre jeunesse.
LKP an-nou, nous permet dorénavant de nous revendiquer fièrement Gwadloupéyen é Karibéyen.
Wi, NOU, Peuple de Gwadloup, sommes en création, en floraison. Plus nous serons debouts et unis, pli yo ké anmewdé. En effet,
Yo mizé sur notre agenouillement douvan pwofitasyon, l'ordre des riches et l'ordre colonial pour nous démouné et s’accaparer de notre Gwadloup.
Yo owganizé notre division pour s'octroyer tous les pouvoirs, tous les droits, nous refusant le droit le plus légitime: vivre et travailler au pays...
Yo fabriké une représentation politique lâche, soumise, agoulougranfal de mandats, et plus soucieuse de grappiller des miettes de pouvoir colonial que du sort du peuple guadeloupéen .
Yo antòtyé nou pour consommer, consommer, consommer jusqu'à ce qu'il ne nous reste rien de nous mêmes
Men L.K.P lévé gaoulé… yo anmewdé...
Que n'ont-ils pas dit et tenté pour nous empêcher de nous rencontrer, de nous réunir, de nous construire et ce, pour préserver leurs privilèges :
* LKP ne va durer que quelques jours, son implosion est inévitable... konplo a nég sé konplo a chyen.
* LKP est un mouvement terroriste, raciste et indépendantiste.
* Les travailleurs grévistes seront licenciés, et sans salaire à la fin du mois, ils reprendront le travail.
Magré tousa, LKP la ! Doubout kon pikèt !
Aujourd'hui, l'esprit LKP que nous n'avons fait qu'entrevoir pendant ces 44 jours de grève se construit, se propage, se revendique... c'est là, notre Révolution.
Bien sûr, les pwofité et les pwofitan sont toujours au pouvoir. Seulement nous les avons démasqués et savons comment arrêter leur prospérité et leur reproduction.
* Témoin, nous travailleurs, qui par dizaines de milliers, avons engagé la grève pour l'application de l'accord Bino.
* Témoin, des heures de négociation et de confrontation en cours pour obtenir la baisse des prix de l'eau, du transport, des loyers, des produits de première nécessité, du pain, de l'électricité... etc.
* Témoin, les luttes en cours dans le BTP, la BANANE, les COMMUNES, à LA POSTE, à la CCI, à Orange, pour plus de droits et de liberté syndicale, pour l'accord Bino, et l'intégration de tous les précaires (CDD et contrats aidés).
Bien évidemment, pou baré van a LKP, yo ja pòté mannèv :
- D'abord le MEDEF et Willy Angèle ont cherché à faire capoter la négociation pour l'accord Bino, ont tenté d'obtenir des patrons sa non-application... YO PRI... Jòdila, près de 50 000 travailleurs en bénéficient suite à leur mobilisation. WOULO é sa ka kontinyé !
- Ensuite, ils ont essayé de nous faire passer pour des racistes et des délinquants, YO PRI... près de 100 000 signataires du Monde disent comme Domota : « ceux qui refusent d'appliquer l'accord Bino devront quitter la Guadeloupe... jamais nous n'accepterons qu'une bande de Békés rétablisse l'esclavage en Guadeloupe » et 80% des Gwadloupéyen se déclarent Lkpistes. Mi foto ay !
- Pour redonner la main aux zélu léjitim, yo lansé on misil « ETATS GENERAUX ». Elus locaux, chambres consulaires, socio-professionnels, détwa GGDN et l'Etat vont se réunir pendant 10 jours pour « enfin » parler de la Guadeloupe, de cette Guadeloupe qu'ils ne comprennent plus et qu'ils étaient persuadés avoir domestiquée et ankayé à jamais pou anfinal di kont valider les décisions prises par l’UMP et Sarkhozy.
- Maintenant avec l'extension d'un accord Bino amputé et la promesse de payer les salaires à la place des entreprises, ils veulent sanctionner les organisations patronales qui l'ont signé, primer et encourager les patrons anti-syndicalistes, anti-sociaux et délinquants, tenter de diviser à nouveau les travailleurs d'un même secteur d'activité, voire d'une même entreprise et surtout maintenir l'assistanat. MI SA YO VLÉ POU GWADLOUPÉYEN !
Travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités, Peuple de Guadeloupe, LKP ka déklaré
* Les États Généraux du Peuple de Guadeloupe ont débuté depuis le 5 décembre 2008 avec une plate-forme de revendications en 146 points et dix thèmes constituant le début d'un état des lieux et d'un diagnostic de notre société, en mal-développement caractérisée par des inégalités basées sur une pwofitasyon qui perdure depuis plusieurs siècles...
* PON « états généraux » décidés par l'UMP et SARKOZY pé ké réglé pwoblèm an-nou.
* Seule la poursuite des luttes de masses conduites par la classe des travailleurs conscients et organisés, liyanné au peuple tout entier, fondée sur un programme né de ses propres besoins, ses aspirations et revendications pourra répondre aux espérances des Guadeloupéens.
* Il n'existe qu'un seul accord Bino, l'accord signé le 26 février 2009... l'accord Bino étendu n'est pas l'accord Bino. Respé Pou BINO. Respè pou Travayè !!!
* Wi, annou pran tan kifo pou palé ban nou, kouté nou, kontré é kouté tout Gwadloupéyen avec patience, respect et dignité pou konstwi Gwadloup a dèmen.
LKP APPELLE LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE A :
Poursuivre leur engagement pou kontinyé nouri lespri LKP.
Développer les luttes, la solidarité et soutyenn travayè an mouvman pour l'application de l'accord BINO et l’arrêt de toute pwofitasyon dans toutes les entreprises et administrations.
Participer massivement aux meetings :
Mardi 21 avril : 19h - Bik LKP Lapwent
Mercredi 22 avril : 19h - Mairie Bouillante
Jeudi 23 avril : 19h - Moule
Vendredi 24 avril : 19h - La poste Basse-Terre
* Soutyenn’ négosyasyon
Banques : 17 avril - 9h30 - Préfecture
Prix de marchandises : 20 avril - 17h00 - World Trade Center - Jarry
Pain : 23 avril - 17h30 - Sous Préfecture
GRAN Sanblé 1é Mé 2009 - Kannal pou fèt a Travayè
« LA GWADLOUP Sé TAN NOU, LA GWADLOUP A PA TA YO »
Posté par Chers Amis, le 2009-04-17 10:30:00
Chers Amis,
Au nom de la nation mauricienne toute entière, je tiens à remercier du fond du cœur tous les Réunionnais et les Antillais qui ont récemment fait grève et incendié leur département. Nous espérons que la Nouvelle Calédonie vous emboîtera le pas très bientôt. Madagascar est venu également à notre secours depuis quelques temps.
Nous vous encourageons à continuer à œuvrer pour la destruction de vos pays et des biens publics. Anéantissez ce qui reste de vos moribondes économies artificielles. Taguez encore plus vos murs et exigez de la métropole ou de la communauté internationale, qu’elle repeigne tout gratos. Demandez et obtenez plus d’euros svp pour pouvoir consommer sur place et aller en vacances. Pressez l’état (c-à-d vous-mêmes) comme un citron-les-hauts au nom de la justice sociale.
Et surtout, surtout, envoyez-nous vos touristes !!
Comme en 2002 aux élections malgaches, 2004 avec le Tsunami en Indonesie et Thailande, 2006 lors du Chikungunya, 2007 avec le choléra, 2008 avec les cyclones et les raz de marées, voici 2009 avec ses problèmes de pauvreté, de grâce, continuer à faire fuir vos visiteurs, vous débordez d'imagination et nous surprenez presque chaque année ! Qu'allez vous trouvez pour 2010 ? Vu d'ici on a même quelquefois l'impression que vous ne voulez pas travailler. Mais soyez tranquilles, on s'occupe de tout.
Surtout, avant de les faire partir, dites-leur que juste à coté, nous les attendons avec les bras chargés de fleurs. Pas de passeport ? No problem : ils peuvent entrer avec leur carte d’identité. Ici, ils ne seront pas accueillis par Police de l’Air et des Frontières, flingues à la ceinture. Pas de tracasseries inutiles ! Ils seront reçus avec le sourire. Plage, shopping, activités, hospitalité !
Merci de penser à nous qui n’avons aucun état riche pour nous payer des frasques idéologiques d’un autre âge.
Merci pour l’ile Maurice. On sait qu’on peut compter sur vous.
Posté par Yoyotte, le 2009-04-17 11:36:00
Ki cé celui-là !
Hé, le Mauricien, ne serais-tu pas un békélélé déguisé pour nous mettre le doute dans le crâne au motif que vous récupéreriez les touristes qui fuiraient nos îles ! Va-t faire voir rigolo et surtout n'oublie pas ta savonnette s'il te prend l'envie d'aller faire un tour chez les Grecs !
Mais surtout n'oublie pas de dire à tes touristes, qui fuiraient nos îles et viendraient vous réduire en esclaves plus que vous ne l'êtes, de bien savoir qu'ils repartiraient avec un petit cadeau à vie : une gonorrhée ou une chaude-pisse si tu préfères !
Nous préférons garder nos frasques idéologiques d’un autre âge au lieu de nous retournez, de nous baisser et de dire : a vot bon coeur Messieurs et Dames !
Quelle honte !
IMAGE DU JOUR
LES ATELIERS DES ETATS GENERAUX .
LES ATELIERS DES ETATS GENERAUX .
Rédigé le 2009-04-16 21:57:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet : Le Collectif du 5 février 2009 est absent des états-généraux ,et peut-être demain fera-t-il parler la rue.En tout cas,cette absence ne semble pas gêner le Pouvoir Central . Les huit ateliers ont été formés pour traiter de chacun des grands thèmes.

Les présidents qui animeront ces ateliers et leurs rapporteurs
THEMES PRESIDENT RAPPORTEURSLa formation des prix, les circuits de distribution et le pouvoir d'achatPDT : M. Marcel OSENAT, Membre du Conseil Economique et Social National, chef d'entreprise
M. Ange LAVENAIRE, Maire du Marigot, Conseiller Général, Président de la CCNM
Rapporteurs : M. Philippe JEAN-ALEXIS, CCIM
M. Teddy JEAN-BAPTISTE, Economiste et consultant
M. Joseph de JAHAM, syndicat de la grande distribution
Les productions locales et les conditions d'un développement endogènePDT : M. Pierre MARIE-JOSEPH, Président de l'AMPI
M. Daniel BERTOME, Président de la Chambre d'agriculture
Rapporteurs : Mme Claudie VERNANT-NEISSON
M. Vincent DUVILLE, Conseiller régional
M. Sylvain BOLINOIS, Conseiller régional,
Mme Patricia LIDAR, élue de la Ville de Fort-de-France et DDTEFP
M. Hubert AUBERY, Industriel
Les grands projets structurants et les conditions du développement durablePDT : M. Pascal SAFFACHE, Président de l'Université des Antilles et de la Guyane
M. Maurice BURAC, Professeur, Directeur du laboraloire GEODE
M. Claude POMPIERE, Président de la CCIM
Rapporteurs :M. Frantz SABIN, Directeur Général de la CCIM
M. Jean-Claude BONNE (CCIM)
M. Daniel ROBIN, Conseiller Régional
M. Yves FAGHERAZZI, Directeur général de la SME
Mme Françoise ROSE-ROSETTE, conseillère régionale
La rénovation du dialogue social et la formation professionnellePDT : M. Michel CRISPIN, Président du Conseil Economique et Social Régional
M. Jocelyn QUITMAN, Gérant de société, membre de l'ARACT
Rapporteurs : M. Alexandre RICHOL, Président CGPME, Président de l'ARACT
M. Patrick LECURIEUXDURIVAL, Président du MEDEF
La Gouvernance (évolutions institutionnelles locales et adaptation des
administrations centrales)PDT : M. Daniel MARIE-SAINTE, 1er Vice- Président du Conseil Régional
Mme Catherine CONCONNE, conseillère générale, élue à la ville de Fort-de-France
Rapporteurs : M. Miguel LAVENTURE, conseiller Régional
Mme Margaret TANGER, Avocate
Mme Sandrine SAINT-AIME, Avocate
L'intégration de la Martinique dans son environnement régional
PDT : M. Emmanuel JOS, Docteur en droit public, directeur du centre de recherche sur les pouvoirs locaux dans la Caraïbe, responsable de l'équipe « institutions et relations internationales dans la
Caraïbe/Amérique »
M. Justin DANIEL, professeur agrégé de droit public
Rapporteurs : M. Nicolas de POMPIGNAN, MEDEF
M. Guy-Alain GERMON, Conforama
M. Jean CRUSOL, Economiste
M. Jean-Paul JOUANELLE, Conseil Général de Martinique
M. Michel MICHALON, Conseiller Régional
L'égalité des chances, la promotion de la diversité et l'insertion des jeunesPDT : Professeur Aimé CHARLESNICOLAS, psychiatre, directeur du centre de toxicomanie de Clarac
M. Manuel BAUDOUIN, Président de la SIMAR
Mme Martine CHONG-WANUMERIC, Directrice du Pôle Emploi
Rapporteurs : Mme Jacqueline JANVIER-DESIR, Directrice de l'OPCALIA-Martinique
M. Alain RAPON, Conseiller Régional
M. Patrick FABRE, chef d'entreprise
L'identité, la culture et la mémoire
PDT : M. Edmond MONDESIR, Président de la commission Culture du Conseil Régional
M. Jean-Claude WILLIAM, ancien Président de l'UAG, vice-président du CCEE
Rapporteurs : Mme Dominique TAFFIN, Directrice des Archives Départementales
M. José HAYOT, Cinéaste, directeur de Société
Mme Chantal MAIGNAN, Professeur de littérature UAG
M. Jean-Claude SOUMBO, Conseiller Régional
A l'appel du Pouvoir absolu sarkozien ,les sujets ont répondu présent. Les mimistes arrivent avec un projet de développement pour le Pays Martinique.Un projet sans chiffre,mais qui peut être un support de discussion. Autour de la table, les différents Partis Politiques du pays Martinique sont les suivants :
MIM(Mouvement Indépendantiste Martiniquais ) 8 représentants : Daniel Marie- Sainte. Louis-Félix Duville. Sylvain Bolinois. Michel Michalon . Jean-Claude Soumbo. Alain Rapon. Edmond Mondésir. Sandrine Saint-Aimé. PPM (Parti Progressiste Martiniquais) 4 représentants : Catherine Conconne. Patricia Lidar. Daniel Robin. Jean Crusol. RDM : Ange Lavenaire . Justin Daniel.
UMP : Miguel Laventure. On peut observer qu'une seule communauté est représentée : Les békés.Au nombre de quatre . Il s'agit de MM Hubert Aubéry. Joseph de Jaham. Nicolas de Pompignan. Patrick Fabre et José Hayot.
Et les autres ? Pas de Chinois, pas d’Hindouistes, pas de Syro-libanais, pas de Zoreilles, et surtout pas de Nègres es qualité…
En conclusion les Ordres privilégiés du domaine colonial restent bien représentés, également une partie du tiers état , mais le Clergé et les autres Eglises n'ont pas été conviés.
b[
Posté par PROFANE, le 2009-04-18 00:10:00
Au frère CAMILLLE......
.....liste coloniale c'est sure......mais tranquilise toi car les "frères "sont très présents et à tous les étages.....
j'ai dit....
SOCIETE
PRIME DE VIE CHERE
PRIME DE VIE CHERE
Rédigé le 2009-04-16 18:43:00, par Camille CHAUVET
Par CLJ. La question de la surrémunération des fonctionnaires ultramarins vient de prendre un tour inattendu. Voici qu'un accord interprofessionnel, conclu sous l'égide et avec le concours financier des pouvoirs publics, attribue une prime de vie chère aux salariés du secteur privé

Quand l'économie rattrape la politique,on ne doit plus s'amuser et , c'est là une réalité incontournable.
L'extension de la prime de vie chère au secteur privé annonce, paradoxalement, la suppression des "40 %" des fonctionnaires
La question de la surrémunération des fonctionnaires ultramarins vient de prendre un tour inattendu. Voici qu'un accord interprofessionnel, conclu sous l'égide et avec le concours financier des pouvoirs publics, attribue une prime de vie chère aux salariés du secteur privé.
Les 200 € concédés ne représentent qu'un peu moins de 20% du revenu d'un salarié payé au SMIC mais lorsqu'on y ajoute la baisse de 20% des articles dits de première nécessité, on n'est plus très loin, symboliquement sinon réellement, des 40%.
La dégressivité, prévue par l'accord, de la prime tout au long de l'échelle des salaires résistera difficilement aux pressions des travailleurs et aux difficultés qu'entraînera dans les entreprises le resserrement de l'éventail des salaires. Une tendance à l'uniformisation du taux de la prime pour l'ensemble des qualifications devrait se manifester, à plus ou moins brève échéance, dans le secteur privé.
Les fonctionnaires auraient tort de croire que la généralisation de la prime leur permettra de dormir tranquilles, car la suppression de celle-ci deviendra nécessairement un objectif majeur des politiques locales de développement économique.
Il suffit, pour s'en convaincre, d'examiner les trois modalités de financement de la prime accordée au secteur privé et leurs implications économiques.
Le financement par les collectivités publiques ne peut pas être pérennisé. Prendre à sa charge une partie des salaires des entreprises privées créerait, pour l'État, un dangereux précédent. Quant aux assemblées territoriales, leur contribution se traduira par une diminution de leur capacité d'investissement ou, pour le dire autrement, par le sacrifice d'équipements collectifs ou d'une partie de l'aide qu'elles apportent aux entreprises, au bénéfice de la consommation de biens importés.
Elles ont eu raison de cantonner dans le temps leur intervention. Mais leurs finances resteront obérées par la diminution des taxes sur les articles de première nécessité et par la prime allouée à leurs agents.
La remise à plat des circuits de distribution et la chasse aux rentes de toute nature, à condition qu'elles soient menées avec constance et détermination, consolideront la baisse du prix du panier de la ménagère. Pour autant, la réduction du différentiel de pouvoir d'achat de l'euro des deux côtés de l'Atlantique sera limitée par le handicap de l'éloignement et du transport mais aussi par la revalorisation des salaires.
Observons au passage que des prix plus bas à l'importation mettront en danger certains secteurs de la production locale. Conscients de ce risque, les signataires de l'accord conclu en Guadeloupe ont exclu de la liste des produits de première nécessité ceux qui viendraient concurrencer les produits locaux, mais ils ont oublié les effets de substitution : la diminution du prix de la pomme de terre ou des pâtes alimentaires peut nuire à la consommation d'ignames…
Enfin, et à l'évidence, l'augmentation des salaires grèvera la compétitivité des entreprises, tant sur le marché insulaire qu'à l'exportation. Elle pèsera non seulement sur les coûts de main-d'œuvre mais également, en raison d'un partage moins favorable de la valeur ajoutée, sur la capacité d'autofinancement des entreprises, dans un contexte de rationnement du crédit.
La situation s'aggravera à la sortie du régime transitoire, lorsque les entreprises seront invitées à supporter seules la charge de la prime. Les exonérations de cotisations sociales n'y suffiront pas.
La Martinique, la Guadeloupe et, bientôt la Guyane et La Réunion présenteront, désormais, le cas, probablement unique au monde, de pays en voie de développement dont les coûts salariaux unitaires, exprimés en monnaie internationale (l'euro), sont supérieurs à ceux des pays développés.
La solution ne pourra venir que du changement d'un modèle de consommation dont le succès du mouvement social a pourtant montré qu'il recueillait une adhésion très large. Il faut se rendre à l'évidence : le Collectif du 5 février n'a pas réclamé une amélioration du pouvoir d'achat des populations locales. Il a revendiqué et réussi à légitimer un alignement du pouvoir d'achat local sur la moyenne nationale.
Là réside le sens de la notion de prime de vie chère et là est le problème : la référence à une norme de consommation hors de portée des ressources en valeur de la production locale n'est pas soutenable dans le cadre d'un projet de développement économique endogène.
Le déséquilibre entre les dépenses de consommation finale des ménages et le produit intérieur marchand n'est pas nouveau, mais il menace d'atteindre une dimension paroxystique.
Le scénario qui s'annonce est imparable : le supplément de revenu distribué aux ménages va se déverser sur les importations tout en fragilisant l'appareil de production local, sur fond d'une récession amorcée au milieu de l'année 2008.
L'ajustement s'effectuera par des suppressions d'emplois et par l'augmentation des transferts publics sous la forme de revenus sociaux (allocations de chômage, RMI ou RSA, financement du déficit des organismes de protection sociale…).
A l'issue du processus, le revenu global des salariés relevant du secteur privé aura probablement diminué (les minimas sociaux ne compenseront pas les salaires perdus), les inégalités se seront creusées (au sein du secteur privé mais surtout entre le secteur privé et les fonctionnaires ou assimilés) et l'économie dépendra davantage des transferts publics.
Il est trop tard pour empêcher le déclenchement de la crise mais il n'est pas trop tôt pour envisager les moyens d'en sortir.
La généralisation de la prime de vie chère permet de déplacer, enfin, le débat sur sa légitimité du terrain de la défense d'un privilège catégoriel (auréolé du prestige d'une victoire historique sur le pouvoir colonial et sans coût direct pour la collectivité, puisque financé par l'Etat français) à celui de l'intérêt général.
Il est désormais possible d'expliquer au peuple martiniquais qu'il ne peut accéder au développement économique s'il n'accorde pas ses dépenses de consommation aux richesses produites par son travail.
Il est urgent de lui proposer la suppression de toutes les primes de vie chère et la mise en place, à partir des ressources ainsi dégagées (en particulier la rétrocession globalisée par l'Etat de la surrémunération des fonctionnaires), d'une politique de redistribution en faveur des catégories les plus modestes, par le biais, du développement des consommations collectives (ce sont les services produits directement ou financés par les collectivités publiques) dans les domaines, notamment, du transport, de la santé et de l'éducation.
Il paraît qu'en chinois, le mot "crise" est formé de la combinaison de deux idéogrammes, l'un signifiant "danger", l'autre, "opportunité". Le mouvement du 5 février a créé les conditions d'une révision de nos comportements, de nos méthodes, de nos valeurs.
Les prochains États Généraux sauront-ils en tirer leçon et inventer ce nouveau contrat social dont nous avons besoin ?
Posté par DE L’URGENTE NECESSITE DE SUPPRIMER LES 40% DES FONCTIONNAIR, le 2009-04-17 10:27:00
Depuis 1946, c’est-à-dire depuis que la colonie de la Martinique a été transformée en département d’Outre-Mer, tout et le contraire de tout a été tenté pour « développer l’économie locale ». Il y a d’abord eu le soutien, ruineux, à l’économie sucrière, remplacé assez vite par le soutien, tout aussi ruineux, à l’économie bananière. Soutien aussi bien de la part des collectivités locales, de l’Etat français, puis, plus tard de la Communauté Européenne. Une triple source de subventions en pure perte qui a englouti un nombre faramineux de milliards de francs, puis d’euros, en un demi-siècle. La langue créole possède une expression imagée pour caractériser ce phénomène : chayé dlo nan panyen, ce qui signifie transporter de l’eau à l’aide d’un panier.
Chaque année, en effet, nos gros planteurs békés et nos agriculteurs, nos patrons du bâtiment, nos petites et moyennes entreprises, nos marins-pêcheurs, nos transporteurs routiers etc. crient à la disparition totale de leur activité, à leur ruine, si une autorité quelconque ne leur vient pas en aide sans délai. Chaque année ! Alors, de guerre lasse, en plus des subventions à tout-va, on inventa la défiscalisation censée « attirer des investissements dans les DOM » selon la formule consacrée, défiscalisation qui en réalité n’a servi qu’à permettre à des richards français de ne pas payer d’impôts en achetant bateaux ou résidences au soleil et qui a provoqué une spéculation foncière irréversible et mortifère dans un pays grand comme un mouchoir de poche.
Il n’y a guère que les patrons de supermarché, de magasins de bricolage et les concessionnaires automobiles à ne pas crier famine. Et pour cause !
Ou plutôt quelle est la cause, la véritable cause, de ce mal récurrent ?
Qu’est-ce qui plombe irrémédiablement tout effort de mise en place d’une économie un tant soi peu viable et dynamique dans notre pays ?
Ma réponse va en faire hurler plus d’un, mais je suis sincèrement persuadé que cela tient à l’existence de ce fameux sursalaire de 40% arraché de haute lutte, en 1946, par nos parents fonctionnaires.
Seuls deux personnes ont eu le courage de le dire : d’abord, dans les années 80, Max Elysée, patron de la chaîne de cinémas du même nom, homme de Droite mais ouvert, intelligent, longtemps conseiller général de Fort-de-France et candidat à la mairie de cette dernière. Aussitôt, il fut incendié, descendu en flèche, par la quasi-totalité du corps politique local, les gens de Gauche les premiers. Principal argument de ses détracteurs : Elysée est un capitaliste qui fait d’énormes profits et qui évidemment n’a pas besoin de sursalaire pour vivre ; ensuite, le second contempteur des 40%, dans les années 90, fut l’activiste nationaliste Guy Cabort-Masson, qui, à travers de multiples textes et articles pointa du doigt ce qu’il appelait joliment « une prime coloniale ». Cabort fut, à son tour, voué aux gémonies. Motif : ce gauchiste indépendantiste n’était pas crédible et cherchait à instaurer un régime castriste à la Martinique, lui qui s’était déjà rebellé lors de la guerre d’Algérie en désertant l’armée française dans laquelle il était officier pour rejoindre le FLN.
Mais l’argument-massue de tous ceux qui rejetaient violemment la proposition de Max Elysée et de Guy Cabort-Masson tenait au fait qu’aucun de ces deux hommes n’était fonctionnaire. Sous-entendu : ils n’avaient rien à perdre dans la suppression des 40%. Or, moi, en tant qu’universitaire, je le suis. Quand donc je réclame la suppression des 40%, personne ne saurait m’opposer le fait que je n’aurai rien à y perdre. Oui, j’aurai à y perdre une somme équivalente à près de la moitié de mon salaire, ce qui n’est tout de même pas rien, et pourtant je l’accepte !
Et pourquoi ?
Parce que les 40% sont le cancer qui ronge l’économie martiniquaise (ou ce qui en tient lieu) depuis un demi-siècle.
Comme tout cancer, le mal s’est d’abord fait silencieux, insidieux. Au début, les fonctionnaires créoles ont vu leurs revenus quasiment doubler du jour au lendemain. Ils se sont achetés des voitures neuves, des terrains afin d’y bâtir la villa de leurs rêves, villas qu’ils ont meublées avec ostentation, ils ont même, pour certain, acquis un pied-à-terre à Paris ou à Bordeaux où leurs enfants habitaient le temps de leurs études, ils ont pu voyager un peu partout à travers la Caraïbe et dans le monde. Pendant ce temps-là, leur sursalaire irriguait le tissu économique martiniquais.
Irriguait de ses métastases, devrais-je dire…
En effet, l’armature même du système repose sur les 40%, créant ce qu’Edouard Glissant a appelé une « économie-prétexte ». Un faux-semblant d’économie ou une économie du faux-semblant, comme l’on voudra. En effet, comment parler sérieusement d’économie dans un pays où le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 54% en 1935 à…3% en 2009. Oui, trois pour cent ! Pour parler à Ti Sonson : le produit de la vente de notre rhum et de notre banane ainsi que les recettes du tourisme ne couvrent que 3% des achats que nous effectuons à l’extérieur, 3% des marchandises que nous importons. Tout le reste, les 97% donc nous sont fournis par des transferts financiers venus de France et d’Europe, notamment les 40% (mais aussi les subventions aux planteurs et les allocations aux « malheureux »).
Soyons clairs : la départementalisation a mis la Martinique en faillite.
La première conséquence des métastases provoquées par les 40% est l’existence d’une inflation généralisée. Pour que Ti Sonson comprenne : c’est parce que le concessionnaire béké sait qu’il pourra vendre des 4/4 à 30 ou 40.000 euros qu’il en importe ; c’est parce que l’avocat nègre ou mulâtre sait que son client pourra payer, que pour simplement commencer à s’occuper de son affaire, il lui réclame d’entrée de jeu entre 1.000 et 1.500 euros d’arrhes ; c’est parce que la marchande de légumes sait qu’elle trouva acquéreur qu’elle revend son kilo d’igname à 4 ou 5 euros etc…Chacun sait qu’il y a une énorme masse financière en circulation dans le pays, masse financière sans aucune contrepartie dans l’économie réelle, mais qui est grandement utile à la mise en place de ce théâtre d’ombres, de cette économie-prétexte déjà évoquée. Chacun sait que cet argent vient d’ailleurs, de France et d’Europe, mais on préfère ne pas trop réfléchir à cela. On l’utilise sans sourciller, le gaspille, l’emploie à des choses délirantes. S’empoisonnant du même coup à petit feu.
La Martinique était une colonie de plantation. Elle est devenue, à compter de 1946, une colonie de consommation.
Et là on reste sidéré devant l’aveuglement de nos syndicats et de nos partis politiques qui n’ont jamais réfléchi sérieusement à cette étrange transformation et n’ont jamais recherché les voies et moyens d’en sortir. Bien au contraire, syndicalistes et politiques n’ont eu que deux slogans à la bouche : « maintien des avantages acquis » et « rattrapage avec la Métropole ». Et sur la question précise des 40%, ils se sont battus pour que les fonctionnaires territoriaux de catégorie C qui ne bénéficiaient pas de cette prime coloniale puissent l’obtenir. Pire : certains trotskystes, qui ne sont pas, il est vrai, à une action opportuniste près, ont réclamé rien moins que la généralisation de cette prime à tous les travailleurs Martiniquais. Certes, la création de ladite prime a tout de suite généré, et cela dès 1946, une sorte de fracture sociale entre ceux qui la recevaient et ceux qui ne la recevaient pas. Mais il ne faut pas exagérer non plus : ceux qui ne la reçoivent pas (Béké, avocat, marchande de légumes) ont vite trouvé le moyen de pomper dans ce sursalaire. On peut même aller jusqu’à dire que ces catégories de gens ne vivent que grâce aux 40% des fonctionnaires. Supprimez les 40% et leurs 4/4 à 30.000 euros leurs resteront sur les bras, leurs 1.000 ou 1.500 euros d’arrhes pour vous défendre au tribunal ou leur kilo d’igname à 4 euros ne trouveront plus preneurs !
Il faut donc avoir le courage politique de demander la suppression de ces 40% qui empêchent d’envisager la moindre politique économique un tant soi peu viable dans notre pays. Qui entraînent une surconsommation hallucinante dont le bénéfice va tout droit dans la poche des Békés et des grands patrons de couleur. Qui détruit notre minuscule Martinique par miette de 500 m2 pour que chacun puisse y construire sa villa à lui. Qui empêche l’érection d’un transport public fiable et rentable dans la mesure où n’importe qui, y compris le Rmiste, peut s’acheter son véhicule personnel. Qui fait surtout que tout produit fabriqué chez nous est automatiquement deux ou trois fois plus cher qu’à l’extérieur et donc quasiment invendable (ou inexportable). Et qui enfin favorise le « génocide par substitution » puisque sans cette prime coloniale, peu de fonctionnaires hexagonaux demanderaient leur mutation aux Antilles.
Les 40% sont un poison. Un cancer économique. Il faut, pour lutter contre cela, une thérapie de choc.
Une ablation pure et simple…
Attention ! Je ne dis pas que le malade sera guéri c’est-à-dire que tous les problèmes économiques de la Martinique seront automatiquement résolus. Je dis que la moitié au moins de ces problèmes seront résolus, ce qui n’est déjà pas si mal.
Quel homme politique martiniquais, quel syndicaliste, quel militant associatif, quel artiste, quel intellectuel aura le courage de le dire ?
Pour moi, toute personne qui lutte pour le maintien des 40% est objectivement favorable au maintien du joug colonial français en Martinique.
Posté par pour l'augmentation de 500% des fonctionnaires, le 2009-12-02 06:41:00
si la prime est supprimée, la plupart des personnes fuiront cette iles qui présente très peu d'intérêt, il faut le dire!
toutes les "têtes" iront voir ailleurs! A l'exception:
- des amoureux des environnements crasseux,
- des routes jonchées d'épaves,
- des feignants indécrottables comptant uniquement sur l'aide pour vivre en cumulant travaux au black,
- de la pollution des côtes,
- de l'extrême incompétence de 90% des services,
- du m'en-foutisme général,
- de la susceptibilité exacerbée de beaucoup du à un complexe d'infériorité non moins exacerbé datant de Lucie, (*)
- des abrutis klaxonnant en agglomération à 5h du matin en camion "pour prévenir qu'ils passent"
- des policiers corrompus
- des "responsables" incompétents placés à des postes dont il ne comprennent même pas la signification de l'intitulé, emplois obtenu par "piston".
etc, etc, la liste serait encore longue
Alors d'accord pour la suppression de toute aide à la Martinique:
- plus de 40%, mais plus de profs non plus, ce qui de toute façon, vu l'intérêt que porte les jeunes de l'ile au études est nul, supprimons aussi l'école...
- plus d'allocations
- plus de RMI ou RSA
- plus d'investissement de l'état dans les infrastructures
- plus de travaux subventionnées
- plus d'octroi de mer
- plus de préfecture
- plus de justice, bien qu'ici elle semble se focaliser sur les dépassements de vitesse réglementaire.
- etc, etc, la liste est aussi longue.
Donc libérons la Martinique du joug colonialiste et laissons là à son destin:
- plus d'entretien des routes, les machines en panne les unes après les autres n'étant plus réparés par les compétences évaporées vers d'autres cieux.
- retour au bercail des Martiniquais vivant en métropole, je crois qu'ils sont plus nombreux que les colonialistes métropolitains vivant en Martinique.
Alors soyons lucide, le premier maux de la Martinique est le Martiniquais...
Et finalement, les béqués n'ont pas changé de statut depuis l'abolition de l'esclavagisme; il exploitent toujours l'ile avec 90% des actifs de l'ile... Mais ils ont bien raison de le faire, d'ailleurs qui dans cette ile, en dehors des béqués serait capable de maintenir une économie quelconque?
personnellement, je propose l'indépendance pure et simple de la Martinique, ainsi, en quelques années, nous aurons une iles:
- dépourvue de forêts à l'image d'Haïti,
- plus de médecins,
- des hôpitaux en ruine,
- des accouchement chez soi avec une bassine d'eau et quinze sorcières autour,
- plus d'écoles car plus de professeurs ni de locaux disponibles.
- un roi en guise de dirigeant
- une junte militaire,
et que sais je d'autre.
bon j'espère que la lecture des lignes ci dessus aura éveillé en vous une réaction positive de prise de conscience sans éveillé le point indiqué par un (*)
d'autre part, il serait judicieux d'écarter les posts contenants des propos racistes
un colonialiste Français (Français comme toi au dessus et si tu sais lire et écrire aussi bien, c'est grâce à l'école Française colonialiste). Pas manipulateur, mais réaliste.
Posté par LuckyStrike, le 2009-12-02 20:07:00
En cas de surpression de cette prime, Duthie serait bien emmerdé...
Posté par LuckyStrike, le 2009-12-02 20:07:00
T'inquiètes, mon ptit Duthie... c'est la luuuuuuuuuuuuutte finnaaaaaaaaaaaaaaaleuh...
SOCIETE
AVEZ VOUS LU LE SMDE, ET L'AGENDA 21 ? (Lien lecteur)
AVEZ VOUS LU LE SMDE, ET L'AGENDA 21 ? (Lien lecteur)
Rédigé le 2009-04-16 00:31:00, par LIEN LECTEUR
Beaucoup de monde parle des deux documents fondamentaux pour le développement de la Martinique (SMDE, Agenda21, Orientations stratégiques...) sans même les avoir lus.

Au moment où il est question des "états généraux" , télécommandés depuis Paris, il est bon de savoir que les élus martiniquais n'avaient pas attendu pour élaborer, par le moyen de la démocratie participative, animée par des experts martiniquais, des grands projets pour l'avenir du Pays Martinique.
Aussi il m'a paru utile de vous communiquer les sites où vous pourrez en prendre connaissance:
Conseil Général de la Martinique (2007), « Agenda 21 : Plan de développement durable de la
Martinique »
http://www.cg972.fr/site/html/page_document.php?id=885
Posté par CRUSOL Philippe, le 2009-04-18 17:48:00
Il vaudrait mieux lire la synthèse de ces deux documents.
Car il existe une synthèse de ces deux piliers du développement de la
Meartinique !!!
IMAGE DU JOUR
YVES JEGOT : HOMME DE MALEDICTION POUR LES PEUPLES NOIRS …
YVES JEGOT : HOMME DE MALEDICTION POUR LES PEUPLES NOIRS …
Rédigé le 2009-04-15 12:49:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet. Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, est né le jour de la mort d’Aimé Césaire marqué de ce sceau cet homme est une malédiction pour les Peuples noirs . Il ajoute à cette malédiction d’être né dans le Doubs, département ou à été emprisonné et assassiné Toussaint Louverture.

En le choisissant, ce n’était une renaissance pour nos pays, même s’il est un brillant spécialiste de cette période historique. Et pourtant , il se présentait avec de bonnes intentions.
Il a fait le constat de l’économie de comptoirs, mais n’en a tiré aucune conséquence.
Il a souvent répété en privé et devant les médias qu’il avait «
besoin de comprendre pourquoi un conteneur coûtait 500 euros entre l'Europe et l'Asie et 2 500 euros acheminé vers Pointe-à-Pitre ; pourquoi un produit essentiel à l'agriculture pouvait, dans l'île, augmenter de 170 % en un mois ».
Dans le monde politique parisien, on le considère comme capable de retourner les situations à son profit. Mais il est trop tôt pour dire comme une journaliste que de «
cette crise il a compté ses amis, déjoué les intrigues, sauvé son cou, comme à la Cour. »
C’est vrai, qu’après avoir dit aux békés "
Nom de Dieu, quand quitterez-vous vos habitudes ancestrales ?", il joue maintenant au peine-cul de service en les installant dans tous les ateliers des dits états-généraux.
Hors de ces états généraux, entre
gran sanblé et
gran dérangement, le nombre des personnes à les minimas sociaux augmente.
A l'assemblée Nationale française Serge Letchimy hurle à se fendre l'âme : «
dans l’hexagone, une impression de mépris, de dépendance et d’assistanat, à laquelle s’ajoutent des discriminations larvées et l’ignorance quasi totale de ce que nous sommes.
Nous représentons 2,5 millions d’habitants ; 559 000 kilomètres carrés ; 10 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive, soit 97 % de la surface maritime française encore inexplorée ; 80 % de la biodiversité française et l’un des vingt-cinq « points chauds de biodiversité » du monde, ce qui confère à l’Europe et à la France une dimension planétaire essentielle.
Mais quel parti les outre-mer en tirent-ils ?
Nos pays sont victimes d’un désastre social structurel, malgré une croissance canalisée par un système de « profitation » financière mondialisée qui y trouve un terreau colonial propice.
Notre taux de chômage est très élevé 25 % à 30 % selon le Bureau international du travail.
Notre PIB moyen ne dépasse pas 15 747 euros par habitant, contre 28 721 en France.
Le taux de pauvreté atteint 20 % en Guyane et 12 % en Guadeloupe comme en Martinique, contre 6 % dans l’Hexagone.
Dans nos régions, 15 % des salaires sont équivalents au SMIC, contre 6 % en France. Mais voici le plus grave : le taux de couverture est en moyenne de 8,5 % dans les outre-mer, contre 89,9 % en France.
En outre, l’industrie et l’agriculture ne représentent que 6 % des emplois et le tourisme ne couvre que 7 % du PIB. Le taux d’activité des jeunes n’est que de 19 %, contre près de 40 % dans l’hexagone, et le taux de chômage des femmes est de cinq points plus élevé qu’en France.
Nous en arrivons à une situation inacceptable : nous ne produisons que 10 % à 15 % en moyenne de ce que nous consommons, maraîchers inclus, et, dans le secteur de la pêche, la production ne dépasse pas 30 % de notre consommation. »
Mais la France s’en fou, le Député Maire de la Ville Capitale, ne l'a pas encore compris.
Il croit encore dans lamarâtre.Pour combien de temps ?
Posté par Yoyotte, le 2009-04-16 11:07:00
Bonjour mon île,
"J'aime" bien Jégo... C'est vrai qu'il a reconnu que Domota disait des choses vraies après avoir fait le constat de l'économie de plantation. Mais, effectivement, il aurait du passer à l'acte. Ca ne viendra jamais. Non parce qu'il est de mauvaise foi mais bien parce qu'il est freiné par ses chefs. Dès lors son calvaire ne fait que commencer. C'est pourquoi il a installé sa permanence à l'adresse suivante :
Permanence d'Yves Jégo
1, rue du Calvaire
77130 Montereau-Fault-Yonne
Pour rencontrer Yves Jégo : 01 64 32 02 81
IMAGE DU JOUR
Questions à Camille
Questions à Camille
Rédigé le 2009-04-15 00:00:00, par cercam@wanadoo.fr
Camille, nous souhaiterions avoir la liste des membres de "Tous créoles" publiée par Montray kreyol. Nous ne la trouvons pas sur leur site. Peux-tu nous l'envoyer sur cercam@wanadoo.fr.
A bientôt. Amicalement.
Oruno
![]()
Questions à Camille dans chapeau
SOCIETE
COMBIEN DE ZOREILLES EN MARTINIQUE ? 50 000 !!!
COMBIEN DE ZOREILLES EN MARTINIQUE ? 50 000 !!!
Rédigé le 2009-04-13 07:58:00, par Marc FORTUNE
Par Aline Fortuné: Le comptage ethnique en Martinique existe. Nous savons dans le détail le nombre d’Haïtiens, de Sainte- luciens, d’Ivoiriens …etc qui résident en Martinique, mais personne ne veut compter les Zoreilles résidant. Allez savoir pourquoi ?

Le débat est ouvert en France , mais dans les colonies françaises, par exemple, en Martinique la question béké est le chiffon rouge. Mais tôt ou tard il faudra bien s’occuper de la pire des profitations, celle de l’esprit,qui se met en place progressivement.
Le sociologue Patrick Weil dans les colonnes de l’express écrit :
« c’est Les périodes où nous avons compté les gens par couleur ou par origine sont les plus sombres de notre histoire: l'esclavage, la colonisation et le régime de Vichy. Le recours au comptage ethnique risque de susciter une résistance légitime telle que cela provoquerait un retard dans la lutte contre les discriminations. Or il est urgent d'agir, car les discriminations raciales ou ethniques dans le recrutement des cadres du secteur privé ou sur le marché du logement sont inacceptables.
Nous disposons déjà d'instruments statistiques permettant d'évaluer les discriminations à l'emploi. La Commission nationale de l'informatique et des libertés autorise le recueil d'informations concernant le nom, la nationalité, le lieu de naissance d'une personne et de ses parents, l'année de son arrivée en France, son lieu de domicile et de scolarisation.
En croisant ces indicateurs, on peut vérifier avec une grande précision si les jeunes dont les parents sont immigrés ou venus d'outre-mer sont traités équitablement. On peut ainsi savoir si une entreprise pratique des discriminations directes, avec des motivations racistes, ou indirectes, par exemple en recrutant systématiquement ses candidats selon certaines filières privilégiées, grandes écoles ou réseaux relationnels.
La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, mise en place en 2005, doit agir avec volontarisme, inciter les grandes entreprises à réévaluer leurs pratiques de recrutement d'employés et de stagiaires pour favoriser la diversité en leur sein. Le juge pourra aussi, en utilisant les dispositifs déjà existants, condamner des entreprises pratiquant des discriminations.
Aux Etats-Unis, le recours à l'affirmative action, c'est-à-dire au traitement préférentiel des minorités raciales pour lutter contre les discriminations, s'est trouvé justifié par un autre contexte historique: un siècle d'esclavage, puis un siècle de ségrégation légale au cœur même de la société américaine.
Certes, une élite noire a émergé, mais les pauvres sont plus pauvres qu'avant. Le recrutement en entreprise, par des quasi-quotas, sème un doute permanent sur les compétences de la personne: a-t-elle été embauchée parce qu'elle est qualifiée ou parce qu'elle est de telle origine?
Le revers de l'affirmative action est que l'on a ainsi racialisé les questions sociales et conforté les anciens préjugés.
En France, le comptage par race ne résoudrait pas le problème des discriminations: une entreprise pourra remplir ses quotas de «couleur» en allant recruter à l'étranger, tout en continuant à laisser de côté les jeunes diplômés français issus de l'immigration ou originaires des départements d'outre-mer. »
Nous pourrions dire à ce sociologue qu’en Martinique cela protégerait les Martiniquais et, surtout maintiendrait la paix sociale en évitant la caldochisation du pays dans certaines communes du territoire.
Posté par Areborg, le 2009-04-13 13:03:00
L'association Tous créole, future organe politique de Roger le tocard a certainement son idée la dessus
Posté par Yoyotte, le 2009-04-13 19:36:00
Bonjour mon île,
Ma chère Madame Aline, je sais pourquoi personne ne veut compter les Zoreilles résidant en Martinique... La raison ? Parce qu'ils veulent nous berner en faisant effectuer ledit comptage par des z'Ivoiriens. Or ils n'y voient rien... Oh la la ! Ca Yoyotte grave de la touffe le Yoyotte ! Vous fâchez pas Madame Aline, c'était juste pour appuyer votre propos... Amitiés
HISTOIRE
C'EST QUOI LE LKP ?
C'EST QUOI LE LKP ?
Rédigé le 2009-04-13 04:21:00, par Emeline SAUVEUR
Par Emeline Sauveur. Le Mouvement social guadeloupéen autour du LKP est au coeur de l'actualité française et internationale. Souvent les journalistes français racontent n'importent quoi. Mieux connaître ce mouvement devient un savoir de première nécessité . La Rédaction du Naïf on line vous informe.

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON
Mi nou ! nou gwadloupéyen
Nou ansanm ansanm sanblé adan on bel balan a konsyans avè angajman é détewminasyon pou nou détòtyé Gwadloup Mi nou…nou LIYANNAJ KONT PWOFITASYON, liyannaj a owganizasyon, liyannaj a jenn, liyannaj a fanm, nonm, avoté kon matrité…, moun wodibou ansanm avè moun badibou an chimen é kapab konstwi on sosyété nèf ki dwet kapab prévwa manjé, édikasyon, konésans, santé, kaz, travay é respé pou tout pitit ay avè mès é labitid ay . Mi nou…nou avè détwa lidé nou ka kwè ki bon pou nou, ki ka ba Gwadloup sans…tout sans ay davwa sé pawol senk é kat, sé pawol nèf, sé pawol a soufwans, sé pawol an-nou. Nou ja gannyé davwa nou sanblé pou alé pli lwen
KA NOU VLE…1- NIVEAU ET CONDITIONS DE VIE• Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande.
• Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux.
• Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe.
• Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs.
• Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale.
• Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité
et sur les transports.
• Baisse des taux de la taxe sur les carburants.
• Suppression de la taxation des produits locaux
-Logements :Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation de 2,98%
• L’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et restitution des biens
• Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre
• Un vaste programme de construction de logements sociaux et intermédiaires.
-Environnement
• Contamination des terres par la chlordécone :
• Définition de mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées
• Indemnisation des victimes professionnelles et civiles
-Transports
• Mise en place d ‘un véritable service de transport des usagers.
• Engagement d’un audit indépendant sur les modalités de constitution des Groupements et d’attribution des marchés ;
• Révision des conditions d’exécution des marchés envers les usagers (abris bus, arrêts matérialisés, gares routières, poteaux d’indications des horaires de passage des bus)
• Réhabilitation et indemnisation des Transporteurs déclarés ‘’clandestins’’
• Révision des conditions d’exécution des marchés par les groupements vis-à-vis des transporteurs (mise en fonction de la billetterie, fixation du prix à verser par chaque sous-traitant en fin de mois)
2-EDUCATION• Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions.
• Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour palier les besoins de
recrutement.
• Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place
une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins.
• Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés.
3-FORMATION PROFESSIONNELLE• Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : lCRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux.
• Augmentation des fonds alloués à la formation professionnelle - Minimum 100 millions d’euros. liées à tous les secteurs stratégiques pour le développement de la Guadeloupe et adaptées à nos réalités avec production de référentiels spécifiques (Agriculture, Environnement, Energies renouvelables,…)
• Plan de formation obligatoire dans toutes les entreprises et particulièrement dans les
entreprises de moins de 10 salariés.
• Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de formation pour un chômeur ou un travailleur dans le cadre de la création d’activité.
• Création d’un Fonds d’urgence pour la formation professionnelle alimenté par les remboursements des trop perçus de la SARA.
4-EMPLOI• Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens.
• Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide publique.
• Mise en place d’un avenant régional à la prochaine convention Unedic en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins du ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE).
• Respect de l’obligation de recrutement des Travailleurs Handicapés
• Arrêt de la déprogrammation des fonds de la formation professionnelle
• Ouverture des financements de la formation professionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement aux seuls indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur.
• REHABILITATION DU FONDS SOCIAL de l’ex ASSEDIC pour les situations individuelles.
• Limitation du CDD à 6 mois renouvelable une fois, à l’issue du renouvellement, embauche du salarié.
• Limitation du recours aux sociétés d’intérim à 5% des contrats du secteur marchand
• Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance
• Obligation d’embauche des travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi. Contre les LICENCIEMENTS
• Participation des représentants des salariés dans les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix délibératives.
• Plan social, reclassement et formation obligatoire quel que soit le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise,
• Réintégration de droit des licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systématisation du droit à la réparation.
• Remboursement par l’entreprise des aides publiques perçues en cas de licenciement économique,
5-DROITS SYNDICAUX ET LIBERTES SYNDICALES• Obligation d’un Accord de Branche ou d’Entreprise avant toute autorisation de travail le dimanche
• Mise à disposition d’une Maison des Syndicats à Jarry
• Négociation d’un Accord de Branche et Interprofessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représentativité, la représentation de Branche, l’emploi
• Régularisation des travailleurs en situation irrégulière.
• Négociation de Convention Collective dans tous les secteurs.
• Renforcement de moyens des Inspecteurs et Contrôleurs du travail.
• Mise en place et respect du comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail dans toutes les entreprises.
• Mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés.
• Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires, (ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAFAGEFOS- PME-FONGECIF…)
• Liberté de participation de syndicalistes extérieurs au Comité d’Entreprise et aux Négociations Annuelles Obligatoires
• Extension systématique des Accords Collectives de Guadeloupe à l'ensemble de l'archipel,
• Reconnaissance du 27 Mé, jour férié, chômé et payé.
• Droit à l'organisation de formation syndicale ouverte à toutes les organisations syndicales de Guadeloupe.
• Budget formation alloué aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale
• Annulation et Arrêt des poursuites pénales en matière d’action syndicale.
6-SERVICES PUBLICSCréation et préservation de véritables services publics dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit...) au service de la population et des besoins économiques du pays,
comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.
• TRANSPARENCE sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des
loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et de communication
• Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants
• Baisse du prix de l’eau, du prix de transport de passagers, du prix des communications
EAU
• Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur l’ensemble du territoire
• Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du
territoire
• Facturation en fonction de la quantité réellement consommée.
• Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans)
• Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées.
• Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement
SANTE
• Ouverture des négociations portant sur l’équilibre de l’offre de soins entre le Public et le Privé, entre Etablissements Privés et sur l’ensemble du territoire ;
• Résorption des déficits structurels des Hôpitaux ;
• Engagement des procédures pour la reconstruction du CHU ;
• Révision du système d’évaluation des budgets dans le public et le privé
7-PRODUCTIONVolet Agricole
• Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie.
• Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par « Kè a Kanpech ».
• Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et Groupements de producteurs.
• Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire.
• Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et
gasoil etc.., destinés à la production agricole.
• Paiement des aides aux agriculteurs.
• Prise en compte de la valorisation de tous les co-produits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc..).
• Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne.
Volet Pêche
• Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants.
• Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSSAF pour les
marins pêcheurs embarqués seuls.
• Mise en place d’un plan de formation des professionnels et des jeunes aux différentes activités de la pêche, aux acquisitions des techniques de capture nouvelles, aux utilisations de matériel électronique embarqué, aux techniques de conservation et de vente.
• Traiter les problématiques, conditions de vente en gros et au détail réalisé par les marins pêcheurs, produits d’importation, groupements d’intérêt économique, organisation des producteurs.
• Traiter les problématiques d’aménagement portuaire, points d’avitaillement, zone d’entretien des navires, zone de stockage des matériels.
• Mise en place d’une plate-forme de rencontres et d’échange avec les professionnels de la Caraïbe.
8-AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURESLa maîtrise foncière
• Fixer à 50 000 ha la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel.
• Favoriser l’installation des jeunes diplômés sur des exploitations viabilisées (350 dossiers en attente).
• Protection du patrimoine écologique de la Guadeloupe (forêt, mangrove,…)
• Arrêt de toutes spéculations immobilières et de la discrimination privant les Guadeloupéens du droit à l’accession à la propriété dans leur pays.
• Arrêt d’implantation de nouvelles stations services
• Arrêt de l’implantation et de l’extension des grandes surfaces
• Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse
Bertrand.
• Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition des terres achetées par ces dites collectivités
Un développement équilibré du territoire
• Rééquilibrage des territoires pour harmoniser l’organisation, la complémentarité et la répartition des activités sur l’ensemble du pays.
• Renforcement de pôles secondaires complémentaires aux pôles principaux (Région Pointoise et Basse Terre)
• Redynamisation des bassins de vie par le développement économique d’activités de terroir (exemples : agro-transformation, pêche…)
• Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle.
• Redynamiser les quartiers et les bourgs susceptibles de développer l’emploi de proximité.
Les infrastructures
• Dynamiser l’habitat social au travers d’un recensement des besoins égalitaire et concerté (Région – Etat- Mairie).
• Réaliser un recensement des besoins en logements, établissements scolaires, crèches,
équipements sportifs, maisons de quartier afin d’y pourvoir par-delà toute prétention politicienne et électoraliste.
• La création d’une pépinière artisanale et agricole qui serait la vitrine de nos produits du terroir
• Le développement urgent de réseaux de transport secondaires : maritime, inter-iles, intercôtiers..
• Mise aux normes parasismiques de tous les établissements et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…)
• Arrêt du projet d’implantation du port en eaux profondes.
9-KILTI• Prise en compte dans la programmation des medias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration.
• Favoriser le développement d’entreprises et associations d’insertion culturelle.
• Réhabilitation des lieux de mémoire populaire par l’adressage (non a lari).
• Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre Belle Eau.
10-ARETE PWOFITASYON• Rachat par les Collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et Kalenda.
• Restitution du patrimoine (financier, mobilier et immobilier) des mutuelles liquidées en
Guadeloupe.
• Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles.
• Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques installées en
Guadeloupe.
• Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère.
• Poursuite contre les Responsables des massacres de mai 67 à Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits.
• Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit.
• Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides publiques pour les entreprises Guadeloupéennes.
• Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers.
• Résolution de tous les conflits en cours.
POU BOUT…..Peuple de Guadeloupe, ouvriers, paysans, artisans, retraités, chômeurs, entrepreneurs,
jeunes, LIYANNAJ KONT PWOFITASYON est notre construction, notre idée, notre outil, notre conscience.
Liyannaj kont pwofitasyon c’est nous !!!
An nou bay lanmen pou ba’y sans é pouvwa…
Ansanm ansanm nou ké gannyé tout rèvandikasyon nou dépozé an kabech a lé pwofitan.
Que partout dans les bourgs, les villes, les campagnes, le peuple envahisse les rues !!
Nou péké konstwi on sosyété nèf si nou rété anba dominasyon é pwofitasyon kapitalis é kolonyalis.
b[
La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup a pa ta yo,
yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou ]b
ADIM - AFOC – AGPIHM - AKIYO – AN BOUT’AY - ANG - ANKA – ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERRE – ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG – CNL - COMBAT OUVRIER – COMITE DE L’EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE ENVIRONNEMENT – FAEN SNCL - FO – FSU – GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE – MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG – SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA – SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT – UNSA - UGTG - UPG - UPLG - UMPG – VOUKOUM.
Lapwent, 20.01.09Le LKP PAR SES DATES.Le 5 décembre : première réunion à l’appel de l’UGTG avec une proposition de manifestation le 16 décembre pour la baisse du prix de l’essence. Proposition acceptée par l’ensemble des organisations présentes.
Le 16 décembre 2008 : Manifestation dans les rues de Pointe à Pitre contre la vie chère à l’appel de 31 organisations syndicales, politiques et associatives. 7000 personnes défilent dans les rues de Pointe à Pitre. Le sous Préfet reçoit une délégation de 15 personnes et affirme qu’il n’a rien à dire sur les revendications qui lui sont présentées.
Meeting devant la mairie de Pointe à Pitre, au cours duquel une analyse de la situation est présentée à la foule. Succès : unité du peuple guadeloupéen en marche.
Le 17 décembre 2008 : Manifestation à Basse Terre – 4000 personnes
Refus du Préfet, occupé à un « chanté nwel », de recevoir les dirigeants des organisations.
Entre le 17 décembre 2008 et le 20 janvier 2009 : nombreuses réunions de préparation de la plate-forme de revendications de LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (LKP).
Le 19 janvier : Grève illimitée des gérants de station service.
Le 20 janvier 2009 : Grève générale lancée à l’appel de toutes les organisations syndicales, membres du LKP – Nombreux piquets de grève dans les entreprises - Grande Manifestation dans les rues de Pointe à Pitre – 15 000 manifestants.
Le 21 janvier 2009 : Déboulé vers le Centre commercial MILENIS et l’Aéroport Pôle Caraïbe. Grande tension à l’aéroport où un millier de manifestants font face à 400 gendarmes pendant près de deux heures. Tous les services d’enregistrement de bagages sont occupés par les manifestants. Nombreux vols retardés.
Le LKP demande l’ouverture de négociations globales avec l’Etat, le Conseil Général, le Conseil Régional et le patronat sur la base de sa plateforme de revendications.
Le 22 janvier 2009 : Invitation du Préfet à une table ronde. Refus du LKP qui réaffirme sa ferme volonté et sa disponibilité immédiate, pour l’ouverture de négociations globales. Il exhorte les travailleurs et le peuple de Guadeloupe, à poursuivre le mouvement de Grève Générale et à accentuer la mobilisation tou patou an Péyi la.
Le 23 janvier 2009 : Réponse à l’invitation du Préfet concernant l’ouverture de négociations globales entre toutes les parties. Les Présidents des conseils Régional et Général et de l’association des maires étant absents, les négociations ne seront pas ouvertes. Le LKP regagne Pointe à Pitre après un passage sur le piquet de grève des transporteurs de passagers devant le Conseil Général.
Le Samedi 24 janvier : Grand DEBOULE dans les rues de Pointe à Pitre – 25 000 manifestants.
Invitation à des négociations avec toutes les parties à 16h30 au World Trade Center. Après des négociations ardues avec les forces de l’ordre pour se rendre devant le World Trade Center avec la foule, les échanges commencent effectivement à 18h00 en présence de toutes les parties, (Etat, Collectivités, Patronat et LKP). Discussion ouverte sur l’accord de méthode. Présence exceptionnelle de Canal 10 qui retransmet en léger différé.
Le dimanche 25 janvier : Gran Déboulé « MAS A KONSYANS » « MAS A PWOFITASYON » - 40 000 participants.
Le lundi 26 janvier : Reprise des négociations sur l’accord de méthode – Signature de l’accord de méthode proposé par le LKP. Les échanges sont retransmis en direct par RFO, Canal 10 et les radios.
Le mardi 27 janvier : Discussion sur les points de la Plate-forme concernant le niveau et les conditions de vie. Révélations du LKP concernant les pratiques de la SARA. Les échanges sont retransmis en direct par RFO, Canal 10 et les radios.
Le Mercredi 28 janvier : Rupture des négociations par le Préfet après lecture d’un message du Secrétaire d’Etat Yves JEGO. Les échanges sont retransmis en direct par RFO, Canal 10 et les radios.
Message d’Yves JEGO
A insérer
Le jeudi 29 janvier : Groupes de débrayage qui parcourent Pointe à Pitre et sa périphérie.
Le vendredi 30 janvier : Gran déboulé dans les rues de Pointe à Pitre - 65 000 manifestants.
Le samedi 31 janvier : Concert de solidarité Dominik COCO, Admiral T, Iman, Sainsily, Timalo
Le dimanche 1er février : Gran Déboulé « MAS A KONSYANS » « MAS A PWOFITASYON »
Arrivée d’Yves JEGO en Guadeloupe.
Le lundi 2 février : Groupes de débrayage qui parcourent Pointe à Pitre et sa périphérie.
Rencontre Jeunesse Guadeloupéenne et LKP à LaKasa
Le mardi 3 février : Groupes de débrayage qui parcourent Pointe à Pitre et sa périphérie.
Le mercredi 4 février 2009 : 1ère rencontre avec Yves JEGO aux Affaires maritimes à Pointe à Pitre– Présentation de la plate-forme de revendications. Les échanges sont diffusés en direct par Radyo Tanbou.
Le jeudi 05 février 2009 : Reprise des négociations à Basse Terre. Yves JEGO demande le départ de la presse et des journalistes après les interventions liminaires.
Le vendredi 06 février 2009 : Poursuite des négociations
Le samedi 07 février 2009 : Déboulé à Basse Terre - 18 000 manifestants.
13h00 : reprise des négociations sur la question des salaires. Négociations qui durent toute la nuit.
A Pointe à Pitre : concert de soutien avec Patrick Saint Eloi, Simenn’ kontra, Smiley, Timalo, SOFT,...
Le dimanche 08 février 2009 : à 8h00 du matin, après 20 heures de négociations, un accord est trouvé sur les modalités de mise en œuvre de l’augmentation des salaires de 200 €. La partie patronale refuse de signer si cet accord n’est pas assorti d’un engagement formel de l’Etat confirmant sa contribution au financement de l’augmentation de salaire réclamée (cf déclaration d’Yves Jego du 28 janvier 2009). Un rendez-vous est pris à 16h00 afin de procéder à la signature de cet accord après réception de l’engagement de l’Etat.
Départ précipité d’Yves JEGO vers la France alors même que le LKP se rend à la réunion de 16h00 comme prévu à Basse Terre.
Le 09 février : Grand déboulé dans les rues de Basse Terre, Pointe à Pitre en Marie galante. Plus de 100 000 guadeloupéens dans les rues.
Le 10 février : Conseil interministériel à Paris sur la situation en Guadeloupe. François FILLON s’adresse à la nation en déclarant que l’Etat ne peut intervenir dans les relations sociales ni participer à l’augmentation des salaires. François FILLON invalide les engagement de l’Etat, présentés le 28 janvier par Yves JEGO.
Retour d’Yves JEGO en Guadeloupe accompagné de deux médiateurs MM Bessières et Lopez.
Le 11 février : Reprise des négociations à Basse terre concernant la question des salaires. LKP réclame que les discussions se poursuivent sur la mise en œuvre de l’accord convenu le dimanche 8 février 2009.
Le 12 février : Après avoir rencontré les six délégations patronales, les médiateurs constatent que leur mission est impossible. LKP considère qu’il ne peut s’agir de négociations sur les salaires puisque l’accord du dimanche 8 février est acquis. Il reste à l’Etat à s’entendre avec la partie patronale sur les modalités de financement. LKP ne peut dorénavant que discuter des conditions de mise en œuvre de l’accord.
Le LKP attend une convocation à cet effet.
Vendredi 13 février : Le soir, devant le Palais de la Mutualité, diffusion du documentaire "Les derniers maîtres de la Martinique. Suivi du soutien d'artistes comiques de Guadeloupe.
Samedi 14 février : Le matin > "Happening" de plasticiens devant le Palais de la Mutualité. Vente de matériel médical à destination des handicapés.
L'après-midi : "Déboulé" au Moule et commémoration des travailleurs Guadeloupéens tués au Moule, le 14 février 1952.
Le soir : "Swaré léwòz" avec Akiyo Ka.
Dimanche 15 février : "Mas an konsyans" à Pointe- à - Pitre
Du 16 au 21 : Durcissement de la mobilistation, barrages.
Mardi 17 février : Décès par balle de Jacques BINO (employé des impôts, syndicaliste à la CGTG, membre du "Mouvman Kiltirèl AKIYO",...)
Jeudi 19 février : Rencontre entre les élus parlementaires d'Outre - Mer et le président de la République, Nicolas Sarkozy. Intervention télévisée du président.
Vendredi 20 février : Reprise des négociations entre les réprésentants syndicaux, les "socio-professionnels" et les médiateurs...
L'après - midi : Rencontre entre le LKP et les artistes (Lakaza, Baie-Mahault)
Samedi 21 février : Suspension des négociations, en vue d'une reprise le lundi 23. Le matin : Présentation au public, du corps de Jacques BINO au Palais de la Mutualité.
L'après - midi : Présentation du corps de Jacques BINO au Hall des sports de Petit - Canal.
Le soir : Veillée mortuaire de Jacques BINO à Petit - Canal.
Dimanche 22 février : L'après - midi > Enterrement de Jacques BINO.
Lundi 23 février : Reprise des négociations
Mardi 24 février : "Suspension" des négociations par le préfet
Mercredi 25 février : Reprise des négociations
L'après - midi : à l'initiative de l'association JSC du quartier Lacroix (Les Abymes), rencontre entre "les jeunes", une délégation d'entrepreneurs et le LKP.
Jeudi 26 février : Signature d'un accord inter-professionnel sur l'augmentation des bas salaires...
...
Posté par Astopamar, le 2009-04-14 17:22:00
Et pourquoi ne pas évoquer les statuts de l'UGTG. On y retrouve les propos suivants :
> "Destruction qui ne peut se faire que par une révolution"
> "Libération de la nation Guadeloupéenne"
> "Détruire le système colonial en alliant luttes légales et luttes illégales, luttes pacifiques et luttes violentes"
> "Impluser le mouvement de déstabilisation économique tout en se préparant à prendre la suite"
> ...
POLITIQUE
MAYOTTE L’ILE DE MORT DANS LE CORBILLARD FRANÇAIS.
MAYOTTE L’ILE DE MORT DANS LE CORBILLARD FRANÇAIS.
Rédigé le 2009-04-13 04:04:00, par Emeline SAUVEUR
CHAPO DE LA REDACTION.Texte de Fethi GHARBI.Quand certains de nos politiques Martiniquais, ralentisseurs d’histoire connus, s’appuient sur le choix des Mayorais qui choisissent le ventre ,nous sommes bien obligés de retenir le point de vue d’un spécialiste de la question, et non l’aventure des comparaisons avec nos pays (Guadeloupe-Martinique-Guyane)où la départementalisation est une catastrophe quoi que l’on dise.
Par Fethi GHARBI. Mayotte de son vrai nom « Jazirat al Mawet » ou « Île de la mort », « Mawet » signifiant tout simplement « mort » en arabe. C’est l’une des quatre îles de l’archipel des Comores, entendez « kamar » qui veut dire « lune ».
Alors « Jouzor al Kamar » ou « îles de la lune » se trouvent en plein océan indien à plus de huit mille km du territoire français.« l’Île de la mort » porte bien son nom car depuis le visa Balladur-Pasqua introduit en 1995, empêchant la libre circulation entres les îles, bloquant les échanges économiques millénaires, déchirant les liens familiaux, il y a eu six à sept mille morts par chavirage, chiffre qui dépasse de loin le nombre de soldats américains tués en Irak, des milliers de personnes innocentes jetées en pâture aux requins.
Régulièrement, des candidats à l’immigration décèdent en tentant de rejoindre Mayotte par la mer. Le scandale est que les grands médias français, lorsque ils parlent de ces gens les traitent d’ « immigrés clandestins », faisant semblant d’oublier la Résolution 3385 de l’ONU qui condamne la présence illégale de la France à Mayotte. S’il y a bien des "immigrés clandestins" ça ne peut être que les français eux-même qui en dépit de toute légalité, viennent à de milliers de km de chez eux estropier un pays.
Aujourd’hui, les immigrés clandestins ne sont plus seulement ces pauvres bougres de maghrébins et de noirs qui viennent buter contre les frontières de l’hexagone, non ! ce sont aussi tous ces métèques qui au delà des océans ne se sont pas encore rendu compte que la France est un territoire à géométrie variable s’octroyant le droit d’expulser les gens de chez eux et de leur interdire leur propre terre.
Le 5 Juin 1973, le gouvernement français, sous Pompidou, signe un accord avec le gouvernement d’autonomie interne de l’archipel des Comores concernant l’organisation d’un référendum sur l’accession à l’indépendance des Comores. Cet accord stipule que les résultats de ces élections seront pris en compte globalement sur l’archipel des Comores et non île par île.
Monsieur Valery Giscard d’Estaing président de la république française fraîchement élu, parlant de l’indépendance des Comores, déclare dans le Monde daté du 26 octobre 1974 :
« C’est une population qui est homogène, dans laquelle il n’existe pratiquement pas de peuplement d’origine française, ou un peuplement très limité.
Est-il raisonnable d’imaginer qu’une partie de l’archipel devienne indépendante et qu’une île, quelle que soit la sympathie qu’on puisse éprouver pour ses habitants, conserve un statut différent ? Je crois qu’il faut accepter les réalités contemporaines.
Les Comores sont une unité ; il est naturel que leur sort soit commun, même si, en effet, certains d’entre eux pouvaient souhaiter – et ceci naturellement nous touche, et bien que, nous ne puissions pas, ne devions-nous pas en tirer des conséquences – même si certains pouvaient souhaiter une autre solution. Nous n’avons pas, à l’occasion de l’indépendance d’un territoire, à proposer de briser l’unité de ce qui a toujours été l’unique archipel des Comores. »
Le 22 décembre 1974, 93% de la population du Territoire d’Outre-mer des Comores se prononce pour l’indépendance. Le TOM des Comores,comprenant les îles de la Grande Comore, de Mohéli, d’Anjouan et de Mayotte va donc devenir une République indépendante.
Mais Valery Giscard d’Estaing n’a pu se faire, comme il le dit, aux « réalités contemporaines », au colonialisme « new look » ; lui, la droite française et même une certaine gauche continuent à être nostalgiques d’un empire français à l’ancienne.
Le 27 juin 1975, à Paris, la majorité parlementaire et le gouvernement giscardien se rétractent : puisque dans une des 4 îles le résultat du scrutin d’autodétermination était différent, un nouveau référendum sera organisé dans les 4 îles, avec une prise en compte des résultats île par île.
Le 6 juillet 1975, rejetant l’attitude du pouvoir français, Ahmed Abdallah déclare unilatéralement l’indépendance des Comores.
Le 12 Novembre 1975 l’Union Africaine, la Ligue Arabe et les Nations Unies ont admis les Comores (Grand-comore, Mohéli, Anjouan, Mayotte) en leur sein selon la résolution 3385 qui affirme la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores.
Les Comores deviennent ainsi un pays indépendant composé de quatre îles, reconnu par les instances internationales.
C’est à partir de cet instant que la France va troubler le jeu :
Le 8 avril 1976 puis Le 11 avril 1976 la France organise deux consultations à Mayotte, alors que juridiquement cette île n’était plus française. Une majorité de Mahorais choisissent le rattachement à la France. Il est toutefois nécessaire de rappeler que l’île de Mayotte a été colonisé cinquante ans avant le reste de l’archipel, elle a toujours bénéficié d’un statut de privilégié de la part du colonisateur. Les Mahorais se sentant supérieurs n’ont jamais accepté que la capitale de l’archipel soit une ville de la Grande Comore et que le pouvoir leur échappe.
Bien entendu la France va alimenter ce ressentiment et pousser à la sécession.
Le colonialisme a toujours joué sur les clivages ethniques et confessionnels en les exacerbant. Dans les traditions de l’occupant qu’il soit belge, français ou autre, il est courant de privilégier une minorité ethnique en l’imposant au reste de la population.
Ce groupe humain se transforme ainsi en délateurs et en hommes de mains au service du pouvoir colonial. Le génocide rwandais n’est que la conséquence tragique d’une telle politique.
Depuis 1974 jusqu’à aujourd’hui, malgré une vingtaine de résolutions de l’ONU qui demandent à la France le respect des frontières issues de la colonisation, jugeant irrégulier le décompte du référendum de 1974 et malgré la prise de position du Conseil exécutif de l’Union Africaine (UA) qui exige l’arrêt immédiat du processus de départementalisation, la France n’en démord pas.
Il faut dire qu’il est tout naturel que la France en tant que nomothète, membre permanent du conseil de sécurité soit au-dessus de la loi tout comme les Etats-Unis et Israel sixième pilier tacite du même conseil.
Bien entendu, si la France tient à garder coûte que coûte cette petite île de 374 km2, sans ressources, ce n’est certainement pas pour les beaux yeux des mahorais.
Avec la Réunion, Mayotte forme une base avancée en zone sud de l’océan indien forte de 1500 militaires. Mayotte abrite une unité de marine ainsi qu’une unité de légion étrangère. Ces forces permettent entre autre de garder sous contrôle Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores et de surveiller le commerce par voie maritime qui représente 90% des échanges commerciaux intercontinentaux.
Par ailleurs, la France semble vouloir de plus en lus s’incruster dans la région depuis que les États Unis se sont appropriés l’île de Diego Garcia en plein océan indien. C’est à partir de cette base que ces derniers ont bombardé l’Irak pendant la première guerre du golfe et l’Afghanistan après l’attaque du 11 septembre.
Depuis quelques années, on assiste au redéploiement des forces occidentales qui ont quadrillé systématiquement les régions pétrolifères de l’Afrique. La France, en parfait vassal, marche cote à cote avec les USA, barrant les routes maritimes et serrant l’étau autour de l’Asie centrale par l’installation de bases militaires à Djibouti, Mayotte, La Réunion, Diego Garcia, Abou Dhabi... Les riches gisements d’hydrocarbure de la mer Caspienne mettent face à face l’OTAN et l’organisation de coopération de Shanghai, annonçant de graves conflits futurs.
Bien des siècles avant la colonisation, la nation comorienne a toujours été une réalité historique fondée sur le même peuplement sans entité raciale ni attaches tribales ou ethniques, parlant la même langue courante apparentée au swahili, répandue d’un bout à l’autre de l’archipel, adoptant la même religion musulmane, du même rite shaféite et de la même école sunnite, pratiquée dans la tolérance par l’écrasante majorité des Comoriens, ayant la même histoire faite d’événements intimement imbriqués, portée avant même la colonisation, par le même système politique de chefferies ou sultanats, qui contrairement à une idée fausse, loin de passer leur temps à se faire la guerre, encourageaient, la polygamie aidant, les alliances et la procréation d’un bout à l’autre de l’archipel.
Le tout régi par un système de libre circulation des biens et des personnes.
Depuis sa recolonisation, Mayotte, pareille à une cellule cancéreuse, a semé la zizanie dans le métabolisme de l’archipel. Avec une économie sous perfusion, aidée par la « métropole », cette île prend des airs de riche provoquant l’affluence d’une population pauvre venant des autres îles.
En fermant les frontières de Mayotte, la France a provoqué une vraie hécatombe de noyés, sacrifiés sur l’autel de la discrimination, et transformé des dizaines de milliers d’Anjouanais sans papiers en esclaves surexploités par les Mahorais, semant ainsi la haine et le mépris entre les citoyens d’un même pays.
Depuis les années 70, de coup d’état en coup d’état, d’assassinat en assassinat, surtout parmi les chefs d’état qui revendiquaient la décolonisation de Mayotte, les Comores n’ont jamais connu de répit. L’évolution métastatique du mal de Mayotte atteignant les îles de Mohéli et d’Anjouan a fini par disloquer complètement une société jadis solidaire et en parfaite harmonie.
Le renversement, il y a une semaine, du dictateur d’ Anjouan, Mohamed Bacar, est certainement une bonne chose, mais tant que le pouvoir français continuera à fomenter les dissensions, à diviser les Comoriens pour régner et à s’agripper aveuglément à un colonialisme anachronique, ce pays aura encore à souffrir.
Fethi GHARBI NDLR. Ce sont là des faits objectifs incontestabes.Et quand en Martinique, des politiciens de la droite la plus réactionaire prennent la parole pour cautionner les exactions de la France sur ce territoire,nous sommes en face de voyous.
POLITIQUE
LES ETATS GENERAUX DE LA FRANCE.
LES ETATS GENERAUX DE LA FRANCE.
Rédigé le 2009-04-12 23:49:00, par cercam@wanadoo.fr
Commençons par poser que si la France, son président, ses ministres, veulent tous des Etats Généraux, eh bien, qu’ils les fassent eux-mêmes !
Ils ont choisi des thématiques, des commissions, des ateliers… il suffit qu’ils s’y mettent et qu’ils travaillent, avec leurs domestiques et leurs larbins. Le président pourrait parader à Versailles ou à Nice, au Negresco, ou à Monte Carlo… comme bon lui semble.

Oruno D. LARA
Les Etats Généraux de la France
Arrogante, raciste, aveugle, la France reste toujours la même, celle que nous connaissons bien dans l’histoire. 1711 : le vieux roi Louis XIV dépêche De TORCY, son ministre des Affaires étrangères, vers les Provinces-Unies avec une confortable somme d’argent pour les inciter à mettre la pédale douce et à diminuer leur effort de guerre car la France s’effondre lamentablement aux frontières.
1945 : l’Indochine, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, la France se fait racler à Dien Bien Phu en 1954. L’Algérie…
Au Cameroun, en 1958, l’armée réussit brillamment à tuer le Mpodol (Ruben UM NYOBE) et à mettre en selle un dictateur choisi par Paris.
Guadeloupe, Martinique, Guyane, des colonies maquillées outrageusement depuis 1946 en départements pour donner le change à l’ONU, écarter les inspections et les orientations centrifuges des Colonies, et surtout, plaire au Parti Communiste et à l’URSS.
1967 en Guadeloupe : le silence effrayant de l’Etat colonial après un massacre… Une règle absolue de la répression aux colonies.
2009 : après les grèves dures, des Etats Généraux ouverts en fanfare à qui veut pérorer… La France offre à ses colonisés fardés en « assimilés », « huit thématiques » choisies en Conseil des ministres, des ateliers, des commissions, supervisés par un maquignon du ministère de l’Intérieur, chargé de surveiller les opérations, un préfet nègre coordonnateur et des préfectures qui encadrent… Tout est organisé, combiné, verrouillé. Ils n’attendent plus que le chaland, le pauvre chaland des îles ou de Guyane…
La France, toujours aussi sotte, n’a encore rien entendu, rien compris…
Que lui reste-t-il à faire ?
Tout simplement à siffler ses caniches et à inaugurer seule des Etats Généraux qu’elle a voulus… Avec ses ministres, ses sous-ministres, ses larbins et ses domestiques.
Quant à nous, colonisés de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique, nous attendrons d’avoir un Etat avant de nous engager dans des Etats Généraux ! Cela ne semble-t-il pas logique ? Pourquoi mettre les bœufs avant la charrue ?!
Mais avant d’avoir cet Etat, nous devons, en Guadeloupe, nous réunir, discuter, débattre. Les sujets sont multiples : comment élaborer un consensus de base et établir des institutions primaires ? Nous ne pouvons pas nous engager ni mettre en chantier la construction d’une société démocratique sans commencer par rechercher entre nous, sans intervention étrangère, les éléments fondamentaux d’un pacte social.
Oruno D. LARA
POLITIQUE
POUR YVES JEGO LE LKP C’EST ... ELIE DOUDOU
POUR YVES JEGO LE LKP C’EST ... ELIE DOUDOU
Rédigé le 2009-04-11 18:28:00, par Camille CHAUVET
Par Camille CHAUVET . Le gouvernement est "prêt à prolonger" au delà de trois ans le "revenu supplémentaire temporaire d'activité" (RSTA) de 100 euros prévu dans l'accord salarial signé en Guadeloupe et qui sera versé dans les quatre Colonies
![]()
Yves de la Jegoterie prépare la venue à haut risque de Nicolas Sarkozy dans son domaine colonial aux Isles de l’Amérique. Ce qui explique sans doute que le gouvernement décide (pour attendrir le LKP) d’étendre à toutes les entreprises de Guadeloupe l'accord du 26 février qui avait mis fin à la grève générale en Guadeloupe.
Mais un petit retrait de Jego sur l'article 5 qui, selon lui, prévoyait "
une augmentation générale des salaires au terme des trois ans de l'accord". Juste pour garder un sujet de contact avec le LkP.
Cette mesure ferme les vannes de la Parisot qui hurle depuis Paris.Dans la même démarche , l’extension de rend du coup obligatoire le versement d'un bonus exceptionnel de 50 ou 100 euros par mois, selon la taille de l'entreprise, dans toutes les entreprises du secteur marchand au bénéfice de tous les salariés payés jusqu'à 1,4 smic.
Et pour calmer le jeu, s'ajoute "
un revenu supplémentaire temporaire d'activité" (RSTA) de 100 euros versé par l'Etat pour une durée de trois ans aux salariés payés jusqu'à 1,4 smic, et pour les entreprises les plus petites, un versement de 50 euros par les collectivités locales.
L'ensemble de ces mécanismes aboutit à une augmentation de 200 euros du revenu mensuel des salariés.
Par contre, l'article prévoyant la prise en charge par les entreprises de ces 100 euros à l'issue de la période de trois ans n'a pas été retenu par le gouvernement.
C’est vrai que le gouvernement avait souligné qu'"
au terme de la période de trois ans, l'Etat maintiendra son effort pour le pouvoir d'achat des bas salaires, selon des modalités à déterminer avec les partenaires concernés".
D’ailleurs ,sur ordre de l’Elysé, sans doute influencé par la Michaux-Chevry fille, le pauvre secrétaire d’Etat aux colonies a déclaré que le gouvernement est «
prêt à prolonger le RSTA pour ne pas priver les salariés dans trois ans de cette ressource (de 100 euros) si les entreprises ne peuvent pas se substituer »,et la Jegote est devenue une Domotienne en affirmant comme Elie Domota qu'"
on ne veut pas d'une Guadeloupe à deux vitesses avec ceux qui seraient dans l'accord Bino complet et qui auraient la garantie que ça va se transformer en salaires et ceux qui seraient dans l'accord Bino étendu qui n'auraient pas cette garantie".
Une vraie opération de séduction de la jegote vers Elie Domota…devenu son Elie doudou…
Affaire suivre.
Posté par makoum, le 2009-04-11 21:36:00
Mr Camille chauvet.....pourriez vous nous préciser votre pensée....a propos de "la JEGOTE" ou "DOMOTIENE".....ou le titre Elie doudou ????
NOUS EXPLIQUEZ VOUS QUE CE SECRETAIRE D ETAT A L OUTRE MER aurait tout a fait pu bosser à la mairie de Paris ????? avec DELANOE la "parigote" ???
merci de préciser
makoum
IMAGE DU JOUR
C'EST QUOI LE VENDREDI SAINT
C'EST QUOI LE VENDREDI SAINT
Rédigé le 2009-04-11 00:05:00, par Emeline SAUVEUR
En France, le Vendredi saint est également férié dans les sept départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, par suite du Concordat de 1801 qui n'y fut jamais aboli, et dans le domaine colonial français soit la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion, alors qu'il n'était pas prévu par ce même Concordat de 1801.

Le Vendredi saint est célébré par les chrétiens le vendredi précédant le dimanche de Pâques. C’est-à-dire les vendredis 21 mars en 2008, 10 avril en 2009 et 2 avril en 2010. Ce jour est férié dans presque tous les pays de tradition chrétienne protestante.
C'est la commémoration de la Passion (Supplice et exécution de Jésus-Christ). Des offices additionnels sont tenus ce jour-là avec des lectures du Nouveau Testament et, pour les catholiques, une procession en quatorze stations commémorant chaque scène conduisant à la crucifixion.
L'Église catholique romaine préconise de jeûner le Vendredi saint, et à tout le moins de manger maigre (pas de viande en particulier), ce qui est pratiqué par de nombreuses personnes d'origine catholique, même non pratiquantes.
La prière Oremus pour les Juifs lors de la liturgie du Vendredi Saint comportait une mention qui peut paraitre offensante pour les Juifs, à cause d'une mauvaise traduction qui a fait croire qu'elle était à l'origine de l'antijudaïsme et de l'antisémitisme. Cette mention a été supprimée par Jean XXIII en 1959, et le concile Vatican II a clarifié la position de l'Église sur les relations avec le judaïsme dans la déclaration Nostra Ætate (1965).
Jour férié
Ce jour est férié dans presque tous les pays de tradition chrétienne protestante, par exemple en Allemagne, au Canada, en Nouvelle-Zélande,en Angola, au Royaume-Uni, en Suisse (dans tous les cantons sauf le Tessin et le Valais).
En France, le Vendredi saint est également férié dans les sept départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, par suite du Concordat de 1801 qui n'y fut jamais aboli, et dans le domaine colonial français soit la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion, alors qu'il n'était pas prévu par ce même Concordat de 1801.
Ce jour-là en Alsace les fidèles affluent dans les églises protestantes et certains qui ne vont jamais au culte tiennent à être présents ; on parle d'ailleurs des « chrétiens du Vendredi saint ».
Pour les catholiques, au contraire, ce n'était pas la mise à mort du Christ mais sa résurrection le jour de Pâques qui est une fête d'obligation. En sorte que, dans certains villages mixtes, les paysans catholiques s'arrangeaient pour rentrer le fumier devant leurs concitoyens protestants endimanchés... qui leur rendaient la pareille en travaillant ostensiblement le 15 août, fête de l'Assomption. A l'Île de La Réunion, les écoles, les collèges et les lycées sont fermés ce jour-là.
Coutumes orthodoxes grecques
Les liturgies orthodoxes n'ont pas connu le Concile de Trente et ont lieu jour et nuit pendant la Semaine Sainte. Il n'y a pas d'heures fixes et la durée, elle non plus, n'est pas standard.
Comme pour la religion catholique romaine, on sort de l'église l'Épitaphe (sorte de cercueil) avec le corps du Christ, mais le cérémonial est beaucoup plus grand. Il s'agit d'une réelle procession aux flambeaux qui déambule dans tout le quartier dont dépend l'église. Les maisons du voisinage ont leurs lumières allumées et les habitants répandent de l'encens.
Lorsque la procession se termine, le corps du Christ est placé sous un dais dans la cour de l'église.
Le Vendredi saint est également une fête des morts. Beaucoup de personnes se comportent comme au jour de la Toussaint. Le corps du Christ retournera à l'église au moment de la première résurrection ("proti anastasi") comme pour les catholiques.
Traditions andines
Pour certaines populations andines dont le catholicisme est mâtiné de traditions préhispaniques, c'est un jour spécial. À partir de la nuit du Mercredi Saint, début du Calvaire du Christ, et jusqu'au Dimanche de Pâques, Dieu est mort. Il ne voit pas. Il ne surveille pas. Il y a trois jours pour pécher. C'est l'occasion de nombreuses fêtes des plus peccamineuses, à l'alcoolisme et la sexualité débridées.
« Accord du Vendredi Saint » (good friday agreement) est aussi le nom le plus courant des accords du 10 avril 1998 entre les gouvernements irlandais et britannique qui ont ouvert la voie à un processus de paix impliquant tous les acteurs du conflit nord-irlandais.
POLITIQUE
INTERVENTION Alfred MARIE-JEANNE DEBAT LODEOM
INTERVENTION Alfred MARIE-JEANNE DEBAT LODEOM
Rédigé le 2009-04-08 10:41:00, par LIEN LECTEUR
INTERVENTION DU DEPUTE M. Alfred Marie-Jeanne.Monsieur le président, mes chers collègues, monsieur le secrétaire d’État, j’ai appris l’hospitalisation d’Alfred Almont, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire pour ce projet de loi. Permettez-moi de lui adresser du haut de cette tribune mes vœux de prompt rétablissement. (Applaudissements sur tous les bancs.)

Ce énième projet de loi de développement pour l’outre-mer arrive, après un parcours à maints rebondissements, dans un contexte mouvementé, voire très perturbé. La France a bien mal à ses DOM. Il n’y a plus d’échappatoire : nul ne peut le nier.
En effet, des grèves d’ampleur inégalée ont tour à tour secoué la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion, répandant ici et là panique, cauchemar fièvre et frisson. On est passé très près d’un chaos.
En Martinique, après le déluge, nous restons englués dans l’impasse qui dure depuis un long temps déjà, impasse que l’on aurait pu éviter.
Pourtant les plans en tous genres n’ont pas manqué. Mais, sciemment, on a oublié que tout peuple aspire à un moment donné de son histoire à être aussi acteur de son développement tout en étant associé à un autre, et pourquoi pas à d’autres.
Les déterminants de cette crise dans la crise mondiale sont à la fois multiples et complexes. Certains commentateurs y ont vu un appel inconsidéré à l’État. D’autres une aspiration à plus d’intégration, à plus d’assimilation. En la circonstance il était effectivement demandé que la main de l’État soit plus visible pour faire contrepoids à la main invisible du marché, dans des domaines relevant plus spécifiquement de sa compétence. On peut citer la défense du pouvoir d’achat ; la baisse des prix ; la revalorisation des bas salaires, des minima sociaux et des petites retraites ; le chômage endémique ; la relance du logement social ; la situation précaire des jeunes… Mais tous ces éléments, qui constituaient le tronc commun des revendications, ne se trouvaient-ils pas dans le propre programme du Président de la République ?
Se trompe celui qui veut se tromper, s’il croit mordicus que seules les préoccupations matérielles étaient mises en avant. De façon sous-jacente perçaient des revendications plus sociétales, plus politiques, tout à fait légitimes. Car rien n’arrête une idée quand son temps est venu. Or le temps est venu d’un changement qualitatif.
Monsieur le secrétaire d’État, ne ratons pas l’occasion de le promouvoir ensemble. L’erreur aurait été de le rejeter, le meilleur serait de l’accompagner.
Quant à moi, je n’ai jamais plaidé pour une fuite en avant éperdue et encore moins pour un statu quo mortifère dont nous subissons aujourd’hui les inévitables conséquences. La souveraineté doit être partagée partout où faire se peut.
Face à une telle situation, qui était prévisible, le rôle du politique ne réside-t-il pas dans un travail de mise en perspective pour ne pas avoir à rafistoler une fois de plus les failles et les dislocations qui se sont fait jour et qui iront s’agrandissant ? C’est ce qui a été fait avec le schéma martiniquais de développement économique et l’agenda 21. C’est ce qui a été fait en sollicitant le passage à l’article 74 de la Constitution. Ces projets ont été approuvés par les élus réunis en Congrès.
Monsieur le secrétaire d’État, je n’attends pas de vous de déclaration à l’emporte-pièce. Je ne réclame que l’écoute et la concertation la plus constructive qui soit. Tout étant dans tout, ne croyez pas que j’aie pour autant oublié la fameuse LODEOM. J’aurais préféré qu’elle reprenne son nom de baptême – loi pour l’excellence outre-mer – et qu’elle comporte des moyens plus adéquats, au moment où l’économie de la Martinique est aux urgences, tandis qu’il faut aussi préparer l’avenir.
En tout état de cause, pour que le développement endogène toujours préconisé, jamais réalisé, ne soit plus un vain objectif, encore faut-il que nos potentialités soient valorisées ; que les emplois créés ne continuent pas à nous filer entre les doigts ; que le foncier agricole ne soit plus dilapidé ; que notre autonomie fiscale soit totalement retrouvée et consolidée ; que la maîtrise du sous-sol, de la mer et des fonds marins nous soit transférée, et que notre ouverture à l’international soit acceptée.
Bref, c’est un changement global qu’il s’agit d’envisager.
En ces temps de rationnement, la LODEOM ne sera pas une loi miracle, même si elle a été copieusement amendée. J’apporterai ma contribution lors de la discussion des articles, mais qu’il me soit permis de formuler d’ores et déjà quelques remarques et propositions.
Ma première remarque concerne le schéma d’aménagement régional. L’une de ses orientations majeures est la préservation des espaces agricoles et naturels. En la matière, le constat est amer, puisqu’en dix ans, la surface agricole utile est passée de 40 000 à 26 000 hectares. Si l’on continue à ce rythme-là, rendez-vous est pris pour les prochains désordres. Sachons que la police effective du SAR se trouve entre les seules mains du préfet, ce qui suscite en permanence des appréciations conflictuelles sur son respect effectif.
Ma deuxième remarque concerne le photovoltaïque. Le Grenelle de l’environnement a préconisé de porter à 50 % la part des énergies renouvelables à l’horizon 2020, mais le photovoltaïque à terre n’est pas du tout encadré par la loi. Or les dossiers en cours couvriraient pas moins de 240 hectares. C’est une aberration de plus qu’il faut éviter. À ce rythme-là, et compte tenu de mes remarques précédentes, la Martinique sera bientôt à l’encan ; on prépare les prochaines révoltes. Il est donc urgent de légiférer en ce domaine, en encourageant l’installation de ces dispositifs sur les immeubles.
Ma troisième remarque concerne le logement social. Les livraisons se sont effondrées : en Martinique, il y en eut 258 en 2007, pour 11 000 demandes. Faut-il pour autant réduire l’importance de la LBU ? Je ne le crois pas. En effet, la problématique du logement social n’intègre pas suffisamment la vétusté et le vieillissement du bâti, dont les critères d’attribution devraient tenir compte. Par ailleurs, la défiscalisation du logement social suscite des inquiétudes, car elle reviendrait à faire dépendre celui-ci des contingences du marché. En outre, il y a un risque non voilé qu’elle se substitue à terme à la LBU. Pour ces différentes raisons, le maintien de cette dernière est souhaitable, mais son volume reste en deçà des besoins de financement.
Ma quatrième remarque concerne la zone côtière. Sur cette zone tant convoitée, le risque de bradage est évident, même à titre onéreux. Toutes les cessions de parcelles vides doivent donc se faire sur la base d’un projet d’aménagement concerté avec le maire de la ville concernée, au besoin la collectivité régionale et l’Agence des cinquante pas géométriques. En cas de revente, un droit de préemption doit être accordé au maire, à la collectivité régionale ou à l’Agence. J’ajoute qu’il serait temps de régler définitivement le problème de l’accès et de la libre circulation le long du rivage, qui font l’objet de conflits permanents.
Ma cinquième remarque concerne les très petites entreprises. En Martinique, 1 167 entreprises comptent plus de dix salariés, alors qu’elles sont 5 887 à employer entre 1 et 9 salariés et 21 776 à n’en avoir aucun. Les très petites entreprises représentent potentiellement un gisement d’emplois plus important. Or, parmi elles, on dénombre des sociétés créées dans le cadre de la défiscalisation, qui ne sont en fait que de simples boîtes aux lettres.
Ce type de sociétés représente 30 % des entreprises n’ayant aucun salarié et 55 % des entreprises créées depuis la loi Girardin, ce qui fausse les chiffres des créations d’entreprises de services. Elles servent de support au montage financier de la défiscalisation et n’ont aucun impact réel sur l’économie, car elles n’ont aucune activité réelle en Martinique. Or elles faussent, par leur vote, la représentation des entreprises ayant une activité effective. D’où un mécontentement assuré.
Ma sixième remarque est une demande. Pour favoriser la dynamique économique que l’on veut impulser, le transfert du port et de l’aéroport dans le patrimoine régional reste plus que jamais d’actualité. Je demande donc, pour la quatrième fois, que cette opération soit réalisée, au profit de l’intérêt général. J’espère que, cette fois-ci, je serai enfin entendu.
En conclusion, il est communément admis qu’après un grand coup de tonnerre, le temps s’éclaircit. Or nous venons d’en connaître un. Je souhaite donc, monsieur le secrétaire d’État, que l’horizon de tous les possibles se dégage et que s’instaure un nouvel ordre de relations et de responsabilités, dans la plus grande transparence et le plus grand respect de la démocratie. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)
Posté par syndicat des restaurateurs, le 2009-05-07 23:59:00
bien observer l'article 22 de la lodeom qui risque de brader le littoral au profit de puissances d'argent alors que nous avons des difficultés à exploiter nos espaces existantes. D'autant que la plupart d'entre nous rencontrent moult difficultés pour devenir propriétaires des terrains.
IMAGE DU JOUR
LE LKP DIT NON AUX ETATS GENERAUX ORGANISES PAR NICOLAS SARKOZY
LE LKP DIT NON AUX ETATS GENERAUX ORGANISES PAR NICOLAS SARKOZY
Rédigé le 2009-04-08 01:27:00, par Camille CHAUVET
C'est sans surprise que le sous-secrétaire d'Etat aux Colonies Yves de la Jegoterie organise sur ordre du maître de l'Habitation Nicolas le Hongrois une opération pour marginaliser le LKP.
Le LKP garde sa verticalité et dit NON.

LKP déclare : Yo péké dikté Pèp Gwadloup pon «états généraux».
C'est :
• de Paris que M. Sarkozy a lancé ses « états généraux.
• de Paris que M. Sarkozy a désigné son coordinateur central.
• de Paris que M. Sarkozy a désigné ses personnalités référentes.
• de Paris que M. Sarkozy a établi le mode de fonctionnement de ses états généraux, y compris dans les détails (ateliers, sujets, chefs d'atelier, calendrier, etc.)
• de Paris... ou plutôt... à Paris que se fera la synthèse de ces discussions de salon !
LKP refuse d'être la caution sociale, économique, politique et culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses relais en Guadeloupe. Yo ja désidé biten a yo.
Nous déclarons que les « états généraux » du Peuple Guadeloupéen ont débuté depuis le 5 décembre 2008, que la plate-forme de revendications en 146 points et dix thèmes constituent le début du vaste chantier sur l'état des lieux, le diagnostic de notre société en mal-développement, caractérisée par des inégalités basées sur une pwofitasyon qui perdure depuis plus de quatre cent ans.
Après les avancées sociales arrachées de haute lutte par plus de 44 jours de mobilisation de masse dans les rues, un immense espoir de changement s'est levé chez les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe.
LKP entend concevoir avec le Peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et sociaux, pour passer d'une économie de plantation d'import-distribution à une économie de production tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du Peuple Guadeloupéen.
Une Guadeloupe avec des femmes et des hommes capables d'inventer une nouvelle société.
Aussi, nous devons notamment, avancer vers l'autosuffisance alimentaire, œuvrer pour le plein emploi, assurer la justice fiscale, protéger notre environnement, promouvoir un système d'éducation et de formation répondant aux besoins de la jeunesse, de son épanouissement et continuer à affirmer notre identité culturelle.
Nous devons favoriser une réelle expression démocratique de tous les Guadeloupéens, respectant le droit du Peuple Guadeloupéen à se donner la forme et le calendrier d'émancipation qu'il désire.
Seule la poursuite des luttes de masse, conduite par la classe des travailleurs conscients et organisés, fondée sur un programme né de ses propres besoins, aspirations et revendications pourra répondre aux espérances du Peuple.
Ce combat ne peut être mené victorieusement sans la participation de l'ensemble de la jeunesse et du Peuple. LKP se situe résolument dans cette logique.
ANNOU SANBLE pour nos propres revendications et aspirations.
La Gwadloup sé tan nou,
La Gwadloup sé pa ta yo ;
Yo péké fè sa yo vlé an péyi an nou
Posté par VERMAL, le 2009-04-08 02:49:00
J'espère que le collectif du 5 février 2009 adoptera la même position que le L K P pour les Etats Généraux.
Fok pa kité yo trompé nou.
GUADELOUPE
LE 'REVE' GUADELOUPEEN REFLEXIONS SUR LE « RÊVE » GUADELOUPEEN ! ( Article lecteur)
LE 'REVE' GUADELOUPEEN REFLEXIONS SUR LE « RÊVE » GUADELOUPEEN ! ( Article lecteur)
Rédigé le 2009-04-08 00:00:00, par bleclaire59@hotmail.com
DE Bernard Leclaire
Ce qui se passe aujourd’hui dans notre Pays de Guadeloupe n’est que la résultante de la faillite des politiques publiques jusque-là menées, calquées sur des modèles extérieurs et en complète inadéquation avec les réalités historiques, géographiques, sociologiques, culturelles… Pour les avoir ignorées, le pays se trouve aujourd’hui confronté à une situation désastreuse dont nous ne mesurons pas l’ampleur !
Pour mieux les appréhender, quelques réflexions s’imposent.
La Guadeloupe est sous pression depuis vingt ans. De l’amélioration du niveau social qui s’imposait dans les années soixante, on est passé à un autre extrême, cette pseudo modernité d’aujourd’hui, sans se soucier du mal qui se répandait autour.
A-t-on seulement pris le temps de s’interroger sur ce qu’il convenait réellement de proposer ou mieux d’interroger les intéressés sur ce qui leur convenait ?
LE REVE GUADELOUPEN
Cette perte de temps supposée de la part d’une élite au pouvoir, sans vision sur l’avenir et obnubilée par le modèle dominant révèle aujourd’hui la profondeur du gouffre qui sépare les attentes du peuple du modèle qui lui est proposé.
On a pensé à ériger des tours de béton comme des étendards de succès politiciens mais on a oublié l’homme, l’Homme Guadeloupéen et l’âme guadeloupéenne !
Le « rêve » Guadeloupéen, n’est-ce pas la naissance d’une conscience guadeloupéenne et n’est-elle pas d’ailleurs de la responsabilité de Tous ?
Ce rêve a été mis à mal par un misérabilisme entretenu, et une répression farouche de toute tentative de remise en cause de l’exploitation coloniale, par le pouvoir.
Tout cela n’a pourtant pas empêché l’éveil des consciences auquel on assiste. Et de ce fait, je crois que notre plus belle performance depuis, est la réussite intellectuelle amorcée depuis les trente dernières années.
On voit désormais le Monde tel qu’il Est !
Plus personne n’est dupe ! Où l’on grugeait nos aînés, les générations d’aujourd’hui ne l’acceptent plus !
D’ailleurs, cette évolution des intelligences est mondiale !
L’Homme en général n'autorise plus n’importe quoi et tout le monde aspire dorénavant au « droit à l’existence » et le Guadeloupéen aussi !
La Société de consommation a investi l’esprit des adultes mais surtout de nos jeunes qui ne connaissent malheureusement, que cette vie-là !
Nos enfants ne savent pas ce qu’est d’aller « charroyer de l’eau des mares » pour la toilette matinale.
Nos enfants ne savent pas ce qu’est d’apprendre les leçons à la lumière de la bougie.
Nos jeunes ne savent pas ce qu’est la valse matinale des tinèt, et autres …j’en passe.
D’où leur impossibilité naturelle à accepter la situation qui perdure et qui empire sans la démonstration surprenante de leur insatisfaction sociale.
A une époque, on partait en Métropole faire des études dans l’unique objectif de revenir au pays pour faire progresser sa terre natale.
Depuis une dizaine d’années la donne a changé. La nouvelle génération part faire des études au Canada, aux Etats-Unis, dans la Caraïbe …mais dans l’esprit de s’établir à l’étranger.
POURQUOI ?
C’est un signe fort qui signifie que le Pays ne retient plus ses enfants. La crise économique et le chômage endémique qui sévissent depuis quelques années ont désormais fermé les portes de l’Avenir.
Nombreux sont les couples qui plient bagages pour retourner vivre en Métropole ou ailleurs.
Beaucoup d’Antillais qui atteignent l’âge de la retraite en France, ne reviennent plus passer leurs vieux jours dans leur pays d’origine.
Ce sont-là, des paramètres qui devraient nous imposer maintes réflexions !
Le fait que les Îles du Nord soient passées en Collectivité n’est pas une simple question administrative !
Le fait que les Îles du Sud commencent à affirmer leur ras-le-bol avec la Guadeloupe n’est pas un simple phénomène de mode !
Posons-nous encore une fois des questions ?
On a trop la monomanie du laisser pourrir. On pense toujours que l’autre est un ignare en face, et que l’on a la science infuse. Cette attitude pousse toujours au conflit et lorsque la situation explose, il est déjà trop tard !
Avons-nous toujours la communication adéquate pour désamorcer et éviter que les choses ne dégénèrent ? Avons-nous le sens de l’anticipation ?
Nous aimons les bavardages et les situations conflictuelles. C’est même un héritage français dans lequel nous excellons !
C’est dans un esprit de combat de chefs, de gros bras, où personne ne gagne, et surtout pas le peuple guadeloupéen, que nous cherchons toujours à régler les problèmes.
Il faut croire que les Politiques successives issues de l’hexagone depuis la départementalisation se sont bornées à vouloir transposer un schéma macro-économique dans un archipel microscopique. Or il se débat chez nous une micro-économie basée encore sur des signes forts d’un schéma esclavagiste.
Notre micro-économie vit de la monoculture de la canne à sucre où il n’existe aucune autre forme de production exportable, viable et capable d’auto nourrir la population.
Tout est basé sur le jeu pervers de l’importation !
Incapable de s’auto suffire, la Guadeloupe est esclave de la France, cette mamelle nourricière indispensable alors à sa survie alimentaire.
Cette terre n’est plus que le théâtre de toutes les expérimentations consuméristes pour des développements à grande échelle vers le marché national.
Nous ne sommes plus qu’une vitrine capitaliste pour un système qui se veut mondialisation et planétarisation.
Est-ce à croire que la Guadeloupe puisse résister, survivre ou se développer avec un tel dessein ?
La Francité veut depuis la décolonisation nous intégrer et pourquoi pas nous absorber parce que probablement nos Politiques n’ont jamais su jusqu’ici réfléchir à un Modèle de développement économique Guadeloupéen.
Etre partenaire de la France ne signifie pas le rejet de la France ! Il serait grand temps que la Guadeloupe fasse des propositions fortes sur « SON CHOIX » de développement économique, social et culturel.
Revenons à notre Jeunesse qui entend désormais parler de parachutes dorés, de spéculations boursières, de rémunérations mirobolantes de PDG et de cadres dans les grandes Entreprises.
Ils entendent parler des gains du millionnaire, des dessous de table pour avoir des marchés, des casses, des contrebandes, des deals, des enrichissements faciles par la drogue et toute cette économie souterraine dévoilée au cou des boss et étalée au grand jour par des 4X4 pléthoriques sur nos routes.
Dans le domaine sportif ils entendent spéculer sur les salaires sur-exagérés dans le foot, le rugby, le tennis, le golf …et ne parlons même pas de la F1 !
La démesure règne en maître et seigneur grâce à son phantasme matérialiste constamment alimenté par le « toujours plus ».
Tout cela est très tentant !
On est bercé par cette pluie de milliards faciles qui n’a qu’un but d’aveugler et meurtrir l’esprit des gens !
J’en veux pour preuve le matraquage des spots publicitaires en télévision, dans la presse écrite, sur les panneaux sauvages, et la prolifération de carte de fidélité dans les magasins poussant à une boulimie des achats pour l’endettement des ménages !
Le coup du « acheter aujourd’hui et payer dans quatre mois », ou « oui vous pouvez faire dix chèques antidatés »… ; à peine sortis des fêtes de fin d’année on vend déjà la galette des rois, on parle déjà de carnaval, on est déjà à Pâque ainsi de suite …dans une spirale infernale de la consommation.
Dans cette société, on est passé du capitalisme originel au capitalisme libéral, de l’ultra libéralisme au capitalisme sauvage où les riches se sont enrichis en dépossédant les Entreprises pour gonfler les actions en Bourse.
L’argent facile est l’appât rêvé, on veut tout et tout de suite ! On méconnaît le goût de l’effort et de l’attente. L’impatience de la réussite et de l’enrichissement pousse l’homme à la perversité.
Contrairement à nos aînés, qui ne souhaitaient que pouvoir nourrir leur famille, la génération d’aujourd’hui, en plus des richesses, veut la « notoriété ».
Comme quoi, l’Image devient un objet de supériorité monnayable en toute indignité et ce quelque soit le prix.
Au résultat, le manque de surveillance et de régulation du système a mené le monde tout droit à la crise que nous vivons.
Une crise qui passe par l’argent, le « pouvoir d’achat », mais qui va beaucoup plus loin en engendrant un dérèglement psychologique collectif.
Crise oui ! A tel point que les gros maigrissent et les maigres meurent !
Une situation qui pousse les gens à la famine ou pire, qui transmet un sentiment de frustration, d’impuissance, et d’échec de soi. Une société du voyeurisme où ceux qui réussissent étalent comme des trophées, à profusion, leurs signes extérieurs de richesse.
Plus grave dans ce chaos, c’est l’homme Guadeloupéen en définitive qui va mal. Lui, qui jadis était sensé être le chef de famille, il ne supporte plus le regard de sa compagne et de ses enfants face à son échec pécuniaire.
Il finit par s’esquiver, préférant vivre en multipliant ainsi les compagnes tous les deux ans sans pour cela se fixer.
C’est la famille Guadeloupéenne qui se disloque et nous avons comme résultat cette délinquance exponentielle qui gangrène notre Société.
Le père n’est pas, le père n’est plus ! L’homme Guadeloupéen macho qu’il est, refuse ce sentiment de honte dans une société qui ne reconnaît plus son « droit au travail » et, où il a l’impression qu’il faille soulever des montagnes au sens propre pour exister et pour faire exister sa famille.
Ce qui se vit mal en France se vit terriblement plus fort dans la douleur ici. Il y a le poids de la Culture ! Nous étions un peuple qui se targuait de ne pas imposer le travail à notre compagne et le seul salaire du père faisait vivre la famille.
Aujourd’hui, la Francité s’est étalée et deux personnes qui travaillent dans une famille n’arrivent plus à équilibrer un budget.
C’est que l’Etat a laissé le Patronat et les Spéculateurs diriger le monde économique, se retirant progressivement des régies et bradant tout investissement étatique ou semi-étatique, il ne contrôle plus les flux monétaires circulant.
L’Etat a créé un Etat dans l’Etat. Il fallait aussi qu’il trouve un moyen astucieux pour le financement des Partis Politiques. Tout le monde sait comment cela se passait et comment cela se passe encore !
Ceux qui détiennent les grands marchés publics sont ceux-là mêmes qui arrosent les propres pourvoyeurs pour continuer à exister et à profiter. L’histoire du cercle vertueux !
L’état a nourri une pieuvre par son capitalisme aveugle, irresponsable et égoïste sans jamais être capable de tenir compte de l’éthique, de la bonne répartition des richesses, du respect de ce triptyque qui fonde la République : Liberté – Egalité – Fraternité.
En effet, pendant que l’intelligence générale s’améliorait, d’aucuns ont continué à profiter de la situation, alors qu’une autre tranche de la population, malgré des efforts surhumains, n’arrive pas, n’arrive plus à joindre les deux bouts, allant parfois même à perdre l’acquis par la saisie immobilière.
Dans les années Mitterrand, l’Etat a pu relancer et maintenir la consommation des ménages, grâce aux recrutements tout azimut de fonctionnaires. Aujourd’hui, ce même Etat n’a pas la trésorerie pour relancer la consommation par l’embauche publique.
D’ailleurs les Collectivités se retrouvent dans la même situation de pléthore où la moindre embauche supplémentaire risquerait de déstabiliser leur budget déjà en mauvaise posture. Et c’est là, un énorme problème !
Comment faire pour relancer l’économie ?
Des années électoralistes et du clientélisme on a sabordé toute éventualité de recrutement de jeunes du niveau cadre B ou A. Il se pose dans ces Collectivités un véritable problème d’efficacité des services puisque 90% de ces fonctionnaires sont d’un niveau trop bas. De surcroît, ils refusent tout projet de formation ou de perfectionnement.
Dans cette société fonctionnarisée à outrance, même cette classe désormais, n’arrive plus à équilibrer son budget et, encore moins à réaliser des économies pour relancer la consommation.
Par déduction, on peut d’ores et déjà affirmer que la suppression des 40 % de vie chère dont bénéficie la fonction publique serait la mort totale de la Guadeloupe !
L’Etat « papa De Gaulle » est terminé !
L’état Rmiste et subventionniste n’a plus les moyens de son assistanat institutionnalisé. Les liquidités se sont envolées dans les pertes colossales des banquiers spéculateurs. Et ils sont encore les premiers à vouloir continuer à spolier et à piller les fonds de l’Etat par des aides détournées !
Dans ce système, on a tendance à oublier que l’argent de l’Etat est l’argent du contribuable.
Personne n’est dupe de ce qui se passe et les populations vont se rebeller de plus en plus.
J’affirme qu’une explosion sociale n’est pas chose impossible si des mesures urgentes ne sont pas prises !
Les gens et les jeunes en particulier ont l’impression d’avoir été grugés par les politiques menées et par les 15% de la population qui détiennent toutes les richesses du Pays.
La Guadeloupe ne peut trouver son équilibre avec une telle statistique de cinquante mille demandeurs d’emploi !
C’est impossible et impensable !
Pour ce qui est du passage à l’euro rien n’a été maîtrisé ! Il serait grand temps de le dire, l’Etat encore une fois, a laissé faire les Banques, les Trusts et les Firmes et on ne nous dit pas toute la Vérité sur les méfaits de cette monnaie !
L’EURO EST UN ECHEC ! IL FAUT LE DIRE !
Les prix se sont littéralement envolés et tout a été multiplié par six, surtout pour tout ce qui est des denrées de première nécessité.
Tout ce qui valait 1F est passé à 1€, mais on oubli que 1€ équivaut à 6.50F.
Dans une telle anarchie économique du coût de la vie, il n’y aura pas d’autre issue que l’implosion qui va précéder l’explosion !
On se rend compte que la Société capitaliste n’a pas su maîtriser ou a volontairement laissé filer la vraie valeur de l’argent par rapport à la chose à acheter. D’où un décalage et une incompréhension totale de notre réalité !
Il est effrayant qu’en 1976 un immeuble en béton R+2 puisse coûter 200 000 francs et qu’aujourd’hui pour réaliser le même immeuble qu’il faille dépenser 500 000 euros.
Il y a là, une démesure totale pour ne pas dire une folie installée et légiférée qui conduit tout le monde droit à l’abattoir !
Au fil du temps les populations se sont fortement urbanisées, tout le monde vit dans les villes, on a rejeté les vingt dernières années les terres et les campagnes. La nouvelle génération est essentiellement citadine !
Or, la Société Guadeloupéenne, à chaque moment difficile a toujours su résister grâce à sa production propre et à son auto-consommation.
La société Antillaise se basait sur l’entraide, la proximité et le bon voisinage… tout cela n’existe plus !
En tous cas, plus suffisamment pour servir de réseau de subsistance en attendant des jours meilleurs !
Il est à remarquer que les revendications d’aujourd’hui sont incommensurables. Je vois très difficilement l’Etat Français pouvoir être en mesure rapidement de porter une réponse positive à plus de cent vingt trois points urgents de réclamations.
Des questions en plus qui, inévitablement pour satisfaire la population n’auront pas de réponses fiables dans ce même Système en place.
Le total global des points de revendications se voit multiplier par deux si nous rajoutons les questions annexes et collatérales venant directement ou indirectement des points essentiels.
La « Question » des Îles du Sud ne figure même pas à la table des négociations. Or, elle est d’importance pour ces îles qui se meurent depuis plus de vingt ans par un dépeuplement hémorragique.
Vu l’ampleur des points de revendication, il faudrait arrêter la Guadeloupe pendant plus de 365 jours arithmétiquement pour être en mesure de répondre de manière sensée et honnête. Il est question de trouver des solutions fiables, pérennes et non des mesurettes.
Pour ce faire :
- Il faudra commencer par s’asseoir autour d’une table de réflexions afin de définir clairement les chantiers et les actions à mettre en place.
-Il s’agira nécessairement de lister tous les points de revendications touchant l’économie, le social et le culturel.
-Il sera indispensable de mettre en place un agenda, un calendrier de travail dans le temps avec les décideurs, par secteur d’activité propre et respectif afin de faire des propositions pour améliorer le système.
- Il s’agira ensuite de rassembler tous les Corps dans une « Synthèse globale » consensuelle afin de voir dans quel contenant pourra se réaliser toutes ces actions.
-Ce contenu sera défini dans le possible immédiat, le court terme, le moyen terme et le long terme.
-Il faudra dresser un programme de réalisation qui sera lissé dans le temps sur au moins cinq ans en fonction des urgences.
-Le contenant, c’est le Peuple Guadeloupéen lui-même qui doit en décider. Toute action économique doit être forcément guidée par une Action Politique.
Cette politique tournée sur l’Avenir doit répondre à 3 critères :
-Quel statut voulons-nous avec la France ?
-Comment fortifier l’économie Guadeloupéenne ?
-Quelles doivent être nos relations humaines et économiques avec la Caraïbe ?
Pour cela, aux Guadeloupéens alors d’élire et de proposer les personnalités qu’ils veulent pour mener à bien le tournant des réformes par la voie démocratique !
Aux Guadeloupéens, par le vote de définir dans quel statut et rapport avec la France ils souhaitent amorcer leur devenir !
Toute autre approche serait hâtive, sous la pression et suicidaire. Nous sommes une force de propositions mais plus que cela, nous devons faire preuve de méthodologie et de pragmatisme.
Aussi, le Guadeloupéen doit pouvoir faire confiance à ses représentants. Nous devons dès lors, faire appel aux compétences et à l’excellence pour réussir à amorcer avec confiance ce New Deal. Il nous faudra l’entente, le consensus, l’harmonie et le même amour de la Guadeloupe, tout en nous respectant pour démontrer aux générations à venir notre Sens des Responsabilités.
Si nous loupons ce tournant, pris dans l’étau de la crise économique mondiale, notre Société va droit au mur.
Si les réponses apportées à la crise que traverse notre société sont adéquates, porteuses d’avenir et innovantes, elles conduiront, nous l’espérons, à l’apaisement auquel a droit notre population ; dans le cas contraire, on aura perdu une opportunité de plus, et plus dur sera le réveil.
De Barack Obama, je ne tiendrai qu’une phrase qui claque comme un slam :
Yes, we can too ! OUI, NOUS POUVONS, AUSSI ! Et mettons-nous au travail pour la Jeunesse de cette terre de Guadeloupe. OSONS !
Bernard Leclaire
Ecrivain Marie-Galantais.
HISTOIRE
GUADELOUPE : FAIRE FACE A L'HISTOIRE. Un nouvel ouvrage d'Oruno D. LARA
GUADELOUPE : FAIRE FACE A L'HISTOIRE. Un nouvel ouvrage d'Oruno D. LARA
Rédigé le 2009-04-07 00:00:00, par cercam@wanadoo.fr
![]()
Texte de 4e de couverture
Oruno D. LARA
Guadeloupe : faire face à l’Histoire
Janvier-mars 2009 : l’actualité en Guadeloupe nous projette sans détour dans l’histoire. Le gouvernement français comme les medias s’interrogent sur la nature et la profondeur des événements. Jusqu’alors, les souffrances de la population et les bouleversements sociaux n’avaient eu qu’un écho limité ou avaient été passés sous silence. Pourquoi, cette fois-ci, un mouvement de grève renvoie-t-il de manière si directe aux brûlures du passé ?
Oruno D. LARA a rédigé cette brochure en recommandant respect et sollicitude pour la population de son archipel, engagée depuis des siècles dans une histoire extraordinairement complexe et unique au monde. Il insiste avec force et rigueur, archives en main, sur les violences incommensurables d’un système colonial à la française auquel ont été confrontés les esclaves et les affranchis d’avant 1848 comme les « nouveaux libres ». Il porte un éclairage particulier sur 1848 pour réexaminer une séquence cruciale, qui accompagne et prolonge jusqu’à nous les effets de la destruction de l’esclavage.
Cet ouvrage qui propose bien des réponses aux questions posées, est une contribution critique aux débats si nombreux et si passionnés auxquels donnent lieu cette histoire et notre présent.
Oruno D. LARA, historien, docteur d’Etat (Histoire moderne et contemporaine), directeur du Centre de Recherches Caraïbes-Amériques (CERCAM), a publié plusieurs ouvrages : De l’Oubli à l’Histoire (1998), La naissance du Panafricanisme (1999), Breve Historia del Caribe (2000),La liberté assassinée (2005), La colonisation aussi est un crime (2005), Space and History in the Caribbean (2006), Colonisation et suffrage universel (2007), et Tracées d’Historien (2007).
INTERNATIONAL
LA FACE CACHEE DES ETATS GENERAUX
LA FACE CACHEE DES ETATS GENERAUX
Rédigé le 2009-04-07 00:00:00, par expo@cgit.com
TEXTE DE ANNE MARIE LEPOURHIET : Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, dénonce le règne de la démagogie qui s'instaure avec les états généraux ultramarins à venir. Elle a exercé à l'Université des Antilles et de la Guyane. Elle connaît bien nos Pays et a souvent dénoncé nos universitaires fainéants et improductifs. Ces derniers d'ailleurs ont tout mis en place pour qu'elle retrouve son méridien d'origine.Un texte fort interessant , même si cet dame à toujours gardé son regard de "porteur de la civilisation" dans nos Pays. Difficile pour AML d'admettre que la France paye à nos territoires une taxe pour sa présence.
En fait ,Nicolas Sarkozy comme les autres présidents et le lobbie colonial sont des proxénètes.
LISEZ DONC ...

« Organiser des états généraux pour remettre à plat le modèle ultramarin », tel est donc le nouveau mot d’ordre gouvernemental, qui présuppose que « modèle » il y ait, ce dont il est permis de douter compte tenu du bricolage qui en tient lieu depuis si longtemps.
Que va-t-on encore observer, dire et prescrire dans les ateliers de cette grand-messe tropicale ? Nous le savons à vrai dire déjà car les bibliothèques de l’Assemblée nationale, du Sénat, de la rue Oudinot et de Bercy croulent sous le poids des innombrables rapports remis depuis des décennies sur l’Outre-mer en général ou chaque collectivité en particulier.
Tous ont parfaitement diagnostiqué les problèmes en présence.
Localement et à Paris on ne compte plus les incessants colloques où se produisent de doctes experts qui viennent exposer savamment les pathologies du grand malade ultramarin.
Exonération-subvention-dérogationChaque débat budgétaire permet aussi au chœur de pleureuses des parlementaires d’Outre-mer de décrire la situation économique et sociale désastreuse de leur circonscription à laquelle les gouvernements successifs répondent par des lois (d’orientation, de programmation ou de développement) qui ne contiennent jamais rien d’autre que l’éternelle trilogie « exonération - subvention - dérogation », c'est-à-dire des discriminations positives territoriales jusqu’à l’écoeurement, au point de distribuer maintenant des billets d’avion gratuits aux frais du contribuable !
Ces temps-ci nous avons encore vu se succéder les bavards incontinents qui déversent à chaque occasion leur pédagogie stérile. Tantôt ce sont des politiciens incapables de proposer autre chose que des « évolutions institutionnelles » dont on connaît la parfaite inutilité pour sortir de l’assistanat économique et social.
Tantôt ce sont les habituels plumitifs qui nous abreuvent de leur jargon pédant et incompréhensible. Ils nous expliquent ainsi refuser de « s’enfermer dans une verticalité royale pour le moins involutive », et proposent de prendre en compte « une réalité omnidimensionnelle, laquelle devrait d’abord nous inviter à fixer l’impensable », puis d’« aller en relations partenariales dans l’appétit d’un imaginaire libre », avant que « d’aborder aux rives salubres du poétique » (Patrick Chamoiseau, Le Monde, 14 mars 2009).
Voilà qui fera assurément baisser les prix et le chômage !
Les Beke n'ont pas le monopole de la profitationQuant au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer il pense avoir soudain trouvé la formule magique dans « le tourisme, l’agro-nutrition et les énergies renouvelables » ainsi que dans la « valorisation des universités ultramarines », mais l’on trouvait déjà toutes ces bonnes idées dans les discours tropicaux de Jacques Chirac qui n’ont cependant jamais servi à rien.
Dénoncer la « profitation » de certains serait crédible si celle-ci n’était pas la valeur la mieux partagée des sociétés d’outre-mer où chacun, du plus humble RMIste au Béké, en passant par les fonctionnaires, les syndicalistes et les élus locaux, fonctionne au passe-droit et au clientélisme. L’Etat de droit comme les principes républicains sont mal assimilés et l’Etat tout court n’accomplit pas ses missions régaliennes de contrôle du respect des lois de crainte de se faire accuser de mener une « politique d’oppression colonialiste ».
On a ainsi pu lire des rapports préfectoraux reconnaissant avoir négligé le contrôle des actes des collectivités territoriales au prétexte des « troubles à l’ordre public » que pourrait déclencher la sanction des illégalités.
Les chiffres du chômage faussés par le RMIQue dire de l’incurie de la gestion publique locale en matière de transports en commun, d’urbanisme, d’environnement, de perception des impôts locaux, d’assainissement, ou d’entretien des routes et trottoirs ? Fort-de-France et Pointe-à-Pitre sont sans doute les deux capitales régionales les plus insalubres de France.
Où est donc passé l’inventaire tant attendu de la gestion d’Aimé Césaire ?
Que dire aussi du cumul fréquent du RMI et d’un travail clandestin qui fausse les chiffres du chômage et contre lequel les services de contrôle ne luttent pas franchement ?
L’Etat-providence est sans doute omniprésent mais l’Etat régalien a peur de son ombre et on a pu le constater encore dans l’attitude timorée d’Yves Jégo. La routine en réalité.
Que des étudiants incendient, en 1996, un véhicule à Cayenne et voilà aussitôt deux ministres qui montent dans le premier avion pour démanteler stupidement l’académie des Antilles-Guyane.
La question n’est pas de savoir si le passé esclavagiste cicatrise ou non, elle est qu’on ne veut surtout pas le solder car c’est un moyen de pression et de chantage quotidiens d’une efficacité formidable. Il justifie absolument tout y compris l’infantilisme syndical, les grèves à répétition et les menaces et agressions qui les accompagnent.
Comment faire taire la critique d’un professeur métropolitain contre une mauvaise formation qui nuit aux étudiants, sinon en lui lançant, en plein conseil scientifique de l’Université « C’est le retour du pouvoir blanc ! » ? Inutile de prétendre « valoriser » l’Université des Antilles et de la Guyane alors qu’elle est à la queue du classement français pour cause de recrutement endogame des enseignants-chercheurs.
Que l’on fasse donc un audit de l’enseignement du droit en Guyane et l’on constatera qu’il n’y pas que les Békés qui éliminent la concurrence. Quand la « préférence autochtone » devient la règle dans un territoire, la médiocratie s’installe au préjudice dramatique des générations futures.
Ajoutons y la sur-rémunération des fonctionnaires avec son injustice criante et ses effets inflationnistes bien connus et la faillite est assurée.
L’Outre-mer français marche sur la tête et vit au dessus de ses moyens. Si les états généraux prévus ne servent qu’à entendre ressasser les sempiternels constats et que l’Etat recule de nouveau devant les mesures drastiques à proposer gageons qu’on aura encore palabré pour rien et qu’il ne restera plus aux contribuables qu’à payer la facture.
Comme d’habitude.
Anne-Marie Le Pourhiet
IMAGE DU JOUR
C’EST QUOI UN BEKE ?
C’EST QUOI UN BEKE ?
Rédigé le 2009-04-05 22:57:00, par Marc FORTUNE
Par Camille Chauvet : C’est quoi un béké ? Roger de Jaham, Eric de Lucie, Eric de Reynal tracteur ... et d’autres s’expliquent. Mais depuis 1969 un chercheur Canadien Édith Kovats-Beaudoux, avait étudié cette minorité dominante.
L’auteur de cet ouvrage Édith Kovats-Beaudoux.
Le titre :Les Blancs Créoles de la Martinique. Une minorité dominante

Les chercheurs français que l’on ne peut soupçonner de racisme considèrent cette étude comme un témoignage anthropologique et historique important en tant que mise en lumière ethnographique de l’utilisation – rationnelle ou non, consciente ou inconsciente – des stratégies de ségrégation et de domination raciale par un groupe qui jouit d’une supériorité économique conférée par l’histoire.
C’est autour de ces thèmes que se développe donc le contenu de cet ouvrage.
La question centrale que se pose l’auteur est de savoir quels sont les facteurs qui ont permis aux Blancs Créoles (les « Békés ») de la Martinique – qui ne représentaient dans les années 1960 pas plus de 1 % de la population de l’ensemble de l’île (ce chiffre serait encore inférieur sans doute aujourd’hui) – de maintenir leur spécificité « raciale » et leur position économique dominante.
Ce groupe des Blancs Créoles est défini par l’auteur de la manière suivante : « i[[il] se compose d’individus de race blanche nés à la Martinique, dont la famille a habité l’île depuis plusieurs générations ]i»; définition quelque peu floue notamment en ce qui concerne le concept, aujourd’hui délicat d’emploi, de «
race blanche », mais également pour ce qui est de l’ancienneté de l’implantation des familles dans l’île.
Ces deux approximations dans la définition, inhérentes à l’objet étudié lui-même puisqu’il s’agit d’un groupe autodéfini, vont avoir des incidences sur les conclusions théoriques qui en découlent.
Ainsi, les contradictions récurrentes dans lesquelles s’enferme cette catégorie de population en s’arc-boutant sur des conceptions idéologiques qui, bien souvent, leur échappent vont-elles pouvoir nous être révélées.
C’est alors implicitement la dimension subjective de la construction identitaire qui semble se dégager face à l’analyse ethnographique de la réalité sociale telle qu’elle est perçue par l’auteur au cours de son travail de terrain.
Malgré l’hétérogénéité sociale de leur groupe, que constate l’ethnologue, les Blancs Créoles développent un fort sentiment de valorisation identitaire construit autour d’une généalogie, parfois improbable, d’une survalorisation de leur histoire et de leur rôle dans la « création » et l’évolution sociale et économique de l’île.
Partant, l’ouvrage s’organise en trois parties bien distinctes. Dans un premier temps, l’auteur, dans le cadre d’une analyse de type « dynamiste » qui prend soin d’intégrer les déterminants historiques, nous présente l’évolution économique et sociale de la Martinique, centrée sur la problématique de la plantation et de son impact dans la structuration sociale de l’île.
Une des particularités de la société martiniquaise, qu’elle partage avec la plupart des territoires qui ont connu un type d’occupation humaine fondé sur l’exploitation d’une colonie à l’aide d’une main-d’œuvre servile, lui vient en effet du caractère artificiel et récent de son peuplement, de son caractère « sui generis »
La plantation, et le propos suit en cela l’analyse qu’avait notamment pu en faire Edgar Thompson, se révèle être le noyau central autour duquel s’organise la composition de la population de l’île, ainsi que la configuration sociale qui régit les relations des différents groupes entre eux.
Les rapports sociaux sont organisés en regard de cette contrainte organisationnelle qui, dès le départ, a scindé la société antillaise en deux groupes bien distincts : les propriétaires – blancs – et leurs esclaves – noirs.
Bien entendu, et c’est un des thèmes sur lequel insiste particulièrement l’ouvrage, l’évolution de la société martiniquaise va progressivement éroder cette structure binaire et cette concordance entre la couleur de peau et la situation sociale, du fait de l’évolution économique d’une part et, d’autre part, en dépit de la volonté crispée et illusoire des Blancs de maintenir une barrière absolument hermétique entre eux et la population noire.
Édith Kovats-Beaudoux repère ainsi dans la société martiniquaise deux courants : «
l’un, prolongeant le passé, permet de dégager des constantes assez marquées liées à la stratification raciale ; l’autre, essentiellement dynamique, sert de trame à une stratification économique qui se conjugue avec la division raciale sans toujours coïncider avec elle » .
C’est cette coïncidence, nécessaire à la reproduction de la domination, que vont particulièrement rechercher les Blancs Créoles en mettant en place des stratégies, qui ne sont pas nécessairement conscientes et rationnelles, de construction identitaire et de survalorisation idéologique, notamment par l’intermédiaire de la préservation d’une hypothétique et très idéologique « homogénéité raciale ».
Ces stratégies sont analysées dans les deuxième et troisième parties de l’ouvrage, où l’on constate que, malgré sa division interne, le groupe va réussir à garantir une assez forte cohésion vis-à-vis de l’extérieur
La deuxième partie est ainsi consacrée à l’analyse structurale du groupe étudié à partir de son organisation sociale. L’auteur, en s’appuyant sur son travail de terrain, mais en insistant également sur la nécessité de prendre en compte les mécanismes sociaux à l’origine de la continuité du groupe étudié, met en relief la complexité organisationnelle du groupe des Blancs Créoles.
De nombreux critères tels la fortune, le nom, les fréquentations, la réputation ou encore dans une moindre mesure l’instruction, hiérarchisent l’ensemble du groupe en trois classes plus ou moins distinctes : la haute bourgeoisie créole (10 à 15 familles qui contrôlaient et qui contrôlent encore une grande partie de la propriété foncière de l’île), une classe moyenne mal définie et les « petits Blancs », aux revenus nettement inférieurs.
Cette stratification interne du groupe est maintenue par des stratégies d’alliances préférentielles et de valorisation de la cellule familiale élargie qui maintiennent, tant bien que mal, la hiérarchisation interne du groupe.
De façon analogue, la préservation de la race et l’exclusion de toute « mésalliance » (mariage entre Blancs et Noirs) vont permettre cette même reproduction sociale mais au niveau élargi de la société martiniquaise dans son ensemble.
Partant de l’hypothèse selon laquelle la forte cohésion du groupe blanc créole par rapport aux éléments étrangers est le principal facteur qui a permis sa survie et son maintien, Édith Kovats-Beaudoux nous montre dans quelle mesure sa solidarité, fondée sur un sentiment d’identification à la collectivité et sur le partage de valeurs communes, repose sur une idéologie élaborée que seul un contrôle social très strict permet de rendre efficace.
Et c’est une des forces de l’ouvrage, me semble-t-il, que de faire apparaître le caractère fonctionnel de l’obsession des Blancs Créoles pour la « préservation de la pureté de la race ».
Le choix du conjoint va ici se révéler d’une importance décisive et c’est la femme, dans la famille des Blancs Créoles, qui servira de support à la préservation du groupe et de la race, dans une stratégie de « dualité des normes », qui la confine dans un rôle social excessivement infériorisé et dépendant.
De la même manière, l’utilisation et la mise en avant de certains stéréotypes concernant les comportements économiques, psychologiques ou encore sexuels des Noirs ont pu permettre, selon l’analyse de l’auteur, de justifier la structure sociale martiniquaise et les efforts nécessaires à son maintien .
Ainsi, au vu des résultats de ses enquêtes auprès de la population des Blancs Créoles, les Noirs sont considérés comme inadaptés à la civilisation industrielle, incapables de développer une attitude rationnelle vis-à-vis du travail. Ils sont paresseux et ne travaillent que lorsqu’ils ont besoin d’argent, etc.
Dans cette construction sociale de la réalité, le rôle du Blanc Créole s’affirme donc comme celui du guide qui devra permettre à ces hommes d’accéder à la « civilisation ».
Dans une certaine mesure, avec la complexification de la société qui voit notamment l’avènement et le renforcement progressif d’une classe moyenne formée majoritairement par les Mulâtres, Édith Kovats-Beaudoux remarque une accentuation de la ségrégation et le renforcement du contrôle social et idéologique.
Cette évolution vers une radicalisation des relations sociales semble rendue nécessaire par les changements qui s’opèrent depuis la Seconde Guerre mondiale et, notamment, depuis la départementalisation, changements qui fragilisent progressivement la position dominante des groupes traditionnels.
Ce thème du changement est ainsi abordé dans la dernière partie de l’ouvrage, suivant une approche sociologisante qui se veut beaucoup plus synchronique de la société martiniquaise, et qui tente de repérer les relations entre les différents groupes de population.
On peut voir avec les résultats du terrain de l’ethnologue comment les Blancs Créoles ont su utiliser au mieux cet aspect hiérarchisé des représentations sociales – même si ce ne fut pas sans doute de manière toujours consciente et volontaire – dans le dessein de maintenir la structure traditionnelle de la société qui leur est largement favorable.
Ainsi en va-t-il des Békés qui valorisent leur passé tout en faisant face cependant à un certain sentiment de honte en tant qu’héritiers des esclavagistes.
NDLR :C’est le documentaire de Canal plus !!! Mais cette domination instrumentalise également la psychologie collective des Noirs qui, avant le tournant des années 1970 et la propagation de plus en plus massive dans l’imaginaire martiniquais des idées de la négritude césairienne, puis de leur reprise par les tenants de la créolité et de l’antillanité, ne parvenaient pas toujours à s’émanciper de ce carcan psychologique de l’infériorisation, si présent dans bien des aspects de l’identification sociale au sein de la société martiniquaise.
Dans ce « système de valeurs – forcément ethnocentriques », produit principalement par la classe dominante, il est sans doute intéressant de repérer aujourd’hui le rôle de la transmission historique dont nous savons l’enjeu dans la transmission de la mémoire collective dans les Caraïbes1, outil de maintien de la domination.
Enfin, une des données essentielles de ces changements est sans nul doute l’impact de la départementalisation sur les structures économiques et sociales de l’île.
Celle-ci a eu pour conséquences l’accès de l’ensemble de la population à l’instruction et une ouverture toujours plus nécessaire vers l’extérieur, avec pour corollaire une accentuation des rapports et de la dépendance de la Martinique avec la métropole et donc une fragilisation progressive du rôle dominant des Békés dans la vie économique et sociale de l’île.
Dans une évolution globale qui dépasse largement le cadre martiniquais et qu’Édith Kovats-Beaudoux perçoit fondamentalement différente et beaucoup plus profonde que les crises précédentes, les Blancs Créoles semblent bien plus subir et résister à cette évolution que vouloir réellement accompagner le mouvement, en dépit des quelques rares individualités.
Ainsi, face à ces changements, c’est essentiellement du fait de pressions extérieures au groupe (pressions sociales internes à la société martiniquaise et pressions économiques à la fois internes et externes) que les Blancs Créoles de la Martinique élaborent des stratégies d’adaptation.
Comme lors des différentes adaptations auxquelles a dû faire face ce groupe (après l’interdiction de la traite, l’abolition de l’esclavage, le remplacement de l’habitation par l’usine, etc.), la classe dominante essaie à nouveau de mettre en place une réorganisation progressive de la vie économique à son profit (notamment par l’effacement du rôle politique officiel – rejeté par le reste de la population – au profit d’un rôle d’influence beaucoup plus discret mais souvent efficace.
Néanmoins, ces changements ont aussi pour conséquence la complexification de la relation entre solidarité de classe et solidarité de « race » au sein de la population martiniquaise et c’est ce qui, aujourd’hui peut-être, peut nous rendre optimiste quant à l’évolution future des sociétés antillaises dans leur ensemble en ce qui concerne les relations entre les groupes.
De fait, sous l’effet notamment de la départementalisation, la plus grande partie des membres de ces sociétés a accès à l’instruction et ce sont autant des Noirs, des Blancs ou des Mulâtres qui, de plus en plus, parviennent aux fonctions économiques supérieures.
Ainsi, les Blancs Créoles voient-ils leurs intérêts converger avec ceux de la bourgeoisie de couleur et, finalement, la solidarité de « race » s’estompe progressivement.
NDLR : Hélas non quand un Roger de Jaham diffuse un texte déclarant qu’il est fier d’être blanc. Du fait d’une juxtaposition ou d’une coïncidence de moins en moins nette entre couleur de peau et position socio-économique, les groupes définis historiquement perdent toujours un peu plus de leur signification.
Cet aspect nous montre encore une fois que si l’évolution doit se faire, ce sera plus de manière subie et à cause de la contrainte des nécessités matérielles et économiques que sous l’impulsion d’une volonté du groupe des Blancs Créoles de se rapprocher des Noirs.
Comme dans bien des cas, et comme notamment dans celui de l’abolition de l’esclavage, les arguments décisifs qui permettent aux idées progressistes de s’imposer jusqu’à devenir des lois correspondent aux nécessités économiques qui, in fine, emportent la décision des groupes économiquement les plus favorisés.
C’est bien à cette conclusion qu’Édith Kovats-Beaudoux arrive au terme de son étude lorsqu’elle parle des attitudes des Blancs Créoles « qui témoignent en définitive du même refus de modifier et d’adapter véritablement la structure existante et les attitudes collectives aux nécessités nouvelles ».
b[NDLR .La conclusion de l’étude est sans appel.
VOYOUCRATIE
MEPRIS ET PWOFITATYON SE CONJUGUENT A TOUT PRIX
MEPRIS ET PWOFITATYON SE CONJUGUENT A TOUT PRIX
Rédigé le 2009-04-05 03:32:00, par Victor HAUTEVILLE
Voici un commentaire relevé sur le JDD.
les privilèges accordés par la France aux fonctionnaires de "Réunion" et Martinique coutent des milliards aux contribuables. Je ne vois pas en quoi il est choquant que les entreprises cherchent à être bénéficiaires dans ces îles.
Posté par André Robinel, le 2010-05-18 15:02:00
Toute l' administration martiniquaise est polluée par la corruption que développent les cadres métropolitains pour conserver, à leur profit exclusif, l'argent et le pouvoir de l'état, comme au temps de la colonisation et de l'esclavage.
la discrimination positive dont bénéficient les cadres métropolitains de la Martinique leur permet de cumuler les salaires les plus élevés avec une "prime de vie chère".Mais ce qui est plus grave, c'est que, en plus des primes d'éloignement, des priorités raciales sur les poste d'encadrement, ils jouissent d'une totale impunité en ce qui concerne les fautes professionnelles.
C' est cette accumulation de privilèges hérités de l'esclavage, qui a poussé les cadres métropolitains à s'organiser en Cartel, et à produire, à coté du dispositif de sanctions officielles, un système de sanctions interdites financées grâce aux fonds sociaux, pour éliminer les fonctionnaires indociles qui prétendent informer la hiérarchie sur les dysfonctionnements de l'administration rectorale martiniquaise.
C'est grâce au COMITE MEDICAL DEPARTEMENTAL qui est constitué d'une majorité de fonctionnaires non mèdecins, qui dépendent hiérarchiquement du rectorat, que les cadres métropolitains peuvent prendre n'importe quelle décision, même si elle est en contradiction avec les règles déontologiques de la médecine:
c'est la raison pour laquelle des personnes valides sont placées à la retraite d'office pour invalidité, à la demande du rectorat.
Cette situation, que je supporte depuis 15 ans, est infernale, et a déjà provoqué le suicide de 4 instituteurs de l'école normale de la Martinique.
Ces situations sont spécifiques de la Martinique, et, quand on les retrouve à l'étranger, elles découlent de l'action des expatriés français(cadre métropolitains en fonction à l'étranger) :
Au Togo, où je vis depuis six ans, 900 personnes valides touchent des pensions d'invalidité de la sécurité sociale française, parce qu'ils ont été placés par des blancs à la retraite d'office pour invalidité.
Les français sont tous d'accord pour frauder la sécurité sociale, et chacun s'ingénie à dissimuler les violations du code de la sécurité sociale, comme du Code pénal, du code de la fonction publique,des lois sur le handicap.
Pour ne pas avoir à dénoncer ses pairs, le recteur SIGANOS, comme Mme REYNIER, Mlle LE MORZELEC, et Mr LE MIRE, se rendent complice des irrégularités mises en place par le Recteur MORABITO; Mr WANDOLOWSKI, et Mme BIGEY.
Si cela se passait dans un autre pays que la Martinique ces gens seraient sous les barreaux...
INTERNATIONAL
OBAMA KA BA SARKO BON GAZ
OBAMA KA BA SARKO BON GAZ
Rédigé le 2009-04-05 02:48:00, par Victor HAUTEVILLE
Il vaut mieux en rire que de pleurer
CULTURE
IMPRESSIONNANT
IMPRESSIONNANT
Rédigé le 2009-04-05 02:18:00, par Victor HAUTEVILLE
Ces enfants sont magnifiques. Détendez vous!

SONIDO BESTIAL - Kids Dancing Salsa CALI STYLE
TRIBUNE LIBRE
L'ASSIMILATION UNE MYSTIFICATION
L'ASSIMILATION UNE MYSTIFICATION
Rédigé le 2009-04-04 21:03:00, par cercam@wanadoo.fr
Par Oruno D. LARA .Historien.
Directeur du Centre de Recherches Caraïbes-Amériques - CERCAM.

Livie PIERRE-CHARLES pose une question : «
Comment comprendre, comment expliquer que des peuples (antillais, réunionnais, guyanais) naguère néantisés, humiliés, écrasés, infériorisés, loin de rejeter leur tortionnaire, aient revendiqué de lui ressembler, d’être son égal, avec une telle insistance, une telle opiniâtreté ? »
Elle propose une réponse qui se fonde en partie sur la lecture d’un livre : "
Histoire de l’assimilation. Des « vieilles colonies » françaises aux départements d’outre-mer. La culture politique de l’assimilation en Guyane et aux Antilles françaises (XIXe et XXe siècles)", 2006.
Il suffit de lire attentivement le titre complet de cet ouvrage pour s’apercevoir immédiatement, ce qui saute aux yeux, que l’auteur limite son exposé aux XIXe et XXe siècles.
Pour lui, l’histoire de l’assimilation coloniale débute en France, après la Restauration, dans les années 1815-1820 :«
Les signes avant-coureurs de la culture politique de l’assimilation apparaissent, dans les colonies des Antilles et de la Guyane françaises, lors de la lutte engagée par les ‘gens de couleur libres’ notamment sous la Restauration (1815-1830) » (p. 15).
S’étant volontairement limité à de telles origines, l’auteur semble ignorer ou ne veut pas nous dire – alors pourquoi le cacher ? – que le concept d’assimilation appliqué aux colonies françaises apparaît en 1795, dans le célèbre discours du conventionnel François Antoine BOISSY d’ANGLAS.
L’histoire de l’assimilation est étroitement associée, dès le XVIIe siècle, à la colonisation française et aux revendications des colons. Mais en 1795, la théorie est fixée, généralisée après la première abolition de l’esclavage en février 1794, et surtout, en pleine période de rébellion et de guerre coloniale à Saint-Domingue.
Le grand soulèvement des Nègres esclaves de la plaine du Nord de la colonie française de Saint-Domingue a inauguré, en août 1791, un processus de destruction du système colonial et du système esclavagiste.
La Guadeloupe et la Martinique sont alors deux colonies, l’une française et l’autre anglaise, susceptibles de rompre avec la puissance de tutelle. C’est la raison pour laquelle le député de la Convention élabore son concept d’assimilation, qui va déterminer les fondements de la politique coloniale française jusqu’en 1946.
Dans son "
Rapport et projet d’articles constitutionnels relatifs aux colonies, présentés à la Convention Nationale au nom de la Commission des Onze dans la séance du 17 thermidor an III" (4 août 1795), BOISSY d’ANGLAS avait notamment précisé : «
Rattachons les colonies à nous, par un gouvernement sage et ferme, par les liens d’un intérêt commun, par l’attrait puissant de la liberté. Que les colonies soient toujours françaises, au lieu d’être seulement américaines ; qu’elles soient libres, sans être indépendantes ; qu’elles fassent partie de notre république indivisible et qu’elles soient surveillées et régies par les mêmes lois et le même gouvernement ; que leurs députés, appelés dans cette enceinte, y soient confondus avec ceux du peuple entier qu’ils seront chargés de représenter ; qu’ils y délibèrent sur tous les intérêts de leur commune patrie, inséparables des leurs. Au lieu des assemblées coloniales, dont la liberté pourrait s’alarmer, et dont l’autorité nationale pourrait redouter l’influence, nous vous proposerons de diviser les colonies en différents départements. »
Une fois qu’on a compris clairement la volonté, le souci de la puissance coloniale d’empêcher toute velléité d’indépendance des territoires qu’elle occupe, on comprendra mieux la mystification qui en découle.
D’une part, répétons-le, la puissance coloniale, la France en l’occurrence, impose à ses territoires dépendants, sa politique d’assimilation – au sens de BOISSY d’ANGLAS ; d’autre part, les colonisés, piégés dans la nasse d’une telle politique, sont mis à contribution pour solliciter, artificiellement, une assimilation à laquelle ils aspireraient.
Situation complexe, comportements difficiles à comprendre : alors que la puissance coloniale enferme par la violence le colonisé dans un moule qui doit le contraindre et le rendre compatible avec l’assimilation, elle fait mine de croire, de dire haut et fort que c’est lui, le colonisé, qui la réclame, avec insistance parfois.
Il y aurait évidemment beaucoup à dire, dans ce cadre historique, des revendications successives des colons blancs – comme on l’a vu, dès l’origine de la colonisation -, des anciens libres – c’est-à-dire des affranchis avant 1848 – et des « nouveaux libres / nouveaux citoyens » émancipés par le décret du 27 avril 1848.
Pourquoi les anciens et les nouveaux libres ont-ils adopté des comportements mimant ceux des colons blancs ? Pour répondre à cette question, il faut entrer profondément dans l’histoire de nos îles et relire mon ouvrage "La liberté assassinée. Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion, 1848-1856" (L’Harmattan, 2005).
Mes recherches ont mis en évidence un déroulement de l’abolition et une période cruciale de la colonisation après 1848. Une terrible répression s’abat sur les populations de la Guadeloupe et de Martinique pour les contraindre à oublier le passé, à adopter un nouveau mode de consommation - de produits français -, à se soumettre aux programmes, limités à l’agriculture, de l’Ecole élémentaire entre les mains des religieux, à l’Eglise et à la presse des colons.
L’Etat français utilise, pour arriver à ses fins, toutes les armes dont il dispose à cette époque : violences administratives, appareil judiciaire, bagnes, police, gendarmerie, armée, marine. L’objectif principal est alors, pour les colonisateurs, de « contenir les Nègres ». Sous le système esclavagiste, les milices des colons suffisaient à régler cette question. Après l’abolition de l’esclavage, face aux Nègres émancipés, l’administration coloniale innove et crée un type de répression qui correspond mieux à ses visées assimilationnistes.
Après 1870, les colonisés n’ont aucune chance de sortir de leur cage et certains d’entre eux se mettent à quémander ce que l’Etat colonial leur susurre à l’oreille depuis des décennies. En mars 1946, les carottes sont cuites : la France a obtenu gain de cause. Les colonies ont été pieds et poings liés livrées, consommées, digérées.
Des colonies métamorphosées en départements ! Il suffit alors pour l’Etat de bien faire claxonner que ce sont les colonisés eux-mêmes qui ont voulu cette assimilation ! Le pendu s’est lui-même offert au bourreau pour qu’on lui passe le nœud coulant au cou. Il ne reste plus qu’à l’Etat "pimp" (maquereau) qu’à dresser ses danseuses exotiques, à les fouetter, à les mettre au pas du turbin.
Les colonies insulaires que la France collectionne lui permettent en 2009 d’occuper le deuxième rang mondial, derrière les USA, pour la superficie de son domaine maritime (11 millions de km2). Une énorme Zone Economique Exclusive (ZEE) que l’Hexagone peut exploiter à sa guise.
Les consommateurs programmés par les décrets organiques d’avril 1848 deviennent des citoyens assistés, menacés par l’exil ou le chômage, soumis aux sollicitations de la grande distribution possédée par les békés. Comment empêcher qu’ils s’y noient, parfois avec délices ?
Pour finir, un dernier mot : prenons garde, ne laissons pas les charlatans ou les ignares influencer nos croyances et nos comportements. L’assimilation, contrairement à ce que chantonnent certains plumitifs, n’est qu’une mystification. Une mystification qui nous a coûté cher, très cher (il faut le reconnaître). Guadeloupéens, Martiniquais, nous devons terminer seuls l’entreprise de destruction du système colonial commencée par nos ancêtres en mai 1848.
Oruno D. LARA, le 4 avril 2009
Posté par cosson, le 2009-04-28 13:53:00
Une de mes vieilles tantes békée, maintenant décédée, me disait il y a déjà plusieurs années, qu'elle aimerait bien que la Martinique, où elle était née et avait vécu, devienne indépendante et que les descendants d'esclaves qui ne s'y sentaient pas bien aillent donc retrouver leur pays d'origine en Afrique, et que ceux qui y étaient bien y demeurent en bonne intelligence avec elle qui les aimait beaucoup et ceux qui avaient une bonne volonté d'entente.
Je crois qu'elle avait raison et que c'est ainsi que nous pourrions alors avoir un modus vivendi qui évoluerait avec le temps et l'appréciation mutuelle. Un lendemain chante où békés et descendants d'esclaves seront ensemble dans un consensus fraternel et que les familles se mêleront inéluctablement, ce qui est déjà le cas dans pas mal de famille, dont la mienne !!!
CULTURE
GUADELOUPE: FAIRE FACE A L'HISTOIRE
GUADELOUPE: FAIRE FACE A L'HISTOIRE
Rédigé le 2009-04-04 00:00:00, par cercam@wanadoo.fr
Parution du dernier livre d'Oruno D. LARA:
GUADELOUPE: FAIRE FACE A L'HISTOIRE, L'Harmattan, avril 2009.
![]()
Oruno D. LARA
Guadeloupe : faire face à l’Histoire
Janvier-mars 2009 : l’actualité en Guadeloupe nous projette sans détour dans l’histoire. Le gouvernement français, comme les medias, s’interrogent sur la nature et la profondeur des événements. Jusqu’alors, les souffrances de la population et les bouleversements sociaux n’avaient eu qu’un écho limité ou avaient été passés sous silence. Pourquoi, cette fois-ci, un mouvement de grève renvoie-t-il de manière si directe aux brûlures du passé ?
Oruno D. LARA a rédigé cette brochure en recommandant respect et sollicitude pour la population de son archipel, engagée depuis des siècles dans une histoire extraordinairement complexe et unique au monde. Il insiste avec force et rigueur, archives en main, sur les violences incommensurables d’un système colonial à la française auquel ont été confrontés les esclaves et les affranchis d’avant 1848 comme les « nouveaux libres ». Il porte un éclairage particulier sur 1848 pour réexaminer une séquence cruciale, qui accompagne et prolonge jusqu’à nous les effets de la destruction de l’esclavage.
Cet ouvrage qui propose bien des réponses aux questions posées, est une contribution critique aux débats si nombreux et si passionnés auxquels donnent lieu cette histoire et notre présent.
Oruno D. LARA, historien, docteur d’Etat (Histoire moderne et contemporaine), directeur du Centre de Recherches Caraïbes-Amériques (CERCAM), a publié plusieurs ouvrages : De l’Oubli à l’Histoire (1998), La naissance du Panafricanisme (1999), Breve Historia del Caribe (2000),La liberté assassinée (2005), La colonisation aussi est un crime (2005), Space and History in the Caribbean (2006), Colonisation et suffrage universel (2007), et Tracées d’Historien (2007).
IMAGE DU JOUR
REPONSE A L'ANGOISSE D'UN JEUNE BEKE
REPONSE A L'ANGOISSE D'UN JEUNE BEKE
Rédigé le 2009-04-03 12:53:00, par Camille CHAUVET
Les békés sont aujourd'hui au coeur des préoccupations des Martiniquais. Pour certains Martiniquais ils sont Martiniquais.Pour d'autres ,ils ne le sont pas.Mais les propos et les agissements de Roger de Jaham ne vont pas vers une solution d'apaisement. Sans doute -est-il persuadé que son réservoir de nègres domestiques de Tous créoles lui servira de bouclier, mais il se trompe lourdement... et l'avenir le lui dira. Déjà les réponses à ce jeune béké sont là...

Question d'un jeune béké trouvée sur internet :
J'ai 17ans et ça fait au peu près autant de temps qu'on m'emmerde avec le fait que je sois béké.
Va t-on passer à autre chose ou va t-on m'emmerder toute ma vie avec un passé qui ne me regarde pas et avec lequle j'e n'ai aucun lien.
La réponse d'un internaute :En avant propos,ce passé t'intéresse, car tu profites bien des lendemains de ce crime contre l'Humanité qu'est l'Esclavage.Soit nous reviendrons dessus avec les parents ou toi dans 10 ou un siècle.Vous serez peut-être 10 000 et les autres Martiniquais ,y compris les zoreilles intégrés 600 000
1. Demande à tes parents d'emménager à la cité Dillon
2.Quitte le Couvent ou le Séminaire Collège pour le Lycé de DILLON pour te
mêler à la population.
3.Ensuite, invite chez toi 98,92% de personnes non-békés afin de représenter dans tes fréquentations les gens vivants en Martinique.
4. Essaie de faire des études intellectuelles et surtout dis à tes parents de ne pas t'acheter un
pseudo-diplôme dans une école de commerce bidon à 20 000€ le moisou tu apprendras que des conneries alors que t'es tellement nul que t'auras échoué au bac...
5.Puis entreprends des démarches pour chercher un travail sans mettre en avant ta particule et tout cela que chez des patrons bien Noirs intelligents et pas des Nèg bitasion...
6.Laissele karaoké Café et va au Manhatan (tu verras plein de scooters devant)
Et puis on verra... bien sûr, pas question d'hériter des villas sur les 50 pas géométriques ou de terres non utilisée acquises lors de l'esclavage et préservée de chloredéconne)
Voilà,c'est bon, ca te convient ???
PS: Un tuyau, tu n'as qu'a faire comme les français blancs qui sont nés ici ou pas et qui sont en général plus intégrés que toi alors que tes ancêtres ont toujours vécu ici alors qu'eux non
NDLR: Les réponses sont un peu sèche ,mais l'internaute propose des solutions.
Posté par LepadawanNoir, le 2009-04-03 21:43:00
je ne sui pas beke ni pro beke suis juste un jeune qui n'aime pas le raciste d'ou qu'il vient
1)a dillon existe des gens vivent dans des maisons a 400000 francs et meme plus arrêtez de croire qu'a dillon existe que des pauvres ou des péquenots
2)vivre a dillon ne veux pas dire fréquenté tout le monde existe aussi des cons a dillon
3)vivre a dillon ne veux pas dire que tu es un pur ou pas martiniquais parce que je connais plein de gens a dillon qui sont pire que le beke et qui ne fréquente qu'une certaine catégorie de gens
4)je connais des non beke qui ont envoyez leurs enfants pendre des diplômes aux usa chose pas difficile le niveau plus faible que chez nous et jusqu'à preuve du contraire le bac ne dépend pas de la couleur ou de la race
5)regarde le nombre d'enfant de personnel de la mairie qui bosse au même endroit ou d'enfant du conseil regional qui y bosse pendant les vacances ou de postier "le filon"toujours existe
6)sur l'ancien l'hypo il me semble que le fameux portier refusais plus l'entre au noire qu'au blanc???
7)pour les 50 pas géométrique sois le problème concerne tout le monde sois personne sinon demandons aussi aux martiniquais qui son sur les îles du robert ou aux familles sur les 50 dans la commune du prêcheur de rendre aussi la terre
un conseil dis aussi au martiniquais de ne pas faire de raciste envers l'haitien ou le saint lucien
dis aux martiniquais qui visite cuba de ne plus propose des produit de premiere necessite au jeune cubaine pour couche
dis au martiniquais de ne pas faire a autrui ce qu'il ne veut pas subir
Posté par babette, le 2009-04-04 08:13:00
" si ce n'est toi , c'est donc ton frère..." c'est curieux , ça me rappelle quelque chose, il me semble bien que ma maÎtresse d'école lorsqu'elle nous apprenait les fables de La Fontaine disait que la pire des injustices c'est de justifier la force ; ce que s'efforce éffectivement de faire le loup qui a décidé depuis le début de le manger !
Un jeune béké , c'est un jeune qui peut être un petit con , c 'est vrai, mais c'est d'abord un jeune qui passe des heures devant un ordinateur et qui déambule avec un Ipod fourré dans les oreilles , bref c'est un gosse du 21 éme siècle ! Qu'il se sente complètement irresponsable de ce qu'on fait ses ancêtres , c'est absolument normal : allez dire un petit allemand qu'il est responsable de la Shoah , il va vous regarder comme un extra -terrestre .
Ceci étant , je comprends le ressentiment vis à vis de certains békés qui manifestement font savoir qu'ils appartiennent à une caste supérieure entretenue par "la servitude volontaire" de certains Martiniquais; là réside vraiment l'obstacle : c'est le fait d'être reconnu par les autres qui fait qu'on existe dès lors si le béké existe , c'est parce qu'il est reconnu comme tel et si le "Noir" existe , c'est parce qu'on l ' identifie à sa couleur , c'est- à -dire à une chose et qu'il l'accepte ce regard porté sur lui . Il me semble - et je sais bien que ce n'est pas à la mode ! - qu'être humain , c'est être une conscience , cad être libre et surtout être éduqué en vue de cette liberté mais la société martiniquaise est si fossilisée que l'éducation des békés et des non-békés risque bien de perpétuer la bêtise jusqu'à l'implosion finale !
PS explosif : les éducateurs venus de métropole font prendre parfois conscience de certaines aberrations , comme par exemple de s'appeler par la couleur de sa peau dans la cour de l'école sans que cela ne choque personne sauf le prof , justement ! (témoignage vécu)
IMAGE DU JOUR
SAINT BENOIT ET LES PRESERVATIFS
SAINT BENOIT ET LES PRESERVATIFS
Rédigé le 2009-04-03 12:36:00, par Camille CHAUVET
Un Pape peut-il parler de préservatif puisqu'il est supposé de n'avoir jamais koké ? Pourtant c'est ce qui arrive, et avec ou sans chapo... il préfère sans chapo, et voilà nos journalistes contre notre Saint-Benoît.
Nous replaçons sa déclaration dans son contexte et que Dieu garde notre Saint-Père.

La Presse avait titré : «
Le Pape est contre la diffusion du préservatif. »
Quelle pitié de voir une partie du Clergé réagir et abonder dans le sens de la Presse-à-sensation sans étudier à fond l’information.
Lisez plutôt !
Voici la question du journaliste et la réponse de Benoît XVI, dans son contexte.
Question -
Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités.
Je pense à la Communauté de Sant Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades...
Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains ne s'entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs: au contraire, le risque est d'augmenter le problème.
La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité,c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent.
Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve.
Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Église, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font;
Pas besoin d'explication de texte, mais simplement de la bonne foi.
Qu'on se le dise.
Posté par Yoyotte, le 2009-04-05 23:31:00
Salut les combattants de l'impossible !
"Un Pape peut-il parler de préservatif puisqu'il est supposé de n'avoir jamais koké ?" Tout à fait d'accord. Cependant, il paraîtrait que - et d'après les chuchotements - ça s'enfilent grave au Vatican, mais dans ce cas pas besoin de préservatif puisque c'est recto-verso...
Ai-je dis un blasphème moi qui voulait être curé ?...
ECONOMIE
MAUVAISE PIOCHE POUR LES MONPLAISIR
MAUVAISE PIOCHE POUR LES MONPLAISIR
Rédigé le 2009-04-02 04:57:00, par Victor HAUTEVILLE
Dans le jeu de poker de nos hommes d’affaires martiniquais le moins que l’on puisse dire c’est que le groupe MONPLAISIR a fait de mauvaises pioches !

Un. La défaite surprise de YAN à Saint Joseph et non moins attendue sur la circonscription face au redoutable patron du PS.
Deux. L’incendie à METAL DOM ou l’associé discret ARCOL a pris la décision qui a permis d’éviter le pire, en proposant de creuser une tranchée pour éviter que le feu ne se propage au reste du bâtiment.
Trois. L’hôtel LA BATELIERE lors de sa reprise par ce groupe était déjà moribond ! De gros travaux étaient à faire, une occupation très basse à cause d’une puissance commerciale trop faible a précipité le multi récidiviste malade vers un redressement judiciaire annoncé.
Quatre. Le groupe SENN qui a perdu le contrat d’une partie de la CACEM va vite se retrouver avec un encadrement surdimensionné et devra très probablement faire un plan social.
Cinq. ATV convaincu par Fabrice JEAN JEAN actuel directeur de la télévision et sans doute du très influent Guy FLANDRINA qui se retrouvait sans boulot depuis la défaite de Saint joseph le groupe a failli faire l’affaire du siècle. En effet si la nouvelle réglementation relative à l’arrêt de la pub sur RFO avait trouvé son application comme annoncé par SARKO les copains pétaient la banque !
Six Le contrat de gestion avec le Club Med est fini dans une année et les comptes ne sont pas à l'équilibre.
Et puis la grève du 5 février 2009 alors est ce la goutte d’eau qui va faire débordé le coui .
Pour l’heure c’est l’instant des grandes stratégies. Avantage du groupe une bonne cohésion familiale et positionnement de Ralph sur la cote NORCA. De plus le moment est favorable le Conseil Régional l’Etat, la sécu, les impôts aident tout azimut tout le monde il faut éviter le pire !
Ce groupe a déjà vu d’autres, rappelez vous c’était au plus bas que papa Césaire avait sauvé la petite structure de l’époque il y a 20 ans en confiant à la SEEN le marché du ramassage des ordures de la ville de Fort de France.
Par contre dans le cadre de la restructuration attendons-nous à un prochain grand nettoyage, sans doute des chômeurs à tous les étages. Parfois une bonne cure d’amaigrissement peu faire du bien à une forte croissance, mal maitrisée.
Posté par VIDAL, le 2011-03-05 16:36:00
Nouveaux commentaires sur le groupe MONPLAISIR
Posté par suréna guillaume, le 2011-03-10 10:49:00
j'ai envoyé une lettre ouverte,à votre directeur Chauvet , contre les actions de Ralph Monplaisir à Case Pilote,
Je voudrais savoir pourquoi vous ne la publiez pas.
Y a t'il des défenseurs de Ralph parmi vous? Les intérets privés sont ils au dessus de l'intéret général?
Guillaume Suréna
Posté par profane des iles, le 2011-03-12 08:23:00
A guillaume...
.....tu as déjà vu un frère dénoncer les embrouilles dun autre frère ?????
TU OUBLIE LE PACTUS DIABOLICUM.......celui qui fait que tout nos responsables locaux se font gentiment chanter les uns ,les autres comme au plus haut niveau de l etat (les affaires actuelles en attestent)...chacun aillant sur l autre des dossiers tordus de detournement, d enrichissement, de prébendé ou de combines faites sur argent public.....A DISPOSITION DES JUGES D INSTRUCTIONS instrumentalisés a souhait....
Voyons combien de temps ,le peuple maintenant très averties , tolèrera enore ces pratiques maffieuses et ruineuses de notre île... dignes de cosa nostrat et de l italie berlusconiene...
Au fait le frère "la cravate" manciny , où a t il été hébergé...pour eviter la chambrée du mechant béké despointe...?????
la véritée est cruelle et sur la table maintenant
POLITIQUE
LA PAROLE DE CHABIN VAUT DE L'OR
LA PAROLE DE CHABIN VAUT DE L'OR
Rédigé le 2009-04-02 03:33:00, par Victor HAUTEVILLE
Ki di ki fet!
IMAGE DU JOUR
PENSEZ VOUS VRAIMENT QU'UN BEKE POURRAIT AVOIR ECRIT CELA ?
PENSEZ VOUS VRAIMENT QU'UN BEKE POURRAIT AVOIR ECRIT CELA ?
Rédigé le 2009-04-02 02:46:00, par FB
Au mois de Mars a eu lieu une réunion-débat au Ministère de l'Outremer sur la place des békés dans la société Antillaise.
Voici l'analyse d'un jeune béké qui était dans le public.
Très intéressant et rassurant pour l'avenir... Il s'agit d'un courrier privé que l'on m'a fait suivre, j'ai donc pour des raisons de confidentialité ôté tous les noms des expéditeurs et destinataires.
a votre avis un béké a-t-il rédigé ce courrier ?
"Analyse suite à la réunion organisée par Patrick KARAM à Paris avec les Békés.Je ne vais pas vous faire un compte-rendu du « débat » (vous pourrez en lire sur Internet ou via les emails qui circulent déjà). En revanche, je vais tenter de vous donner mon avis par rapport à ce que
j’ai vécu et essayer de traduire avec des mots les émotions et les ressentis très marqués des Antillais qui étaient assis à côté de moi dans la salle. Selon moi, nous sommes depuis toujours, passés à côté du véritable problème de fond.
En effet, il y a une Profonde Souffrance des Martiniquais et la « nier » en leur disant qu’il faut « aller de l’avant » et « arrêter de regarder dans le rétroviseur » ne résoudra pas leur mal-être. Pour avancer, nous (nègres et békés) devons d’abord apprendre à accepter et à comprendre notre passé commun et douloureux.
Les noirs Antillais ont un devoir de mémoire vis-à-vis de leurs ancêtres.
Pour cela, ils demandent simplement qu’on les entende enfin (nous les békés), pour qu’ils puissent nous dire les yeux dans les yeux, d’égal à égal, et ce, sans tabou ni retenue, ce qu’ils ont sur le cœur depuis des siècles.
Il faut crever l’abcès car pour nos compatriotes, il n’y a jamais eu de « réconciliation officielle ».
Toutes ces frustrations et ces douleurs enfouies au plus profond de leur âme, avaient besoin de sortir. Or nous avons (nègres et békés) toujours refusé d’en parler par honte, par crainte de l’autre ou pire encore par bêtise.
Aujourd’hui le temps est venu de réapprendre à vivre ensemble car nos destins sont intimement liés. Qu’on le veuille ou non, nous sommes pour eux les représentants vivants des « colons esclavagistes », même s’ils sont bien conscients au fond d’eux-mêmes, que nous ne sommes pas directement responsables de cet état de fait. Nous avons le devoir de « mouiller nos chemises » et de les accompagner dans cette recherche identitaire et d’acceptation de soi.
Elle est « là » la réparation qu’ils attendent depuis toujours.
Pour faire simple (et sans caricaturer), ils ont besoin qu’on les aime (et je pèse mes mots). Ils veulent simplement pouvoir nous parler et qu’on les écoute. Ils ont également un profond besoin de reconnaissance et de respect.
Prenons l’exemple récurrent du mariage. Ce n’est pas tant le fait de se marier avec un (ou une) béké qui les intéressent. Dans le fond, c’est simplement le fait qu’on leur dise que c’est possible, que c’est envisageable. Or, au fil des années, ils nous ont « attaqués » de façon virulente pour nous faire réagir. Mais au lieu d’en profiter pour ouvrir le dialogue, nous nous sommes murés dans notre silence.
En effet, nous nous sommes complètement absentés du débat public de la Martinique (notamment sur les questions politiques et sociales) et nous nous sommes focalisés sur l’entreprenariat et l’expansion économique de l’île.
Notre attitude, perçue comme élitiste, hautaine et méprisante, a eu des effets dévastateurs sur nos relations avec la communauté Antillaise qui s’est sentie totalement rejetée et délaissée par les békés.
Exacerbée par la crise, il a été facile pour les leaders des différents collectifs (relayés par les médias complices) de détourner cette peine et ce mal-être, pour les faire se transformer petit à petit en haine, afin de nous stigmatiser et nous rendre seuls et uniques responsables de l’état catastrophique dans lequel se trouve la Martinique aujourd’hui (Chômage, échec scolaire, délinquance, racisme…).
Les antillais ont un profond sentiment d’injustice vis-à-vis des békés, fondé sur des idées reçues erronées véhiculées par les médias locaux et nationaux et surtout une réelle méconnaissance de qui nous sommes au fond. Nous devons bien évidement rétablir la vérité, mais nous devons également faire en sorte de sortir de ce dialogue de sourd en changent notre approche du problème.
En effet, nous essayons de répondre de façon pragmatique et rationnelle en avançant des chiffres et des faits, alors que le problème de fond ne l’est pas (rationnel).
Il est tout simplement de l’ordre du « ressenti » (humain, affectif, psychologique, …). Dans cette histoire, les békés ne doivent surtout pas se « victimiser » (par exemple ne pas faire de comparaisons malheureuse avec les juifs). Nous devons également descendre de notre piédestal et aller vers la population.
Aucun expert en communication de l’Elysée ne peut résoudre ce problème à notre place.
C’est un travail de très longue haleine qui sera extrêmement éprouvant, car nous devrons faire fasse à des vérités et à des rancœurs amplifiées par des métropolitains et des syndicalistes extrémistes/indépendantistes/communistes/révolutionnaires qui mettront tous en œuvre pour cette réconciliation échoue.
Soit nous nous mettons au travail tout de suite, soit nous leur donnons dès aujourd’hui les « clés du magasin et de la maison ».
PS : Après cette réunion, je sais que le combat sera rude, mais je suis sorti de là « gonflé à bloc ».
Commentaires : Béké rédacteur de ce texte ? il faudrait qu'il se fasse connaître ce JE .Par ailleurs nous sommes embarqués dans des Etats Généraux qui commencent . Attendons la Nuit de l'abolition des privilèges et la Terreur et les têtes coupées de tous les profiteurs.Les choses sérieuses vont commencer à ce moment ...
Posté par viryavan, le 2009-04-04 03:18:00
cela ne peut venir que d'un béké ils pensent que nous voulons de l'amour alors que nous voulons du respect une pense dans la ligne direct de l'un de leur patriarcale se ne sont que des enfants il pense que j'ai besoin des médias pour savoir qui ils sont il est tellement habituer a vivre dans sa resserve qu'il ne sait pas qu'une nouvel prend moins du heure pour sortir de grand rivière pour arriver a sainte Anne avant même de tomber dans les oreilles d'un journaliste et je pense que tres vite il apprendra que les extrémistes/indépendantistes/communistes/révolutionnaires en Martinique sont au service de sa caste sinon je pense qu'elle existerait plus je ne veut pas de son amour de sa compassion je veux du respect et qu'il arrêtent de mettre des bâton dans nos roue de favoriser d'autres que leurs compatriote après ils peuvent faire leurs argents et vivent ou ils le souhaitent et pour rêver qu'ils nous aident a récupérer notre pays (le notre le leur) des mains des gens qu'ils ont aider a nous spolier en leur donnant les plus gros salaires la nous auront moins l'impression qu'après nous avoir empoissonner ils veulent maintenant nous remplacer par leurs semblable qui en réalité n'attends que une occasion pour les remplacer car ils sur eux le même regards que sur nous ( ah ses iliens )
Posté par the_absolu, le 2009-04-04 08:27:00
eeeee... nous conserverons l'anonymat de l'auteur...
L'auteur s'inscrit dans la mouvance du tous ensemble, tous créoles...
Ainsi, il paraît que nous sommes tous créoles...
suivez l'astuce... et vous saurez bien au-delà des maux qu'il y a une terrible souffrance qui ne s'apaise pas juste avec des caresses de mots...
Ainsi, il paraît que dans le tous créole, il y a des loups en robe de brebis...égarées? Mais bon, sommes-nous tous des créoles moutons de panurge ou encore bouc émissaire?
Réfléchissez-vous en tous créoles?
La réponse est dans la question...car la question est la réponse de la question tout en étant question!
The_absolu
TRIBUNE LIBRE
TOUS CREOLES, NON MERCI !
TOUS CREOLES, NON MERCI !
Rédigé le 2009-03-31 19:02:00, par Camille CHAUVET
TRIBUNE LIBRE DE GUILLAUME SURENA : On peut dire que le fier d'être blanc Roger de Jaham a bel et bien couillonné son meilleur nègre domestique GDC ,et fier de son poulain, il l'annonce partout comme futur Bâtonnier.
Mais dans tout ce ba-ta-clan, Aimé Césaire conseille qu':« il n’est pas toujours bon de barboter dans le premier marigot venu… »
![]()
Dans ce pays colonial, « il y a quelque chose de pourri » aurait dit Hamlet le personnage le plus universel de la littérature mondiale de tous les temps et la figure la plus caractéristique de l’homme de l’époque moderne. En effet un crime a été commis dans ce monde, contre l’ordre du monde dis-je,
il y aura bientôt 70 ans : l’émergence de la Négritude d’Aimé Césaire.
La société créole des békés avait façonné le pays à sa convenance : ses terres étaient créoles, ses « hautes demeures » étaient créoles, ses meubles étaient créoles, ses vêtements étaient créoles, sa cuisine était créole, ses contes en tant que système de représentation de soi étaient créoles, ses mulâtres étaient créoles, ses capres et capresses aussi, ses chabins et autres « chapés » étaient créoles, ses coolies aussi et bien sûr ses nègres ne pouvaient qu’être créoles ; ses poules et autres bipèdes aussi, ses chiens et autres quadrupèdes étaient créoles, le parler de chez nous étaient créole, ses intellectuels et littérateurs dont Baudelaire dénonça le manque de profondeur dans la créativité esthétique (et ça dure…) étaient les créoles des salons parisiens.
Tout semblait aller pour le mieux dans un pays qui n’a cessé de « crier pendant des siècles… que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la nègrerie ». C’est à ce moment, le pire de tous les moments, que Césaire se leva et dit : Assez de ce scandale !
Les bonnes consciences martiniquaises furent scandalisées à juste titre, car cette voix des profondeurs menaçait l’équilibre construit par les classes moyennes entre les Békés et le peuple noir. Que n’a-t’on pas dit dès lors contre Aimé Césaire ? Il était fou a-t’on fait dire.
Effectivement, il ne pouvait qu’être fou pour oser remettre en cause « trois siècles de nuit amère conjurés contre nous ». Il était dangereux et là les Békés et les classes moyennes n’avaient pas tort devant « la houle torrentielle » qu’il annonçait : « la négraille inattendument debout ! »
Surpris par l’extraordinaire effet Césaire, les blancs créoles, qui ont de l’expérience historique à revendre, ont attendu, car ils tiennent à leur revanche. Ils savent que ce que Césaire, à l’instar de Christophe, le Roi, demande aux hommes de ce pays exige un immense effort sur soi et contre soi-même et que cette contrainte entrainera la haine contre lui. Il suffisait de persévérer et d’attendre que la petite bourgeoisie avide de reconnaissance lance la contre offensive créole.
Les enfants de cette classe moyenne ne se sont pas fait prier. Je me flatte d’avoir, dès le départ, saisi le sens de toutes leurs simagrées : être un jour ou l’autre reconnu par la classe dominante.
Il y a plus de 35 ans, au début des années 70, une partie de la petite bourgeoisie intellectuelle s’interrogea, avec la gravité de fond de gorge qu’on lui connait depuis, sur la nécessité de faire des békés une bourgeoisie nationale pour bâtir l’Etat martiniquais.
Et puisque la majorité d’entre eux vivait encore avec les réminiscences de la case en paille qui vit naitre leurs parents, les nouveaux petits bourgeois ont habillé leurs prétentions intellectuelles des oripeaux des thèses les plus éculées du fameux « marxisme-léninisme » qui n’a rien à voir avec Marx et Lénine. Mais ils avaient ouvert la voie ; c’est d’ailleurs à partir de là que certains journalistes ont commencé relativiser.
Les nègres, car c’est toujours contre les nègres que commence toute pensée dans ce pays, devraient « comprendre » les blancs créoles ; ceux-ci ne sont pas responsables du passé de leurs familles. Sauf que, eux, ils revendiquent leurs familles : portraits et albums de photos en témoignent.
Puis ces enfants de la classe moyenne, utiles au fonctionnement du système, affichant titres, diplômes et savoirs faire, se sont mis à gérer au mieux… Pour cela il devint impérieux de donner une âme à leur existence régionale et à leur identité spécifique ; le vieil assimilationnisme ayant rendu l’âme pour cause de troubles obsessionnels compulsifs : blanchir la race et chantage au largage.
Et c’est là que la politique française rejoint nos conciliabules locaux : Giscard d’Estaing décida de permettre l’étude du créole à l’université. Ce choix politique, dont peu de gens ont mesuré l’importance, ouvrit de nouvelles perspectives à la classe moyenne. Ses représentants éclairés qui ont tant ignoré et méprisé le créole de leur enfance se sont mis, dans la fièvre humide, à combler leur retard. Ils ont construit un créole spécial qui s’éloigne de plus en plus de la créativité du créole du peuple et bien sûr au nom du peuple.
Pour domestiquer cette langue, ils ont créé une écriture qui se veut la plus éloignée possible du graphisme du français. Au point extrême où il faut une loupe spécifique pour éviter la crise de tension au niveau des yeux. Résultat : cet effort est en train de faire du créole, langue vivante s’il en est, une langue morte. Toute langue vise spontanément à l’économie de ses moyens, nos linguistes spécifiques affirment la nécessité d’inverser la tendance et de rendre l’appropriation de notre langue plus complexe.
En conséquence leurs laboratoires de recherche, grassement subventionnés par l’Etat français, la Région et le Département depuis 30 ans, sont incapables de fournir un dictionnaire créole. Au mieux, nous avons des lexiques créole-français et français-créole. Comme quoi, on peut l’aménager, la dépendance vis-à-vis du français reste la dépendance.
Ensuite ce fut le tour des littérateurs d’apporter leur contribution à la lutte contre l’intransigeance de Césaire. Un manifeste nommé « Eloge de la créolité » a été édité comme on dresse un tribunal pour juger Césaire et la Négritude responsable de tous les maux du pays. Leur maître à penser le non-philosophe Edouard Glissant n’avait-il pas déclaré, dès 1975, que le cri césairien ne servait plus à rien.
Messieurs J. Bernabé, P. Chamoiseau, R. Confiant ont proclamé les richesses de ce monde créole que Césaire aurait été incapable de percevoir pour cause d’aliénation africaniste. Incapables d’assumer leur désir de meurtre du père avec toute la culpabilité que cela génère, ils ont enseveli notre Vieux Nègre dans le sarcophage de l’Anté-Créole, tout en proclamant peureusement : « nous sommes fils à tout jamais d’Aimé Césaire ».
Toute leur littérature consiste à faire le bilan de ce que les créoles ont fait dans ce pays. Ils se sont montrés livre après livre incapables de faire la critique de la notion de créole. Pour résumer : ils écrivent à la fin du XXème siècle et en ce début de XXIème siècle la littérature du XIXème siècle et du début du XXème siècle.
Et les éditeurs français soutiennent cette imposture qu’ils n’accepteraient pas d’un français. L’opacité qui nous enveloppe excite l’éternel exotisme des occidentaux.
Mais c’est dans la presse que l’entreprise pro-békée a trouvé ses meilleurs représentants. Critiquer le béké est devenu suspect.
L’hebdomadaire Antilla, qui est devenu le journal du Béké le plus riche des Antilles, s’est illustré dans la culpabilisation des nègres. Messieurs Henri Pied et l’inénarrable Pétricien, alias Tony Delsham, dans un mouvement d’identification à l’agresseur, n’ont eu de cesse de nous faire pleurer sur le triste sort réservé aux blancs créoles. Ceux-ci seraient victimes du racisme… des nègres.
C’est d’ailleurs dans le numéro 1273 du 15 au 22 novembre 2007 que je trouve le premier éloge de cette nouvelle association « Tous créoles » initiée par le béké Roger De Jaham, connu pour sa susceptibilité à quelque critique formulée sur le blanc créole. Et comme tout béké qui se respecte, il souhaite faire « découvrir l’intégralité de l’œuvre de Bissette », celui qui appela les nègres, en 1848, à oublier l’esclavage.
Dans son article monsieur Gérard Dorwling-Carter nous dresse un tableau surréaliste de cette réunion baptisée, d’ores et déjà, d’historique par des participants soucieux de leur autobiographie. Lisons-le : « Cela veut dire que publiquement –l’évènement s’est déroulé le vendredi 9 novembre à 17 heures dans les salons de l’ancien aéroport- des chabins, mulâtres, nègres, békés, chinois, descendants d’indiens de syriens et de libanais- ont apposé leur signature sur un contrat social qui prend valeur historique.
L’histoire en effet parlera de ce jour du mois de novembre où des hommes et femmes vivant sur ce bout de territoire d’accueil colonial ont décidé de renverser l’ordre du non-dit, celui qui veut que l’on mesure les qualités de l’homme à son degré de mélanine, au crépu de ses cheveux, en bref à son adéquation physico-morphologique au modèle de l’homme européen ».
Plusieurs objectifs justifient cette rencontre métissée :•« l’accès aux lieux et sites jusque là réservés ». Ah bon ! nous sommes donc bien en situation d’apartheid •« créer une « Rue morphologique » Qu’est-ce que ça veut dire ? •« mais surtout faire que les jeunes et les femmes des communautés qui se côtoient sans se connaitre réellement puissent se découvrir et très certainement créer des liens qui font une société « apaisée » ».
C’est parce que nous ne sommes donc pas apaisés que les jeunes et les femmes békés ne côtoient pas les nègres. Que de sophisme pour faire allégeance à la classe dominante !
Beaucoup d’intellectuels non békés ont fait le déplacement, titres et diplômes français en bandoulière. Bernard HAYOT, le grand béké qui a succédé aux Aubéry dans le leadership béké, était absent « trop occupé par ses affaires », nous dit-on.
Comment un tel mépris est-il encore possible ? De toutes les façons, être absent est toujours la meilleure méthode pour être au centre d’un rassemblement hétérogène.
Le Dieu monothéiste blanc n’a-t’il pas donné l’exemple ? Le savoir faire des békés avec leurs nègres et autres métis est inimitable.
Le racisme est à la base de ce projet qui veut que « nous nous rencontrions toutes « couleurs » réunies pour refonder notre communauté ». L’idée de métissage biologique qu’il y a au fond de cette pensée est une catastrophe pour notre pays. Car il est faux de croire que c’est la couleur qui divise la Martinique.
Ce sont les intérêts concrets des classes sociales qui sont à l’œuvre.
Les Békés qui forment la classe sociale la plus cohérente du pays savent que c’est d’eux que découle toute légitimité dans cette Martinique. Ils ont la conscience aigue que leur présence rassure les autres en les empêchant de s’entretuer.
Tout rassemblement devra se faire donc autour d’eux et au détriment des autres comparses.
Tous ceux qui se rassemblent autour de l’esprit créole ne sont pas (il y en a !) des chiens de garde. Il y en a qui veulent tenter l’expérience et voir où ça mène. De toutes les façons, les sacrifices ne seront pas énormes puisque l’appartenance à la France n’est pas remise en cause.
Il y a aussi ceux qui ont entrainé des générations de martiniquais dans tellement d’échecs sans remettre en cause leur soi-disant supériorité intellectuelle, qu’ils pensent qu’un échec en plus n’est pas bien grave.
Ce n’est pas la première fois que les classes moyennes recherchent les faveurs de la caste blanche dominante, mais c’est peut-être la première fois qu’elles pensent avoir des chances de faire la noce de leurs fils chez ces gens-là, dans la « haute demeure ».
Le malheur a son bon côté : la lutte finale aura finalement lieu !
Guillaume SURENA
PSYCHANALYSTE
75 rue V. Hugo97200 FORT-DE-FRANCE
0596 60 28 41
IMAGE DU JOUR
LA CDMT RESTE DANS LA RUE
LA CDMT RESTE DANS LA RUE
Rédigé le 2009-03-31 18:49:00, par Camille CHAUVET
Rédaction lenaif. La CDMT est l’un des moteurs du Collectif du 5 février (C5F) qui reste mobilisée 24/24 h, et surtout qui ne veut pas tomber dans le piège des Etats Généraux, une nasse mouillée dans les eaux troubles des colonies. Les mesures des EG de l’Outre- Mer sont arrêtées à l’avance. Un sac de nœuds qui s’ajoute à celui de l'application de l'accord sur les salaires et le paiement des jours non travaillés

Les lendemains de grève ne changent pas, ils amènent toujours le même cortège de problèmes : paiement des jours non travaillés, chômage technique, Chômage partiel, cette fois lock-out, et surtout les conditions d'application de l'accord salarial.
Lors de l'assemblée générale extraordinaire de la CDMT, les différents leaders, en l’occurrence Roger Lanoix, Philippe Pierre-Charles, Alberic Marcelin, et de leur avocat Maître Raphaël Constant ont tenté d'expliquer aux salariés présents, et notamment aux délégués du personnel, comment gérer les obstacles qui se mettent en place au sein de leur entreprise pour empêcher la mise en place des acquis après négociations.
Une des commissions , pour ne pas dire la plus importante, la commission Emploi ,elle est encore au parking et les décideurs ne prennent pas en compte les propositions du Collectif du 5 février.
Les mesures sont là, mais rien ne semble être acté par exemple pour l’Education Nationale, Philippe Pierre Charles déclare que «
La question du blocage et des suppressions de postes dans l'Education nationale sont toujours à l'ordre du jour », dans le secteur de l’agriculture, Roger Lanoix souligne que «
certains chefs d'entreprises ne se sont pas présentés la semaine dernière à la préfecture ».
Pour maintenir le Pouvoir de Rue, de la mobilisation du Peuple aux Etats généraux, « la CDMT a proposé au Collectif du 5 février de mettre en place une « Convention », et de ne pas participer aux Etats généraux.
Une proposition comme une autre qui ne semble pas pour l'immédiat faire l'unanimité.
Le Collectif n'a pas pour l'instant annoncé une position arrêtée et ferme sur ces Etats-généraux où tout est déjà réglé. Les békés et leurs nègres domestiques ont rencontré récemment à Paris des membres du gouvernement, et surtout la Dame Penchard de l'Elysé,la fille de Lichaux-Chevry qui est en fait la vraie patronne de l'Outre-Mer et maman fait le ménage sur le terrain.
Les békés,pour leur part, ont remis un document dans lequel, ils mettent en avant la question des zones franches , le retour d'une défiscalisation sur dossier , une baisse de l'octroi de mer sur tous les produits et aussi une ferme opposition au passage du Port et de l'Aéroport à la Collectivité Régionale.
Comme quoi nous sommes bien dans un système 1789 imaginaire où l’on brûle des étapes sans trop savoir où l’on va, et dans tout cela les 220 000 manifestants des 38 jours Rouge pour la victoire , vont sans doute avoir des idées noires, et se poser des questions.
IMAGE DU JOUR
LA GUADELOUPE VA-T-ELLE REPRENDRE LA RUE ?
LA GUADELOUPE VA-T-ELLE REPRENDRE LA RUE ?
Rédigé le 2009-03-31 15:31:00, par Emeline SAUVEUR
TEXTE ALINE FORTUNE. L’arrogance venue du froid par la garce du Médef Laurence Parisot , ajoutée à la provocation du patron des patrons guadeloupéens qui recherche l’épreuve de force sont les signes évidents d’un durcissement du conflit social en Guadeloupe, avec des répercussions en Martinique, car les mêmes causes vont provoquer les mêmes effets. Au départ cette fois l’installation de pompes à essence automatiques…et l’organisation des Etats-Généraux

Le Groupe Total contrôle tout ce qui bouge dans le secteur pétrolier en France, et bien évidemment dans les dépendances de la France. C’est donc sans surprise que le pré-rapport qui vient de sortir sur le carburant révèle une chose : il aurait été dicté par le groupe Total.
Liyannaj kont pwòfitasyon ne pouvait pas, ne pas savoir.
LE RAPPORT BOLLIET
Le dit rapport Bolliet ou prérapport préconise l'installation de pompes à essence automatiques et menace l’emploi des travailleurs sur piste.
Ce rapport Bolliet fait l'observation suivante : la marge des distributeurs en janvier 2009 est de 10,8 centimes en métropole et 19,1 en Guyane, 15 en Martinique, 18,8 en Guadeloupe et 21 à la Réunion. Des différences qui s'expliquent par le nombre d'employés (1350 employés à la Réunion, 1 000 en Guadeloupe et en Martinique, 270 employés en Guyane).
Le coût de ces emplois représente environ 8 centimes au litre en Guadeloupe, 4,4 centimes au litre en Martinique, 5 centimes au litre en Guyane et à la Réunion.
En conclusion, les rapporteurs préconisent la libéralisation des prix à la distribution pour favoriser la concurrence par les prix avec une automatisation des pompes .En Martinique les pistards commencent à se mobiliser.
Il faut dire que ce secteur a bien compris, ces derniers jours, tant en Martinique qu’en Guadeloupe l’importance de sa force de frappe quand il s’agit de paralyser l’organisation sociale.
Pour Elie Domota «
On veut tuer la profession de pompiste en Guadeloupe et mettre des centaines de personnes au chômage et fermer un certain nombre de stations-service. C'est ce que veut Total depuis longtemps. La conclusion de l'Etat est bien celle du pétrolier. Nous nous y attendions et c'est pour cela que dans les semaines à venir, nous serons obligés de redescendre dans la rue si le rapport final suit cette tendance. Nous n'avons pas le choix. »,et il poursuit, en dénonçant en substance le chantage à l'emploi organisé par le Medef qui a torpillé les négociations et ce même Medef qui pleurniche aujourd'hui que ces semaines de conflit ont cassé la trésorerie des entreprises.
Les casseurs qui pleurent ...
Dans ce contexte de crise ,le gouvernement français, montre bien qu’il est le vrai maître de l’habitation en ne faisant qu'à sa vision de la chose coloniale. C’est du n’importe quoi comme le souligne Elie Domota. Aucune des attentes de la mobilisation sociale n’est prise en compte. Un jeu de contraire est mis en place.
Un jeu de contrairesLe LKP souligne la question des abus sur les coûts, en face les pétroliers annoncent la mise en place de pompes automatiques.
Le LKP pose le problème de la discrimination raciale, du racisme qu'il y a contre les Guadeloupéens en Guadeloupe, l’Etat parle de dialogue social.
Le LKP pose le problème des prix exorbitants et des escroqueries dans le calcul de certains prix, l’Etat répond que l'on va faire des réunions...
Le LKP parle du problème de la domination d'une communauté sur toute la Guadeloupe, sur celui de notre place dans ce pays, l’Etat nous parle d'évolution statutaire.
Et dans ce jeu des contraires le porte parole du LKP, déclare que l’Etat français « n
e répond pas du tout aux aspirations des Guadeloupéens. C'est pour cela que l'on veut savoir quel sera le contenu de ces états généraux, avant de se prononcer sur notre participation. ».
Pour Elie Domota : « I
l ne s'agit pas d'aller s'asseoir autour d'une table sans savoir de quoi on va parler. C'est cette manie d'organiser n'importe comment les choses ici en Guadeloupe et de voir débarquer les gens avec leur théorie qui nous agace. Nous voulons simplement savoir de quoi il s'agit. Nous attendons des réponses précises, pour connaître le contenu de ces états généraux. A quoi servent-ils ? Qui sera auditionné ? Pour quoi faire et pendant combien de temps ? Ce qui est curieux dans ce pays, c'est que tout le monde s'apprête à s'asseoir autour d'une table sans aucune information claire ».
En Guadeloupe, le jeu social semble se durcir progressivement,et ce ne sont pas les déclarations de Willy Angèle qui apaiseront.
Willy Angèle allumeur de mèchesLe patron des patrons du Medef en Guadeloupe le dénommé Willy Angèle, sans vergogne déclare : «
Le temps est à la reconstruction de manière apaisée, nous devons nous mettre à construire les choses concrètement, et cela dans une certaine sérénité et non dans un éventuel blocage de la société. J'aurais du mal à comprendre que l'on reparte dans une mobilisation générale. Dans une société démocratique, les gens peuvent avoir des opinions différentes. Un pré-rapport n'est pas une décision. Maintenant, le temps est à la reconstruction de manière apaisée et non de manière émotionnelle. Il faut arrêter de raisonner sur des peurs, des présupposés, des rumeurs. Il faut regarder les choses de manière objective, méthodique. Nous avons toujours dit que la filière carburant doit être analysée avec beaucoup de précautions parce qu'il faut l'optimiser sérieusement, par- ce qu'il ne faut pas oublier que derrière cette filière, il y a des emplois. … ».
Mais dans le même temps le Willy fait le contraire, et reste sous les ordres de la garce Parisot.
En face le point de vue de Jocelyn Pinard de L’UTPP-UGTG (UNION DES TRANSPORTEURS DE PRODUITS PETROLIERS) sur le rapport Bolliet annonce la couleur : «
Un véritable torchon, ceux qui l'ont rédigé n'ont pas fait le travail qu'ils devaient faire. Ils ont privilégié les compagnies sur ce document, alors qu'il devait éclaircir tous les dysfonctionnements qu'il y a au niveau du prix de l'essence. Actuellement, en France, on veut remettre des pompistes dans les stations, alors qu'ici ce rapport préconise d'automatiser les pompes. S'il n'y a plus de travail pour eux, que va-t-on faire de ces pompistes ? Ce n'est pas par rapport à ces employés que l'essence est à ce prix. Sur la marge des gérants, qui est de 12 centimes, seuls 3 ou 4 centimes servent à payer les pompistes. »
La Guadeloupe n’est donc pas à la case départ, mais s’il y avait un retour dans la rue en Guadeloupe, la Martinique n’échapperait pas à une remobilisation , car les patrons en Martinique ne semblent pas comprendre l’intérêt qu’il y a, à appliquer les accords de sortie de conflit, surtout de les respecter.
Les tricots sont prêts ...
Posté par Daniella, le 2009-04-04 20:36:00
C'est à partir de la même arrogance que les générations antillaises d'aujourd'hui ont pris conscience de la pratique abusive de beaucoup qui font fortune en Guadeloupe et là, je comprends, alors, le porte-parole du LKP qui dit : ""Il ne s'agit pas d'aller s'asseoir autour d'une table sans savoir de quoi on va parler. C'est cette manie d'organiser n'importe comment les choses ici en Guadeloupe et de voir débarquer les gens avec leur théorie qui nous agace...""
Et l'arrogance se porte toujours bien en écoutant le porte-parole des gros patrons, ici, en Gwada : ""Nous avons toujours dit que la filière carburant doit être analysée avec beaucoup de précautions parce qu'il faut l'optimiser sérieusement, par- ce qu'il ne faut pas oublier que derrière cette filière, il y a des emplois. …"".
La profitasyion n'a pas fini de faire son chemin... Mé nou ka kimbé an lo!
POLITIQUE
LAURENCE PARISOT EN GARCE DE SERVICE
LAURENCE PARISOT EN GARCE DE SERVICE
Rédigé le 2009-03-30 17:45:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet. Le ballet des politiques qui se met en place veut préparer un passage, du Président de la République française d'origine hongroise, en terre coloniale, sans problème. Mais la patronne du MEDEF, Laurence Parisot se déguise en vache pour lui savonner son passage.

Dans le Larousse, une salope est une garce, mais la garce est une fille méchante. C’est donc en tenue de garce que la patronne du MEDEF rejette l’accord Bino… Comme une enragée Laurence Parisot a annoncé, hier dimanche, lors du grand jury RTL- LCI- Le figaro, que «
les patrons guadeloupéens ne signeront pas l'accord Bino Nous ne pouvons pas accepter qu'un accord qui laisse entendre que l'économie guadeloupéenne est encore une économie d'esclavage puisse être cautionné, y compris cautionné par l'Etat ».La « jolie fleur » est une belle chanson de Georges Brassens.
Le refrain fait une description parfaite de la patronne du Medef .
La Laurence Parisot est finalement :
Cette jolie fleur dans une peau d'vache,
Cette jolie vache déguisée en fleur, qui fait la belle et qui refuse de signer l’accord Bino .
Le ciel ne l’a pas pourvue des mille appas qui vous font prendre feu dès qu'on y touche.
C’est vrai, aussi comme le disait aussi Georges Brassens de cette fleur, Laurence n'a pas de tête, elle n'a pas l'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre, mais pour signer l'accord Bino comme pour koké on ne lui demande pas d'avoir inventé la poudre.
Tôt ou tard elle doit signer.
Le LKP va peut-être lui pardonner d’avoir voulu mettre la Guadeloupe à feu et à sang pour qu'il ne puisse plus servir à personne.
Si lors d'une interview télévisée, Elie Domota demandait aux patrons de signer l'accord Bino ou alors de quitter la Guadeloupe... C’est bien Nicolas Sarkozy qui a dit haut et fort «
Ou tu aimes la France ou tu l’a quittes. » Ajoutons à cela que c’est le secrétaire d’Etat aux colonies Yves de la Jégoterie,lui même, qui a dénoncé l’économie de Comptoir qui sévit aux isles de l’Amérique.
Le bras de fer est donc lancé.
Posté par Yoyotte, le 2009-04-01 17:36:00
Bonjour mon île,
La seule information que je me permettrais d'apporter à cet excellent article est que la mère tatzy question koké ne sait nullement ce que c'est. Paraît-il, même, selon ce qui se dit dans les chaumières de France et de Navarre, elle dormirait avec l'index dedans pour empêcher que ça se cicatrise... Normal, pas très fufute la chef des chefs !
Posté par Yoyotte, le 2009-04-02 13:19:00
Bonjour tou(te)s,
Une « copine » m’a très justement suggéré d’aller mollo d’une manière générale vis-à-vis de celle qu’on a coutume d’appeler notre « moitié. » Même si certaines sont des garces comme l’autre qui dit niet à tout, elles méritent néanmoins le respect… comme nos « amours… »
N'est-ce-pas ?...
Evidemment, loin de moi de shocking toutes celles qui nous portent et nous supportent mais force est de constater que Laurence Parisot et Michèle Alliot-Marie sont vraiment deux « particulières » dans leur domaine…
Cé pa di jantimen ça ?...
IMAGE DU JOUR
PAS BON POUR L’IMAGE DES BEKES
PAS BON POUR L’IMAGE DES BEKES
Rédigé le 2009-03-30 11:36:00, par Victor HAUTEVILLE
Ecœuré par le discours pousse à l'indépendance du Figaro, ou surpris par certains textes de l'élite journalistique parisienne de droite et de gauche, l’actualité française donne un relief particulier à la réalité Antillaise.
Le Patron du MEDEF martiniquais reconnaissait dans l’émission d’ATV que les békés devaient prendre leur part de responsabilité dans la résolution de la crise sociale aux Antilles et s’occuper un peu moins exclusivement de leurs usines.
Une chose est claire ils devront aux Antilles Guyane en France réhabiliter leur image avant de mener toutes actions.
Békés, racistes

ou pas raciste, monopole ou pas monopole, pwofiteur ou pas pwofiteur plus rien ne pourra être comme avant pour les békés.
Notre seule interrogation est de savoir dans un monde qui change où l'on parle de gouvernance mondiale au moment d’une affirmation la NED ATTITUDE si ses derniers vestiges de la colonisation seront capables de changer dans leurs têtes le logiciel clanique qui les empêches de comprendre leur propre pays.
L’humanité n’a « pas joué avec eux »morceaux choisis en cliquant ici
IMAGE DU JOUR
PLAN CORAIL
PLAN CORAIL
Rédigé le 2009-03-30 04:35:00, par Victor HAUTEVILLE
cliquez dans le document joint
Posté par Daniel MARIE-SAINTE, le 2009-03-30 17:10:00
Le hic, c'est que ni Mr JEGO, ni ses collaborateurs, n'ont contacté le président de Martinique Initiative que je suis. Résultat: le prêt à taux zéro servi parMartinique Initiative, annoncé dans le plan CO.RAIL, n'est j,usqu'à aujourd'hui, qu'une illusion ! DMS
Posté par sabrina, le 2009-10-19 09:44:00
Le PLAN CORAIL n'est qu'un rêve non réalisabel pour les TPE de la Martinique. En effet jusqu'à ce jour je ne voit aucun accord signé, aucun plan exécuté : c'est une illusion!
C'est bien domage, cela aiderait une bonne partie des TPE ( seulement ceux qui possède la fiche de salaire de 2008 ^^ ce qui est bien rare)
Je voudrais faire circuler une pétition signé de tous pour démontrer le besoin criant du plan corail mis en place en Martinique.
Si quelqu'un voudrais y participer, envoyez un message sur ce site, j'irai régulièrement.
Merci
IMAGE DU JOUR
SORTIR DE L'ECONOMISME
SORTIR DE L'ECONOMISME
Rédigé le 2009-03-30 04:16:00, par
Pour survivre ou durer, il est donc urgent d'organiser la
décroissance. Quand on est à Rome et que l'on doit se rendre par le train à Turin, si on s'est embarqué par erreur dans la direction de Naples, il ne suffit pas de ralentir la locomotive, de freiner ou même de stopper, il faut descendre et prendre un autre train dans la direction opposée. Pour sauver la planète et assurer un futur acceptable à nos enfants, il ne faut pas seulement modérer les tendances actuelles, il faut carrément sortir du développement et de l'économicisme comme il faut sortir de l'agriculture productiviste qui en est partie intégrante pour en finir avec les vaches folles et les aberrations transgéniques.
Sortir de l'économicismeLa décroissance devrait être organisée non seulement pour préserver l'environnement mais aussi pour restaurer le minimum de justice sociale sans lequel la planète est condamnée à l'explosion. Survie sociale et survie biologique paraissent ainsi étroitement liées. Les limites du «capital» nature ne posent pas seulement un problème d'équité intergénérationnelle dans le partage des parts disponibles, mais un problème d'équité entre les membres actuellement vivants de l'humanité.
La décroissance ne signifie pas nécessairement un immobilisme conservateur. L'évolution et la croissance lente des sociétés anciennes s'intégraient dans une reproduction élargie bien tempérée, toujours adaptée aux contraintes naturelles. «C'est parce que la société vernaculaire a adapté son mode de vie à son environnement, conclut Edouard Goldsmith, qu'elle est durable, et parce que la société industrielle s'est au contraire efforcée d'adapter son environnement à son mode de vie qu'elle ne peut espérer survivre» (22).
Aménager la décroissance signifie, en d'autres termes renoncer à l'imaginaire économique c'est-à-dire à la croyance que plus égale mieux. Le bien et le bonheur peuvent s'accomplir à moindres frais. La plupart des sagesses considèrent que le bonheur se réalise dans la satisfaction d'un nombre
judicieusement limité de besoins.
Redécouvrir la vraie richesse dans l'épanouissement de relations sociales conviviales dans un monde sain peut se réaliser avec sérénité dans la frugalité, la sobriété voire une certaine austérité dans la consommation matérielle.
«Une personne heureuse, note Hervé Martin, ne consomme pas d'antidépresseurs, ne consulte pas de psychiatres, ne tente pas de se suicider, ne casse pas les vitrines des magasins, n'achète pas à longueur de journées des objets aussi coûteux qu'inutiles, bref, ne participe que très faiblement
à l'activité économique de la société» (23). Une décroissance voulue et bien pensée n'impose aucune limitation dans la dépense des sentiments et la production d'une vie festive, voire dionysiaque.
On peut conclure avec Kate Soper : «Ceux qui plaident pour une consommation moins matérialiste sont souvent présentés comme des ascètes puritains qui cherchent à donner une orientation plus spirituelle aux besoins et aux plaisirs. Mais cette vision est à différents égards trompeuse. On pourrait dire que la consommation moderne ne s'intéresse pas suffisamment aux plaisirs de la chair, n'est pas assez concernée par l'expérience sensorielle, est trop obsédée par toute une série de produits qui filtrent les gratifications sensorielles et érotiques et nous en éloignent.
Une bonne partie des biens qui sont considérés comme essentiels pour un niveau de vie élevé sont plus anesthésiants que favorables à l'expérience sensuelle, plus avares que généreux en matière de convivialité, de relations de bon voisinage, de vie non stressée, de silence, d'odeur et de beauté...
Une consommation écologique n'impliquerait ni une réduction du niveau de vie, ni une conversion de
masse vers l'extra-mondanité, mais bien plutôt une conception différente
du niveau de vie lui-même» (24).
*Serge Latouche*
(1) Cité par Mauro Bonaïuti. La teoria bioeconomica. La «nuova economia»
di Nicholas Georgescu Roegen, Carocci, Rome 2001, p. 53.
(2) J. Pezzey, Economic analysis of sustainable growth and sustainable
development, World Bank, Environment Department, Working Paper n° 15, 1989.
(3) Christian Comeliau, Développement du développement durable, ou
blocages conceptuels ? Tiers-Monde, N° 137, Janvier-mars 1994, pp. 62-63.
(4) Cité par Jean Marie Harribey, L'économie économe, L'harmattan, Paris
1997.
(5) Carla Ravaioli, «Lettera aperta agli economisti. Crescita e crisi
ecologica». Manifesto libri 2001, P. 20.
(6) Green magazine, mai 1991. Cet exemple comme les précédents est tiré
de Hervé Kempf, L'économie à l'épreuve de l'écologie. Hatier, col.
enjeux, Paris 1991, pp. 24/25.
(7) Carla Ravaioli, op.cit. p. 30.
(8) Changer de cap, Dunod, l992, p. ll.
(9) Carla Ravaioli, op. cit. p. 32.
(10) Gérard de Bernis, Développement durable et accumulation,
Tiers-Monde, n° l37, p. 96.
(11) Mesarovic et Pestel, Strategie per sopravvivere, Mondadori, Milano
1974.
(12) Une augmentation du revenu (au sens hicksien) sans atteinte au
capital naturel permettrait d'affirmer qu'une croissance soutenable est
une contradiction dans les termes, pas un développement durable. Voir
Gianfranco Bologna et alii, «Italia capace di futuro» WWF-EMI, Bologne
2001, pp. 32 et ss.
(13) NGR 1989 p. 14, cité Bonaïuti, p. 54.
(14) En dépit de la coquetterie que l'on se donne de contester la
sagesse des «bons sauvages», celle-ci se fonde tout simplement sur
l'expérience. Les «bons sauvages» qui n'ont pas respecté leur écosystème
ont disparu au cours des siècles...
(15) Cette observation de Castoriadis rejoint la sagesse millénaire
évoquée déjà par Ciceron dans le «de senectute». Le modèle du
«développement durable» mettant en õuvre le principe de responsabilité
est donné par un vers cité par Caton : «Il va planter un arbre au profit
d'un autre âge». Il le commente ainsi : «De fait, l'agriculteur, si
vieux soit-il, à qui l'on demande pour qui il plante, n'hésite pas à
répondre : «Pour les dieux immortels, qui veulent que, sans me contenter
de recevoir ces biens de mes ancêtres, je les transmette aussi à mes
descendants». Cicéron, Caton l'ancien (de la vieillesse), VII-24, Les
belles lettres, Paris 1996, p. 96.
(16) Bonaïuti Mauro, La «nuova economia» di Nicholas Georgescu-Roegen.
ed. Carocci, Roma 2001, pp. 109 et 141.
(17) Ibidem. p. 140.
(18) Op. cit. p. 63.
(19) Marie-Dominique Perrot, Mondialiser le non sens, L'Age d'homme,
Lausanne, 2001, p. 23.
(20) On trouvera une bibliographie exhaustive des rapports et livres
parus sur le sujet depuis le fameux rapport du Club de Rome, dans Andrea
Masullo, «Il pianeta di tutti. Vivere nei limiti perchè la terra abbia
un futuro». EMI, Bologne, 1998.
(21) Sous la direction de Gianfranco Bologna, Italia capace di futuro.
WWF-EMI, Bologne, 2001, pp. 86-88.
(22) E. Goldsmith, Le défi du XXIe siècle, Le rocher, l994, p.330.
(23) Hervé René Martin, La mondialisation racontée à ceux qui la
subissent, Climats, 1999. p. 15.
IMAGE DU JOUR
LA CROISSANCE ZERO NE SUFFIT PAS
LA CROISSANCE ZERO NE SUFFIT PAS
Rédigé le 2009-03-30 04:10:00, par
En fait, les caractères durable ou soutenable renvoient non au développement «réellement existant» mais à la reproduction. La reproduction durable a régné sur la planète en gros jusqu'au 18e siècle
; il est encore possible de trouver chez les vieillards du tiers-monde des «experts» en reproduction durable.
![]()
Les artisans et les paysans qui ont conservé une large part de l'héritage des manières ancestrales de faire et de penser vivent le plus souvent en harmonie avec leur environnement ; ce ne sont pas des prédateurs de la nature (14). Au 17e siècle encore, en édictant ses édits sur les forêts, en réglementant les coupes pour assurer la reconstitution des bois, en plantant des chênes que nous admirons toujours pour fournir des mâts de vaisseaux 300 ans plus tard, Colbert se montre un expert en «sustainability». Ce faisant, ces mesures vont à l'encontre de la logique marchande.
Voilà, dira-t-on, du développement durable ; mais alors, il faut le dire de tous ces paysans qui plantaient de nouveaux oliviers et de nouveaux figuiers dont ils ne verraient jamais les fruits, mais en pensant aux générations suivantes, et cela, sans y être tenu par aucun règlement, tout simplement parce que leurs parents, leurs grands-parents et tous ceux qui les avaient précédés avaient fait de même (15).
Désormais, même la reproduction durable n'est plus possible. Il faut toute la foi des économistes orthodoxes pour penser que la science de l'avenir résoudra tous les problèmes et que la substituabilité illimitée de la nature par l'artifice est possible. Peut-on vraiment, comme se le demande Mauro Bonaïuti, obtenir le même nombre de pizzas en diminuant toujours la quantité de farine et en augmentant le nombre de fours ou de cuisiniers ?
Et même si on peut espérer capter de nouvelles énergies, serait-il raisonnable de construire des «gratte-ciel sans escaliers ni ascenseurs sur la base de la seule espérance qu'un jour nous triompherons de la loi de la gravité ? » (16). Contrairement à l'écologisme réformiste d'un
Hermann Daly ou d'un René Passet, l'état stationnaire lui-même et la croissance zéro ne sont ni possibles, (ni souhaitables..). «Nous pouvons recycler les monnaies métalliques usées, mais non les molécules de cuivre dissipées par l'usage» (17).
Ce phénomène que Nicholas Georgescu-Roegen a baptisé la «quatrième loi de la thermodynamique», est peut-être discutable en théorie pure, mais pas du point de vue de l'économie concrète. De l'impossibilité qui s'ensuit d'une croissance illimitée ne résulte pas, selon lui, un programme de croissance nulle, mais celui d'une décroissance nécessaire. «Nous ne pouvons, écrit-il, produire des réfrigérateurs, des automobiles ou des avions à réaction «meilleurs et plus grands» sans produire aussi des déchets «meilleurs et plus grands» (18). Bref, le processus économique est de nature entropique.
«Le monde est fini, note Marie-Dominique Perrot, et le traiter, à travers la sacralisation de la croissance, comme indéfiniment exploitable, c'est le condamner à disparaître; on ne peut en effet à la
fois invoquer la croissance illimitée et accélérée pour tous et demander à ce que l'on se soucie des générations futures. L'appel à la croissance et la lutte contre la pauvreté sont littéralement parlant des formules magiques tout autant qu'elles sont des mots d'ordre et des mots de passe (partout).
C'est l'idée magique du gâteau dont il suffit d'augmenter la taille pour nourrir tout le monde, et qui rend «innommable» la question de la possible réduction des parts de certains» (19).
Notre surcroissance économique dépasse déjà largement la capacité de charge de la terre. Si tous les citoyens du monde consommaient comme les Américains moyens les limites physiques de la planète seraient largement dépassées (20). Si l'on prend comme indice du «poids» environnemental de notre mode de vie «l'empreinte» écologique de celui-ci en superficie terrestre nécessaire on obtient des résultats insoutenables tant du point de vue de l'équité dans les droits de tirage sur la nature que du point de vue de la capacité de régénération de la biosphère.
En prenant en comptes, les besoins de matériaux et d'énergie, ceux nécessaires pour absorber déchets et rejets de la production et de la consommation et en y ajoutant l'impact de l'habitat et des infrastructures nécessaires, les chercheurs travaillant pour le World Wide Fund (WWF) ont calculé que
l'espace bioproductif par tête de l'humanité était de 1,8 hectare. Un citoyen des Etats-Unis consomme en moyenne 9,6 hectares, un Canadien 7,2, un Européen moyen 4,5. On est donc très loin de l'égalité
planétaire et plus encore d'un mode de civilisation durable qui nécessiterait de se limiter à 1,4 hectare, en admettant que la population actuelle reste stable (21). *Serge Latouche*
ECONOMIE
A BAS LE DEVELOPPEMENT DURABLE ! VIVE LA DECROISSANCE CONVIVIALE
A BAS LE DEVELOPPEMENT DURABLE ! VIVE LA DECROISSANCE CONVIVIALE
Rédigé le 2009-03-30 03:16:00, par Camille CHAUVET
SOURCE LESARDABY .«Il n'y a pas le moindre doute que le développement durable est l'un des concepts les plus nuisibles». Nicholas Georgescu-Roegen, (correspondance avec J. Berry, 1991) (1).
Ajoutons qu'il s'agit d'une nuisibilté tenace.En tout cas,la parole circule .

On appelle oxymore (ou antinomie) une figure de rhétorique consistant à juxtaposer deux mots contradictoires, comme «l'obscure clarté», chère à Victor Hugo, «qui tombe des étoiles...».
Ce procédé inventé par les poètes pour exprimer l'inexprimable est de plus en plus utilisé par les
technocrates pour faire croire à l'impossible. Ainsi, une guerre propre, une mondialisation à visage humain, une économie solidaire ou saine, etc. Le développement durable est une telle antinomie.
En 1989, déjà, John Pessey de la Banque mondiale recensait 37 acceptions différentes du concept de «sustainable development» (2). Le seul Rapport Bruntland (World commission 1987) en contiendrait six différentes. François Hatem, qui à la même époque en répertoriait 60, propose de
classer les théories principales actuellement disponibles sur le développement durable en deux catégories, «écocentrées» et «anthropocentrées», suivant qu'elles se donnent pour objectif essentiel
la protection de la vie en général (et donc de tous les êtres vivants, tout au moins de ceux qui ne sont pas encore condamnés) ou le bien-être
de l'homme (3).
Développement durable ou comment faire durer le développementIl y a donc une divergence apparente sur la signification du soutenable/durable. Pour les uns, le développement soutenable/durable, c'est un développement respectueux de l'environnement. L'accent est alors mis sur la préservation des écosystèmes. Le développement signifie dans ce cas, bien-être et qualité de vie satisfaisants, et on ne s'interroge pas trop sur la compatibilité des deux objectifs, développement et environnement. Cette attitude est assez bien représentée chez les militants associatifs et chez les intellectuels humanistes. La prise en compte des grands équilibres écologiques, doit aller jusqu'à la remise en cause de certains aspects de notre modèle
économique de croissance, voire même de notre mode de vie.
Cela peut entraîner la nécessité d'inventer un autre paradigme de développement (encore un ! mais lequel ? On n'en sait rien). Pour les autres, l'important est que le développement tel qu'il est puisse durer indéfiniment. Cette position est celle des industriels, de la plupart des politiques et de la quasi-totalité des économistes.
A Maurice Strong déclarant le 4 avril 1992 : «Notre modèle dedéveloppement, qui conduit à la destruction des ressources naturelles, n'est pas viable.
Nous devons en changer», font écho les propos de Georges Bush (senior) : «Notre niveau de vie n'est pas négociable» (4). Dans la même veine, à Kyoto, Clinton déclarait sans prendre de gants : «Je ne signerai rien qui puisse nuire à notre économie» (5). Comme on sait, Bush junior a fait mieux...
Le développement soutenable est comme l'enfer, il est pavé de bonnes intentions. Les exemples de compatibilité entre développement et environnement qui lui donnent créance ne manquent pas. Evidemment, la prise en compte de l'environnement n'est pas nécessairement contraire aux intérêts individuels et collectifs des agents économiques.
Un directeur de la Shell, Jean-Marie VanEngelshoven, peut déclarer : «Le monde industriel devra savoir répondre aux attentes actuelles s'il veut, de façon responsable, continuer à créer dans le futur de la richesse». Jean-Marie Desmarets, le PDG de Total ne disait pas autre chose avant le naufrage de l'Erika et l'explosion de l'usine d'engrais chimique de Toulouse... (6). Avec un certain sens de l'humour, les dirigeants de BP ont décidé que leur sigle ne devait plus se lire «British Petroleum», mais «Beyond Petroleum» (Au delà ou après le pétrole)... (7)
La concordance des intérêts bien compris peut, en effet, se réaliser en théorie et en pratique. Il se trouve des industriels convaincus de la compatibilité des intérêts de la nature et de l'économie. Le Business Council for Sustainable Development, composé de 50 chefs de grandes entreprises, regroupés autour de Stephan Schmidheiny, conseiller de Maurice Strong, a publié un manifeste présenté à Rio de Janeiro juste avant l'ouverture de la conférence de 92 : Changer de cap, réconcilier
le développement de l'entreprise et la protection de l'environnement. «En tant que dirigeants d'entreprise, proclame le manifeste, nous adhérons au concept de développement durable, celui qui permettra de répondre aux besoins de l'humanité sans compromettre les chances des générations futures» (8).
Tel est bien, en effet, le pari du développement durable. Un industriel américain exprime la chose de façon beaucoup plus simple : «Nous voulons que survivent à la fois la couche d'ozone et l'industrie américaine».
Le développement toxique
Il vaut la peine d'y regarder de plus près en revenant aux concepts pour voir si le défi peut encore être relevé. La définition du développement durable telle qu'elle figure dans le rapport Brundtland ne prend en compte que la durabilité. Il s'agit, en effet, d'un «processus de changement par lequel l'exploitation des ressources, l'orientation des investissements, les changements techniques et institutionnels se
trouvent en harmonie et renforcent le potentiel actuel et futur des besoins des hommes».
Il ne faut pas se leurrer pour autant. Ce n'est pas l'environnement qu'il s'agit de préserver pour les décideurs - certains entrepreneurs écologistes parlent même de «capital soutenable», le comble de l'oxymore ! - mais avant tout le développement (9).
Là réside le piège. Le problème avec le développement soutenable n'est pas tant avec le mot soutenable qui est plutôt une belle expression qu'avec le concept de développement qui est carrément un «mot toxique».
En effet, le soutenable signifie que l'activité humaine ne doit pas créer un niveau de pollution supérieur à la capacité de régénération de l'environnement.
Cela n'est que l'application du principe de responsabilité du philosophe Hans Jonas : «Agis de telle sorte que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur la terre».
Toutefois, la signification historique et pratique du développement, liée au programme de la modernité, est fondamentalement contraire à la durabilité ainsi conçue. On peut définir le développement comme une entreprise visant à transformer les rapports des hommes entre eux et
avec la nature en marchandises. Il s'agit d'exploiter, de mettre en valeur, de tirer profit des ressources naturelles et humaines.
La main invisible et l'équilibre des intérêts nous garantissent que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Pourquoi se faire du souci ? La plupart des économistes qu'ils soient libéraux ou marxistes sont en faveur d'une conception qui permette au développement économique
de perdurer.
Ainsi l'économiste marxiste, Gérard d'Estanne de Bernis déclare : «On ne fera pas ici de sémantique, on ne se demandera pas non plus si l'adjectif «durable» (soutenable) apporte quoi que ce soit aux
définitions classiques du développement, tenons compte de l'air du temps et parlons comme tout le monde. (...) Bien entendu, durable ne renvoie pas à long, mais à irréversible.
En ce sens, quel que soit l'intérêt des expériences passées en revue, le fait est que le processus de développement de pays comme l'Algérie, le Brésil, la Corée du Sud, l'Inde ou le Mexique ne s'est pas avéré «durable»(soutenable) : les contradictions non maîtrisées ont balayé les résultats des efforts accomplis, et conduit à la régression» (10).
Effectivement, le développement étant défini par Rostow comme «self-sustaining growth»
(croissance auto-soutenable), l'adjonction de l'adjectif durable ou soutenable à développement est inutile et constitue un pléonasme.
C'est encore plus flagrant avec la définition de Mesarovic et Pestel (11). Pour eux, c'est la croissance homogène, mécanique et quantitative qui est insoutenable, mais une croissance «organique» définie par l'interaction des éléments sur la totalité est un objectif supportable. Or historiquement, cette définition biologique, est précisément celle du développement ! Les subtilités d'Herman Daly, tentant de définir un développement avec une croissance nulle ne sont tenables, ni en théorie, ni en pratique (12). Comme le note Nicholas Georgescu-Roegen : «Le développement durable ne peut en aucun cas être séparé de la croissance économique.(...)
En vérité, qui a jamais pu penser que le développement n'implique pas nécessairement quelque croissance ? « (13).Finalement, on peut dire qu'en accolant l'adjectif durable au concept de
développement, il est clair qu'il ne s'agit pas vraiment de remettre en question le développement réellement existant, celui qui domine la planète depuis deux siècles, tout au plus songe-t-on à lui adjoindre une composante écologique. Il est plus que douteux que cela suffise à résoudre les problèmes.
[
La croissance zéro ne suffit pas]url:http://www.wmaker.net/lenaif/admin/editer_article/1297775/
Sortir de l'économicisme
IMAGE DU JOUR
UN POLICIER PROFITEUR PROTEGE
UN POLICIER PROFITEUR PROTEGE
Rédigé le 2009-03-29 15:59:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet. Les fonctionnaires de police venus du froid se comportent toujours en territoire conquis, quand ils arrivent dans nos eaux, fiers et arrogants. Ils restent toujours persuadés qu’ils sont porteurs de la civilisation. Et, quand de surcroît, ils sont gendarmes ou policiers ou encore magistrats, ils ont au quotidien des actes qui dépassent les principes de Marianne.

Toutes les données qui attestent ce type de comportement ont été une fois de plus réunies le mardi 24 mars à la sortie d’une Ecole de la commune des Trois-Ilets.
Jugez-en, un fonctionnaire de police appartenant à la DST (Direction de la Sécurité du Territoire ) moleste un enfant de 11 ans.Oui un enfant de 11ans.
Ce gamin victime de l’agression de cet adulte a échangé quelques coups de poing avec le fils de ce profiteur,une banale bagarre de collégien.
Mais le petit zoreille revenu en pleurant à la maison a déclenché la colère de son père.
Notre flic, profiteur et vengeur, a carrément attendu le gamin sur le chemin du retour de l’école, et sans une quelconque explication il a frappé ce garçon.
La mère de la victime s’est rendue à la gendarmerie et a porté plainte.
L’affaire est actuellement aux mains des gendarmes, amis du frappeur de gamin. Aux dernières nouvelles une garde-à-vue tranquille à la brigade des Trois-Ilets semblait vouloir banaliser cette agression.
Ce policier était sans doute dans ses fonctions, car La D.S.T. a compétence pour rechercher et prévenir, sur le territoire de la République française, les activités inspirées, engagées ou soutenues par des puissances étrangères et de nature à menacer la sécurité du pays, et plus généralement, pour lutter contre ces activités. A ce titre, la D.S.T. exerce une mission se rapportant à la défense, les missions de la D.S.T. sont traditionnellement de trois types : contre-espionnage, contre-terrorisme, protection du patrimoine économique et scientifique. De nouvelles menaces de niveau stratégique apparaissent et sont d'ores et déjà prises en compte, telle la prolifération des armes nucléaires, bactériologiques, chimiques et balistiques ou la grande criminalité organisée.
Rien que ça …
A vrai dire,cet agent de la DST ,fait de la prévention ,car ce gamin de 11 ans est jeune nationaliste martiniquais et aussi un dangereux terroriste qui menace la sécurité du Territoire…français parce qu’il chantait en cachette
pei cé ta nou pei a cé pa ta yo En l’état actuel des faits, le silence du procureur de la République inquiète l’association des parents d’élèves. Sans doute ont-ils tort, car Claude Bellanger ,le proc en fonction, est sans doute actuellement un des magistrats le plus conscient de la situation explosive de cette Martinique.
Suivons cette affaire.
Posté par LOHM SANTETE, le 2009-03-30 02:57:00
LOHM SANTET
Ce n'est pas nouveau ce comportement des français qui atterrissent en Martinique pour profiter des primes et autres avantages et les hexagonaux diront qu'ils nous enntretiennent.
Nous ne devons pas oublier ces zoreilles qui opèrent comme des termites.
Partout où ils sont ils faudra les débusquer pour qu'il comprennent le slogan du C5FO9.
Péi a cé ta nou cé pa ta yo.
La jistiss ké pasé. fè yo confians
Posté par zonefranche, le 2009-03-30 05:09:00
content d'être a ST MARTIN enfin liberé de la guadeloupe vive l'indepenance
Posté par chacaro, le 2009-03-30 18:46:00
Moi je me souviens d'une histoire parue dans tous les JT : un professeur a osé frappé un fils de gendarme qui l'avait insulté. Le collégien avait traité son professeur de connard. Résultats: plainte du gendarme et condamnation pour le professeur. Moralité de l'histoire....Des bouffons assistés de demeurés bouffons qui font respecter la loi française...!!!!
IMAGE DU JOUR
DISCOURS D'UN NEGRE DOMESTIQUE
DISCOURS D'UN NEGRE DOMESTIQUE
Rédigé le 2009-03-28 14:31:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet. Comment expliquer que Roger de Jaham ai pu transformer un nègre à talent adepte du marronnage en nègre domestique ? Un Roger de Jaham qui fait ressortir son moi profond ,en faisant circuler un texte de référence à ses yeux au titre révélateur : Fier d'être blanc !
Voilà le vrai visage du Maître de Gérard Dorwling-Carter.
Notre rédaction publie donc :Le Discours du negdomestique et la réponse d'un Martiniquais.
LE DISCOURSPar Gérard DORWLING-CARTER
Vice-président de l'association "Tous Créoles !", Gérard DORWLING-CARTER a prononcé ce discours le 9 novembre 2007, lors de l'assemblée générale constitutive de l'association.
Chers Amis Martiniquais,
Mon émotion n’est pas moindre que celle de mon Président, aussi pour l’apaiser je vais vous raconter quelques anecdotes, souligner certains faits, mettre en exergue certaines raisons qui n’ont pas été évoquées par Roger De JAHAM, pour expliquer la raison d’être de l’entreprise « Tous Créoles ! »
J’espère que ce faisant, votre détermination à continuer et porter plus haut l’oeuvre aujourd’hui entreprise, s’affirme encore plus.
Tout d’abord, nous savons pour certains que c’est au début de siècle passé que Békés et mulâtres s’étaient réunis aux Trois Ilets, à la Poterie pour procéder à une répartition des « pouvoirs » au sein de la société martiniquaise.
Pour les premiers, l’industrie, la terre et la propriété des moyens de production et pour les seconds, les diplômes, les professions libérales quand leur statut acquis de haute lutte le leur permettrait. Ce n’est pas une telle chose que nous ferons aujourd’hui !
Pour sourire : quelle symbolique que nous nous rencontrions pour la première fois dans le cadre d’un aéroport, comme pour prendre notre envol pour une destination lointaine. Mais nous n’allons pas faire comme certains, aller chercher ailleurs le bonheur, l’apaisement qui n’ont pu être trouvés sur la terre natale, c’est ici que dorénavant nous allons persévérer pour faire de la Martinique une société apaisée.
Je ne parle pas de suppression de la délinquance, de la terminaison des embouteillages, des tracas du quotidien et surtout de la modernité. Ni de la fin des querelles politiques, du débat amusant sur l’indépendance, l’autonomie ou la départementalisation. Mais de la souffrance que nous portons en cette communauté, comme une blessure qui ne doit pas cicatriser au risque de ne plus être « Nous mêmes » !
Un nous même qui devrait irrémédiablement être fait d’une division sociale entre ethnies, classes, catégories à mélanines différentes. Cela fait un peu plus de dix ans que Roger à qui je proposais de créer un « groupe » de Martiniquais pour oeuvrer dans le sens aujourd’hui entrepris me répondait : « Ainsi tu nous vois parlant des Békés - comme ne vivant pas au sein de la société martiniquaise, comme n’étant pas d’authentiques Martiniquais ? »
Ce à quoi je lui ai répondu que j’étais totalement conscient de la nature fondamentalement martiniquaise de la communauté békée, pour preuve : la formidable palette de café au lait, cheveux « sauvés » qui compose notre société, mais que je ne parlais pas de sortie nocturnes du maître, d’étreintes interdites (et plus souvent acceptées qu’on veut bien nous le faire croire), aux confins de la plantation.
Mais de relations équilibrées, fraternelles et ouvertes, de Martiniquais ayant décidé d’accepter l’héritage légué par le passé, sans bénéfice d’inventaire pour avancer sur les chemins escarpés de notre futur commun.
Je lui disais, sans trop y croire qu’il fallait que nos femmes se connaissent, que nos enfants jouent ensemble, que nos portes s’ouvrent les uns aux autres, dans des relations quotidiennes et banalisées.
Et l’histoire s’est accélérée, cela a été tout d’abord l’ouverture historique que constitue la prise de position courageuse de plus de 400 békés sur le drame qu’a été l’esclavage, l’affirmation de principes humanistes essentiels à l’occasion de ce cent cinquantenaire de l’abolition de l’esclavage, l’ouverture officielle des portes de la plus grande famille békée à des Martiniquais, ce de façon publique et devenue depuis un rituel social.
Dans le plus grand naturel et la plus grande simplicité. Parce que ce sont des Martiniquais qui reçoivent, échangent avec des Martiniquais toutes couleurs confondues dans cette grande maison de Frégate au François.
Des gestes forts, la remise d’une décoration à un membre éminent de la classe des mulâtres par le plus illustre des Békés. Je veux parler de Marcel OSENAT, notre frère-ami et de Bernard HAYOT, absent aujourd’hui parce que de l’autre côté de la planète.
Pour terminer, parce que je ne peux pas être plus long que mon Président, je dirait que notre ambition est immense ; Elle est de prouver que « Le Monde est antillais. » que notre île, pour paraphraser un intervenant réunionnais, à l’université d’été du MEDEF d’aoà»t 2006, est une sorte de résumé de la planète, plongeant les racines de sa population dans au moins trois continents et …mélangeant ses racines. »
Ce qui me fait invoquer Glissant et sa société Rhizome, savoir racinaire, ( aux racine multiples ) mais aussi qui dit que nos souffrances, celles de la traite, de l’esclavage sont derrière nous : que cet « espace bleu » que nous devons créer doit être fait de bonheur et d’apaisement. Tout cela pour expliquer que les chantiers sont nombreux, le plus important étant :
- La création d’une « maison des/de l’identité Martiniquaise(s) » sous l’égide d’un comité scientifique et de toutes personnes compétentes qui aura aussi pour fonction d’être un lieu de recherche en plus de conservation pédagogique.
- Un lieu pour « montrer » notre société : les Amis de Karisko associés à notre entreprise sauront nous faire découvrir par ce biais l’un des rhizomes “ le caraà¯be de notre identité.
- Toutes les initiatives pour « concrétiser les idées et principes humanistes énoncés en 1998 par les signataires du « Manifeste Béké » à l’occasion de la commémoration du Cent cinquantenaire de l’abolition de l’esclavage », ne peuvent être d’ores et déjà inventoriées.
- Mais ces qui sera possible sera de mener en synergie avec d’autres organisations, associations, instances, ou institutions tous les projets qui vont dans le sens de notre objectif.
- Les études et recherches qui seront menées sur l’histoire de notre société martiniquaise pour permettre une compréhension la plus juste et humaniste que possible, notamment la période de l’esclavage auront notre aval, mieux notre soutien.
- Les actions de l’association seront menées à l’égard de toute la communauté martiniquaise et notamment envers tous les jeunes à qui nous devrons transmettre les valeurs, la langue, et tout ce qui forge l’identité créole. Parce que nous affirmons résolument et sans complexes, nous, nègres, Békés, Chabins, Mulâtres, câpres, descendants d’Indiens, Chinois, orientaux et moyen-orientaux et tout humain de la terre qui a décidé de faire souche en cette terre de Martinique que nous sommes, que nous sommes : « Tous Créoles ! » Gérard DORWLING-CARTER . Lamentin, le 09/11/2007
REPONSE AU DISCOURSTOUS CREOLES ! »…DISENT-ILS Par Jean-Laurent Alcide
Une nouvelle association est née, nous apprend la presse, le 22 mai dernier, jour de la célébration de ce que certains appellent « l’abolition de l’esclavage » et d’autres « la révolution anti-esclavagiste » : son nom « Tous Créoles ! ».
Son initiateur est un Blanc créole de la place bien connu pour ses initiatives visant à donner une autre image de son ethno-classe, la plus spectaculaire ayant été la signature par 200 Békés d’un texte reconnaissant que l’esclavage fut un « crime contre l’humanité ».
L’objectif de « Tous Créoles ! » est d’organiser des rencontres entre ces différentes ethno-classes afin qu’elles apprennent à mieux se connaître d’une part et qu’elles parlent d’une seule voix lorsque le sort de la Martinique est en jeu.
Vaste et beau programme qu’il ne faut pas rejeter d’un revers de main, mais qui demande à être examiné à la loupe, d’autant que d’aucuns, dans ce pays, Békés comme gens dits de couleur, ont la mémoire plus que courte. Commençons donc par le commencement à savoir l’étymologie même du terme « créole »…
Tous les chercheurs sérieux s’accordent pour dire qu’il s’agit d’un terme portugais, « criolo », passé à l’espagnol, « criollo », avant d’être adopté en français, anglais et enfin hollandais. Ce terme provient du latin « creare » qui signifie être créé et a d’abord désigné les fils des colons européens nés sur place, puis très rapidement, les fils des esclaves africains nés en Amérique.
D’où les expressions couramment utilisées, dès lès premiers temps de la colonisation, de « Blanc créole » et « Noir créole », par opposition donc à Blanc Européen et à Noir africain. C’est dire que le terme « créole » a désigné, et continue à désigner, une « néo-autochtonie », c’est-à-dire le fait pour des gens dont les parents n’étaient pas nés en Amérique, d’être reconnus comme « natifs » ou « légitimes » dans le Nouveau Monde. Pourquoi « néo » ?
Parce que l’autochtonie originelle était bien évidemment celle des « Amérindiens » et singulièrement, dans l’archipel des Antilles, des Caraïbes. Une fois donc ceux-ci exterminés, autour de 1660-70, les Antilles devinrent une sorte de « tabula rasa » sur laquelle de nouveaux peuples se sont installés (Européens) ou ont été installés (Africains et plus tard Asiatiques). Certains s’indignent de ce fait et continuent à déléguer la « vraie autochtonie » aux Caraïbes, ignorant qu’on ne refait pas l’Histoire et qu’on n’efface d’un trait de plume indigné ses ignominies.
D’ailleurs, n’eussent-ils pas été exterminés que les « Amérindiens » auraient, de toutes façons, été « créolisés » par le rouleau compresseur de cette même Histoire. Les ultimes descendants des Caraïbes, qui vivent dans la réserve de Salybia, à la Dominique, sont devenus des Créoles et leur langue première est le créole. On peut le regretter mais c’est comme ça. Continuons…
Pendant donc 2 bons siècles, et des dizaines de textes en témoignent, il n’y a eu aucun problème à ce que le terme « créole » soit utilisé aussi bien pour les Blancs nés sur place que pour les Noirs nés sur place. Citons Victor Schoelcher à propos du patriotisme béké :
« Quand la patrie convoque tous ses enfants au service militaire, eux qui, par parenthèses, ont l’incroyable prétention de s’appeler « les seuls Français des Antilles », ne craignent pas de lui répondre par un non possumus ; ils n’acceptent pas sans condition le devoir de se battre pour elle ; ils iraient certainement se battre partout où elle voudrait, personne n’en doute, mais ils repoussent une loi qui les met sur le même pied que leurs compatriotes, les Créoles noirs. »
Outre les êtres humains, blancs ou noirs, le terme « créole » fut appliqué à l’ensemble des pratiques sociales et culturelles nouvelles nées aux Antilles, pratiques résultant d’un mélange des pratiques caraïbes (jardin caraïbe, four à charbon, vannerie et poterie caraïbes etc…), européennes, africaines et, plus tard, asiatiques (d’où le titre d’un beau livre de l’anthropologue Jean Benoist, « Hindouismes créoles »). Sont ainsi nées (ont été « créées » puisque c’est là l’étymologie de « créole », rappelons-le) : la cuisine créole, la musique créole, l’architecture créole, la pharmacopée créole, l’orfèvrerie créole etc…
Et bien entendu, création sans doute la plus spectaculaire : la langue créole. Une culture commune, culture de compromis, était née entre les maîtres esclavagistes et leurs esclaves noirs. On peut le regretter mais c’est ainsi. Par exemple, même si l’architecture de la Grand’Case du béké diffère de celle de la case de la Rue-Cases-Nègres, toutes deux reposent sur des principes de construction similaires. Même si le créole parlé en milieu béké est quelque peu différent de celui parlé en milieu de « couleur » (milieu dans lequel on distinguait, jusqu’à il n’y a pas très longtemps, un « créole mulâtre » et un « créole vieux-nègre »).
Il s’agit fondamentalement de la même langue. On pourrait continuer la démonstration pour toutes nos pratiques culturelles.
Les Caraïbes disparus donc, se sont retrouvés face à face, d’un côté Blancs et Noirs créoles et de l’autre côté Blancs européens et Noirs africains.
Car si tout un chacun sait qu’il y a toujours eu de nouveaux débarqués blancs tout au long de notre histoire, nous avons tendance à oublier qu’il y a aussi toujours eu de nouveaux débarqués africains. Les Noirs martiniquais ne sont pas, loin de là, les descendants d’un stock d’esclaves africains qui se serait naturellement reproduit du XVIIe siècle à nos jours.
Le taux de mortalité élevé, l’espérance de vie faible et la fertilité médiocre des négresses créoles ont fait que les Békés durent constamment importer des Africains et cela même après l’abolition de l’esclavage ! Des milliers de « Nègre-Congo » débarquèrent, en effet, après 1848, en même temps que les Indiens et les Chinois. Pendant trois siècles, il y a toujours eu chaque deux ou trois mois, un arrivage de nouveaux Africains dans une Pointe-des-Nègres quelconque de nos différentes îles.
C’est dire que, contrairement à une idée reçue, il y a toujours eu des Africains dans nos pays. Il y a toujours eu coexistence de Noirs créoles d’un côté et de Noirs africains de l’autre sur les « habitations », cela jusqu’à la fin du XIXe siècle. De même qu’il y a toujours eu coexistence des Békés et des « Blancs manants » comme on désignait parfois les aventuriers débarquant aux îles, ancêtres en quelque sorte des « Métros » d’aujourd’hui.
Dans ce bouillon de culture qu’est la créolité, tout ce monde finissait par s’enraciner, se créoliser, au fil du temps, jusqu’au prochain arrivage de Blancs manants et d’esclaves africains qui à leur tour se créolisaient peu à peu. Le processus de créolisation est une machine à fabriquer de l’identité, ce qui fait de la Créolité une identité non-close, non fermée, toujours en mouvement. Et ce qui explique qu’elle ait pu intégrer Indiens, Chinois et Syro-Libanais plus tard.
Mais n’allons pas trop vite ! Un événement, inaperçu de nos chers historiens, s’est produit à l’abolition de 1848. Un événement qui n’est rien moins qu’un rapt sémantique : les Békés ont accaparés pour eux tout seul la désignation de « Créole ».
Alors que pour le père Labat (XVIIe siècle) ou Victor Schoelcher (XIXe siècle), il n’y avait aucun problème à écrire « Blanc créole » et « Noir créole », subitement le terme « créole » se vit réservé aux seuls Blancs !!! Ce qui explique dette définition ahurissante du « terme créole » que l’on trouve encore dans maints dictionnaires du français :
« CREOLE. 1. Blanc de pure race né aux Antilles françaises. 2. Patois parlé par les Noirs des Antilles françaises. »
On notera le côté comique de « pure race » et de l’idée que le « patois » était parlé par les seuls Noirs. Cela demanderait une analyse qui serait trop longue à développer ici, mais qui dénote bien la tentative (réussie) de rapt sémantique opéré par le groupe béké sur le terme « créole ».
On peut supposer que les auteurs de ce rapt furent d’abord les « Amériquains », ces riches Békés absentéistes, qui, une fois richissimes, préférèrent de tout temps vivre près de la cour des rois de France, à Paris donc, déléguant l’administration de leurs propriétés à des Blancs moins riches ou à des géreurs. Groupe de pression qui s’opposa en France au mouvement abolitionniste et diabolisèrent Schoelcher. On est en droit, ensuite, se supposer que le mouvement fut suivi et approfondi par les Békés restés aux îles. Une question, et une seule, se pose alors :
. pourquoi les Békés ont-ils, après l’abolition, accaparé la désignation de « Créoles » à leur seul profit ?
La réponse n’est guère difficile : tant qu’il y avait l’esclavage, la question de l’autochtonie, de la légitimité sur les territoires insulaires, ne se posait pas. Les esclaves n’étant pas des êtres humains, vendus qu’ils étaient avec les « biens et les meubles » de leur maîtres.
En 1848, tout change : Blancs et Noirs se retrouvent sur un pied d’égalité juridique (même si au plan socio-économique, presque rien n’a changé).
Très logiquement, la question de l’autochtonie rebondit : qui est légitime sur cette terre, les Blancs ou les Noirs, vu que les vrais autochtones, à savoir les Caraïbes, ont été tous exterminés ? Les Békés vont très rapidement résoudre le problème : les Noirs ne sont plus désormais des « Créoles » mais des…Africains. Autrement dit des étrangers. Des étrangers aux îles, quand bien même ils y vivent depuis aussi longtemps que les Blancs, et qui à ce titre doivent être « rapatriés » dans leur terre d’origine.
Dans la prose Békée de la deuxième moitié du XIXe siècle, presse et ouvrages confondus, les Noirs sont systématiquement appelés « Africains » ou « étrangers » !!! Il n’y a qu’à relire « Le préjugé de race » de G. Souquet-Basiège, éminent béké pierrotin. En déqualifiant les Noirs comme « Créoles » et en les requalifiant comme « Africains », les Békés, après l’abolition, veulent dire quelque chose de très clair :
« La Martinique (ou la Guadeloupe) nous appartient ! Elle est à nous et à nous seuls. Pas à ces Africains que nous avons importés et dont nous n’avons plus besoin désormais. Qu’ils retournent en Afrique et qu’on fasse venir des immigrants indiens et chinois ! »
Ainsi, en 1805, le général Ernouf, gouverneur de la Guadeloupe, deux siècles après l’arrivée des premiers Noirs aux Antilles, qualifient ces derniers d’Africains :
« Les agents de Dessalines essayent de faire circuler des proclamations incendiaires d’Haïti : tous ces écrits annoncent comme certain que les Affricains de la Guadeloupe et de la Martinique sont prêts à la révolte. »
Aux Etats-Unis, le même phénomène s’est passé et a bénéficié d’une idéologie africaniste, représentée par Marcus Garvey, visant à « rapatrier » les Nègres en Afrique. La compagnie de navigation créée par celui-ci, la « Black Star line », a ainsi ramené des milliers de Noirs américains en Afrique.
J’espère qu’aujourd’hui tout le monde est conscient du caractère hallucinant de cette conjonction entre le pire blanco-centrisme et l’idéologie du « retour à l’Afrique ». En effet, elle aboutit au fait absolument scandaleux suivant : les Noirs Américains ou antillais, créoles, donc, ont travaillé la terre sous le fer et le fouet pendant trois siècles, ils ont enrichi des pays, créé littéralement des pays, à la sueur de leur front, et voici qu’en récompense, tout ce qu’on leur propose, c’est de débarrasser le plancher !
De retourner en Afrique ! Et il se trouve des Noirs pour applaudir à cela et à mettre en œuvre un tel projet ! En Martinique, le discours béké fut très clair : « C’est nous qui vous avons emmenés aux Antilles ! Nous sommes les premiers habitants des îles, les seuls légitimes. » Et donc les seuls « Créoles » ! Ce qui est totalement faux comme le démontre le linguiste guadeloupéen Guy Hazaël-Massieux (1994) :
« Nous dirons que la présence d’Africains adultes, locuteurs de langues africaines de la côte occidentale d’Afrique, parmi les premiers habitants non-amérindiens est une certitude historique en sorte que les africanismes que l’on peut déceler en créole ne doivent pas être considérés comme des emprunts mais comme des éléments héréditaires du fonds créole au même titre que les éléments d’origine européenne. »
Petite parenthèse pour que l’on me comprenne bien : autant je n’ai rien contre le désir individuel de tel ou tel Noir des Amériques à retourner vivre dans la terre de ses lointains ancêtres, autant je trouve absolument scandaleux que Békés et « Garveyistes » nous proposent en tant que groupe d’abandonner la terre que nos parents ont, génération après génération, labouré, cultivé, défriché, déboisé.
On comprend par là que le « noirisme » ou « l’afro-centrisme » est l’ennemi mortel du nationalisme antillais. Non, messieurs les Békés et les Afro-centristes, je ne retournerai pas en Afrique pour vous faire plaisir ! Cette terre est à moi, aux descendants de ceux qui l’ont construite, après la disparition des Caraïbes et je la veux libre et indépendante.
Je suis aussi « Créole » que vous, sinon plus « Créole » que vous. Car c’est mon arrière-arrière-grand-mère qui a créé la « cuisine créole », pas les femmes békées qui se contenaient de leur donner des ordres. C’est mon arrière-arrière-grand-père qui a créé le bel-air et la biguine, le costume créole, la pharmacopée créole (ou « rimed-razié ») ou encore le bijou créole. Sans même parler du jardin créole (a-t-on déjà vu un Béké avec une houe en main ?) !
Même si les Békés ont participé à la construction de la culture créole, cette dernière est massivement due aux Noirs (et plus tard aux Mulâtres, aux Indiens, Chinois et Syro-libanais). La culture créole est donc une culture « néo-nègre », une culture négro ou afro-américaine et pas une culture africaine comme le croient les afro-centristes.
Ce qui signifie que lorsque le Béké, au tournant de 1848, a accaparé le terme « Créole » à son seul profit, ce fut une véritable infamie. Un déni d’autochtonie pour les Noirs, une délégitimation. « Les Noirs en Afrique ! » proclamaient encore des graffitis sur les murs de Fort-de-France pendant la guerre d’Algérie (1954-62) alors même que naissaient les mouvements autonomistes et indépendantistes antillais.
Et les Noirs, au lieu, de déconstruire ce discours mensonger, au lieu de dénoncer cette captation scandaleuse, se sont mis à se défier du terme… « Créole ». La Négritude a été aveugle à la Créolité d’où le fait qu’elle a été incapable de mener à bien un projet d’émancipation nationale antillais et qu’en plein XXIe siècle, nous nous retrouvons les dernières colonies de la planète.
Qu’on me comprenne bien là aussi : autant la revalorisation de la « race » noire et de l’Afrique fut une entreprise bénéfique après des siècles de décervelage et de déni de soi, autant le refus ou l’incapacité de prendre en compte la Créolité fut catastrophique pour le devenir de nos pays. On arguera qu’il ne faut pas faire d’anachronisme et qu’à l’époque, il n’était pas possible de mener de front le double combat de la Négritude et de la Créolité.
A cela, je répondrai qu’au plan culturel, Gilbert Gratiant avait largement commencé à poser les bases de cette double revendication et qu’au plan politique, le député guadeloupéen Paul Valentino fut hostile à la loi de départementalisation de 1946. Léontel Calvert parlait même, dangereusement sans doute, à cette même époque de la « race créole ».
Aucun d’eux n’avait, hélas, le génie et l’aura de Césaire…Conclusion : la Négritude nous a conduits à une impasse. Elle a fait de nous des « Noirs français ». Fiers d’être noirs et fiers d’être français en même temps. Africains dans notre tête, français dans notre vie quotidienne. Mais, hélas encore, ni Américains ni Créoles. Pendant ce temps, les îles anglophones accédaient tranquillement toutes à l’indépendance…
Pour en revenir donc à nos chers Békés, il ne faut pas qu’ils s’amènent aujourd’hui la gueule enfarinée pour nous dire que nous sommes « Tous créoles » comme s’il s’agissait d’une grande découverte.
Trop facile, messieurs ! Alors comme ça, désormais tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Avez-vous oublié qu’entre 1848 et 1989 vous nous avez dénié le droit de nous proclamer « Créoles » et c’est pourquoi certains de nos écrivains ont été obligés de rédiger un manifeste « Eloge de la Créolité » (1989), qui proclame de manière presque tautologique :
A l’époque, le terme « Créole » désignait encore dans tous les dictionnaires français les seuls Blancs créoles et aucun de ces derniers ne s’en offusquaient. Au contraire, ils entretenaient le mythe de « Joséphine, la belle créole », comme si la négresse Antoinise ou la mulâtresse Josépha n’étaient pas, elles aussi, créoles, et même davantage créoles que toutes les Joséphines !
Les auteurs de la Créolité n’ont donc fait que rétablir une vérité historique et les gens de l’association « Tous Créoles » ne font aujourd’hui qu’enfoncer des portes ouvertes. Mais là où la Créolité diffère radicalement de « Tous Créoles », c’est que si elle affirme que tous les Antillais sont créoles quelle que soit leur ethno-classe, elle ne sombre pas pour autant dans une sorte d’unanimisme ou d’oeucuménisme bêtifiant.
La Créolité sait que la lutte des classes continue et que le fait pour des gens d’appartenir au même peuple et de partager la même langue et la même culture ne l’abolit pas pour autant.
De même qu’en France, le milliardaire Dassault et le cheminot smicard appartiennent un seul et même peuple français et participent de la même culture française, cela ne veut pas du tout dire qu’ils ont les mêmes intérêts ni qu’ils doivent se donner la main comme des frères. En Martinique, Békés, mulâtres, nègres, Indiens, Syro-libanais etc. appartiennent au même peuple, mais chacun a ses propres intérêts.
Demander donc à un coupeur de canne ou à un ouvrier de la banane d’adhérer à l’association « Tous Créoles » relève donc de la plaisanterie pure et simple !
Nous sommes donc en droit de nous demander si cette association n’est pas une nouvelle entourloupe visant à entuber une nouvelle fois ceux à propos desquels Jean-Jacques Dessalines, libérateur d’Haïti, se demandait :
« Ceux dont les pères sont nés en Afrique n’auront-ils donc rien ? » Tous Créoles, oui ! Mais un grand bourgeois reste un grand bourgeois et un smicard reste un smicard. Comme disait le général de Gaulle, « il ne faut pas prendre les canards sauvages pour les enfants du Bon Dieu ! ».
Texte de
Jean-Laurent Alcide
Posté par Daniella, le 2009-03-29 16:30:00
En dehors du fond identitaire, il reste forcément le problème social. Ce serait vraiment hypocrite de voir les choses autrement...
"Tous créoles", cela oui, on le sait, on connaît nos origines, nos identités, nos différences, et alors? Nous sommes des descendants d'esclaves et descendants négriers pour les uns et pour les autres, mais en France, on bloque pour tout ce qui n'est pas bien né.
Posté par djocuba, le 2009-04-01 18:39:00
Tous kwéoles peut-etre bien que oui, peut-etre bien que non ,Mé Tous MATINIKES NON .Cela ce mérite, qui que vous soyez.MARTINIQUE 474 MTQ CHERIE N'est pas à brader. ROUGE, VERT, NOIR . Sé pou La VIKTWA NOU KA Alé !!!. Q'on ce le dise.
Posté par FannyJR Richelieu, le 2009-04-01 23:15:00
En tout ka ,cèl baguay moin pé di en lé tout ca. Pép MATINIK cé seul Pép ki kenté ken épi réalité Pays MATINIK : Vive MATINIK cé ki ca dapré zot : lé i ni kanaval ,vini couri vidé ya;22 MAI ,vini en la ri la con tout MATINIKE; Paques bo len mé épi tout moun;fét communal , festival kiltiwel,football,handball,atlétisme,bélé,débat, etc... Vous offrir des instants uniques d'échanges culturels,et de convivialité.I ni en pati moun, ki ka viv con dé étrangé en propre pay a yo,ca ken mém dwole, comme dit l'autre a chacun sa merde.Moin mém man ka viv paya tchè dan tchè épi le vwè pép MATINIK.
Posté par Daniella, le 2009-04-01 23:42:00
Ou ni rézon, djocuba, ou ni an opiniyon, mwem mèm an ni yon.
Mwen son an gwada é ka konêt ambigwité ay, paské ou ja ni labitid ave an lo blan e metisaj an Matinik la, a pa vré?
Posté par time will tell, le 2009-04-02 17:01:00
The road to hell is paved with good intentions.Nèg domestik cé yo ki lé pli dangéwé lé gaws.Ki sa zot ni a planté pié bois épi sé mésié ta la .Ki sa zot ni à mété zot en lé en mém table épi sé mésié ta la .L'histoire nous a toujours appris que les complots n'a jamais apporter grand chose sur cette terre.History repeats itself.Yo mém ka di,nous savons pour certains que c'est au début de siècle passé que békés et mulatres s'etaient réunis aux Trois ilets,à la poterie pour procéder à une répartition des pouvoirs au sein de la société martiniquaise.Pour les premiers,l'industrie,la terre et la propriété des moyens de production et pour les seconds,les diplomes,les professoins libérales quand leur statut acquis de haute lutte le leur permettrait.Ce n'est pas une telle chose que nous ferons aujourd'hui??? .From the sweetest wine,the tartest vinegar,what's bred in the bone will come out in the flesh.
IMAGE DU JOUR
CAP EST RESERVE DE BEKE, ATTENTION ESPECE PROTEGE (ARTICLE LECTEUR)
CAP EST RESERVE DE BEKE, ATTENTION ESPECE PROTEGE (ARTICLE LECTEUR)
Rédigé le 2009-03-28 12:28:00, par Victor HAUTEVILLE
Nous publions la réaction d'un lecteur du Naif. en réaction à l'article KOKE ICH BETCHE? UNE VERITABE FARCE. Les questions posées sont importantes et montre bien la réalité des deux poids et des deux mesures au regard de la photo.

Au fait qu'est-il advenu de l'enquête au sujet des SMS qui , après la diffusion des "Derniers maitres de la Martinique" appelaient aux actions contre les békés à Cap-Est, ça m'avait l'air d'une grossière
machination...
Normalement retracer les circuits d'un SMS n'a rien de problématique si l'on en croit les illustrations télévisuelles des progrès de la police scientifiques mais ici ça n'a rien donné .....Si ce n'est de mobiliser des gardes mobiles à l'entrée de Cap-Est .
Devant me rendre dans un Cap-Est en pleine ébullition et m'attendant à un contrôle policier j'avais préparé mon passeport , que le garde en faction m'a prestement restitué avant de réclamer mon permis de conduire quand je lui ai demandé s'il y avait un nouveau poste frontière à cet endroit !!! ha ha ha....
(Je dois dire qu'à ma question il avait poussé dans un soupir l'aveu : "c'est presque çà ! " )
Je n'ai pas beaucoup lu la presse pendant ces évènements mais si j'avais été dessinateur j'aurais décrit une entrée de Cap-Est avec une escouade de gendarmes et des panneaux indiquant , CAP-EST , Réserve de Békés , Attention ESPECE PROTEGEE !
Posté par chacaro, le 2009-03-29 21:53:00
Qu'on ne vienne surtout pas me dire qu'ils sont des citoyens Martiniquais comme les autres!!!! Bande de bouffons!!!! Moi quand je porte plainte pour un vol de vélo, pas un gendarme ne se déplace pour faire un semblant d'enquête...où le bijoutier de Sainte-Thérèse qui appelle ces mêmes bouffons durant la grève pour protéger son outils de travail...et résultat ....il se fait piller quand même. Mais par contre, il suffit qu'une rumeur court pour avoir un fourgon de bouffons pour les protéger ces mongols....!!!! Mais me direz-vous à qui doit-on ces dérives et excès de pouvoir?
Posté par pierre negropolitain, le 2009-04-03 10:46:00
vous n etes que des ratés frustrés sans le moindre soupcon d amour propre de pudeur ou d ambition. vous etes tellement des ratés que vous foutez tout sur le dos de bekes pour justifier vos propres echecs.
vous me fichez la gerbe
CARAIBES
PRESSE ECRITE
PRESSE ECRITE
Rédigé le 2009-03-27 12:25:00, par Camille CHAUVET
Par Danik I. Zandwonis 01.03.2008 l 20h00 CaribCreoleOne* est un portail d’infos spécialisé sur la Caraïbe. Notre premier objectif est d’établir par ce biais un véritable lien entre les Caribéens, qu’ils soient francophones, créolophones, anglophones, hispanophones. L’information est donc pour nous une matière première d’importance capitale. CaribCreoleOne est un réseau d’échange d’infos écrites, de vidéos et de podcasts.

Nous ne sommes ni les premiers ni les seuls. CANA, Prensa Latina, Caribbean Net News, Caribbean 36O existent déjà et font une partie de ce job en anglais ou en espagnolCaribCreoleOne est cependant la première agence d’infos qui partant d’une île franco créolophone se positionne sur ce créneau. Cela suppose de notre part une rigueur éditoriale.
Car nous voulons fournir à nos lecteurs, caribéens ou autres, la meilleure information possible sur la Caraïbe. Notre ligne éditoriale que nous publions ci-dessous est notre credo, votre référent et un manifeste pour l’unité de la Caraïbe.
1- FAIRE CONNAÎTRE :- Les infos et l'actu concernant et intéressant toutes les composantes de la Caraïbe et la diversité des habitants. Les différences linguistiques ne seront jamais pour nous un obstacle.
- La dynamique des initiatives en matières culturelle, scientifique, sportive ou associative.
- La richesse et la diversité de la mémoire collective de la Caraïbe.
Cette entité particulière qu\'est la Caraïbe est, pour nous, une source permanente d\'enrichissement et de connaissances.
2-ÉTONNERÉtonner est une ambition affirmée par CaribCreoleOne.
Premier portail franco créolophone pan Caraïbe d’infos, CaribCreoleOne s'inscrit dans la complémentarité de l'offre informative déjà existante, dans le fond comme dans la forme.
Nous proposons, au quotidien, des infos, de l'actu, des dossiers d'information, du son, de la vidéo, dans le respect des individus et de la déontologie journalistique.
Notre indépendance éditoriale nous permet d'user d'une certaine liberté de ton, et de critique située entre pertinence et impertinence.Inventive, CaribCreoleOne propose une pluralité de formes d'expression: le texte, mais aussi la Web radio et la vidéo.
CaribCreoleOne est un media participatif. Tout citoyen, tout groupe économique, social, et culturel caribéen peut devenir producteur d'information et proposer des sujets d\'intérêt général. À condition de les traiter, de manière professionnelle et en toute indépendance. CaribCreoleOne est donc un espace où l'expression des talents est recherchée.
CaribCreoleOne travaille en réseau avec les autres sites d'infos de la Caraïbe.
3-SE COMPRENDRE Parce que les hasards de la colonisation ont fait que peuples de la Caraïbe ont de langues différentes, cela a souvent constitué un « mur d'incompréhension ».
CaribCreoleOne, qui est un media d'information, s'attachera à faire tomber cette « barrière linguistique ». Pour faciliter la compréhension entre les peuples et nations de la Caraïbe, nos infos seront systématiquement traduites.
Les technologies modernes de l'info nous permettent de réagir rapidement sur l'actualité de la Caraïbe et de contribuer ainsi à réduire les distances.Outre l'actu immédiate, CaribCreoleOne propose des dossiers pour aller plus loin et mieux saisir les enjeux régionaux.
Parce que nous ne voulons pas être qu'un simple robinet d'infos, nous faciliterons l'expression des citoyens, des institutions, des entreprises,des associations et organismes en privilégiant, quand c'est nécessaire, l'analyse et la mise en perspective, l'explication des événements , tout en affirmant notre indépendance rédactionnelle.
4-FAIRE ÉMERGER NOTRE CULTURE CRÉOLE S’appuyant sur tous les récents travaux et recherches tant sur l’histoire, l’économie, la sociologie ou la linguistique, CaribCreoleOne croit qu’il existe de manière inconsciente chez les Caribéens, tous issus de la même société de plantation, un socle commun : Une Culture Créole, une « Creole Attitude », qu’il faut faire émerger, car elle est le principal facteur de cohésion et d’unité des peuples et nations de la Caraïbe.
Ni sélectif ni élitiste, notre portail s'adresse donc à tous les Caribéens dont la culture créole constitue un ciment.Proche de leurs préoccupations CaribCreoleOne renforce leur sentiment d'appartenance à une région et à une culture créole transversale, parce qu’elle transcende la « barrière » des langues européennes.
CaribCreoleOne se fait l'écho de la diversité culturelle, du débat d'idées, et favorise l'échange entre les différentes composantes de la région et se positionne résolument contre les attitudes xénophobes.
CaribCreoleOne rassemble, parce qu'elle invite les Caribéens à mieux se connaître et à participer à la vie régionale.
CaribCreoleOne croit qu\'en dépit des régimes et de statuts politiques différents, héritages du passé, les peuples de la Caraïbe ont vocation à l’unité. C'est en ce sens que nous travaillerons avec tous les organismes régionaux tels que Caricom, le Cariforum, outils indispensables vers une véritable intégration.
Nous croyons aussi que le socle culturel commun des Caribéens, la culture créole, la creole attitude est le principal « lyannaj ». THE LINK ! Les différents festivals, colloques et d\'une manière générale, la production culturelle de la Caraïbe, témoignent de la vitalité et de la créativité de la régionCaribCreoleOne se fera l’écho de toutes ces manifestations qui sont autant d'occasions de faciliter des « lyannaj ».
Danik Ibrahim Zandwonis
Directeur de la Rédaction de CaribCreoleOne
GUADELOUPE
LA FIN D'UN SYSTEME (article proposé par un lecteur du Naif)
LA FIN D'UN SYSTEME (article proposé par un lecteur du Naif)
Rédigé le 2009-03-26 21:44:00, par leclaire.bernard@gmail.com
Le Crash boursier que subissent actuellement les Pays Capitalistes a accentué une crise économique sans précédant depuis 1929, laissant pantois et sans voix même les spécialistes les plus avertis.
Le « Pouvoir d’achat » élément catalyseur de ce système en place fait sauter en éclats tous les verrous d’une société qui malgré des avancées certaines, fonctionne encore sur des bases empiriques au risque aujourd’hui de déstabiliser la paix civile

La fin d’un Système
Lamentin. MARS 2009
.
Nous assistons alors à une véritable « lutte des classes » au sens Marxiste du terme, à cause bien sûr d’un capitalisme qualifié plus que jamais d’asocial. Il s’agit en effet, d’une véritable implosion du système, notamment due à son incapacité totale à trouver des solutions économiques fiables pour le bien-être des concitoyens.
Ces sociétés touchées par ce crash bancaire contaminent toutes les autres. Comme un effet boule de neige, alors la réaction en chaîne s’installe et les inconséquences de cette mauvaise stratégie du fonctionnement des banques se traduisent surtout par des explosions sociales successives de plus en plus virulentes.
Or, ce même système avait depuis quelques années déjà, montré et démontré les prémices de ses violentes révoltes internes. (Soulèvement des banlieues oct. et nov. 2005).
Que s’est-il passé ?
L’Etat est devenu un état politivore à outrance, ne pensant plus qu’à sa fonction électoraliste, plus qu’à son calendrier électoral ; ne pensant plus qu’aux mandats des hauts fonctionnaires, laissant alors la « Société Civile » se débattre dans les méandres sismiques d’un haut Patronat amnésique et égoïste.
Un autre Etat a vampirisé l’Etat. Il s’agit bien du Grand Patronat en question, qui depuis fait du chantage et dirige bon gré mal gré, tous les hommes politiques, par la pression constante de son pouvoir financier.
Ce pouvoir, dès lors marqué par l’Argent, par le monopole, par le conglomérat, par l’oligarchie, par la spéculation, par la mainmise bancaire et par la finance… a fini par créer une classe de SDF totalement incapables de s’en sortir dans cette société hélas à plusieurs vitesses !
Nous affirmons ici, haut et fort que le Système Capitaliste a atteint ses limites et qu’il va droit au mur. Il faudra d’urgence penser un autre système qui nécessitera surtout que l’on tienne compte de « l’Homme ». C’est l’homme qui est l’élément central de tous les débats et de tous les enjeux et non les statistiques de rentabilité du CAC.
On a simplement trop pensé profit !
Le profit oui ! Mais pas seulement pour certains, pour un petit nombre qui s’octroie tout, au détriment d’une masse qui elle, se retrouve affamée et sans perspective aucune d’avenir.
Comment éviter le choc des classes sociales dans une telle situation ?
Cette révolte est-elle programmée ou prédestinée ?
Ce nouveau système devra être plus équitable, plus social et moins tourné sur le bien-être matériel. On réfléchira surtout une société qui redonne du « travail à chacun », où prévalent aussi, dignité, respect de la diversité des cultures, et des différentes ethnies. La République sera Une et Indivisible dans toutes ses composantes et pas le contraire.
Cette société sera plurielle, multiple, cosmopolite et en même temps suffisamment intelligente pour accepter les spécificités et les particularismes. Ce qui représente un vrai facteur de croissance économique et un foisonnement de possibilités culturelles pour le bonheur tous.
Une société dans laquelle on verrait apparaître tous les visages. Elle serait représentative enfin, d’elle-même dans la splendeur de sa diversité et dans son effet arc-en-ciel. Une société où l’Histoire, où toutes les histoires devront être enseignées à l’école de la République, dans l’exactitude absolue des faits. L’on ne peut plus, l’on ne doit plus, ni cacher ni bâcler l’histoire.
Tous les peuples sont des Peuples, et la superficie géographique ne doit point déterminer le poids du cerveau. La nouvelle génération et toutes celles qui sont à venir n'admettront pas, n'admettront plus, le travestissement de leur Passé.
Il y a comme désormais un besoin vital de vérité. Il y a comme un profond désir d’authenticité et de reconnaissance de tous, ici comme ailleurs.
Les populations défavorisées de ces pays capitalistes ont l’intime conviction que l’enrichissement des uns s’est fait sur la « profitation » des autres.
On a l’impression qu’une machination, pour ne pas dire une machiavélisation du système s’est mise en place depuis des décennies, afin que les plus riches arrivent allègrement au paroxysme même de la concentration des masses monétaires qui circulent.
Pour la première fois, depuis la période d’avant-guerre, l’on assiste à une véritable raréfaction de la matière « argent ».
Si on disait déjà que le franc était du vent, l’euro lui se compare aisément à l’éther.
Pourquoi en sommes-nous là ?
Après les trente glorieuses, le nivellement par le haut qui s’était amorcé dans nos sociétés par l’accession à l’instruction par tous, a bien fonctionné. Effectivement des fils et des filles de familles infortunées ont pu accéder à une certaine élite sociale.
Mais, dès la première grande crise du pétrole en 1973, le nœud social à nouveau s’est refermé sur les classes en voie d’amélioration.
Les portes se sont encore emmurées face à une jeunesse instruite et qualifiée. Il est à noter que ce processus s’est accentué irrémédiablement jusqu’à nos jours.
L’Etat Providence, dès les années quatre vingt dix, a montré ses limites et son acculement à la récession. D’où son absence totale dans toutes les sociétés industrielles étatiques. On a assisté à la privatisation à outrance de tous les secteurs où l’Etat avait a priori le rôle de réguler le marché.
Aujourd’hui, il lui reste très peu de marge puisque les caisses sont vides. La société, très critique, refuse désormais ce système du non-partage, dans un monde où presque dans chaque famille, il y a au moins un licencié capable de comprendre les injustices, de les dénoncer et d’ouvrir les yeux, du plus aveugle de son entourage afin de lui expliquer les évènements. De ce fait, peut-on encore faire croire n’importe quoi aux gens ?
De la crise économique, des bas salaires, des denrées excessivement chères… il se greffe aujourd’hui un malaise social qui prend de plus en plus l’allure phénoménale d’un mal-être « sociétal ». En plus des revendications pécuniaires la « société civile » dénonce la problématique identitaire car il s’agit toujours des mêmes qui en pâtissent. Comment ne pas voir cette injustice ?
En même temps, on se rend compte que certains salaires et dividendes n’ont jamais été aussi mirobolants. On parle de pénurie, or certains roulent sur l’or. On dit de se serrer la ceinture, pendant que d’autres étalent et déploient leur insultant enrichissement à la barbe de tous.
C’est la spéculation sur la villa, les voitures de sports, les motos derniers cris, le bateau, les voyages à gogo et les tours du monde… tout est dévoilé en grande pompe par photos sur le portail de Facebook.
L’Etat doit revenir à l’éthique et à la raison des choses simples et possibles. On ne peut plus laisser s’accumuler entre les mains d’un groupuscule, tout l’oxygène du monde. Sinon nous entrerons tout droit dans une époque extrêmement trouble avec des conséquences sociales dangereuses.
Trouble à tel point que c’est désormais la rue, de plus en plus, qui fera entendre raison ou …déraison. L’Etat perdra sa crédibilité et le politique lui-même, (déjà très mal vu puisque indexé comme complice du système), par son impuissance, ne pourra que constater les effets pervers d’un tel laisser aller.
Je dis ATTENTION !
En période de marasme économique aussi dur, tout devient possible et même le pire, si l’on ne réagit pas rapidement.
On sait déjà ce que l’histoire nous a donné, quelques années après la grande crise de 1929. Je veux pour preuve l’émergence de monstres planétaires comme Mussolini, Franco, Pétain et Hitler. Ne commettons pas deux fois les grandes erreurs du passé.
Tâchons de tirer les leçons d’une histoire encore proche pour éviter le chaos et le désordre social.
Pour cela …
- L’Etat doit redevenir un Etat fort, exemplaire, directif et non dirigiste. L’Etat doit imposer le prix des denrées de première nécessité en maintenant un contrôle permanent grâce à la répression des fraudes.
- L’Etat doit réguler le coût du Foncier, l’indice des prix à la Construction et le prix des Loyers.
- L’Etat doit réinsérer le Service Militaire obligatoire comme élément fondateur de la solidarité nationale. Le RSMA doit pouvoir donner une formation aux jeunes défavorisés qui tiennent à passer au moins un permis VL ou PL. Ce permis leur permettra de trouver plus facilement un travail à la fin de ce Service national.
A ce propos, beaucoup de patrons à l’époque recrutaient des jeunes sur présentation du compte rendu de leur livret national.
- Le RSMA doit pouvoir offrir une formation diplômante afin d’insérer ces jeunes dans une Société active et plus ouverte dans laquelle la qualification est indispensable.
- L’Etat doit pouvoir financer et gérer les « maisons de redressement » ou « maisons d’accompagnement » qui permettaient autrefois d’aider à la socialisation les jeunes marginaux jusqu’à la majorité.
Cela facilitera leur insertion à une vie normale. Certaines familles monoparentales sont dans l’impossibilité de contrôler les jeunes difficiles de caractère. Les parents en grande majorité sont d’accord pour cette forme d’embrigadement pendant l’adolescence.
- L’Etat doit pouvoir davantage miser sur l’épanouissement des jeunes par le biais du sport. Les jeunes en échec scolaire n’ont peut-être pas besoin d’un bac général pour entreprendre avec des prédispositions certaines, un cursus permettant l’accès au sport professionnel. Il faut très tôt déceler les talents afin de suivre et de développer les potentialités.
A mon humble avis, on n’a pas convenablement exploité toutes les ouvertures et les opportunités qu’offre le domaine sportif. Notre société regorge de sportifs de très haut niveau mais ils ne sont pas suffisamment mis à profit pour aider les nouvelles générations.
- L’Etat ne doit plus se cacher derrière le laisser-faire, le laisser-pourrir …dans une posture absentéiste. Le capitalisme anarchique est terminé ! La libre concurrence, pour ne pas dire, le libre monopole organisé est terminé ! Le copinage bancaire est révolu !
- L’argent de l’Etat venant au secours du Privé, tout cela doit cesser.
Sinon la masse populaire ne comprendra pas …et se révoltera. Ce qui risque de déséquilibrer les fondements mêmes de la démocratie dans ce XXIéme siècle.
Ne sommes-nous pas en droit d’attendre, compte tenu de la rémunération d’un Président de la République de nos jours, que celui-ci réussisse sa mandature, sous peine d’être mis en cause dans le cas d’une politique désastreuse ?
Autre grand facteur de la déperdition de l’Etat, c’est l’Enchérissement de la vie qu’il n’a absolument pas su réguler.
Comment comprendre que l’indice à la construction en 1994 en Guadeloupe était d’environ 3500 francs (620€) et qu’en 2008, il soit de 1200€ (8000 francs) ?
On peut admettre et comprendre l’augmentation du coût de la vie, mais ce serait un suicide collectif que d’accepter une telle flambée des prix en si peu de temps, sans rien dire et sans rien faire.
Jusqu’où irons-nous encore ?
Au niveau du foncier, c’est complètement l’anarchie. S’agissant du coût du mètre carré moyen constructible, il faut compter entre 100 et 150€. S’il vous faut construire sur un terrain de 800m2, il n’est pas difficile d’évaluer ce que cela vous coûtera d’accéder à la propriété.
De ce fait, il devient de plus en plus difficile à quelqu’un d’avoir la possibilité de se faire une place dans cette société. Or, ce n’est pas faute de ne pas en avoir envie. Construire, c’est déjà soulever une montagne, mais pouvoir procéder à un remboursement bancaire sans un accident ou même un incident professionnel, pendant les 15 ou 20 ans de remboursement, c’est encore autre chose surtout quand on connaît l’état moribond du tissu économique de nos jours.
Par conséquent, on se rend vite compte des raisons pour lesquelles le taux des saisies immobilières est du double aux Antilles par rapport à l’Hexagone.
On n’ose même pas comparer les prix des denrées de première nécessité avec l’Hexagone ! Les différentes études ont démontré une telle injustice, légitimant ce jour, très largement la plate-forme de revendications du LKP en Guadeloupe et celle du Collectif du 5 Février 2009 en Martinique.
Il faut un enseignement immédiat de la philosophie dès les classes de seconde face à cette technocratie de l’absurde qui depuis, fige l’homme dans une forme de pensée unique, sectaire et rétrograde.
On doit davantage promouvoir le Culturel. Je veux dire l’art, la musique, la sculpture, la peinture, l’écriture et le cinéma… afin que l’homme du XXIème siècle revienne vers l’idée du perfectionnement de lui-même, grâce à un Humanisme sans appel, comme nouvelle perspective de son devenir et de son bien-être commun.
L’homme du XXème siècle s’est voulu essentiellement tertiaire dans un Etat Providence. On a bondé les villes en tuant la notion d’authenticité et de pureté des campagnes. On a voulu faire croire aux gens qu’ils seraient tous des fonctionnaires heureux et fiers de l’être, au détriment d’une catégorie devenue la Classe d’en bas.
Ce siècle de la « grande distribution » a surtout voulu faire de la masse que nous sommes, des consommateurs abrutis. Le capitalisme pensait tout faire fonctionner par le simple fait du « pouvoir d’achat » - conception erronée et absurde du « toujours plus » dénoncée depuis des années par François de Closets.
On a produit des générations de clones nés essentiellement pour pousser les caddies des grandes surfaces. Mais, a-t-on pensé à toujours être en mesure de leur donner les moyens pécuniaires de leur joujou adoré ?
On a complètement exterminé les petites structures commerciales et familiales afin de rendre les gens de plus en plus dépendants et esclaves d’un système goinfre et insatiable. On a éliminé l’esprit du partage, de l’entraide et de la proximité.
On a rendu l’homme plus égoïste qu’il ne l’a jamais été. On l’a surtout poussé lentement et sûrement à sa propre déshumanisation.
Même dans nos contrées Antillaises, nous n’avons plus le temps pour nous-mêmes, a fortiori pour l’autre. Nous étions un peuple fier de pouvoir fermer les yeux de nos aînés dans notre demeure. Aujourd’hui, force est de constater que nous les abandonnons dans des mouroirs sordides à la Française.
Réapprenons le vivre simplement. Réapprenons à raconter et à conter des histoires à nos enfants, à leur faire la morale sous un manguier, un fromager ou un quenettier.
Réapprenons, tout bêtement la communication, notre communication, réapprenons à nous parler, à nous écouter et surtout à nous entendre.
Réinvestissons nos campagnes et nos champs. Epoque où tout un chacun avait son petit jardin, sa volaille, ses cochons, ses cabris, ses bœufs … et son chien créole.
Epoque du brocantage, du convoi, du coup de main, des rassemblements spontanés pour aider un voisin, époque aussi des veillées mortuaires traditionnelles… époque où le Pays « avait une âme qui s’attachait à la nôtre, nous donnant la force de nous aimer ».
Que constatons-nous ?
Ce sont toujours les mêmes qui sont à la distribution et en même temps à la production. Nous assistons à un Système vicieux, vicié, et de plus en plus perfide, où règne le monopole et le cadenassage des affaires, empêchant alors toute possibilité d’être invité à la danse.
Ce sont toujours les mêmes qui détiennent et qui bénéficient des banques, puisque détenteurs de comptes sur-crédités et des liquidités indispensables pour les alimenter et faire survivre ce système.
Celui qui aujourd’hui a le pouvoir de l’embauche est un Roi dans un monde peuplé de Sans Domicile Fixe.
On n’a plus qu’à s’aplatir devant certains milliardaires capitalistes où l’Etat même, n’a plus aucun pouvoir face à un Medef surpuissant, glouton et autiste.
Cet Etat, à genoux ne peut plus impulser le moindre souffle social pour soulager cette masse qui depuis gère la faim, le chômage, le sous-emploi, la honte, l’échec et le déshonneur.
Une jeunesse prisonnière d’un effet entonnoir où très peu arrivent à se frayer une place au soleil dans un système de copinage et de préférence.
L’on est devenu d’excellents consommateurs, à un point tel que cette boulimie aggravée par la tentation de la publicité chirurgicale a rendu tout le monde complètement accro. Il faut aujourd’hui trois voitures dans une famille et il faut autant de téléviseurs dans un foyer. Comment est-ce possible ?
Plus rien n’est solide et ne dure. Le service après vente n’est même plus conseillé puisqu’il faut systématiquement tout racheter en un temps record.
Tout nous pousse à la consommation !
Tout est devenu kleenex, tout est interchangeable, tout est unisexe et l’unique leitmotiv est et demeure : encore la consommation !
Un monde dès lors, où l’on n’existe que par les marques excessivement chères, par le faux-semblant, par l’apparat, le fictif et le factice. Abrutir les populations semble être « La » devise !
Comment ne pas comprendre ces jeunes en souffrance dont les parents n’ont jamais pu, assouvir ni leur propre besoin matérialiste, ni le besoin de leurs enfants.
Un monde où dans les écoles, dès les petites classes, les enfants des parents aisés sont déposés devant leur établissement scolaire dans des 4x4 derniers cris, où ces gosses en question sont déjà vêtus de Lacoste, de Calvin Klein, et autres…
La frustration commence sur les bancs de l’école, dès le primaire et se poursuit jusqu’à la vie d’adulte.
Les enfants qui réussissent, en grande partie sont de parents aisés. Ces derniers bénéficient durant toute leur scolarité d’un enseignant privé parallèle, complémentaire pour chaque matière importante.
Ces enfants bénéficient de loisirs, d’activités sportives, de voyages linguistiques et autres …ce qui explique clairement et inévitablement le pourquoi de leur performance.
Aujourd’hui, on voudra encore faire croire aux gens que « l’argent ne fait pas le bonheur ». En tous cas, il fait la réussite d’un classe largement au-dessus d’une autre matériellement.
Un fait est certain, c’est que l’on ne peut plus dire n’importe quoi aux jeunes d’aujourd’hui. Ces jeunes ne sont pas dupes et il va falloir d’urgence leur proposer un système plus solide et plus équitable, capable par-dessus tout d’assumer leur avenir.
Un immense sentiment de révolte sommeille pour l’instant dans toute la société française. Nous espérons que l’Etat, que les politiques, les associations… se rendront compte de l’urgence sociale qui prend forme. Prenons garde à ne pas connaître un second Mai 68 qui semble pourtant se profiler à l’horizon !
La société dans laquelle nous vivons semble ne plus être en adéquation avec les réalités d’aujourd’hui. Les institutions en place sont restées aveugles et muettes nonobstant de forts avertissements.
Nous nous rendons compte de l’exaspération, et du phénomène de ras-le-bol qui s’installent et qui s’intensifient au sein d’une masse française générale devenue plus que jamais guadeloupéanique.
Si nous ne nous comprenons pas l’étendue de cette fracture sociale immédiatement, nous risquons de connaître des lendemains catastrophiques en très peu de temps à cause d’une insubordination populaire généralisée.
Le partage des richesses terrestres va au-delà des communes, des villes et des pays. Il deviendra sous peu une énorme affaire planétaire puisque la « profitation » est mondiale et qu’elle est orchestrée en plus haut lieu dans les Pays dominants.
Espérons que la venue d’un Obama à la tête des USA, ainsi que la réaction de l’ensemble des Sociétés Civiles des autres pays capitalistes, puissent enfin et très vite, nous permettre de revenir à un système basé davantage sur la raison, le bon sens et l’équité des Peuples.
Aux vaillants lecteurs, salut !
Bernard Leclaire
Ecrivain Marie-Galantais
Lamentin. MARS 2009
IMAGE DU JOUR
KOKE ICH BETCHE ? UNE VERITABLE FARCE
KOKE ICH BETCHE ? UNE VERITABLE FARCE
Rédigé le 2009-03-26 19:07:00, par Camille CHAUVET
Par Jack Eros Comment comprendre que les magistrats français en résidence en Martinique instruisent 400 plaintes de békés pour cette plaisanterie de mauvais goût qui consisterait à inciter les non béké à "Koké ich bétché

[Quelques jeunes martiniquais- non béké- décident lancer sur le Net une plaisanterie,consistant dire que les békés coquant entre eux ,ils fallaient les sortir de l'endogamie.
Ainsi naît l'Association Koké Ich Betché.
Une intention fort louable , une version
Tous créoles dévergondée, mais la plaisanterie a mal tourné, car trois membres de l’Association d’AKIB ont été récemment placés en garde à vue mardi dernier.
Comme quoi, dans cette Martinique d’apartheid, quand un jeune martiniquais est tué disons accidentellement par un béké au Cap-Est cela ne nécessite pas de garde à vue, mais une mauvaise plaisanterie avec la caste béké provoque une gardeà vue...
Par contre,les ancêtres békés des plaignants et plaignantes n’ont jamais fait d’association pour koké les femmes esclaves de leur habitation. Et « Dieu » seul peut nous donner le décompte.
Pourtant ,rien que pour ce dévergondage verbale, la gendarmerie du Lamentin se mobilise et enquête sur ce dossier que le procureur de la république considère fort justement comme «
un dérapage verbal », et qui provoque un véritable débat autour de la signification du mot « koké ».
Pour les plaignants, il est traduit par une incitation au viol des filles békés.
Vraiment qui peut croire que Koké c’est violer !!!
Le mot koké ne peut pas être traduit par le mot viol. C’est un non-sens.Et les békés s’ils sont Martiniquais ils le savent.
Les volontaires, ou ceux qui veulent se dévouer à cette opération de métissage n’ont pas été compris, ils auraient dû tous adhérer à
Tous Créoles et tranquillement koké sans crier garde , y compris les négresses domestiques adhérentes et les békettes avec.
Tout cela , n’a rien à voir avec les propos du béké raciste Alain HUYGUES DESPOINTES qui est une incitation à la haine raciale.
Un beau procès sur
le Koké dans l'histoire de Martinique.NB. Les femmes non béké qui ont eu des relations intimes avec les békés viendont témoigner pour dire si elles ont éte koké ou non. Pour la catégorie ethnique béké : koké c'est violé...mi déba
Posté par LUCIEN, le 2009-03-27 05:02:00
Au fait qu'est-il advenu de l'enquête au sujet des SMS qui , après la diffusion des "Derniers maitres de la Martinique" appelaient aux actions contre les békés à Cap-Est, ça m'avait l'air d'une grossière machination...
Normalement retracer les circuits d'un SMS n'a rien de problématique si l'on en croit les illustrations télévisuelles des progrès de la police scientifiques mais ici ça n'a rien donné ...
.....Si ce n'est de mobiliser des gardes mobiles à l'entrée de Cap-Est .
Devant me rendre dans un Cap-Est en pleine ébullition et m'attendant à un contrôle policier j'avais préparé mon passeport , que le garde en faction m'a prestement restitué avant de réclamer mon permis de conduire quand je lui ai demandé s'il y avait un nouveau poste frontière à cet endroit !!! ha ha ha....
(Je dois dire qu'à ma question il avait poussé dans un soupir l'aveu : "c'est presque çà ! " )
Je n'ai pas beaucoup lu la presse pendant ces évènements mais si j'avais été dessinateur j'aurais décrit une entrée de Cap-Est avec une escouade de gendarmes et des panneaux indiquant , CAP-EST , Réserve de Békés , Attention ESPECE PROTEGEE !
IMAGE DU JOUR
LES NEGOCIATIONS SUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA VIE CHERE DEBUTENT EN GUYANE
LES NEGOCIATIONS SUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA VIE CHERE DEBUTENT EN GUYANE
Rédigé le 2009-03-26 11:20:00, par Victor HAUTEVILLE
SOURCES REUTERS Les négociations sur le pouvoir d'achat et la vie chère ont commencé à la préfecture de Cayenne, en Guyane, en présence des pouvoirs publics et des représentants syndicaux, associatifs et patronaux, sur la base de revendications présentées par deux collectifs différents, a constaté Reuters sur place.

.
Mercredi matin, les négociations ont été interrompues à la suite d'un désaccord entre d'un côté le patronat et la préfecture, et de l'autre le collectif "MKL" ("Mayouri Kont Leksplwatasyon", collectif contre l'exploitation) sur les conditions de médiatisation des discussions, a indiqué mercredi RFO Guyane, le MKL souhaitant une retransmission en direct, contre l'avis de la préfecture et du patronat.
Dans l'après-midi, les discussions ont repris sur la question de la formation et de la baisse des prix en Guyane, en présence des élus, de représentants de l'administration et de la grande distribution, et d'un seul des deux collectifs, le "Mayouri Pou Lavi Miyow" (collectif pour la vie meilleure).
Le "Mayouri Kont Leksplwatasyon" regroupe 30 organisations syndicales et associatives, dont les principaux syndicats de Guyane (UTG - Union des travailleurs Guyanais, CDTG/CFDT, FO, Unsa, et Solidaires Guyane, qui regroupe les syndicats Sud).
Le MKL a élaboré une plate-forme de 132 revendications, dont le SMIC à 1500 euros, la diminution des prix de 40%, la priorité à l'embauche et à la promotion du personnel local, la revalorisation des minima sociaux, un "plan Guyane" pour l'éducation et la santé, et un meilleur aménagement du territoire.
Le "Mayouri Pou Lavi Miyow" regroupe une demi-douzaine d'organisations, dont l'association des consommateurs en colère et le comité "Debout contre la vie chère", à l'origine du mouvement de blocage des routes de Guyane pendant onze jours fin 2008, qui avait débouché sur une baisse de 50 centimes du prix des carburants à la pompe.
Le "collectif pour la vie meilleure" a élaboré une plate-forme de 68 revendications, dont beaucoup sont communes à l'autre collectif, notamment sur les thèmes du pouvoir d'achat, de l'éducation et de la santé.
Laurent Marot, édité par Eric Faye
IMAGE DU JOUR
ESCROQUERIE INTELLECTUELLE D' YVEE JEGO OU MEPRIS DES MARTINIQUAIS ?
ESCROQUERIE INTELLECTUELLE D' YVEE JEGO OU MEPRIS DES MARTINIQUAIS ?
Rédigé le 2009-03-26 03:21:00, par
Le mardi 24 mars 2009, à la préfecture, Yves JEGO,secrétaire d'état des dernières colonies, a commis une escroquerie intellectuelle,en annonçant son fameux "Plan CO.RAIL (Contrat de Reprise d'Activité et d'Initiative Locale), aux socioprofessionnels.
Dans un document qu'il a fait distribuer,à cette occasion à ceux qui ont répondu à son invitation, il est mentionné

:
" Mise en place d'un Prêt à taux zéro pour les TPE en difficulté...
... par le biais de Martinique Initiative et avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations.
Ce fonds aura vocation à accorder des prêts d'honneur sans garantie personnelle et avec une procédure d'agrément simplifiée, d'un montant maximal de 25000 euros à des entreprises connaissant un événement accidentel de trésorerie indépendant de la volonté du chef d'entreprise" (fin de citation)
Il est , en outre, indiqué dans ce document les coordonnées téléphoniques et internet de Martinique Initiative, auprès de laquelle, il faudrait s'adresser pour bénéficier de ces dispositions !
Le hic, c'est que ni Mr Yves JEGO, ni ses collaborateurs, d'aucunes sortes, n'ont jamais pris contact avec Daniel MARIE-SAINTE,le Président de Martinique Initiative, avant de faire cette annonce publique!
Comment doit- on qualifier une telle attitude? Mépris ? Impérialisme coloniale?
Après le 5 février 2009, ne devrait-on pas s'attendre à une autre attitude vis à vis des martiniquais?
IMAGE DU JOUR
INTERVIEW D’ELIE DOMOTA : « IL FAUT FAIRE PREUVE D’AUDACE »
INTERVIEW D’ELIE DOMOTA : « IL FAUT FAIRE PREUVE D’AUDACE »
Rédigé le 2009-03-25 11:57:00, par Emeline SAUVEUR
Par Frédéric Gircour.C'est derrière la grille du palais de la Mutualité qu'Elie Domota me reçoit, en plein air. On s'assied en toute simplicité sur une petite murette et il commence à répondre à mes questions, interpellé de temps à autres par les gens du quartier qui passent dans la rue et lui lancent souvent de chaleureux encouragements.

Pendant que nous parlons, on est interrompu régulièrement par des appels sur son portable, ou par un de ses lieutenants qui vient lui annoncer que l'industrie de la canne, sucrière et rhumière, vient de signer l'accord Jacques Bino. Il avait prévenu, quelques jours auparavant, en meeting et à 10 pas d'ici : "si Gardel (le principal sucrier de l'archipel) ne signe pas, il n'y aura pas de récolte). Je pousse un ouf de soulagement, nous n'allons pas être privés de ti punch cette année !
Chien Créole : Elie, peux-tu revenir sur la façon dont le LKP s’est formé ? Elie Domota : La réussite du LKP ne tombe pas du ciel. Ça fait 6 ans que les organisations syndicales travaillent ensemble à l’élaboration d’une plateforme de défense de la classe ouvrière. Depuis plus longtemps encore, nous avons l’habitude de nous réunir pour préparer les modalités des défilés unitaires du 1er mai (tract, parcours, etc.). Donc, on se connaît bien. En parallèle, chaque organisation travaillait avec d’autres sur des projets ponctuels. Moi par exemple, je suis secrétaire général de l’UGTG, on a beaucoup travaillé avec mouvman Nonm, le comité des mutuelles, l’association culturelle Akyio, etc., sur différents thèmes comme 1801, 1802, 1967. Beaucoup de groupes fonctionnaient comme nous.
CC : Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur, si on devait n’en citer qu’un, qui fait que le LKP a finalement pris corps ? Elie Domota : Les six années passées, on n’arrivait pas à se mettre d’accord et puis début décembre 2008, on s’est à nouveau réuni. La situation était tellement catastrophique pour les travailleurs, que cette fois ça a collé, ça s’est imposé par nécessité. La force du LKP, c’est que nous sommes un conglomérat de visions différentes qui réunies, permettent une approche globale des problèmes de notre société. La lutte des travailleurs se nourrit de la lutte des travailleurs. L’important c’est qu’au-delà des dirigeants des différentes organisations, l’union se fasse à la base et dans l’action. C’est aux travailleurs de se rassembler.
CC : Selon toi, comment ce mouvement a-t’il pu tenir aussi longtemps ? Elie Domota : Si nous avons tenu 44 jours de grève générale, c’est déjà parce que le Guadeloupéen est de nature résistante. Quand il rentre dans un combat, c’est pour le gagner, et ensuite, il est assez orgueilleux pour ne pas s’arrêter en chemin. La solidarité a joué à fond, les parents, les amis, tout le monde s’est entraidé. Les agriculteurs nous ont donné pas mal de denrées. Il y a même un restaurateur qui vient de nous donner un bœuf sur pied ! D’ailleurs, il faut qu’on lui trouve un endroit pour paître… On a tenu parce qu’on est un mouvement populaire.
CC : Penses-tu qu’une union de cette ampleur soit possible dans l’hexagone ? Elie Domota : Bien sûr, le tout s’est de commencer. Nous même on n’a jamais cru que ça se passerait comme ça, ni que nous tiendrions aussi longtemps ! C’est là où on s’est dit que toutes ces rencontres faites depuis 6 ans, toutes ces réunions ont porté leur fruit, car c’est sur la base de toutes ces discussions que petit à petit s’est dessiné ce qui allait devenir la plateforme de revendications du LKP. Les patrons et l’Etat s’entendent au sommet et s’organisent. Les ouvriers ne peuvent pas se permettre de les affronter en ordre dispersé.
CC : Comment analyses-tu l’état des forces sociales dans l’hexagone ? Elie Domota : Je ne pense pas qu’elles soient en recul. Je pense juste qu’il faut faire preuve d’audace. Les travailleurs y croient mais les dirigeants des différentes organisations font trop de calculs. Il faut que la tête se mette un peu en retrait et laisse les travailleurs prendre les choses en main. Aujourd’hui on voit bien que la logique veut qu’il y ait toujours plus d’argent pour les riches alors que les travailleurs n’ont droit qu’aux licenciements. Ils n’ont plus d’autre choix que de rentrer en lutte.
CC : Quelle lecture donnes-tu à ce qui vient de se passer ? Est-ce le début de la construction d’un nouveau modèle de société ? Elie Domota : Je crois qu’on n’en est pas encore là. Disons qu’il y a une aspiration à quelque chose d’autre, qui se cherche. Maintenant, il reste à la concrétiser en une vision, avec un projet, des écrits, des analyses. Chacun doit participer et ce sera aux Guadeloupéens de décider le chemin qu’ils veulent suivre.
CC : Les détracteurs du LKP disent qu’il avance masqué et qu’en réalité son unique et réel objectif est l’indépendance de la Guadeloupe. Elie Domota : Je suis secrétaire général de l’UGTG, un syndicat qui se définit comme indépendantiste depuis le premier jour, mais le LKP rassemble 49 organisations, partis, syndicats, associations qui ont des visions très différentes. Donc on n’en est pas là. Parce que je vais te dire, si sur la seule base de la plateforme du LKP, on doit demander l’indépendance, même moi j’y vais pas ! (il rit)
CC: Après ça, est-ce que tu comptes fonder un parti ?Elie Domota : Non, je n'ai pas d'ambition politique.Alors qu'il est au téléphone, Gladys Démocrite rédactrice-en-chef du Mika déchaîné, journal satirique guadeloupéen, lui remet l'édition qui va paraître en kiosque le lendemain et qui titre : "Domota président ?"
CC : Un autre point d’incompréhension voire de rupture, par rapport à la plate-forme, a été pour certaines personnes la question de la priorité à l’embauche pour les Guadeloupéens. C’est vrai que, comme j’ai déjà pu l’écrire sur Chien Créole, la revendication ne spécifie pas si c’est à compétences égales ou non, et laisse planer une certaine ambiguïté. Alors, à compétence égale ou non ? Elie Domota : Mais c’est une évidence. On ne va pas demander à un boucher de travailler comme chirurgien juste sous prétexte qu’il serait Guadeloupéen ! Ce qu’on ne comprend pas, par exemple, c’est que les agences de recrutements basées à Jarry fassent paraître les annonces d’embauche des cadres directement à Paris, alors qu’ici on a des gens compétents mais au chômage. Voilà ce qu’on dénonce, mais bien sûr, on parle de priorité d’embauche pour les Guadeloupéens à compétence égale.
CC : Nicolas Sarkozy a promis des états généraux en Guadeloupe, trouves-tu que ce soit quelque chose de positif ? Elie Domota : D’abord je te dirai que les états généraux de la Guadeloupe, on les a déjà commencés par notre action et notre réflexion. Et puis on reste prudent. On a déjà entendu tellement de belles promesses de la part de l’état. D’ailleurs, vu le délai très court avant que ça commence, je me demande bien comment ça va pouvoir s’organiser et avec quelle pertinence…
CC : Comment prends-tu le fait que le parquet de Pointe-à-Pitre te mette dos-à-dos avec Alain Huygues-Despointes, le béké de Martinique qui a parlé de pureté de la race. Vous faites tous deux l’objet de plainte pour incitation à la haine raciale, lui pour faire l’apologie d’un système raciste et discriminatoire, toi pour le condamner !Elie Domota : Je pense précisément que ça vise à blanchir Huygues-Despointe, si je puis dire ! C’est une façon de relativiser l’accusation qui pèse sur lui. Mes propos n’ont fait que refléter une réalité sociale et historique. Donc je suis serein.
CC : Entre nous, c’est même un beau cadeau que te fait le parquet, il t’offre une tribune formidable !Elie Domota : (il sourit) Oui, c’est vrai. Un avocat me disait hier qu’il n’y a pas de grand mouvement social sans grand procès. Ça va être l’occasion de faire le point sur pas mal de choses. Je demande d’ailleurs à ce que ce procès soit télévisé. Beaucoup d’avocats m’ont déjà contacté. Cette après-midi, même Ségolène Royal m’a appelé pour me proposer de faire partie du collectif d’avocats qui va me défendre. Je ne savais même pas qu’elle était avocate !
CC : Comment prends-tu les diverses attaques, parfois très virulentes qui te sont adressées sur ce sujet ou sur d’autres ?Elie Domota : J’ai annoncé hier que je comptais porter plainte pour diffamation. En Guadeloupe, on est tellement habitué à être méprisé qu’on encaisse sans broncher, on finit par trouver ça normal. Mais je me suis dit, quand même, quand Frédéric Lefebvre se permet de me traiter de tonton macoute, que des journalistes me traitent de terroriste, ce n’est pas normal ! Au figaro, y a un gars, c’est pas possible, je pense qu’un Guadeloupéen a du lui piquer sa copine parce qu’il a une telle haine chaque fois qu’il écrit sur nous ! Je ne vois pas d’autre explication !
Entrevue réalisée par Frédéric Gircour pour le NPA et Chien Créole
Posté par Girondin, le 2009-03-27 14:15:00
Je suis d'accord avec tout ce que dit mr Domota ,mais là ou i y a un hic ,c'est son manque d'implication claire ds la lutte que ns devns aujourd'hui mener pr découvrir les joies relles de la liberté ,ce à quoi ns aspirons.
Je voudrais qu'il ns donne les outils pr qu'on puisse mener ce combat,à l'image de la corse
J'ai beaucoup de respect pr lui,mais qu'il avance avec nous ds la direction qui est celle de l'ugtg et qu'il continue à nous motiver et diriger comme il l'a fait avec LKP
Le peuple a faim de liberté!
IMAGE DU JOUR
LE GRAND MYTHE DU FONCTIONNAIRE (trouvé sur face book)
LE GRAND MYTHE DU FONCTIONNAIRE (trouvé sur face book)
Rédigé le 2009-03-25 02:32:00, par Face Book
Texte écrit par un fonctionnaire Juste pour information...
Voilà plusieurs fois maintenant que j'entends à la télévision des personnes s'attaquer aux fonctionnaires. Maintenant, il y a des mails où je lis que, pour vivre aux Antilles, il faut être propriétaire, je ne sais plus quoi ou fonctionnaire !!!
Qu'est-ce qu'un fonctionnaire ? Cela regroupe beaucoup de fonctions (du gardien de la paix au magistrat en passant par le professeur), alors dire que les fonctionnaires vivent bien, de qui parle-t-on, d'un fonctionnaire de catégorie A, B, C ou d'un Haut fonctionnaire ? Les salaires ne sont pas du tout les mêmes (cela va du simple au double), les fonctions non plus !

Enlevons les 40% aux fonctionnaires, mais oui, après les békés, les blancs, les chinois, les patrons, attaquons nous au "fonctionnaire" !
Connaissez-vous cette bête étrange?
Il faut le savoir, dans l'imaginaire commun, un "fonctionnaire" a 360 jours de vacances par an, il touche 3 000 euros par mois pour une heure de travail effectif par jour ouvrable, mais oui, le "fonctionnaire" est aux 4 heures lui ! En plus, le fonctionnaire est le leader de la grève parce qu'il sera payé à la fin des hostilités, contrairement à tous les petits malheureux qui le suivent. Mais si, mais si, vous avez lu ça comme moi.
Faut arrêter, alors que l'on se bat contre la vie chère, qui concerne tout le monde, même le fonctionnaire, alors qu'on demande 200 euros pour une partie de la population, on demande une baisse de 40% pour une autre. Où est la logique ? Y'a des gens du peuple qui ne méritent visiblement pas qu'on se battent pour qu'ils conservent des acquis. C'est pas vers le bas qu'il faut tirer !
J'ai travaillé à l'école parce que ma maman m'a toujours dit qu'il fallait le faire, j'ai passé mon bac, j'ai passé une licence - en plus, j'ai jamais eu de bourse parce que ma mère, justement, était fonctionnaire: Infirmière avec deux enfants à élever seule, le grand luxe !!!
J'ai ensuite fait une prépa aux concours de l'enseignement et voilà, j'ai passé le concours que j'ai réussi.
Et me voici, FONCTIONNAIRE !!!
Allez, la question vous brûle les lèvres, combien gagne ce fonctionnaire (de catégorie A)??? Vous trouverez la réponse sur de nombreux sites qui publient ouvertement les grilles de rémunérations.
Un fonctionnaire enseignant du primaire débute à 1950 euros et gagne environ 500 euros de plus après 8 ans de bons et loyaux services. Il ne gagnera guère plus durant les 40 ans qu'il dévouera à sa tâche.
"Oh mon dieu, environ 2500 euros, et ils se plaignent !!!" Je vous rappelle que le fonctionnaire de catégorie A:
- ne peut prétendre à un logement à loyer modéré,
- ne touche pas d'APL ou d'ALS,
- ne touche pas d'allocations familiales,
- n'a pas de CMU,
- n'a pas de bon CAF pour les vacances ou pour s'acheter des meubles,
- n'a pas de tickets restaurant,
- n'a pas de comité d'entreprise,
- paie ses impôts
Faisons globalement le budget de quelqu'un qui vit très raisonnablement (c'est du global, je ne suis donc pas au centime près et c'est établi à partir de prix moyens. Oui y'en a qui paient plus et oui y'en a qui paie, plus rarement, moins!) :
Salaire mensuel : 2500e
loyer d'un F2 (allez, disons qu'il est seul et modeste): 600e sans aides (s'il compte rester locataire toute sa vie, sinon compter les traites et toutes les charges que cela implique)
eau: 160 euros pour 6 mois donc 26e par mois
électricité: 30e
téléphone fixe: 25e (pour un forfait de 2 heures chez FT)
téléphone portable (il a besoin d'un portable?!!!) : 30e (base 2 heures chez un opérateur "D...")
Internet (tout le monde en a besoin): 30e
assurance voiture: 90e pour une 5 CV selon l'assurance
traites voiture s'il n'a pas pu la payer cash: 300e pour une voiture à moins de 15 000e (type 206 ou clio) sur 4 ans
assurance logement: 35e pour un F2
impots sur le revenu: 160e
taxe d'habitation (pour un logement type F2 à FDF) : 70e
Faut bien qu'il mange un minimum : 300e
qu'il mette de l'essence dans sa voiture: 150e
les frais bancaires: Selon votre banque
A-t-il le droit de regarder canal sat? 60e le bouquet avec canal+ je crois
d'être syndiqué? 15e
Ajoutez ce que j'ai oublié ou cahiers, vêtements, repas, cantine... etc pour ceux qui ont un enfant
Il reste à ce "fonctionnaire de catégorie A 8 ans d'ancienneté", après avoir payé tout ce qu'il devait obligatoirement, environ 550e (j'ai arrondi), je vous entends: "BRAVO!!! TOUT CA!!!"
ATTENTION, CELA, SANS IMPREVU ET SANS RIEN PAYER D'AUTRE QUE LES CHARGES INCOMPRESSIBLES !!! Mais non, il ne reste jamais 550e à la fin du mois parce que vous avez eu plus de dépenses le mois qui a précédé et peut être un peu moins celui-ci.
Comme c'est un être humain même s'il n'en a pas l'air, il a le droit d'être malade, d'avoir mal aux dents, de porter des lunettes, de s'habiller, de se chausser, en plus il investit bien souvent dans un ordinateur, des photocopies et des cartouches d'encre pour ses élèves. Lui aussi, sa voiture tombe en panne au mauvais moment, l'ordi ne s'allume plus, les pneus sont à changer, la révisison est à faire, le four est en panne, il n'y a plus de gaz, le robinet fuit, le canapé est mort... Vous connaissez.
Et attention, ce fonctionnaire que je vous ai décrit là n'a pas d'enfant!
Comme vous il a le droit de sortir, de passer une semaine de vacances quelque part, ben oui, le but de la vie n'est pas que de se tuer à la tâche sans aucun plaisir, sinon autant se tuer tout court. Même celui qui a moins d'argent que le "fonctionnaire de catégorie A 8 ans d'ancienneté", sort, va au cinéma, mange dehors, offre des cadeaux à sa famille, à son compagnon, s'achète un beau tee-shirt...
Finis les mythes et les conversations de comptoir, ce n'est pas le "fonctionnaire de catégorie A" (alors qu'est ce que vous laissez pour les autres) qui a un trop bon niveau de vie, ce sont les autres qui ne sont pas suffisamment payés. Je ne pleure pas sur le sort de ce fonctionnaire, ce n'est absolument pas le but, il y a plus malheureux, mais c'est simplement pour dire que non la réponse n'est pas de prendre les 40% des fonctionnaires mais d'augmenter les autres en trouvant l'argent où il est vraiment. Soit dit en passant, 40% de 2500 ça fait 1 000!
Gagner 2500e pour vivre c'est raisonnable (si on décide d'être stérile) mais pas extraordinaire, 1500e ce n'est résolument pas assez!
Une dernière chose pour mettre fin à la fable:
après 16 heures l'enseignant, en particulier, ne "glande" pas chez lui: il prépare jusqu'à très tard les cours de sa semaine et se demande comment il va faire pour faire progresser ces élèves qui n'apprennent pas leurs leçons chez eux et qui excellent dans les pires conneries à l'école, ou bien il corrige les cahiers s'il arrive à les lire (10 fautes par mot de 5 lettres !!!!!!!).
Je fais un "vis ma vie" avec qui veut pendant un mois, s'il tient un mois...
Posté par Céline MEDELICE, le 2009-03-25 17:16:00
Merci de remettre les pendules à l'heure, quoiqu'il y aura toujours des inconditionnels pour "aboyer" après les fonctionnaires et qui ne comprendront jamais que nous ne nous battons pas pour nous, mais pour ceux qui sont moins favorisés et pour nos enfants et petits-enfants.
Posté par TALIE, le 2009-03-28 00:32:00
je ne suis pas fonctionnaire. Je suis en tout point d'accord avec vous. Ma socièté a laissé des plumes durant la grève, mais c'était pour la bonne cause, même si je n'ai pas bénéficier de tout. VIVE LES FONCTIONAIRES ET BRAVO
Posté par chacaro, le 2009-03-30 19:24:00
Entièrement d'accord avec ça!!! mon mari travaille dans une collectivité depuis plus de 22 ans...il est titulaire depuis moins de 10 ans. La précarité de l'emploi il l'a connu également avec des contrats reconductibles. Des concours il a dû en passer avant d'être intégré. Le pauvre vous me direz vous !!! Les heures travaillées qui ne sont pas forcément payées car on peut l'appeler à n'importe quelle heure pour une intervention malgré ses horaires fixes. Tout le monde n'est pas la fille du maire ou la "fam déwo" du sénateur maire pour avoir droit à un poste payé sans pointer. S'il y a un problème, il faut surtout regarder du côté de vos édilités qui vous représentent et que vous avez mis en place.
Posté par Gildas, le 2010-04-14 07:02:00
Ah le fameu mythe du Fonctionnaire!
Bien entendu Je suis totalement en accord avec le propos ci-dessus!
Mais Je pense que la vraie question, à partir du moment où l'on a bien cerné l'ensemble du problème,
est : Mais pourquoi tous les français ne sont-ils pas tous fonctionnaires????
Si cette profession est faite de privilégiés et si avantageuse??
Je crois que le problème de fond reste celui de l'information. Tout du moins Je l'espère, J'espère que le français de base qui semble intrinsèquement mal informé appuie son argumentaire "anti-fonctionnaire", sur des arguments fantasmagoriques. Il serait plus effrayant (mais pas moins envisageable), d'imaginer que le fonctionnaire soit, quelque soit sa situation, un souffre douleur, un défouloir, d'une majorité de français pour justifier tous les maux !
Je suis étudiant et me destine à l'enseignement et voit autour de moi, (auprès d'étudient du privé) les mêmes arguments saugrenus et incohérants ! Et personnellement Je me désole de voir la stupidité de la société française, qui ne tendra pas à s'améliorer!
Posté par LAFICELLE, le 2010-04-15 12:26:00
Les fonctionnaires sont les plus grands baiseurs;car en dehors du temps de travail ,ils n'ont rien à faire, donc ces messeiurs et dames baisent.
Allez dans le parking de certains hôtels et vous verrez le ballet entre 12h30 et 16h30. La Martinique est l'ile aux sexes et on se le cache bien....L'histoire de préparer les cours est une vaste plaisanterie. Un cours préparé c'est pour 5 années environ, les prohrammes changeant à ce rythmes de cinq.... alors bonne fornic les amies et amis,la vie est belle.
IMAGE DU JOUR
C'ETAIT LE 24 MARS 1961.LES FORCES FRANCAISES DE REPRESSION ASSASSINENT TROIS OUVRIERS AGRICOLES AU LAMENTIN
C'ETAIT LE 24 MARS 1961.LES FORCES FRANCAISES DE REPRESSION ASSASSINENT TROIS OUVRIERS AGRICOLES AU LAMENTIN
Rédigé le 2009-03-24 16:09:00, par Emeline SAUVEUR
Un peu plus d'un an après les émeutes de Décembre 1959 qui avaient fait 3 morts et de nombreux blessés à Fort de France, c'est au Lamentin que le 24 mars 1961, 3 Martiniquais sont tués et plus d'une vingtaine blessés par les balles des mitraillettes des forces de répression coloniale française.

Il faut rappeler que cette période était celle de la décolonisation surtout en Afrique où nombre de pays sous domination coloniale française accèdent à l'indépendance.
C'est la période où courageusement, les Algériens luttent les armes à la main pour recouvrer leur souveraineté.
Le pouvoir colonial a peur que la Martinique aussi ne s'émancipe de cette tutelle coloniale. D'autant que la revendication nationale commence à s'exprimer ici et dans l'émigration.
Ainsi a-t-il pris l'ordonnance d'Octobre 1960 visant à museler ceux qu'il considère comme dangereux pour son système, qu'il va appliquer à Dufond, Guitteaud, Mauvois, nicolas .
En Mars 61, les ouvriers agricoles étaient en grève pour réclamer des augmentations du salaire de misère qui leur était versé, ainsi que des améliorations des conditions de travail et de paiement des salaires.
Ce 24 Mars, comme à l'habitude les travailleurs se rassemblent au bourg du Lamentin, qui était à l'époque un centre important de culture de canne et de production de sucre. Ils allaient aussi d'habitation en habitation pour convaincre les ouvriers de suivre le mouvement de grève, ce que les autorités coloniales et les békés essayaient d'empêcher.
Durant la matinée les gendarmes arrêtent 3 responsables syndicaux qu'ils emmènent à Fort de France, les travailleurs restent mobilisés toute la journée réclamant la libération de leurs camarades.
Un des membres de la famille Aubéry, responsable de l'assassinat d'André ALIKER en 1934, détentrice de la majeure partie des plantations de canne du Lamentin, vient provoquer à plusieurs reprises les travailleurs là où ils sont rassemblés.
Arrive un moment où les grévistes réagissent.
Se croyant menacé, Aubéry se réfugie dans une maison voisine. Les ouvriers prennent position devant la maison dénonçant l'arrogance béké et exigeant la libération de leurs camarades qui n'avaient commis aucun délit.
En début de soirée alors que les syndicalistes qui avaient été conduits à Fort de France étaient de retour vers le Lamentin, les gardes mobiles postés près de l'église, sans que rien ne le justifie, décident de tirer sans sommation sur la foule formée essentiellement de personnes sortant de la prière du carême à l'église.
Tous ceux qui sont tombés ont été atteints de balles dans le dos car ils s'éloignaient de l'église pour rejoindre leur domicile. On compta 3 morts : MARIE-CALIXTE, LAURENCINE, VALIDE.
Il s'agit d'un véritable massacre perpétré par ceux qui ne voulaient tolérer aucune résistance face à la féroce exploitation capitaliste exercée par les békés, aucune contestation du totalitarisme colonial en vigueur, qui voulaient faire peur à la population pour qu'elle ne revendique pas.
Dans le discours prononcé lors des obsèques des victimes, « sur trois tombes » Georges GRATIANT , maire communiste, fustigea le comportement des autorités coloniales, ainsi que la férocité de la répression contre des ouvriers qui réclamaient du pain et à qui on a donné du plomb. Pour ce discours, il a été poursuivi par le gouvernement français et frappé de suspension de ses fonctions par la justice coloniale à son service.
48 ans après, nous devons nous rappeler cet épisode de l'Histoire du mouvement ouvrier, cette triste page de notre histoire, trop souvent cachée, ignorée, falsifiée dans l'intérêt du colonisateur.
Oui nous devons faire connaître à nos enfants ce que furent les luttes menées par les travailleurs, quelles sont les victimes de la violence coloniale toujours perpétrée dans notre pays.
HISTOIRE
DISCOURS SUR TROIS TOMBES
DISCOURS SUR TROIS TOMBES
Rédigé le 2009-03-24 15:26:00, par Emeline SAUVEUR
Prononcé par:Georges GRATIAN Maire du Lamentin Aux obsèques de
Suzanne, Eulalie, MARIE-CALIXTE 24 ans, couturière, quartier « Florinde »
Marcellin, Alexandre, LAURENCINE 21 ans ouvrier agricole à « Roches Carrées »,
Edouard VALIDE, 26 ans, ouvrier agricole à « ROCHES Carrées »,
assassinés au Lamentin, le Vendredi 24 mars 1961, par les forces françaies de répression

Au nom de l’ordre et de la force publique,
au nom de l’autorité qui nous régente, au nom de
la loi et au nom de la France,une poignée d’assassins
en armes vient de creuser trois tombes d’un coup
dans notre sol Lamentinois.
Crime plein de lâcheté et plein d’horreur !
Crime policier, crime raciste, crime politique.
Policier certes, parce que pas une main civile
N’a commis en cette nuit du Vendredi 24 Mars 1961
Le moindre geste meurtrier.
Crime raciste certes, même quand des valets
de notre sang,de notre race,au service à la fois
de la force et de l’argent,
trahissent leur sang,trahissent leur race,
pour se faire vils et dociles assassins.
Crime politique certes, parce qu’il fut organisé
pour et par les forces d’oppression capitalistes
et colonialistes et qu’il s’est commis
au grand détriment de familles ouvrières
des plus humbles mais des plus dignes .
Vingt-et–un blessés et trois cadavres, voici le bilan
de cette nuit tragique,de ces minutes de rage policière.
Nous mesurons alors le poids du mépris
des meurtriers en uniformes et nous savons aujourd’hui
encore mieux qu’hier le peu de poids que pèsent
dans la balance de l’Etat Français les vies humaines,
lorsque ces vies-là sont celles des nègres de chez nous.
Le plus féroce des meurtriers, fut-il fusil au poing,
mitraillette au côté,chasse de la voix le chien
qui devant sa porte approche,
pour l’avenir des sévices qu’il encourt .
Ici, les assassins officiels- sans crier gare-
Couchent sur le sol en deux salves sanglantes,
Des hommes, des femmes, qui ont commis la faute
de ne pas être contents d’avoir été si longtemps
trompés,abusés,exploités.
Qui veut du pain aura du plomb
au nom de la loi, au nom de la force,
au nom de la France ,
au nom de la force de la loi qui vient de France.
Pour nous le pain n’est qu’un droit,
pour eux le plomb c’est un devoir.
Et dans l’histoire des peuples noirs
Toujours a tort qui veut du pain
Et a raison qui donne du plomb.
Ainsi vont les choses pour nous les noirs.
De mal en pis elles vont, les choses.
Pour que les cris des peuples noirs,
ceux de l’Afrique, ceux du Congo,
ceux de Cayenne et ceux d’ici,
ne puissent s’unir en une seule voix dont les échos
feront un jour éclater l’avenir en gros morceaux
de joie,de tendresse et d’amour,
feront s’évaporer la haine,la domination et la servilité,
feront pleuvoir du bonheur pour les pauvres,
pour que les échos de cette immense voix des travailleurs
de toutes les races,unis,égaux, en droits,
ne puissent résonner à l’unisson,
on étrangle,on enferme et l’on tue .
Dans les lambeaux de quel drapeau vont se cacher
Pour palpiter les principes humains de le morale française ?
Sous les plis de quelle bannière va se tapir la charité chrétienne ?
Répondez, citoyens, camarades,
répondez,vous que le plomb tient aux entrailles
et qui râlez à l’hôpital.
Répondez, vous que les balles assassines
Ont couchés dans le silence.
Répondez, vous trois qui avez passé vos brèves années
dans le culte du travail et de dieu.
Réponds- moi Suzanne MARIE-CALIXTE,
belle et forte camarade,
toi qui pendant tes 24 années passées sur terre,
as cultivé l’amour de ta mère et de ta grand’mère,
l’amour des tiens,l’amour de Dieu,de tes prochains.
Dis-moi quelle dernière prière tu venais d’adresser
à ton Seigneur dans son Eglise que tu quittais à peine,
quand les gendarmes firent entrer la mort par un grand trou
dans ton aisselle,à coups de mitrailleuses.
Et si ton Dieu t’accueille au ciel,
Tu lui diras comment les choses se sont passées.
Tu lui diras q’Alexandre LAURENCINE ici présent
Avait seulement 21 ans.
Qu’il s’est couché sur le pavé
et que c’est là,face contre terre,
qu’il fut tiré et qu’il fut tué,
déjà couché,prêt au tombeau.
Tu lui diras que son papa
s’était baissé pour l’embrasser
et qu’à la main il fut blessé .
Tu lui diras jeune fille, qu’Edouard VALIDE
garçon tranquille de 26 ans,
donnait le dos aux assaillants,
et qu’à la nuque il fut atteint
et que sa tête de part en part fut traversée.
Tu lui diras que des Français forment
ici une gestapo
qui assassine dans le dos
au nom de la loi,au nom de la force,
au nom de l’ordre,au nom de la France
au nom de l’ordre qui vient de France.
Vous trois, amis, dont la police et la gendarmerie
ont cru utile et agréable
d’ouvrir les tombes à coups de fusil,
vous trois dont les mains étaient vides
comme vos poches et votre ventre,
vous trois dont la tête était pleine de tracasseries
et de soucis,
de manque d’argent et de malheur,
vous trois dont le cœur était plein d’espoir
et d’amour
sachez que votre sang a fécondé le sol de votre ville
pour que se lèvent des milliers de bras
qui sauront un jour honorer votre martyre,
dans la paix,dans la raison et dans la liberté.
Vos noms rejoignent glorieusement
Ceux du François de 1900,
Ceux du Carbet de 1948,
Et tous ceux qui pour les mêmes raisons,
sont les victimes du plus fort
et de la trahison.
Au nom de l’Edilité de votre ville,
au nom de tout un peuple de Travailleurs,
je m’incline avec piété devant vos trois cercueils
et je salue affectueusement vos familles dans la douleur.
Puisse votre souvenir illuminer nos luttes à venir
qui seront dures certes-
ici vos bières nous l’indiquent à suffire-
mais qui seront,nos luttes,assurément victorieuses.
Car nous sommes tous avec vous trois
par votre sang, par notre honneur,
liés, pour la raison contre la trahison,
dans le courage contre la lâcheté
dans l’amour contre la haine,
pour la liberté contre la servilité,
pour la fraternité des peuples contre le racisme,
pour la paix et le bonheur universels
contre l’égoïsme cruel de quelques uns.
Fiers et Chers Camarades, Adieu !
IMAGE DU JOUR
LE TELEPHONE PORTABLE EST-IL NUISIBLE POUR NOTRE SANTE ?
LE TELEPHONE PORTABLE EST-IL NUISIBLE POUR NOTRE SANTE ?
Rédigé le 2009-03-24 04:00:00, par Emeline SAUVEUR
Par Soler Laporte: En Martinique des milliers de téléphones portables sont vendus ,et les plus gros consommateurs du téléphone mobile (GSM) ont entre 15 et 25 ans ,65% du marché selon les opérateurs. En clair,s'il y avait là un problème de santé ,l'avenir serait catastrophique pour nous.
Et s'y ajoute également le problème des Antennes qui diffusent un champ électromagnétique nocif.

La question du téléphone mobile revient au cœur des débats, car un groupe de scientifiques lundi lors d'un colloque au Sénat, a relancé le débat sur l'impact sanitaire des antennes relais. Ces champs électromagnétiques pourraient "
être à l'origine d'un problème de santé publique majeur".
Déjà au début du mois, le premier ministre avait justifié l
i['"approche de précaution" vis à vis de l'impact de l'utilisation des téléphones mobiles sur la santé des personnes, bien que "
les expertises disponibles ne permettent pas de conclure sur le lien éventuel entre utilisation de téléphone mobile et risque de cancer"
Le ministère de la Santé organise dans un mois une table ronde, sans doute sous la pression de l’opinion publique et de la Justice après le démantèlement de plusieurs antennes relais par les magistrats au nom du principe de précaution.
Toutefois, l'Académie de médecine souligne l'absence de risque démontré des antennes relais de téléphonie mobile.
En Martinique les opposants à des seuils d'exposition trop élevés se mobilisent en s’appuyant sur les scientifiques qui déclarent que :"
Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques" ,même si le premier ministre français minimise cette question.
En tous cas, des personnes autorisées, telles l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex, le Français Dominique Belpomme, cancérologue et les Suédois Lennart Hardell, cancérologue et chercheur, et Olle Johansson, du département de neurosciences du Karolinska Institute, estiment qu'
"un nombre croissant de malades (sont) devenus intolérants aux champs électromagnétiques" et elles poursuivent :"On ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers". Il y a donc risque de "p
roblème de santé publique majeur".
Ces scientifiques mettent en avant certaines études prouvant des effets nocifs sur l'ADN ou le cerveau, même si d'autres ne prouvent rien. "Les normes de protection sont largement insuffisantes pour éviter les effets toxiques", a déclaré le Professeur Belpomme.
Encore ce Belpomme dirons- nous, en Martinique.
Deux associations Agir pour l'environnement et Priartem , spécialisées sur cette question, ont publié un sondage réalisé par l'institut BVA, qui fait apparaître que 80% des Français sont favorables à ce que le gouvernement règlemente davantage le développement des antennes relais. 16% n'y sont pas favorables. 4% ne se prononcent pas.
Les opérateurs télécoms, invités lundi au colloque, n'ont pas souhaité s'exprimer.
Signe sans doute d’un véritable problème.
Il faut donc attendre l’évolution de cette question et observer quel sera le choix entre les enjeux commerciaux et la santé des citoyens.
Espérons que choix de notre santé sera pris en compte.
Espérons.Espérons.Espérons.
.
IMAGE DU JOUR
ELIZABETH LANDI REPOND A ROGER DE JAHAM
ELIZABETH LANDI REPOND A ROGER DE JAHAM
Rédigé le 2009-03-23 03:54:00, par Emeline SAUVEUR
NDLR .Roger de Jaham pleurniche pour venir faire de l'hypocrisie à Trénelle lors de la célébration du 22 Mai par la Ville de Fort-de-France. Il adresse par courrier électronique aux élus de la ville les propos tenus par Camille Chauvet qui annonce une mobilsation contre la venue de ces profiteurs ,héritiers des esclavagistes.
La lettre du dénommé RDJ a circulé par le biais du Chef de Cabinet du Maire , Jeff Lafontaine qui revendique fort justement le droit de faire la publicité de la lettre du béké.
Une élue de la ville en toute transparence donne son point vue, alors que le RDJ annonce partout qu'il a le soutien de tous les élus de la ville ...contre Camille Chauvet.
Ce que le Béké oublie ,c'est que Camille Chauvet est homme libre et de bonnes moeurs et de plus, il n'est pas élu de la ville,contrairement à ce raconte mensongèrement le RDJ.
LA PAROLE CIRCULE
Elisabeth LANDI
Conseillère municipale
Ville de Fort-de-France
Fort-de-France, le 19 mars 2009,
A Monsieur Roger de JAHAM
Monsieur,
Vous m’avez interpellé par courrier électronique en date du 16 mars 2009 au sujet de l’intervention de M. Camille Chauvet lors d’une émission télévisée de la chaîne KMT où il affirmait son opposition résolue à la participation des « békés » aux manifestations commémoratives du 22 mai organisées par la Ville de Fort-de-France.
Que je sache, M. Camille Chauvet n’est pas un élu de la ville de Fort-de-France et ses propos n’engagent que lui. Ils ne sauraient dicter la conduite et les positions des élus du Conseil municipal. Je suis donc étonnée que vous me demandiez de me prononcer quant à la position que le Conseil municipal serait censée adopter suite à ces déclarations.
Je ne suis aucunement responsable des prises de positions de M. Camille Chauvet comme je ne vous ai pas rendu responsable des propos tenus par M. Huygues Despointes lors de la diffusion du reportage de Canal Plus « Les derniers maîtres de la Martinique ».
Je ne partage pas les points de vue de M. Camille Chauvet et je ne cautionne aucune forme de violence d’où qu’elle vienne. Cependant, vous n’êtes pas sans savoir que le contexte du 6 mars 2009 a une grande part dans les réactions et les interprétations des responsabilités de chacun. On ne peut évacuer d’un trait de plume ou d’association que les relations entre « békés » et noirs constituent un nœud central dans les problématiques de notre société.
Par ailleurs, Fort-de-France n’est pas la seule ville à commémorer l’abolition de l’esclavage et vous pouvez, comme tout Martiniquais, participer aux nombreuses festivités organisées dans toutes les communes de notre pays ainsi que dans les jardins de la Région Martinique.
Le Député Maire honoraire, Aimé Césaire, a su nous montrer la voie pour la construction d’une société fondée sur les valeurs partagées d’un humanisme profond et « de la solidarité indispensable à notre peuple en époque de survie » (La plantation du courbaril à Acajou, Le François, Décembre 2001).
Je partage pleinement ces idéaux.
Je ne peux que souhaiter qu’ils soient partagés par tous les Martiniquais décidés à vaincre, « grâce à l’entêtement du vouloir vivre », tous les obscurantismes pour construire la Martinique nouvelle et forte que nous appelons de nos vœux.
Je vous prie, Monsieur, de recevoir l’expression de mes salutations distinguées.
Elisabeth Landi
Posté par LUCIEN, le 2009-03-23 18:53:00
Camille,
Il y a quelques années (8 à 12) ! Lors d'une émission de TV sur les békés , un "représentant de la communauté béké" ...
( je suis anti communautariste et j'évite de parler de communauté pour désigner des groupes sociaux, mais en l'occurence l'appellation me semble justifiée) ...
... donnait sur un ton patelin la définition suivante du béké ; " C'est un blanc installé en Martinique depuis 3 générations" .
A l'époque personne n'avait sursauté pourtant cette définition ignore quasi totalement la donnée historique pour ne se baser que sur un phénomène de cooptation à fondement racial . (C'est la revendication moderne de ce qu' Alain Huygues Despointes justifiait sur le mode passéiste d'un homme au crépuscule de sa vie.)
Le béké se définirait non pas comme l'héritier (fortuit) d'un passé colonial... {Philippe Lavil (De la villejegu du Fresnais) quand il dit que les békés sont des descendants de noble}... mais comme le garant (volontaire) de la sauvegarde d'un phénotype "européen". Mais ça nous le savions tous. Il suffit de constater comment ceux qui dérogent à la règle de "l'entre soi " sont "ostracisés" .
Mais une définition n'exclut pas l'autre .
Alain Huygues Despointes est une scorie de l'histoire il le démontre lui-même , son groupe a échappé à la révolution française et reste vecteur d'une pensée aristocratique qui persiste en Europe (Cf L'exhibition de son arbre généalogique premier outil aristocratique ).
Etudiant antillais à Paris je n'en avais pas moins un ami aristocrate qui m'a un jour confié qu'il n'envisageait pas de se marier avec une femme qui n'ait comme lui au moins 200 quartiers de noblesse.) http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_?a.101:133:12./var/artfla/encyclopedie/textdata/IMAGE/
Je ne sais pas ce qu'il est devenu, il a du épouser une cousine ...
Il faut savoir que parmi les aristocrates Français, en existent encore qui se considèrent comme les tenants d'une supériorité morale et intellectuelle voire "de nature" par rapport au reste de la population. Allez donc dans un petit village de Bretagne vous retrouverez dans le regard de certains chatelains fendant la foule populacière d'un marché hebdomadaire, la morgue et le dédain que l'on retrouve chez quelques jeunes "békés" de Martinique vis à vis de ce qu'ils considèrent comme des classes inférieures. [l'idée d'appartenir à une élite étant entretenue au sein des écoles privées que fréquente cette jeunesse]
Le problème aux Antilles est que par le jeu des constructions intellectuelles et de l'enfermement psychologique qui leur permettait de supporter dans leur environnement immédiat, l'atroce condition des esclaves, les colons ont racialisé leur préoccupation et les quartiers de noblesse ont fait place à une grotesque hiérachie colorimétrique. Hiérarchie qui partant du groupe dominant s'est imposée à toute la population, créant de savants jeux de compensation socio-raciale , et des stratégies d'alliance matrimoniales ou économiques plus ou moins sur-déterminées.
Qu'est ce qu'une appellation telle que "Tous créoles", si ce n'est une invitation à l'unification des blancs vivant aux Antilles. Une telle association pourrait prétendre rechercher la valorisation d'une culture créole, avec l'idée de conférer au corps social antillais une unité sur le modèle de la langue créole issue d'origines multiples . Mais ce discours n'est pas audible, et ce qui submerge du gargouillis c'est la revendication d'un droit à vivre en apartheid .
Camille vous avez raison quand vous dénoncez un risque de 'caldochisation' de la société martiniquaise, car ajoutée aux rancœurs historiques, l'attitude des békés génère ici, une réaction de méfiance vis à vis de tout ceux qui leur ressemblent, et favorise chez les métros qui arrivent ici, une tendance à vivre entre eux .
Ceux qui n'arrivent pas à supporter une telle compartimentation du corps social se heurtent aux barrières invisibles et finissent par repartir, ne restent essentiellement que les chasseurs de primes de la fonction publique, les passionnés de mer ou de voile, ou les débrouillards des lois de défiscalisations, les retraités et les époux ou épouses d'antillais. Bref ... le plus souvent des gens à qui l"entre soi" peut suffire entre deux A-R vers l'Europe .
Et dans trois générations nous auront de nouveaux békés.
En clair si nous laissons faire la logique ségrégationniste qui d'évidence semble déterminer les conduites au-delà des postures et déclarations de principes, notre société risque de s'intoxiquer au poison de la connivence raciale, au lieu de devenir un lieu de célébration de la dignité humaine.
IMAGE DU JOUR
LETTRE OUVERTE A UN AMI BEKE
LETTRE OUVERTE A UN AMI BEKE
Rédigé le 2009-03-23 03:24:00, par Emeline SAUVEUR
Par C.Guyon Mon cher....J’ai, depuis quelques semaines, vu et entendu tout et n’importe quoi sur la Martinique et la Guadeloupe. Les propos les plus scandaleux des uns font écho aux discours les plus hypocrites des autres, le tout arbitré dans le sens que nous connaissions par les médias Zoreil (un sens unique qui n’est jamais le bon sens...).

Pour autant, moi, Métropolitain d’origine qui ai épousé une de tes cousines, dont les enfants sont nés à Schœlcher, qui ai vécu plus de 20 ans aux Antilles, je ne suis guère soupçonnable de malveillance envers les blancs en général et les békés en particulier.
Pour autant, il n’est peut-être pas inutile que je te rappelle quelques solides vérités que vous autres békés avez tendance à oublier en refusant de faire ce que notre religion théoriquement commune appelle l’examen de conscience et l’acte de contrition.
* Dans le passé, je ne reviendrai jamais sur la traite des noirs, forfait unanimement reconnu et universellement dénoncé, mais excuse permanente à tout et n’importe quel comportement du moment qu’on est noir ou mulâtre et plus encore si l’on est jeune. Vos ancêtres en ont bénéficié, certes, mais vos ancêtres ne sont pas vous et nul n’est comptable de ses aïeux.
On a oublié au passage que les statisticiens (science cynique s’il en est) estiment que la traite des noirs par les noirs et pour les noirs a représenté 14 Millions de personnes en Afrique, celle orchestré par les arabes environ 12 Millions et celle par les Européens « seulement » 7 millions. Mais je ne suis pas Staline, et une tragédie reste une tragédie.
Lors de mon arrivée en Martinique au début des années 80, j’ai été stupéfait par le cloisonnement qui existait entre les différentes fractions ethnique de la société Martiniquaise. Békés de leur côté, zoreils de leur côté, Mulat’ qui ne se mélangent pas avec les nèg’, eux même séparés des coolies.
* A l’analyse, il ne faut guère de temps pour s’apercevoir qu’il s’agit d’un phénomène sociologique d’imitation de l’élite. Donc vous en êtes la cause directe. En conséquence, lorsque je vous ai fait remarquer ce que cette situation avait de dangereux en créant des rancœurs, vous m’avez répondu : « ou pa ka compren a ien.ou sé en zoreil,ce neg la cé neg nou ».
Pourtant, bien que je n’ai jamais au grand jamais entendu de propos raciste dans la « famille »,j’ai répété que votre refus sinon du mélange, du moins de la mixité raciale bloquait l’ascenseur social vers la reconnaissance, ascenseur qui aux Antilles comme partout sur la planète est malheureusement un ascenseur racial vers un type jugé idéal (et idéalisé) sinon supérieur.
Oh il est vrai qu’il y eu quelques mariages « mixtes » avec quelques uns de ces mulâtres plus blancs que blancs, les Parfait, les Ozier-Lafontaine et consorts. Sur les trois dont j’ai eu connaissance proche, deux ont fini sur des échecs (on peut penser que la pression familiale et sociale des deux côtés n’y est pas pour rien) et le troisième s’est terminé par une exclusion en règle : plus de réception, plus de mariage, plus de soirées. Il me souvient d’un camarade Zoreil, centralien, brillant chef d’entreprise vivant au Cap-Est qui a brutalement décidé de quitter la Martinique sans raison apparente.
Devant mon étonnement, mon patron de l’époque, un béké, m’avait expliqué qu’ayant épousé une femme guyanaise de couleur, ses enfants avaient partagé les jeux et les parties des petits békés du quartier mais qu’à douze ans, désormais, ils étaient exclus des « boums » et soirées pour des raisons évidentes. Ainsi, les Martiniquais noirs, appelons un chat un chat, peuvent tout avoir matériellement sauf l’égalité sociale et on n’achète personne à coups de BMW...
Je ne vous juge aucunement dans ce propos, et je sais que votre souci majeur est de protéger votre éducation, votre religion, votre mode de vie (et non votre « race » comme le disent quelques imbéciles....dont certains, parmi vous...) mais j’essaie de vous expliquer que l’arrogance du nèg’ n’est que le reflet déformé de la vôtre...
Beaucoup d’entre vous travaillent en Ville mais vivent à la campagne, et souvent dans des « ghettos » à l’envers ce qui a certainement augmenté l’autisme dont vous semblez victimes. Pourtant cette rancœur, ce racisme latent à l’encontre des blancs en général et des Békés en particulier étaient perceptibles par exemple dans l’évolution nocturne du centre ville foyalais.
Alors que l’on pouvait sortir en boîte sans souci dans le quartier du canal, femmes comprises, les Week-end encore à la fin des années 80,c’est devenu un sport de moins en moins recommandable au fil des années et on ne peut tout mettre sur le dos du Crack...
D’une manière plus générale, vous ne participiez plus et depuis longtemps à aucune manifestation populaire sous quelque forme que ce soit. Voulant vire caché vous avez alimenté un peu plus les phantasmes raciaux sur votre prétendu attitude de supériorité, alors que n’y répugniez que par craindre d’être pris à partie dans un comportement panurgesque de foule hostile......
D’un autre point de vue, je vous avait fait remarquer à de nombreuses reprises, qu’ en abandonnant totalement le terrain Politique (à la retraite de Pierre Bally),associatif (et caritatif...) puis progressivement en comptant sur des hommes de paille dans les organisations socioprofessionnelles, vous vous mettiez en retrait de la vie publique et laissiez la place aux imbéciles, ce qui est toujours dangereux.
Lorsque l’on est plus acteur de la Cité, on ne peut plus se défendre contre l’ostracisme. Enfin, lorsque j’ai quitté la Martinique en 2001, lassé entre autres par l’insécurité, la petitesse de l’île et des relations humaines, je vous ai prédit ce qui arrive aujourd’hui et vous m’avez répondu « on nous dit ça tous les 20 ans... »
Quel aveuglement !
* Pour le présent, je suis encore stupéfait. Dans ton dernier mail, toi que je considère comme un garçon généreux et intelligent, scandalisé, tu m’envoies une photo accompagnée de la légende « notre ami ...... » a été extirpé de sa voiture lors de la contre manifestation et tabassé, sa voiture en grande partie détruite. Je jette un coup d’œil à la photo et je vois sur la rocade, au dessus de Trénelle, un magnifique VW Touareg à plus de 45000 € (et encore, le modèle de base..).
Et lorsque je te fais remarquer ce que cette présence avec un tel véhicule dans un quartier misérable en proie à des troubles a de stupide et de provocateur, tu me réponds « il n’en a pas d’autre, sa femme roule en X5 ! ».
Réponse en forme de boutade, réponse dérisoire qui accentue mon malaise et ma certitude que vous êtes comme le petit singe « rien dire, rien voir, rien entendre », qui accentue mon opinion de votre cécité intellectuelle et de votre arrogance morale d’avoir pour vous le bon Droit : mais que vaut le Droit face à la Révolution ?
Cela me renvoie à l’image du premier béké que j’ai vu en Martinique, bien avant que je ne sache qu’il deviendrait mon propre cousin par alliance, à la Marina du François exhibant une liasse de billets de 500 Francs ( l’Euro était encore loin !) pour passer devant tout le monde à la station essence de la marina du François, et faire le plein de son 45 pieds (2 x 250 CV...) insoucieux des Zoreils stupéfaits qui le jugeaient et bien plus encore des pauvres Neg’ qui le haïssaient en secret tout autour....Il était « boulé » ? Probablement, mais « in vino veritas ! »....
Des exemples aussi parlants, au cours des vingt dernières années (celles que j’ai vu de mes yeux), j’en ai des dizaines et y compris des comportements d’exclusion vis à vis de zoreils, y compris vis à vis de moi-même, pièce rapportée, blanc de seconde zone...Un imbécile ne fait certes pas le printemps, mais l’accumulation de certains comportements, si...
* Pour le Futur ? Je répugne à jouer les Cassandre. Mais le bon sens me dicte un certain nombre de constatations. A entendre mes copains chefs d’entreprise, on peut évaluer que 10 à 15 % des sociétés qui mettront la clé sous la porte dans les quelques mois qui viennent. Sur celles qui sont solides, on peut penser que de 10 à 25% du personnel sera licencié ou verra son CDD non renouvelé.
u total, dans le privé on peut penser que de 8000 à 15000 emplois seront détruits par cette crise. Un Tsunami social en résultera, d’autant plus que la crise mondiale n’est pas encore arrivée outre-mer, qui vit encore sur les votes de crédits publics et les financements de 2008...
Essentiellement des emplois à faible qualification. Croyez vous réellement que ces pauvres gens vont se retourner vers le « collectif » ou le « LKP » pour leur demander des comptes sur un gâchis pourtant orchestré par ces fonctionnaires ?? Non, ils vont écouter ces macoutes modernes qui leur diront : « cé vanjans bétché a si ou ped’ travay ou ».
* Vous êtes les coupables désignés idéaux (lire mon texte sur les békés, juifs antillais). Et ils seront crus comme Mugabe a été cru lorsqu’il a expliqué sans rire que si les Zimbabwéens avaient faim c’était la faute des fermiers blancs, et que s’ils avaient le choléra c’était la faute des pays occidentaux qui l’avaient répandu. Oui le principe philosophique du « rasoir d’Occam » s’applique parfaitement dans la manipulation des masses : en période de crise, toutes choses étant égales, l’explication la plus simple est toujours la meilleure...
Si j’étais encore en Martinique, je prendrai mes dispositions pour partir, et pour partir vite. Si vous croyez une seule seconde que l’Etat Français vous protègera, vous rêvez.
Vous n’avez pas conscience du puissant lobby « neg’zagonal » (Thuram en tête par exemple) qui vous hait sans vous connaître et qui fort de son quasi million de membre fait pression sur des médias ultra-complaisants qui ne vous haïssent pas moins, lesquels font à leur tour pression sur un pouvoir qui pour le moment ne vous connait pas mais que vous gênez dans son programme d’inaction.... a mon avis, désormais, vos jours sont comptés.
Reste-t-il un espoir ?
Peut-être. Celui de fonder un parti pluriethnique du genre « Matn’ik ensemb’ » ou « aveni’ tout’ moun » , militer pour une autonomie très élargie (avec une refonte des institutions pour une assemblée unique) ou vous participerez à la reconstruction de votre pays d’un point de vue politique et pas seulement économique....
Et surtout n’oubliez pas que dans notre religion, le pardon se demande et qu’il ne s’obtient que si l’on s’engage à se réformer. Réformez-vous pour ne pas disparaître. Ce n’est pas une alternative, c’est un ultimatum de l’histoire.
Bien à toi, Christophe GUYON
IMAGE DU JOUR
LE CONSEIL GENERAL DE LA MARTINIQUE EN FAILLITE!
LE CONSEIL GENERAL DE LA MARTINIQUE EN FAILLITE!
Rédigé le 2009-03-22 17:10:00, par Victor HAUTEVILLE
Une telle durée de désendettement signifie une quasi-faillite de la collectivité tel est le commentaire de capital.fr; regardez les chiffres
IMAGE DU JOUR
PATRICK KARAM SE TRANSFORME EN LIBANAIS DOMESTIQUE DES BEKES
PATRICK KARAM SE TRANSFORME EN LIBANAIS DOMESTIQUE DES BEKES
Rédigé le 2009-03-22 04:03:00, par Camille CHAUVET
Par Camille CHAUVET : Le thème était déjà surprenant. Mais l’organisation a bien montré qu’il s’agissait bien d’effacer que les békés gangrènent nos sociétés. Ou le mal est soigné dans les règles ou alors il faudra amputer le malade.

Profitant des soubressauts de la Mémoire collective en Guadeloupe et en Martinique ,Patrick Karam, a organisé une conférence débat sur le thème de
"La place des Békés dans la société antillaise, Mythes et réalités", à la salle Félix Éboué du secrétariat d'Etat à l'outre-mer.
Nous avons adressé à Patrick Karam le texte de Félix Eboué : Jouer le jeu.
C’est justement ce que n’ont jamais fait les békés dans nos sociétés , ils n’ont jamais joué le jeu.
Ils ont profité sans vergogne de l’héritage de la société d'Habitation et ça ce n’est pas un mythe, et Patrick Karam serait un salopard de première s’il faisait croire à qui que soit, ou encore à lui-même qu’il ne le sait pas.
En tout cas, les békés le savent.
Tant que ceux qui participent et organisent ces débats écarteront tous ceux qui disent aux békés leurs quatre vérités, le problème ne sera jamais posé et le contentieux historique va demeurer.
Quand le délégué interministériel installe à la table des débats les représentants des Békés en la personne d’un Hervé Damoiseau, président des Rhum Damoiseau, de Jean Louis de Lucy, agriculteur, Roger de Jaham, chef d'entreprises, Willy Angèle, président du Medef Guadeloupe, Phillipe Lavil, artiste, José Marraud Desgrottes, expert comptable interrogés par Serge Romana, président du CM98, Daniel Dalin, président du collectif Dom et Pierre Pluton, maire d'Evry-Grery-sur Yerres,Patrick Karam a tracé la ligne.
Les vrais problèmes ne seront pas posés.
D’entré de débat Patrick Karam ferme le jeu et suit pas les conseils de Félix Eboué. En annonçant que
"Les manifestations contre la vie chère aux Antilles ne sont pas des conflits de races comme cela a été dit dans la presse et sur Internet. C'est une politique de bouc-émissaires. La question des Békés pose le problème de la faillite de la république et la responsabilité de l'État aux Antilles depuis 60 ans (...) Il vaut mieux une entreprise locale dirigé par un Béké, qu'une multinationale à capitaux étrangers. Je préfère le capitalisme régional au capitalisme international. » Il mélange volontairement tous les problèmes.
Le capitalisme béké n’est pas contesté dans nos territoires, mais leur profitation.
Sur la race ?
Notre pauvre Karam au nom, sans doute de ses accointances avec De Vilpin feint d’ignorer que les békés constituent encore de nos jours un groupe fermé qu’il revendique tous du fait même de leur comportement, et le courageux Alain Huygues Despointes est sacrifié après son aveux au nom des autres de la volonté du groupe de préserver une race.
Les représentants des Békés. De Phillipe Lavil à Roger de Jaham en passant par José Marraud Desgrottes, ils ont tentés de contredire ce qu'ils estimaient être de la désinformation de la part des médias .
"Les Békés ne représentaient en 2007 que 14% du PIB de la Guadeloupe alors qu'on parlait de 85% dans les Média" a expliqué José Marraud Desgrottes, expert comptable.
"Les situations socio-professionnelles des Békés sont le reflet de la société antillaise" s'est défendu, Roger de Jaham, chef d'entreprise, qui a souligné qu'avant la loi Taubira, il avait déjà entamé des démarches pour reconnaître l'esclavage comme "crime contre l'humanité".
José Marraud DesGrottes a bluffé l'auditoire par des chiffres inexacts sur l'économie en outre mer. Il a par exemple menti sans vergogne en déclarant que « l
les Antilles n'étaient pas un cimetière pour Bac+5 puisque le chômage de ces derniers se situait grosso modo au niveau de la moyenne nationale entre 7 et 9% ». Ou a-t-il pris ces chiffres sur le chômage aux Antilles ?
Et même pas le délégué Patrick Karam n’a rectifié.
Il a souligné l'évidence de la distance qui rendait nécessairement les produits importés plus chers aux Antilles qu'en métropole, sans expliquer qu’au passage que les plus grands profiteurs étaient les békés de la grande distribution qui s'octroyaient des marges trop élevées.Pas seulement les békés.
En fait, Marraud Desgrottes n’a pas eut en face de lui des intervenants ayant un point de vue différent du sien. Cette absence de répartie a quelque peu déséquilibré le débat sur l'existence ou non d'un monopole béké, et sur l'économie des Antilles puisqu'il n'avait personne pour discuter statistiques économiques.
Un faux débat organisé Patrick Karam qui s'est transformé ,à l'occasion en Libanais domestique des békés.
Le Serge Romana, président du CM98, il s’en est sorti par des banalités. Roger de Jaham, va sans doute l’installer comme membre de l’association de nègres domestiques
Tous créoles. Une opération de communication qui enfonce encore plus nos bavards békés,Roger de Jaham en tête qui embarque cette fois le malheureux Eric de Lucie qui n'avait pas de besoin d'un Roger la gaffe qui se prend pour un petit Bernard à ses côtés
Posté par Hervé Thégat, le 2009-03-22 11:44:00
Cette réunion n'était qu'une vaste mascarade( à l'image du vieil adage békés " il y a seulement 2 hypermachés nous appartenant à la Martinique" en "oubliant" tous les écomax et leader price - les franchises huit à huit et champion ) et une réunion de charlatans(à l'image de philippe lavil qui ruiné s'est enrichi avec son tittre "il tape sur les bambous" et kolé séré !!!!!! - opportuniste qui déclare sur bfm tv face à arl zéro que l'origine des békés est noble alors qu'ils sont descendants en majorité d'engagés, de voyous,de voleurs, de "nobles" dont on ne voulait pas et de PROSTITUES , ramassées aus port de nantes, bordeaux entre autres.
Ce mal endémique lié à notre statut de colonie moderne(les mêmes schémas sont en place depuis + de 400 ans le président remplace le roi et le prèet le gouverneur), continuera tant que les pwofiteurs auront l'appui de l'état ET DE NEGS DOMESTIKS ET SOUSE TELS JUVENAL REMIR OU LOUIS DANIEL BERTOME !!!!!!!!!!!
IMAGE DU JOUR
RUPTURE DE CONFIANCE
RUPTURE DE CONFIANCE
Rédigé le 2009-03-21 15:10:00, par Victor HAUTEVILLE
Sans commentaire.
Posté par chacaro, le 2009-03-23 20:04:00
mentè!!!volè!!!exploitè!!!
IMAGE DU JOUR
LE BULLETIN ECONOMIQUE DE L'IEDOM
LE BULLETIN ECONOMIQUE DE L'IEDOM
Rédigé le 2009-03-20 19:56:00, par Victor HAUTEVILLE
Conformément aux dispositions de l'ordonnance d'avril 2000, l'Etat a également confié à l'IEDOM des missions de service public. Par ailleurs, l'IEDOM assure des missions d'intérêt général, notamment le rôle d'Observatoire économique et financier des économies ultramarines.

L'exécution des opérations afférentes à ces missions est ainsi assurée par l'IEDOM, agissant « au nom, pour le compte et sous l'autorité de la Banque de France »A ce titre L’IEDOM diffuse son bulletin économique. Vous pourrez le télécharger le document en bas de page.
IMAGE DU JOUR
UN TRACTEUR QUI BRULE OU LE BOOMERANG DE L’HISTOIRE
UN TRACTEUR QUI BRULE OU LE BOOMERANG DE L’HISTOIRE
Rédigé le 2009-03-20 19:14:00, par Victor HAUTEVILLE
lundi 9 mars 2009 par Raphaël CONFIANT 5MONTRAY

Un sage africain disait qu’un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Je me suis, pour ma part, demandé, sans pouvoir apporter de réponse, à qui pouvait bien renvoyer un tracteur qui brûle. Car c’est la triste image qui restera des émeutes du vendredi 6 mars 2009, dans l’après-midi, sur la Rocade, au pied du Morne Trénelle. Ce défilé de tracteurs et de camions, parfois conduits par des Békés, qui prétendit pénétrer dans Fort-de-France afin, disaient les organisateurs de la manifestation, de remettre une lettre au préfet de la Martinique. Lettre de protestation contre le blocage de l’île pendant un mois et contre le non-chargement de la banane. Défilé qui fut donc brusquement interrompu par l’irruption de jeunes (et de moins jeunes) de ce quartier populaire qui assaillirent les planteurs à coups de pierres et de parpaings, manquant de lyncher, n’eut été la courageuse intervention de quelques membres du Collectif du 5 février, deux-trois Békés complètement inconscients.
L’image d’un tracteur qui brûle m’est insupportable.
Un tracteur est un instrument de travail. Un précieux instrument de travail. Le symbole, dans les pays communistes du siècle dernier, du progrès, de la récolte abondante, de l’avancée du peuple travailleur vers un avenir meilleur. L’image du tracteur était dans les tableaux, le nom du tracteur dans les chansons, l’évocation du tracteur dans les romans. Cela s’appelait, à l’époque, l’art engagé. Les artistes chantaient la sueur, le dur labeur, la classe ouvrière. Mais soyons honnêtes ! Dans le monde capitaliste aussi, on a su célébrer ce formidable outil agricole : témoins ces images de moissonneuses-batteuses alignées en bataillons et avançant d’un pas martial dans les plaines de la Beauce (France) ou les immensités du Middle-West (Etats-Unis).
Mais apparemment, pour ceux qui en ont incendié un sur la Rocade l’autre vendredi, un tracteur ne représente rien du tout. On le brûle comme on brûle une poubelle, un vulgaire 4/4 climatisé, un magasin de chaussures ou de téléphones portables.
On peut analyser ce phénomène sous deux angles différents : celui de l’histoire (et donc du passé) d’un côté et celui du présent de l’autre.
Le boomerang de l’histoire
Du point de vue historique, ce qu’on subi les Békés sur la Rocade peut être considéré comme une juste revanche de l’Histoire, une sorte de boomerang. En effet, qui sont les actuels habitants de Trénelle sinon les fils et les petits-fils des travailleurs des plantations, des distilleries et des sucreries de l’intérieur du pays jetés dans l’En-Ville, à partir des années 50, par l’effondrement de la « société d’habitation » ou du système de plantation, si l’on préfère ? Exode rural massif dont les racines sont, en fait, beaucoup plus anciennes puisqu’elles remontent à l’abolition de l’esclavage en 1848. Libéré de ses chaînes, le nègre antillais, contrairement à son alter ego étasunien auquel fut octroyé « 22 acres and a mule » (22 acres de terre et un mulet), se retrouva Gros Jean comme devant. Ou bien il retournait travailler comme ouvrier agricole sous-payé sur la même « habitation » où il avait été esclave ou bien il émigrait. Vers les bourgs et l’En-Ville. Beaucoup tentèrent de rester dans les campagnes, de cultiver des terrains domaniaux ou laissés à l’abandon, l’Etat français, à l’instigation des Békés, fit alors passer une loi qui qualifiait cela de « vagabondage » ! Les contrevenants étaient jetés en prison. Autrement dit Etat français et Békés interdirent aux descendants d’esclaves de travailler la terre en leur nom propre, à leur propre profit. Et après cela, d’aucuns eurent le culot de dire « Neg pa enmen travay tè » (Les Nègres n’aiment pas le travail de la terre). A partir des différentes crises sucrières de la fin du XIXe siècle, les campagnes martiniquaises commencèrent peu à peu à se vider, le phénomène s’accélérant brutalement au milieu du siècle suivant, frappant entre temps les mulâtres puisque la loi du contingentement du rhum de 1935 avait signé l’arrêt de mort des petites distilleries possédées par ceux-ci. Je sais de quoi je parle : mon arrière-grand-père et mon grand-père maternels furent petits distillateurs au fin fond d’une campagne du Lorrain (Macédoine) et leur petite distillerie ferma en 1954.
Si donc Fort-de-France est devenue cette ville démesurée (à l’échelle de la Martinique), si elle a été littéralement investie par des dizaines de milliers de gens venues des campagnes__et Trénelle est emblématique à cet égard__, c’est à cause de la scélératesse des Békés, de l’exploitation éhontée qu’ils faisaient de leurs ouvriers agricoles et de leur incapacité à moderniser l’outil de production. Si eux, les Békés, ont réussi à retomber sur leurs pattes en se refaisant une santé dans la banane subventionnée, les concessions automobiles, les supermarchés et les magasins de bricolage, les fils et petits-fils des expulsés des campagnes, pour leur part, ont continué à voir de la misère dans l’En-Ville. Il faudra qu’un jour des historiens écrivent l’épopée des quartiers populaires qui ont constitué Fort-de-France, à commencer par ce morne abrupt qu’est Trénelle, le courage, l’énergie, qu’il a fallu pour déboiser, fouiller la terre pour dégager un espace plus ou moins constructible, charroyer à dos d’homme toutes espèces de matériaux hétéroclites pour se construire des maisonnettes de bric et de broc guère différentes des cases d’habitation. Et surtout accepter de vivre dans des endroits sans eau courante, sans électricité et sans voirie. C’est Aimé Césaire et lui seul qui soulagea peu à peu la misère de ces expulsés des campagnes. Cela sans aucune aide ni de l’Etat français ni des « expulseurs » békés.
Donc quand on voit des Békés venir aujourd’hui à la télévision, quasiment les larmes aux yeux, se plaindre d’avoir été caillassés et pourchassés par les gens de Trénelle, on se demande s’ils souffrent d’amnésie collective ou s’ils sont tout simplement ignorants de l’histoire de la Martinique.
Ce n’est que le (juste) boomerang de l’Histoire, messieurs !
Le dilemme du présent
Reste que les explications historiques, c’est bien joli, mais pour diriger (ou prétendre diriger) un pays, on ne peut pas s’en contenter. Ceux qui auront à diriger la Martinique autonome de demain, puis la Martinique indépendante d’après-demain, seront bel et bien confrontés à cet énorme problème d’une ville-capitale, à laquelle il faut ajouter son appendice, Schoelcher, dont elle n’est séparée par aucune frontière, qui ne produit strictement rien. Un ensemble parasitaire de 130.000 habitants, soit plus du quart de la population du pays, qui ne survit que grâce aux transferts financiers de l’Etat français, soit de manière directe soit de manière indirecte (impôts locaux, payés par les fonctionnaires notamment). Une aberration dans la Caraïbe où dans aucune île, on n’observe un tel phénomène, même pas en Guadeloupe qui pourtant a subi, et continue de subir, le même système colonial que la Martinique. Cette dernière ressemble à une sorte de pays hydrocéphale, c’est-à-dire un corps maigrichon portant une énorme tête vide.
Pays ingérable donc…
Car si on met de côté l’histoire, la scélératesse des Békés et bla-bla-bla, si on examine froidement ce qui s’est passé l’autre vendredi sur la Rocade, ce n’est jamais que le triste affrontement de la Martinique qui ne produit rien et qui vit des transferts financiers français et de la Martinique qui produit (même si elle pollue, même si elle bénéficie elle aussi de subventions franco-européennes etc.). C’est l’affrontement du Rmiste, du djobeur, du chômeur avec l’agriculteur, qu’il soit conducteur de camion et de tracteur, petit planteur nègre ou gros planteur béké. L’affrontement de la Ville parasite et de la Campagne qui produit. On peut comprendre qu’un tracteur ne symbolise rien pour un Rmiste et qu’il y foute le feu sans le moindre état d’âme, reste que dans une perspective (prochaine ou probable) de prise en charge par les Martiniquais de leur propre pays, cela pose un énorme problème qu’il faudra résoudre aussi sans…états d’âme.
Une fois que les transferts financiers, allocations, 40% et autres subventions franco-européens ne couleront plus à flot, il faudra bien s’attaquer au problème de l’hydrocéphalie de la Martinique. Et là, je ne vois, pour ma part, que des lois communistes pour tenter de le résoudre :
. loi contre le parasitisme de la Cuba communiste : la ley sobre el estado peligroso (la loi sur l’état dangereux), dans son article 72, poursuit ceux qu’elle nomme les « parasites sociaux », les « délinquants » et autres « criminels », en fait ceux qui refusent de travailler.
. loi visant au transfert à la campagne des populations inutiles dans les villes du Cambodge communiste : sans sombrer dans le polpotisme, il est clair qu’une Martinique non dépendante d’un Papa Blanc ne pourra pas vivre avec plus du quart de sa population dans la capitale d’autant que cette capitale ne produit rien du tout. Cette Martinique ne pourra pas supporter non plus que sa région la plus fertile, le Nord-Atlantique, continue à se désertifier. Il faudra donc prendre des mesures de transfert de certaines populations urbaines vers ladite région.
. loi instaurant une sorte de passeport pour empêcher l’exode rural et l’installation anarchique dans les villes de la Chine communiste : un habitant des campagnes chinoises ne peut pas décider de quitter sa campagne pour s’installer en ville comme un habitant de Macouba peut décider d’aller vivre à Fort-de-France. En Chine, il faut un « pass », une autorisation de résidence en ville, et tous les jours des dizaines de milliers de « mingong » ou travailleurs migrants sont refoulés sans ménagements vers les campagnes.
. loi instaurant l’enfant unique de la Chine communiste : la Martinique a déjà une densité de 240 habitants au Km2, l’une des plus fortes du monde, et son territoire n’est, hélas, pas extensible, ce qui veut dire qu’au-delà de 400.000 habitants notre pays devient ingérable à tous points de vue (économique, écologique, social etc.), sauf à compter sur l’aide extérieure ou, pour appeler un chat un chat, la charité internationale. Il faudra trouver un moyen de stopper la natalité et d’enrayer ce cinéma de milliers de femmes qui font quatre ou cinq enfants, qui vivent d’allocations (« Je travaille pour la Caf ! » ironisent certaines), qui passent leur journées à regarder des feuilletons du genre « Amour, gloire et connerie », qui paradent (y compris dans les manifs !) avec des colliers-forçat et des lunettes de soleil dernier cri et qui, pour certaines, pestent contre les immigrés saint-luciens et haïtiens qui viennent « voler le travail des Martiniquais ». Dans une Martinique responsable de son destin, 1 enfant par femme ou par couple, ce sera bien suffisant.
On comprend que certains de nos « grands » révolutionnaires, mesurant sans doute l’ampleur et la sévérité des mesures qu’il faudra prendre dans une Martinique devenue responsable d’elle-même, préfèrent évacuer la question du statut et se complaire dans la seule défense des droits des travailleurs au sein du confortable cocon « domien » et franco-européen. Car ils savent pertinemment que ce qu’ils réclament à hauts cris aujourd’hui, jamais ils ne pourraient l’obtenir dans une Martinique autonome et encore moins indépendante. Ils savent bien que dans aucun pays indépendant de la Caraïbe__que ce soit la très communiste Cuba au nord ou la très capitaliste Barbade au sud__on ne verrait une grève générale bloquer le pays pendant plus d’un mois. Pourtant, dans ces îles, quel qu’en soit le régime politique, il existe bel et bien de la « pwofitasion » et autant, sinon plus qu’en Martinique ! Frantz Fanon, dans « L’An V de la Révolution algérienne », avait d’ailleurs pointé du doigt le fait que dans une colonie, la lutte des classes peut gêner, voire entraver, la lutte de libération nationale. Ce qu’il écrivait à propos d’une vraie colonie, d’une colonie classique comme l’était l’Algérie est dix fois plus vrai dans une colonie aberrante, une colonie de consommation comme la Martinique.
Répétons-le : une Martinique autonome demain et indépendante après-demain ne pourra résoudre la question de l’hydrocéphalie de notre pays que par l’instauration de lois communistes. Celles évoquées plus haut.
J’attends donc que certains aient le culot de me traiter de réactionnaire petit-bourgeois pro-capitaliste !
Raphaël Confiant
Posté par guillaume Suréna, le 2009-03-21 00:19:00
OUI C'EST LA REACTION DU PETIT BOURGEOIS MARTINIQUAIS NE DANS LES ANNEES 50 ET QUI SE CROIT AU DESSUS DE LA NEGRAILLE. C'EST LOGIQUE QUE QUELQU'UN QUI SE RECLAME DE L'IDEOLOGIE CREOLE SE SENTE BLESSE QUAND ON ATTAQUE LE BLANC CREOLE.
JE N'AI PAS BESOIN D'AVOIR DU CULOT POUR LE DIRE.VOTRE MACOUTISME ECLAIRE NE PASSERA PAS
Posté par NEGREZ MARWON, le 2009-03-21 17:24:00
Mr confiant pourquoi ne pas vous rendre aussi en France quand il y a ce genre de manifestation ou l'on voit beaucoup plus ou ds les autres pays ,nous n'avons pas de leçon à recevoir de vous parce que vous faites partie de la tête hydrocéphale de la Martinique qui ne fait rien et ne fera rien afin d'empêcher la vente des terres de la Martinique aux ètrangers sans penser aux générations à venir. avant de vouloir trouver un moyen de stopper la natalité à la Martinique, quand nous avons quelq'un comme vous avec de telles pensées , nous ne pouvons que dire la nouvelle Martinique ne sera pas pour demain. à tantôt tonton macoute.
IMAGE DU JOUR
MARTINE AUBRY SUIT LES ANTILLES ET DEMANDE NON PAS 200 EUROS... MAIS 500 EUROS !
MARTINE AUBRY SUIT LES ANTILLES ET DEMANDE NON PAS 200 EUROS... MAIS 500 EUROS !
Rédigé le 2009-03-20 05:30:00, par Camille CHAUVET
Par POL TIKITAC : Certains politiques Guadeloupéens et Martiniquais trouvaient la revendication des 200 euros élevée,c'est 500 euros que demande la Première Secrétaire du PS Martine Aubry.
Espérons que les socialistes au pouvoir ... demain s'en souviendront.

En Guadeloupe et en Martinique,le LKP et le C5F ont obtenu 200 euros pour les bas salaires.
En France la Martine Aubry a appelé jeudi le gouvernement à adopter "
un vrai plan de relance", incluant en particulier une prime de 500 euros pour tous les bas salaires, les petites retraites et les bénéficiaires des minima sociaux.
Et elle déclare : "J
'attends que le président de la République comprenne enfin l'ampleur de la crise, les inquiétudes des Français, leurs difficultés en matière de pouvoir d'achat et d'emploi, et que la France ait enfin un vrai plan de relance à l'instar d'autres pays européens Aujourd'hui, "
nous nous enfonçons dans la crise comme sur un toboggan sans avoir un effort de relance".
Et si Ghislène Joachim Arnaud avait bien raison de demander 350 euros ?
IMAGE DU JOUR
LE SLOGAN « MATINIK SE TA NOU, MATINIK SE PA TA YO ».
LE SLOGAN « MATINIK SE TA NOU, MATINIK SE PA TA YO ».
Rédigé le 2009-03-19 21:37:00, par Emeline SAUVEUR
Par Jean BERNABE : Ce slogan qui a rythmé les mouvements de grève générale de la Guadeloupe puis de la Martinique a été largement commenté et a fait l’objet d’une imputation de racisme. C’est n’avoir pas compris les mécanismes de pensée qui sont à l’œuvre et que le linguiste se doit d’analyser :

Toute phrase doit être placée dans son contexte. Un même énoncé peut avoir deux sens différents selon celui qui le prononce et la circonstance dans laquelle il le prononce.
Un Noir qui dira « Konplo Neg sé konplo chien » n’attirera aucun commentaire négatif, mais un Blanc disant la même chose sera taxé de racisme.
Or, c’est la même phrase. Donc, la circonstance et le sujet sont déterminants pour le sens social d’une phrase.
Il faut bien comprendre la valeur des pronoms personnels en général et des pronoms personnels créoles.Valeur générale
1. Je = celui qui parle 2. Tu = celui à qui je parle 3. Il/elle : celui où celle dont je parle 4. Nous : l’ensemble de ceux parmi lesquels se situe celui qui parle 5. Vous : l’ensemble de ceux à qui je parle (sauf cas du vouvoiement, en français, par exemple) 6. ils/elles : l’ensemble de ceux dont je parle
Valeur en créole des deux formes de pronoms personnels employés
- Yo, en créole, renvoie soit à un ensemble défini (ils/elles) soit à un ensemble non défini, vague (on). Il est à noter que celui à qui on parle n’est pas indiqué. On n’a pas : « Matinik sé pa ta zot », ce qui signifie que le sujet (ou l’ensemble des sujets) se parle à lui-même. Nous sommes là dans le cadre d’un discours qui manifeste une prise de conscience, une identité en construction et non pas d’une adresse. Le yo n’est pas apostrophé.
Il y là comme une volonté de « fermer la ronde », comme pour trouver des solutions internes au pays, avec tout ce que cela peut supposer d’enfermement sur soi. Cela dit, ce risque semble conjuré en raison même de la nécessité de négocier. Si on se rappelle que ce slogan a été inventé en Guadeloupe avant d’être repris par le Collectif martiniquais du 5 février, on ne peut que constater un phénomène très éclairant.
En guadeloupéen, on peut avoir aussi bien :« La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup sé pa ta yo » (la Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux »)
que :
« La Gwadloup, sé tan nou, La Gwadloup, a pa ta yo » (La Guadeloupe, c’est à nous, la Guadeloupe, ce n’est pas à eux », avec une virgule après « La Gwadloup ».
Mais ces deux phrases ont des sens différents. Dans la première phrasse, on a simplement le verbe « être ». Dans la seconde, avec la forme négative et la virgule, on a ce qui s’appelle une emphase. Dans ce cas, on doit avoir obligatoirement la forme a et non la forme sé. Cela est une caractéristique du créole guadeloupéen, et non pas du créole martiniquais, qui dans tous les cas présente la forme sé.
Or, on constate que dès le guadeloupéen, c’est la forme avec sé qui est utilisée et jamais celle avec a, qui correspondrait à une tournure emphatique. C’est, me semble-t-il, un indice supplémentaire qui vient renforcer la précédente interprétation, laquelle suppose une affirmation sereine, dépourvue de tout élément emphatique d’apostrophe.
On est sorti d’une stratégie de réclamation à une stratégie d’affirmation de soi, même si l’aspect réclamation n’est pas absent du contenu des revendications. La présente lecture doit être comprise comme symptomatique et non pas comme l’expression d’une réalité achevée, accomplie. La nécessaire liaison entre la démarche syndicale et l’action politique se fera-t-elle, afin d’actualiser toutes les potentialités de ce mouvement inédit dans notre histoire et probablement historique ? L’avenir nous le dira.
Nou, quant à lui, renvoie à tous ceux qui sont en mesure de dire « Je ». Parmi les yo, il y a des gens précis (ils/elles), mais il y a aussi des gens imprécis (on). En ce qui concerne ces derniers, c’est à eux qu’il appartient de passer du virtuel au réel, par leur capacité à entrer dans le nou.
Par ailleurs, il faut savoir également qu’en créole haïtien, nou peut signifier aussi bien « nous » que « vous ». Les Haïtiens ne se trompent jamais. Nous sommes là dans la résultante d’un processus de créolisation qui a abouti à un état donné que l’on peut qualifier de créolité. C’est un état proche mais différent de celui qui caractérise le martiniquais ou guadeloupéen.
Il convient aussi savoir que dans un créole comme le seychellois, le terme « zot » signifie non pas « vous », mais « ils/elles ». Là encore, il s’est produit une créolisation qui a aboutit à un état de créolité bien particulier.
Tout cela pour dire qu’on ne peut pas comprendre les enjeux profonds de ce slogan sans le relier aux mécanismes de créolisation, tels qu’ils opèrent dans la conscience et l’inconscient des peuples.
Jean Bernabé.
Source montraykreole.
IMAGE DU JOUR
SALVADOR TOURNANT HISTORIQUE A GAUCHE
SALVADOR TOURNANT HISTORIQUE A GAUCHE
Rédigé le 2009-03-19 21:25:00, par Emeline SAUVEUR
Source lecourrierinternational.com : Pour la première fois depuis vingt ans, la vieille guérilla, qui avait combattu la junte militaire, a remporté l’élection présidentielle.
L’heure est désormais à la réconciliation.
![]()
L’ancienne guérilla salvadorienne a obtenu le 15 mars une victoire historique. Pour la première fois depuis qu’il a déposé les armes, il y a vingt ans, signant des accords de paix qui ont mis fin à la guerre civile, le Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN) a conquis la présidence de la république du Salvador [la guerre civile qui a opposé de 1980 à 1992 l’extrême droite de l’ARENA et la guérilla marxiste du FMLN a fait 100 000 morts.
Les Etats–Unis s’étaient engagés au côté de la junte militaire en place.] Dès la confirmation du résultat serré – 51,27 % des voix contre 48,73 % pour la droite –, le candidat de gauche, le journaliste Mauricio Funes, est apparu en public, escorté par les vieux commandants de la guérilla. "
Ce soir, nous devons éprouver un sentiment d’espoir et de réconciliation, celui-là même qui a rendu possibles les accords de paix. Nous avons signé un nouvel accord de paix et de réconciliation du pays avec lui-même. Pour cette raison,
j’invite désormais les différentes forces sociales et politiques à construire ensemble l’avenir. Ce jour restera comme celui du triomphe des citoyens qui ont cru en l’espoir et vaincu la peur", a-t-il déclaré, la voix cassée par la fatigue et l’émotion.
Funes portait un veston sombre et une chemise blanche sans cravate. Quant aux vieux commandants de la guérilla, ils avaient revêtu leurs guayaberas* rouges. En plus d’avoir réussi à vaincre l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA, conservateur), le FMLN a surmonté son propre immobilisme. Malgré un parcours politique irrégulier, la vieille garde de la guérilla a accepté de présenter comme candidat un homme jeune, modéré, dont le discours est émaillé d’appels au dialogue et à la réconciliation nationale.
Et c’est cet homme qui les a conduits à la victoire. Pendant toute la campagne, la droite dure, qui a gouverné ce pays depuis que les armes se sont tues, n’a cessé d’accuser le FMLN de vouloir vendre le Salvador à Hugo Chávez [le président de gauche du Venezuela] et au communisme international. Mais dans le discours qu’il a prononcé alors qu’il se savait déjà président Funes n’a pas fait le moindre clin d’œil au président du Venezuela.
Bien au contraire. Le regard complice a été adressé aux Etats-Unis, un pays où vivent et travaillent plus de 2,5 millions de Salvadoriens. "Je souhaite une politique indépendante, a affirmé le gagnant. Je veux l’intégration de l’Amérique centrale et le renforcement des rapports avec les Etats-Unis."
Conscient de vivre un moment historique, il a ajouté : "C’est la soirée la plus heureuse de ma vie. Et je veux que ce soit aussi la soirée d’un grand espoir pour le Salvador." Il s’est appuyé sur son expérience d’ancien correspondant de CNN pour faire un discours équilibré, avec la bonne dose d’émotion et l’accent immédiat d’un chef d’Etat.
Il a rendu hommage aux Forces armées du Salvador [de sinistre mémoire] pour leur comportement pendant la journée électorale. Il était amusant d’observer les vieux commandants guérilleros, l’air sérieux, écoutant leur jeune et médiatique dirigeant parler de l’armée – leurs anciens ennemis – et de Dieu.
Funes a aussi trouvé une petite place dans son discours pour citer quelques mots de l’archevêque Oscar Romero, assassiné par balle en 1980 devant l’autel de la cathédrale de San Salvador [par les escadrons de la mort, les groupes paramilitaires d’extrême droite]. "Mgr Romero a dit que l’Eglise avait une préférence pour les pauvres.
C’est ce que je vais faire : favoriser les pauvres et les exclus", a affirmé le nouveau président. La sensation de changement était palpable. Toutefois, la dureté de la campagne électorale avait engendré une certaine tension après la fermeture des bureaux de vote. A 17 h 53, les chaînes de télévision retransmettaient déjà en direct le décompte de certaines tables électorales, à San Salvador, à San Miguel,…
Ce n’étaient que quelques tables, mais la joie qui s’en dégageait, la régularité avec laquelle on voyait s’afficher les bulletins du FMLN, la manière dont le président du bureau de vote levait chaque bulletin sous l’ovation des gens amassés autour de l’urne en carton, tout concourait à donner le sentiment que le pays vivait un moment historique.
Les citoyens, de gauche comme de droite, ont montré une fois de plus qu’ils étaient à la hauteur de l’événement. Pendant un mois, les politiques ont mené une campagne sordide et violente.
Et pourtant, hier, les Salvadoriens ont voté civiquement et pacifiquement.
Ils ont su faire du 15 mars 2009 un jour historique.
Les tirs ne retentiront plus que dans les livres d’histoire.
* Chemises élégantes qui se portent par-dessus les pantalons
IMAGE DU JOUR
SUPPRIMER LES 40% DES FONCTIONNAIRES
SUPPRIMER LES 40% DES FONCTIONNAIRES
Rédigé le 2009-03-19 18:32:00, par Emeline SAUVEUR
Source Montraykreole.org]b Par Raphaël CONFIANT. Qu'est -ce qui plombe irrémédiablement tout effort de mise en place d’une économie un tant soi peu viable et dynamique dans notre pays ? Ma réponse va en faire hurler plus d’un, mais je suis sincèrement persuadé que cela tient à l’existence de ce fameux sursalaire de 40% arraché de haute lutte, en 1946, par nos parents fonctionnaires.

Depuis 1946, c’est-à-dire depuis que la colonie de la Martinique a été transformée en département d’Outre-Mer, tout et le contraire de tout a été tenté pour « développer l’économie locale ». Il y a d’abord eu le soutien, ruineux, à l’économie sucrière, remplacé assez vite par le soutien, tout aussi ruineux, à l’économie bananière.
Soutien aussi bien de la part des collectivités locales, de l’Etat français, puis, plus tard de la Communauté Européenne. Une triple source de subventions en pure perte qui a englouti un nombre faramineux de milliards de francs, puis d’euros, en un demi-siècle.
La langue créole possède une expression imagée pour caractériser ce phénomène : chayé dlo nan panyen, ce qui signifie transporter de l’eau à l’aide d’un panier.
Chaque année, en effet, nos gros planteurs békés et nos agriculteurs, nos patrons du bâtiment, nos petites et moyennes entreprises, nos marins-pêcheurs, nos transporteurs routiers etc. crient à la disparition totale de leur activité, à leur ruine, si une autorité quelconque ne leur vient pas en aide sans délai.
Chaque année ! Alors, de guerre lasse, en plus des subventions à tout-va, on inventa la défiscalisation censée « attirer des investissements dans les DOM » selon la formule consacrée, défiscalisation qui en réalité n’a servi qu’à permettre à des richards français de ne pas payer d’impôts en achetant bateaux ou résidences au soleil et qui a provoqué une spéculation foncière irréversible et mortifère dans un pays grand comme un mouchoir de poche.
Il n’y a guère que les patrons de supermarché, de magasins de bricolage et les concessionnaires automobiles à ne pas crier famine. Et pour cause !
Ou plutôt quelle est la cause, la véritable cause, de ce mal récurrent ?
Qu’est-ce qui plombe irrémédiablement tout effort de mise en place d’une économie un tant soi peu viable et dynamique dans notre pays ?
Ma réponse va en faire hurler plus d’un, mais je suis sincèrement persuadé que cela tient à l’existence de ce fameux sursalaire de 40% arraché de haute lutte, en 1946, par nos parents fonctionnaires.
Seuls deux personnes ont eu le courage de le dire : d’abord, dans les années 80, Max Elysée, patron de la chaîne de cinémas du même nom, homme de Droite mais ouvert, intelligent, longtemps conseiller général de Fort-de-France et candidat à la mairie de cette dernière.
Aussitôt, il fut incendié, descendu en flèche, par la quasi-totalité du corps politique local, les gens de Gauche les premiers. Principal argument de ses détracteurs : Elysée est un capitaliste qui fait d’énormes profits et qui évidemment n’a pas besoin de sursalaire pour vivre ; ensuite, le second contempteur des 40%, dans les années 90, fut l’activiste nationaliste Guy Cabort-Masson, qui, à travers de multiples textes et articles pointa du doigt ce qu’il appelait joliment « une prime coloniale ». Cabort fut, à son tour, voué aux gémonies. Motif : ce gauchiste indépendantiste n’était pas crédible et cherchait à instaurer un régime castriste à la Martinique, lui qui s’était déjà rebellé lors de la guerre d’Algérie en désertant l’armée française dans laquelle il était officier pour rejoindre le FLN.
Mais l’argument-massue de tous ceux qui rejetaient violemment la proposition de Max Elysée et de Guy Cabort-Masson tenait au fait qu’aucun de ces deux hommes n’était fonctionnaire. Sous-entendu : ils n’avaient rien à perdre dans la suppression des 40%.
Or, moi, en tant qu’universitaire, je le suis. Quand donc je réclame la suppression des 40%, personne ne saurait m’opposer le fait que je n’aurai rien à y perdre. Oui, j’aurai à y perdre une somme équivalente à près de la moitié de mon salaire, ce qui n’est tout de même pas rien, et pourtant je l’accepte !
Et pourquoi ?
Parce que les 40% sont le cancer qui ronge l’économie martiniquaise (ou ce qui en tient lieu) depuis un demi-siècle.
Comme tout cancer, le mal s’est d’abord fait silencieux, insidieux. Au début, les fonctionnaires créoles ont vu leurs revenus quasiment doubler du jour au lendemain. Ils se sont achetés des voitures neuves, des terrains afin d’y bâtir la villa de leurs rêves, villas qu’ils ont meublées avec ostentation, ils ont même, pour certain, acquis un pied-à-terre à Paris ou à Bordeaux où leurs enfants habitaient le temps de leurs études, ils ont pu voyager un peu partout à travers la Caraïbe et dans le monde. Pendant ce temps-là, leur sursalaire irriguait le tissu économique martiniquais.
Irriguait de ses métastases, devrais-je dire…
En effet, l’armature même du système repose sur les 40%, créant ce qu’Edouard Glissant a appelé une « économie-prétexte ». Un faux-semblant d’économie ou une économie du faux-semblant, comme l’on voudra.
En effet, comment parler sérieusement d’économie dans un pays où le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 54% en 1935 à…3% en 2009. Oui, trois pour cent ! Pour parler à Ti Sonson : le produit de la vente de notre rhum et de notre banane ainsi que les recettes du tourisme ne couvrent que 3% des achats que nous effectuons à l’extérieur, 3% des marchandises que nous importons.
Tout le reste, les 97% donc nous sont fournis par des transferts financiers venus de France et d’Europe, notamment les 40% (mais aussi les subventions aux planteurs et les allocations aux « malheureux »).
Soyons clairs : la départementalisation a mis la Martinique en faillite.
La première conséquence des métastases provoquées par les 40% est l’existence d’une inflation généralisée. Pour que Ti Sonson comprenne : c’est parce que le concessionnaire béké sait qu’il pourra vendre des 4/4 à 30 ou 40.000 euros qu’il en importe ; c’est parce que l’avocat nègre ou mulâtre sait que son client pourra payer, que pour simplement commencer à s’occuper de son affaire, il lui réclame d’entrée de jeu entre 1.000 et 1.500 euros d’arrhes ; c’est parce que la marchande de légumes sait qu’elle trouva acquéreur qu’elle revend son kilo d’igname à 4 ou 5 euros etc…
Chacun sait qu’il y a une énorme masse financière en circulation dans le pays, masse financière sans aucune contrepartie dans l’économie réelle, mais qui est grandement utile à la mise en place de ce théâtre d’ombres, de cette économie-prétexte déjà évoquée.
Chacun sait que cet argent vient d’ailleurs, de France et d’Europe, mais on préfère ne pas trop réfléchir à cela. On l’utilise sans sourciller, le gaspille, l’emploie à des choses délirantes. S’empoisonnant du même coup à petit feu.
La Martinique était une colonie de plantation.
Elle est devenue, à compter de 1946, une colonie de consommation.
Et là on reste sidéré devant l’aveuglement de nos syndicats et de nos partis politiques qui n’ont jamais réfléchi sérieusement à cette étrange transformation et n’ont jamais recherché les voies et moyens d’en sortir. Bien au contraire, syndicalistes et politiques n’ont eu que deux slogans à la bouche : « maintien des avantages acquis » et « rattrapage avec la Métropole ».
Et sur la question précise des 40%, ils se sont battus pour que les fonctionnaires territoriaux de catégorie C qui ne bénéficiaient pas de cette prime coloniale puissent l’obtenir. Pire : certains trotskystes, qui ne sont pas, il est vrai, à une action opportuniste près, ont réclamé rien moins que la généralisation de cette prime à tous les travailleurs Martiniquais.
Certes, la création de ladite prime a tout de suite généré, et cela dès 1946, une sorte de fracture sociale entre ceux qui la recevaient et ceux qui ne la recevaient pas. Mais il ne faut pas exagérer non plus : ceux qui ne la reçoivent pas (Béké, avocat, marchande de légumes) ont vite trouvé le moyen de pomper dans ce sursalaire. On peut même aller jusqu’à dire que ces catégories de gens ne vivent que grâce aux 40% des fonctionnaires.
Supprimez les 40% et leurs 4/4 à 30.000 euros leurs resteront sur les bras, leurs 1.000 ou 1.500 euros d’arrhes pour vous défendre au tribunal ou leur kilo d’igname à 4 euros ne trouveront plus preneurs !
Il faut donc avoir le courage politique de demander la suppression de ces 40% qui empêchent d’envisager la moindre politique économique un tant soi peu viable dans notre pays. Qui entraînent une surconsommation hallucinante dont le bénéfice va tout droit dans la poche des Békés et des grands patrons de couleur.
Qui détruit notre minuscule Martinique par miette de 500 m2 pour que chacun puisse y construire sa villa à lui. Qui empêche l’érection d’un transport public fiable et rentable dans la mesure où n’importe qui, y compris le Rmiste, peut s’acheter son véhicule personnel. Qui fait surtout que tout produit fabriqué chez nous est automatiquement deux ou trois fois plus cher qu’à l’extérieur et donc quasiment invendable (ou inexportable).
Et qui enfin favorise le « génocide par substitution » puisque sans cette prime coloniale, peu de fonctionnaires hexagonaux demanderaient leur mutation aux Antilles.
Les 40% sont un poison. Un cancer économique. Il faut, pour lutter contre cela, une thérapie de choc.
Une ablation pure et simple…
Attention ! Je ne dis pas que le malade sera guéri c’est-à-dire que tous les problèmes économiques de la Martinique seront automatiquement résolus. Je dis que la moitié au moins de ces problèmes seront résolus, ce qui n’est déjà pas si mal.
Quel homme politique martiniquais, quel syndicaliste, quel militant associatif, quel artiste, quel intellectuel aura le courage de le dire ?
Pour moi, toute personne qui lutte pour le maintien des 40% est objectivement favorable au maintien du joug colonial français en Martinique.
Source Montraykreole.org
Posté par Patate douce pé ké sové nou, le 2009-03-19 22:07:00
Ben qu'il les rende ses 40% le Confiant, à Sarko par exemple qui se fera un plaisir de rajouter ça sur son compte. 2 à 3000 euros de plus lui permettront de s'acheter quelques rolex en rab, et il ne te dira pas merci mon vieux!!
Alor ou lé di mwen nou fini goumen pou trapé 200€ pou sa ka soufè, mé sa ki ka soufè ti bren moins pou rimèt léta 40% si salèr yo pou koumansé pran bon fè! Di Confian asé di kouyonad!!!!
Posté par alib, le 2009-03-20 13:32:00
C'est en effet un sujet trop souvent tabou dans nos iles, nous parlons souvent de profitation certes ce qui est vrai en majorité, il faudrait que nous nous penchions sérieusement sur le sujet de l'inégalité à travail égale, au sein même d"une administration.
Le sujet des 40 % soulevé par Mr Confiant , doit nous amener à une réflexion profonde.
Car quand même ceux qui touche cette prime de vie chère, et qui comme dit Mr Confiant s'offre le luxe de 4x4 à 30000 euros, ces mêmes personnes, sont aussi les meilleurs clients de l',iEDOM rasant les murs de afin de retirer un dossier de surendettement.
Les concessionnaires pour la plus part des BÉKÉ ont très vite compris l'enjeu que ces derniers représentaient.
Certes le mouvement de mobilisation à ciblé les profiteurs, mais aussi permis de soulever des points d'inégalité .
Il serai bon de faire un sondage au sein d'une même administration, et de demander à ceux qui ne bénéficie pas des 40% à travail égale , ce qu'ils pensent.
Posté par Majodo, le 2009-03-22 21:46:00
Que pensent les économistes de tout cela ?
Posté par richard, le 2009-03-26 18:28:00
les 40% ne servent qu'a engraisser les békés et appauvrir la majorité des domiens.
IMAGE DU JOUR
LETTRE D’UN DESCENDANT D’ESCLAVAGISTE AU MAIRE DE FORT-DE-FRANCE
LETTRE D’UN DESCENDANT D’ESCLAVAGISTE AU MAIRE DE FORT-DE-FRANCE
Rédigé le 2009-03-19 03:23:00, par Camille CHAUVET
Par CAMILLE CHAUVET : Roger De Jaham , sanglote car le comportement de sa caste est dénoncé.
Il tente de faire pression sur le Conseil Municipal de la ville de Fort-de-France par une lettre adressée au Député- Maire Serge Letchimy.

Datée du 16 mars 2009, ce béké écrit «
Mesdames et Messieurs du Conseil municipal de Fort- de-France: Ci-après un lien vers la triste émission de KMT au cours de laquelle Camille Chauvet a annoncé sa décision d'interdire dorénavant aux Békés d'assister aux commémorations du 22-Mai.
Une position aussi violente et aussi haineuse soulève-t-elle l'indignation de la ville ?
La ville de Fort-de-France prévoit-elle de recevoir, comme à l'accoutumée, un groupe de Békés au 22-Mai 2009 ? Bien cordialement. Roger de JAHAM »
Rien que ça.
Il fait circuler sa lettre.
Avant ce courrier en bon manipulateur, RdJ avait fait le tour de quelques adjoints au Maire et de quelques conseillers municipaux pour sans doute trouver quelques nègres domestiques qui viendraient dans cette enceinte où a siégé Aimé Césaire défendre des créoles héritiers du Crime contre l’Humanité.
Vous n’avez aucun respect de vous-même RdJ.
Après le documentaire de Canal Plus qui vous renvoie votre passé d’esclavagiste.
Après la profanation de la Place du 22 Mai à Trénelle vous auriez dû vous taire.
Non , vous cherchez à mettre le Conseil Municipal de la ville de Fort-de-France en difficulté selon vous .
Pourquoi par la même occasion ne pas demander au CM de la ville de remettre la tête de
l’Impératrice esclavagiste ?et lui aussi lui demander si cette tête coupée n’est pas un acte violent et haineux qui soulève l’indignation de la ville ?
Ce petit fils d’esclavagiste que vous êtes Roger de Jaham a déjà manipulé quelques uns de nos meilleurs nègres à talent et veut maintenant se victimiser.
Non Roger De Jaham votre place n’est pas à Trénelle aux côtés des petits-fils d’esclaves.
Votre caste béké a profané La Place du 22 Mai à Trénelle par le Convoi de la provocation, à la tête de ce Convoi un autre béké : Fréderic de Reynal.
Par ailleurs, votre présence à Trénelle vous la devez à Roland Laouchez, Tony Delsham et moi-même. Cette volonté de vous impliquer à cette commémoration vient de ces trois personnes citées, et pas de vous.
Dites que c’est faux !
Mais le comportement de votre caste ces derniers mois appelle de forte réserve .
Votre association
Tous Créoles n’a pas porté plainte contre le raciste béké Alain Huygues Despointes, qui a dit tout haut ce que beaucoup de békés pensent tout bas.
Il y a une culture béké et cette dernière se traduit dans vos actes au quotidien : Manipuler les non-békés de cette Martinique.
Pourtant je m’obstine à vous considérer comme Martiniquais, même si chaque jour vous prouvez le contraire.
En tout cas, vous pouvez faire votre deuil d’un 22 mai à Trénelle.
Une pétition circule pour empêcher votre présence, et bien sûr elle s’accompagnera d’une manifestation de grande ampleur si vous persister.
Ce ne sont pas vos nègres domestiques de
Tous créoles qui vous serviront de bouclier.
Aucun béké dans cette Martinique ne pourra désormais s’imposer aux non békés.
Cela doit être clair pour vous Roger de Jaham, et dites le aux autres.
NB : Faites une commémoration du 22 mai à Békéland et vous invitez le Conseil Municipal de la Capitale. Chiche !
Posté par kemi, le 2009-03-19 20:22:00
hotep
tres bien camiile, ou cé an mal krab
ankh, oudja, seneb
Posté par Hervé Thégat, le 2009-03-19 21:22:00
Tout à fait d'accord avec vous Mr Camille Chauvet : AUCUN PASSE DROIT POUR CE MONSTRE D'HYPOCRISIE QU'EST ROGER DE JAHAM !!!!!!! Aucune complaisance pour la culture raciste - A la rigueur son comparse Nazi despointes(pas de majuscule au nom d'un MINABLE) car il a révélé ce que quasiment tous les békés(traduction celui qui soulève la robe !!!!!) pensent tout bas !!!!!
LUI C CLAIR FAIT PARTI DES "YO" !!!!!!!!!!
Man ka assimè tou sa man ka di !!!!!!!
Posté par chacaro, le 2009-03-20 13:24:00
Elle est où la pétition pour que je la signe???!!!!Je suis partisane!!!! Monsieur CHAUVET faite moi parvenir cette pétition svp!!!! Il est fini le temps ou le nègre avait peur du MISIE !!!!
Posté par erico972, le 2009-03-20 15:28:00
Ca c'est bien dit. Bravo Monsieur.
Je tiens juste à dire que la présence de RDJ m'a toujours choqué lors des commémorations du 22 mai faites par la ville de FDF.
Posté par LUCIEN, le 2009-03-20 17:56:00
Camille , interdire à RDJ de se présenter au 22 Mai, (soit nier le droit à un symbole de réconciliation pour un pays unifié) lui reprocher d'insister à plaider sa cause auprès du CM (soit lui dénier un droit de citoyen) , et écrire ici que vous le considérez comme un martiniquais , il va falloir choisir une logique ! Quant à suggérer qu'il pourrait demander de remettre la tête de Joséphine en place , c'est commencer à instruire un procès d'intentions . Bref pour faire le procès il faut d'analyser et de comprendre ses actes,son discours. L'issu d'un procés d'intention est "pré-jugée" . A propos de préjugés ceux issus de la culture de plantation dont nos ancêtres furent victimes ne doivent pas nous servir de référence aujourd'hui . Quand un bk essaye de sortir de son békéland intellectuel et moral il ne faut pas l'y renvoyer . Il faut qu'en Martinique on apprenne à respecter l'individu pour ses choix au lieu de le condamner pour ses origines . Si Alain H Despointes est une sinistre scorie de l'histoire , son propre fils José s'est entendu enjoindre voila quelques années : "sale béké retourne à Cap-Est" par un co-propriétaire de l'immeuble où il habitait au Lamentin, alors qu'ils se disputaient au sujet des fréquentations de l'immeuble , J H -Despointes recevant habituellement chez lui des jeunes martiniquais en difficulté d'insertion, ces derniers avaient,escaladé une façade de 4 étages pour accéder chez lui un jour où il était absent . Si le propre fils d'Alain H Despointes a des options sociales aussi différentes de celles de son père, comment se contenter d'enfermer les gens dans des schémas ethniques qui ne doivent une survivance aussi vivace qu'à notre insularité . Mes quatre grand-parents tous nés en Martinique avaient 4 origines , indien , asiatique , noir et blanc , je n'ai saisi avec effroi à quel point la société martiniquaise était violemment racialisée qu'à mon retour au pays quand mon fils agé de 5 ans s'est réveillé une nuit en pleurs à cause d'un cauchemar dans lequel il était seul sur une plage rejeté par des enfants blancs qui lui disaient va jouer avec les noirs et rejeté par les noirs qui lui disaient va jouer avec les blancs . De voyage à Sainte Lucie j'ai saisi dans le regard de mon correspondant une gêne particulière quand une vieille paysanne lui a lancé alors que nous discutions en marchant côte à côte " ou cé kammarad blan ta'a ?" , avec défiance et étonnement . Cette gène j'ai cru la revoir dans le regard fuyant d'un ex-collègue béké qui faisait mine de ne pas me voir alors qu'il était entouré de ses parents, tandis qu'il me serre la main avec un grand sourire quand il est seul . Blancs ou noirs martiniquais ne seront pas libres tant qu'ils n'agiront que sur-conditionnés par un héritage trop lourd ou une pression sociale trop forte . Moi je veux être libre dans mon pays , l'héritage peut se faire sous bénéfice d'inventaire mais si le passif doit nous entraver, au diable les notaires, les comptables du désespoir, aucune revanche ne peut effacer une vexation ancienne, il faut relever la tête et saisir les mains qui se tendent.
Posté par guillaume Suréna, le 2009-03-20 18:30:00
Pourquoi les békés seraient invité au 22Mai en tant que communauté ,avec délégation?Pour quoi pas les coulies, les chinois, les syriens? C'est leur reconnaitre un statut spécial,c'est comme si leur présence valorisait la manifestation.décidément la légitimité martiniquaise est békée.C'était une faute deta part de les avoir inviter avec un tel statut.Amicalement
Posté par kemi, le 2009-03-20 20:38:00
hotep
lucien vous faites parti des allienées mentaux qui cherche des origines multiple pour refuser d admettre qu il sont africain martiniquais, donc arretez avec vos conneries blanc , chinois, indien, donc si je comprend bien vous savez pas qui vous etes, moi je pense vous savez tres bien qui vous etes c est dire un noir, donc stop votre délire. par contre si vous avez décidé de genger de groupe c est votre probleme, moi je suis fiére d etre africain martiniquais tout comme les békés sont fiére d etre des blancs d origine européenneet ne cherche surtout pas d autre sang pour se sentir bien, par contre nombreux sont c est mariniquais qui crite les békés de racistes ok c est un faite,( je pense simplement la marinique évolura quand les békes disparaitront de la martinique,ou quand on va les faire disparaitre ), mais eux meme cherche à se métisser pour se sentir mieux, mepriser l afrique, , on à qu avoir les clip antillais 90% des filles dans les clips sont métisses , donc on voit bien en pays dominé, le ou les dominés font leur choix par rapport à leur maitre leucoderme (bwona).
vous n avez toujours pas compris les békes agissent en stratgie, et vous etes entrain de chercher l unification avec des blancs, en vouloir discuter avec eux, ou en vous métissant, car dans la société occidentale les blancs impose quel type de noir qu il accepte c est à dire le noir métisse, demain quand il vont imposer pas de noir vous alller faire quoi: disparaitre car le blanc ne veut pas de nous, donc arretez avec vos sang ceci cela
l apologie du métissage c est le nouveau génocide contre les noirs, afin qu ils aient plus de racines, donc plus d histoire, de repere, pas de devoir de memoir
au fait lucien vu que vous avez du sang blanc , noir ,chinois, indien vous etes un individu neutre , plusque vous descendant d esclave et meme temps descendant d esclavagiste
vous savez à un moment donner il faut se posinner et arreter de philosopher
en martique il y a des noirs africains et dravidiens donc des africains martiniquais. si vou n assumez pas c est votre probleme et les blancs esclavagistes auront gagné le combat c est à dire nous faire oublier qui nous sommes
se qui n est pas le cas au bresil, aux usa, en jamaique etc
pou revenir sur les békés , ils ne sont pas martiniquais, car qui dit martiniquais on pense à la culture, et la culture martiniquais prend naissance dans le bélè, se qui est normale car nous sommes en grande majoritéé africain martiniquais.
lisez lisez vous allez comprendre toute les strtegies mise en pace pour nous faire disparitre
acheter le livre d omutundé; l allienation culturelle, edition menaibuc.com
ankh, oudja, seneb
Posté par LUCIEN, le 2009-03-20 23:18:00
Salut Kemi
Ne pas lire une réaction comme la vôtre m'aurait surpris , justement ce que je refuse c'est de m'enfermer ou de me conformer à la pression sociale qui me somme de choisir un camp ..
jusqu'à ce voyage à Sainte-Lucie je ne pensais pas que ma négritude serait contestable par quelqu'un mais à juger des affinités par la couleur de peau on s'expose à se découvrir un jour le blanc détesté de quelqu'un ou le noir méprisé par tel autre.
Selon vous le fait que je sois métis signifierait que je ne sache pas qui je suis, contrairement à ce que vous pensez je suis plutot fier de mes origines multiples que je vis tous les jours comme un atout .
J'ai choisi mon camp celui de la liberté de penser, me sommer de choisir un camp conforme à vos idées c'est le commencement de l'intégrisme voire du terrorisme . Je ne demande à personne d'adopter mes idées mais simplement , de considérer qu'il est possible (sous d'autres latitudes peut-être?) d'envisager les rapports sociaux d'une façon plus complexe que par l'aspect pigmentaire .
Expérience illustrant ce propos :
Je me souviens qu'étudiant à Paris j'avais deux copains africains et nous parlions de nos expériences relatives à la discrimination l'un de mes deux condisciples (tous les deux en troisième cycle universitaire et titulaires de Maitrises délivrées par des universités françaises ) n'avait éprouvé aucun problème de racisme à Paris , il venait d'une riche famille de Porto-Novo au Bénin, habitait un appartement dans un quartier chic , et posait comme mannequin chez Vuitton pour améliorer ses fins de mois. L'autre, camerounais d'un physique moins spectaculaire et d'extraction plus modeste n'avait trouvé qu'un emploi de gardien de parking de nuit pour gagner sa vie. La grille de lecture colorimétrique était là nettement insuffisante, ne vous en déplaise beaucoup d'affinités se créent par des codes sociaux et comportementaux qui franchissent les barrières phénotypiques à l'intérieur desquelles vous voulez demeurer .
Je n'ai pas choisi mes origines familiales, (comme si on choisissait de naitre) et sachez que mes tous mes amis africains semblent beaucoup plus apaisés sur les questions raciales que ceux des antillais qui croient devoir choisir un camp sous peine de trahir des origines idéalisées .
Donc excusez moi d'exister, mais a priori vos propos sont équivalents à ceux du Ku Klux Klan qui dénonce le métissage comme fin de la race blanche, vous ne valez pas mieux que les racistes que vous détestez tant et il est clair que dans votre société idéale je finirais avec une vasectomie pour éviter de polluer les races pures. Je ne dis pas que ce sont là vos intentions avouées mais il faut poursuivre jusqu'au bout la logique de vos propos.
Posté par babette, le 2009-03-20 23:55:00
bonjour Kémi,
Les principes de la Révolution Française et du libéralisme politique ont théoriquement libéré l'individu de la pression du groupe ou de la communauté. C'est vrai le prix à payer de cette conquête c'est la solitude de l'homme moderne mais franchement je préfère payer ce prix plutôt que de sombrer dans les revendications quasi -tribales et anti-humaniste d'une identité qui se ramène à de la zoologie humaine ; si la race est mon identité la plus profonde alors il n'y a pas d'humanité , c'est-à-dire pas de valeurs communes à partager: le réchauffement climatique me semble être un danger moins inquiétant !
Posté par kemi, le 2009-03-21 00:01:00
hotep
discours d un individu alliéne, si vous pensez etre métisse est un atout, c est cela etre raciste, mo je suis chef d entreprise et des entretiens j ai vu des comme vous qui mettaient en avant leur metissage pour le poste à pourvoir,. j ai moi j ai embauché des gens compétent qui ont suent se vendre, mais en disant , je suis blond, ou noir, etc... car vous pensez trop par rapport à vous je suis metisse, moi jn ai rien à foutre, je suis kamite martiniquais et ma femme sénégalaise, donc j ai mon peuple, et je ne suis celui qui le dilurere, pour en faire un malade qui ne sait pas se positionner,
je vous signale apologie de la batardisation du peule noir à commencer dès que l hommme à mis les pied à kamita
si tu penses que c est le metissage qui te sauvera de ton maitre blanc c est votre, et cela motre un aveux d impuissance,
vous aves vous etes dans un délire totale, quand rosa park à refuser de sortir du bus, c etait un acte de resistance vis à vis des blancs, mais vous alliénez, je vous conseille de lire , lire
le monde n est disney land
l homme par tou les moyens cherche à génocider les le peuple noirs n oubliez pas en australis se qu on les blancs vis à vis des des frères aborigènes, des milies ont été enlevé et violé afin de les metisser por qu ils change de groupe humain c est à dire qu ils deviennent blanc et qu ils déteste eur origines, plus on s élogne de sa base plus on la déteste, tre peux de metisse souhaite redevenir tres foncé, par contre continuer à s éclaircire se les déranges pas donc stop à vos jeux de macaques
Posté par babette, le 2009-03-21 00:14:00
salut kémi,
je suis absolument désolée mais nous n'avons pas les mêmes valeurs et tout dialogue semble impossible ; au fait je suis tout ce qu'il y a de plus "caucasienne" ... Bravo les préjugés !
Posté par NEGREZ MARWON, le 2009-03-21 16:59:00
Merçi mr CAMILLE CHAUVET, je veux aussi signer la pétition;marre de toute cette hyppocrisie beké, s'ils refusent de se méler aux Martiniquais négres en tout temps, ils n'ont rien à faire parmi nous le 22 Mai, le nègre n'est plus ce petit enfant qui se laisse faire et ou on pouvait tout obtenir de lui etc ... tchou nous plein epi sè moun ta là , des gens qui nous méprisent au fond d'eux, et qui en face font un semblant de grimace. CHAUVET nous là epi ou , sé moune con wou nous té pou ni an têt pays a, jôdi jou, yo té kaille pôté nous respè, epi d'aillè pou yon : pourquoi ne pas débaptiser la pointe dejaham, tous ces Martiniquais qui ont donné de leur vie pour le pays ne meriteraient-ils pas cet honneur là, nos politiques doivent revoir tout cela, au lieu de vendre toute la Martinique aux étrangers , pensent -ils aux enfants qui arrivent? Je suis révoltée de tant d'injustice et nous sommes beaucoup dans ce cas, c'est pour cela que nous te soutenons chauvet, et un grand woulo bravo à Monsieur LAOUCHEZ, nous vous aimons.
Posté par kemi, le 2009-03-21 17:34:00
babette mon message est adressé à lucien, ok
et je n ai rien à fautre que vous soyez caucasiennes, j n ai jamais fréquenté de blanche et je porte bien, je n ai rien à partager avec vous, rentrer en europe c est le seul conseil que je peux vous donner, pour moi vous representez satan, partout ou l homme blanc est passé il y a eut disparition des populations, esclavages, viole, code noir, colonosisation, homosexualité, échangiste, nudisme, film porno, guerre, trafic d arme, etc...
et maintenant vous parlez d humanité, allez vousfaire foutre,
bientot vous allez tous prendre l avion commme en coe d ivoire continuer à prendre les gens pour des imbéciles
Posté par LUCIEN, le 2009-03-21 18:34:00
Kemi
Un peu de maitrise ! Vous me reprochez d'être un aliéné qui ne sait pas qui il est, puis quand je vous réponds que je suis fier d'être ce que je suis, vous me traitez de raciste, il me semble que le racisme consiste à juger les gens en fonction de leur supposée appartenance raciale. Est-il si difficile de comprendre que la couleur de la peau ne détermine rien , si ce n'est la façon dont on est perçu par ceux pour qui elle compte . Il n'y a pas d'histoire des races mais des histoires de peuples la construction raciale intervient pour légitimer la xénophobie instinctive, théoriser, les entreprises de domination, les discriminations, les tueries. Sous toutes les latitudes et sur tous les continents , il me semble que le chemin de la haine suit celui des entreprises de stigmatisation de l'altérité . C'est dans cette fange mélée de sang qu'avance encore l'humanité en quête d'elle même .
Faites l'effort de vous en extraire et de considérer les individus pour leurs options propres et non en fonction de vos préjugés : oui j'accepterais de discuter avec le béké qui voudra comprendre et évoluer, vous qui traitez abondamment les autres d'aliénés , ne soyez pas absent à votre cause car elle est juste mais vous la desservez avec vos outils archaiques.
Essayez donc le concept de classe au lieu de celui de race, vous vous démarquerez du Sieur Gobineau et vous ferez un grand pas vers l'universalité.
Posté par LUCIEN, le 2009-03-21 18:57:00
KEMI démasqué : Dans votre post à babette vous faites la démonstration de l'enfermement intellectuel (et racial) qui est le vôtre : Votre prêt à penser revêt toute la panoplie réactionnaire des extrèmes droites racistes , rejet de l'autre, attitude moralisatrice, homophobie , instrumentalisation de l'histoire .
Vous faites la magistrale démonstration que les victimes ont vite fait de se transformer en bourreau .
N'en jetez plus la coupe est pleine .
Posté par kemi, le 2009-03-21 19:20:00
luien, votre analyse est res interessante mais naive, vous parlez de lutte des classes, ok
si on parle de la lutte de classe en tenant pas compte de couleur, c est votre argument, mais vous habitez ou, à disney land
prenons tout les pays dominés par l homme blanc, vous vous etes demand pourquuoi les non blancs sont toujours en bas de l echelle d apres vou cest du à quoi, parcequ ils sont, betes, incapables, nules, etc je pense pas que vous pensez cela, donc c est du à quoi alors lucien soyons sérieux
en inde la lutte des classes justement est fait comment les plus blancs en haut de la pyramise et en bas les noirs appelé addivi et les jarawa qui sont les intouchables et se sont les plus pauvres, et le systeme de la lutte des classes dont vous parles fait pour laisser les noirs en bas de l échelle, c est les quelques reussite noirs qui changera les choses.
lucien sachez dans tout il y à un rapport de force, vous pensez sincerement que les libanais de martiniques laisseront les martiniquais vendre des jeans, baskets, ect...quand vous maitrisez l education de peuple vous controlez sont avenir
Posté par Modérateur, le 2009-03-22 03:54:00
"et maintenant vous parlez d humanité, allez vousfaire foutre,
bientot vous allez tous prendre l avion commme en coe d ivoire continuer à prendre les gens pour des imbéciles "
kemi c'est la seconde fois que je vous demande de vous modérer nous ne pouvons accepter ce type de propos.
Les commentaires sont libres et filtrés à postériori. Vous êtes tenus d'avoir des propos respectueux. L'adresse IP de votre machine est référencée sur nos serveurs, aussi si à 3 reprises vos propos sont effacés vous n'aurez plus accès au site.
Posté par Sleman, le 2009-03-22 22:42:00
Camille Chauvet, reveille toi. Ces békés ont toujours été des manipulateurs, nous sommes au 21e siécles, nous ne devons plus nous laissez avoir par ces belles paroles de soit disant victimes.
Les victimes sont les antillais, et tant que ces messieurs ne parleront pas des terres et richesses qu'ils ont bénéficiées au détriment de la population, tout le reste est de la parlotte !!!!
Soyons vigilant
Franck
Posté par LUCIEN, le 2009-03-23 19:57:00
Sleman
Tout a fait d'accord la seule voie pour la dignité de la Martinique est l'indépendance parce qu'il ne faudra pas compter sur l'état français de Sarkozy ou de ses successeurs pour faire la réforme fonciere que les révolutionnaires de 1791 ont réalisé en France.
Le béké est un descendant de colon à qui la royauté avait concédé des terres à faire fructifier la continuite du lien Etat/Béké ne pourra être rompue que si nous supplantons les békés dans la création des richesses qui intéresse l'état .
Dès lors c'est dans la maitrise de notre développement que nous gagnerons notre dignité, le chemin sera dur
mais nous verrons alors ou sont les vrais martiniquais .
Posté par FannyJR Richelieu, le 2009-03-31 18:34:00
Mésié, dépi ki ten zot za woué bétjé ka fwékanté MATINIKE pliss encow AFRICAIN MARTINIQUAIS. Cé mésié ka di yo martiniquais, moin ka posé zot en kestion , ki koté zot za woué cé mésié a dan la chose kiltiwel matiniké. NI EN THEATRE MARTINIQUAIS,NI EN MUSIQUE MARTINIQUAISE,NI EN DANSE MARTINIQUAISE,NI EN FETE COMMUNAL MARTINIQUAISE enfin la liste est longue, cé mesié pa ka pawtajé a wien épi LE PEUPLE MARTINIQUAIS, yo ka mété kow yo apa tou cél,moin menm, lè paren moin toujou apwenn moin, ké yo pa ka péyé moum pou fwékenté yo. Alows kontinué rété en bows zott lè gaws,épi tout baguay pawé.De facto rien ne l'arrete.
Posté par AKENATON, le 2009-04-18 10:51:00
A la place de discours, quelques sites pour vous cultiver:
http://www.africamaat.com/
http://shenoc.com/tous%20des%20noirs.html
Posté par Imaniyé Dalila Daniel, le 2009-04-18 11:49:00
Bonjour Camille...
Si j'ai bien compris, tout ça, c'est de votre faute ? C'est TOI, Roland Laouchez et Tony Delsham qui avez initié cette présence en son temps... Hé ben ! Mais comment trois grands esprits comme les vôtres ont-il pu être si "naïfs" ? Parce que vous avez à un moment cru quoi ? Franchement, je suis étonnée...
Et maintenant quoi ? Vous voulez défaire votre œuvre... Parce que les Békés ont montré leur vrai visage publiquement ? Parce que vous pensiez 'naïvement' que ces messieurs étaient sincères dans leur volonté de commémorer la mémoire des esclaves alors qu'ils ont toujours été contre la Réparation et qu'ils n'ont jamais demandé pardon à nous, descendants de victimes ?
Vous avez ouvert la brèche et maintenant, assumez votre naïveté ! Vous avez le droit contre vous dans l'affaire, puisque si vous pouviez initier, vous n'avez pas le droit d'interdire par contre.
Où signer la pétition, parce que je suis d'accord avec votre position de maintenant. C'est votre initiative que je condamne, car j'ai toujours considéré la présence physique des békés sur la place du 22 mai comme une véritable provocation et une insulte pure et simple à la mémoire de mes ancêtres, tant qu'ils adoptent cette attitude méprisante de "ni excuses, ni demande de pardon, ni réparation, allez vous faire f..." ! Pour moi, c'est un préalable indispensable pour croire en leur bonne foi.
Imaginez des descendants de Klaus Barbie aux commémorations de l'holocauste, franchement... Nou kouyon pasé pêsonn ???
Passionnément
Imaniyé
www.imaniye.net
Posté par Duthie, le 2009-05-15 13:25:00
Akenaton
Je vous soutiens en tout points en ce que vous dites, même aux attaques à l’encontre Roland Laouchez, Tony Delsham, et Camille Chauvet nous sommes des humains et nous avons droit s à notre part de naïveté ? Ou de notre par d’erreur, mais surtout, ne pas faire l’économie de la leçon de nos erreurs, c’est peut être cela qui nous sépare de l’animal ? Camille Chauvet ne s’en ait pas caché, et c’est en cela que j’ai encore une fois de l’estime pour ce Monsieur
Ceci dit, la question qu’il faudrait poser, est qu’elle sera l’attitude de la Mairie de fort de France ?
L’invité ou non comme à l’accoutumé ? Comme écrit Roger de JAHAM? Ce courrier mis en évidence par le Naif la mairie ne pourra pas l’ignorer ?
PS : Ils se désignent bien comme békés, c’est plus que de la sémantique ! cela prouve que sont bien deux société juxtaposées hétérogènes.
IMAGE DU JOUR
LE VRAI MINISTRE DES COLONIES ALLIOT MARIE ANNONCE UNE RELANCE ECONOMIQUE
LE VRAI MINISTRE DES COLONIES ALLIOT MARIE ANNONCE UNE RELANCE ECONOMIQUE
Rédigé le 2009-03-18 11:42:00, par Emeline SAUVEUR
Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, des colonies et des Collectivités territoriales, a réuni jeudi 12 mars les préfets de région pour évaluer l’avancement des mesures prises par le ministère au titre du plan de relance. Ces mesures sont de trois ordres

En soutien à l'industrie automobile, le Ministre a passé commande de près de 5300 véhicules de police et de gendarmerie auprès des constructeurs français pour 100 millions d’euros. La livraison de ces véhicules qui a d’ores et déjà commencé, s’étalera, conformément aux engagements de l'industrie automobile, jusqu’à l'été 2009. Leur production et leur aménagement soutiennent dès maintenant l’activité des constructeurs et de leurs sous-traitants.
- En faveur des collectivités territoriales, le Ministre a mis en place des mesures favorables à l’investissement en leur remboursant sans délai la TVA lorsqu’elles s’engagent à investir davantage cette année qu’elles ne l’avaient fait les années précédentes. Alors que toutes les conventions ne sont pas encore signées, le surcroît d’investissement de ces collectivités s’élève à 1,2 milliard d’euros et représente d'ores et déjà une augmentation de 44% par rapport à la moyenne des années précédentes. Ceci permettra aux collectivités de créer des équipements en faveur de leurs administrés et aux entreprises qui réalisent ces travaux de maintenir leur activité.
- En soutien au secteur du BTP, Michèle Alliot-Marie a décidé d'accélérer la réalisation de travaux immobiliers dans les bâtiments du ministère de l’Intérieur. Celui-ci va investir cette année 40 millions d’euros supplémentaires sur près de 150 chantiers. Le Ministre a également chargé les préfets de région, avec l’accord du Premier Ministre, de gérer 200 millions d’euros de crédits que le Gouvernement a dégagés pour favoriser les économies d’énergie dans les bâtiments de l’Etat.
- En faveur de l'Outre-mer, 60 millions d'euros ont été délégués aux Préfets et Hauts-Commissaires, au titre d'engagement de l'Etat dans le cadre des contrats de projet signés avec les collectivités territoriales. De plus, 79 millions d'euros ont été ajoutés au Fonds Exceptionnel d'Investissement (FEI) destiné à la réalisation d'équipements publics collectifs qui participent au développement économique et social. Le ministre et le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer ont notifié aux préfets et hauts-commissaires la liste des projets qu'ils ont retenus pour bénéficier du FEI.
Le Ministre a rappelé au Préfet de Corse l'importance qu'elle attache à la mise en œuvre rapide des projets financés dans le cadre du plan de relance par une enveloppe de 20 millions d'euros ouverte au titre du Plan Exceptionnel d'Investissement, comme elle l'avait annoncé lors de son déplacement fin janvier.
Michèle Alliot-Marie a demandé aux préfets de région de veiller tout particulièrement à la mise en œuvre effective et rapide de ces mesures qui doivent contribuer au soutien de l'économie de notre pays et à la préservation de ses emplois.
Posté par josiane, le 2009-03-19 12:09:00
je n ai pas été surprise de la réaction de cette femme lors de la grève en nous envoyant des forces répressives. Elle a fait montre de sa méconnaissance totale des peuples antillais, d ailleurs c est ainsi qu elle agit même en FRance envers ses compatriotes ; tout en elle, son visage, sa voix son maintien dénote une femme sans coeur, sans âme, elle est dans sa tour dorée du ministère, ses oreilles , ses yeux , son coeur sont fermés à tout ce qui se passe dans la vie réelle. Il ne faut surtout pas déranger Madame, sinon vous avez droit à la guillotine !
Posté par chacaro, le 2009-03-19 13:18:00
vipère!!!!
Posté par josiane, le 2009-03-19 20:06:00
ah, je vois que mon analyse est bonne !!!!
HAITI
HAITI -REPUBLIQUE DOMINICAINE:ENTRE LUMIERE ET OMBRE
HAITI -REPUBLIQUE DOMINICAINE:ENTRE LUMIERE ET OMBRE
Rédigé le 2009-03-17 18:28:00, par Camille CHAUVET
Par Wooldy Edson Louidor P-au-P., 16 mars 09 [AlterPresse] --- Les gestes, posés par les deux gouvernements haïtien et dominicain au cours du premier trimestre de l’année 2009, en ce qui a trait aux rapports entre les deux pays, annoncent de brillantes perspectives pour l’avenir des relations binationales, relève l’agence en ligne AlterPresse.
![]()
Par Wooldy Edson Louidor P-au-P., 16 mars 09 [AlterPresse] --- Les gestes, posés par les deux gouvernements haïtien et dominicain au cours du premier trimestre de l’année 2009, en ce qui a trait aux rapports entre les deux pays, annoncent de brillantes perspectives pour l’avenir des relations binationales, relève l’agence en ligne AlterPresse.
De 2008 à aujourd’hui, la situation des droits humains des migrants haïtiens et de leurs descendants dans le pays voisin a laissé un sombre bilan.
Des faits annonciateurs de perspectives brillantes
Les deux derniers mois de cette nouvelle année sont jalonnés de bonne nouvelles pour les rapports entre les deux pays.
En premier lieu, la nomination de Rubén Silié Valdéz, comme ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, a été saluée par les secteurs progressistes dans le pays voisin et par les organisations haïtiennes œuvrant à l’harmonisation des relations entre les deux peuples.
Monsieur Valdéz, qui a présenté le 4 mars dernier sa lettre de créance au président haïtien René Préval, est très apprécié par les organisations de la société civile dominicaine pour son expertise et son sérieux dans des analyses sur la thématique haïtiano-dominicaine.
Le nouvel ambassadeur dominicain a conduit plusieurs recherches en la matière et offert sa collaboration dans la réalisation de différentes initiatives prises par le Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) et autres organismes de promotion et de défense des droits des migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine.
Un autre fait important est, sans doute, la réactivation de la Commission Mixte Haïtiano-Dominicaine. L’une des missions fondamentales de cette Commission est d’analyser et évaluer régulièrement la coopération entre les deux pays en vue de formuler des recommandations pour l’amélioration et le renforcement de cette coopération, souligne le document rétablissant la participation d’Haïti à ladite Commission.
Au sein de la Commission qui ouvrira sûrement des passerelles entre les deux gouvernements, la partie dominicaine sera présidée par le chancelier dominicain Carlos Troncoso Morales, tandis que la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis dirigera la contrepartie haïtienne.
Une première réunion entre les deux mandataires de l’île est fixée pour le 24 mars dans la commune frontalière dominicaine de Comendador. Plusieurs thèmes bilatéraux, dont la levée des sanctions contre la commercialisation des produits avicoles dominicains en Haïti, figurent dans l’agenda de cette réunion entre les deux plus hautes autorités de l’île.
À rappeler que l’État haïtien a mis depuis 2007 un embargo sur l’exportation d’œufs et de poulets dominicains vers son territoire, suite à la découverte de foyers de grippe aviaire dans des poulaillers situés dans le pays voisin. Par l’entremise de la ministre du Commerce et de l’Industrie, Marie-José Garnier, l’administration haïtienne a annoncé que la levée de cette sanction ayant durement frappé les producteurs avicoles dominicains est conditionnée aux résultats de nouvelles investigations qui seront menées dans le pays voisin.
Des points d’ombre persistent
Si l’année 2009 s’annonce brillante pour le futur des rapports entre les deux pays, du début de 2008 au premier trimestre de cette nouvelle année des points d’ombres persistent. Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) et Solidarite Fwontalye (SF), branche haïtienne du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM), ont tiré, depuis le début de l’année 2009, la sonnette d’alarme pour dénoncer les violences exercées contre les migrants haïtiens en République Dominicaine. « Au moins 5 Haïtiens sont morts et 15 autres blessés, tel est le bilan partiel des violences enregistrées contre cette communauté de migrants en République Dominicaine, en janvier 2009 », peut-on lire dans un communiqué que le GARR a publié le 20 février 2009.
Pour sa part, Solidarite Fwontalye/SJRM a informé que « le 31 janvier (2009), 3 Haïtiens originaires de Mombin Crochu, ont été assassinés de l’autre côté de la frontière par des Dominicains non identifiés ».
Les Haïtiens victimes de ces violences au cours de cette année ont été blessés à l’arme blanche ou par des balles tirées par des soldats du corps militaire dominicain spécialisé en sécurité frontalière appelé CESFRONT.
Les circonstances de ces agressions sont liées à des situations de trafic illégal de migrants haïtiens vers le pays voisin ou à des affrontements entre Haïtiens et Dominicains.
Les violences exercées en représailles par des Dominicains en colère contre des Haïtiens auxquels ils attribuent, sans enquête préalable, des crimes contre leurs compatriotes continuent aussi à figurer comme l’une des circonstances entourant ces agressions. L’année 2008 a été marquée par des drames ayant découlé de ces types de représailles exercées dans certaines communautés.
Faut-il citer le cas de Neiba (Sud dominicain) où 3 Haïtiens ont été tués à l’arme blanche et une quinzaine d’autres blessés entre le 27 octobre et le 2 novembre de l’année dernière, suite à des représailles exercées par des Dominicains de cette localité qui accusaient, sans preuve à l’appui, des migrants d’avoir assassiné un motocycliste dominicain du nom de César Díaz Pérez.
Au cours de cette période de tension dans la communauté de Neiba et dans les environs, environ 700 Haïtiens, dont des enfants en uniforme, ont été déportés à la frontière. Leurs résidences ont été pillées et leurs biens volés.
Pendant l’année 2008, la frontière haïtiano-dominicaine s’est convertie en une boucherie où des trafiquants dominicains et haïtiens ont conduit régulièrement des migrants clandestins pour les faire tuer par des soldats du CESFRONT. Des femmes enceintes et des enfants haïtiens n’ont pas été épargnés ni des filets mortels des délinquants ni des balles assassines des militaires dominicains.
La frontière Nord est emblématique de cette situation où des trafiquants circulent sur le pont frontalier officiel, souvent au su et au vu des autorités dominicaines et haïtiennes et des soldats de la MINUSTAH, avec des enfants pour les faire entrer sans papiers dans le pays voisin.
Dans un rapport publié par Solidarite Fwontalye/SJRM, seulement à la frontière Nord, plus de 1,300 enfants ont été victimes du trafic illégal pour la période allant de janvier à juin 2008.
Dans la même aire frontalière du Nord, une femme enceinte, Anite Joazard, marchande de mirlitons, a été tuée par balles en plein ventre, le 24 mars 2008, par un militaire du CESFRONT au milieu du marché de Dajabón. Ce militaire a fait feu au cours d’une altercation avec un Haïtien du nom de Jean Simon Jalinx qui lui servait de courtier pour extorquer de l’argent aux citoyens désireux de traverser la frontière avec des produits.
Les rapports de bon voisinage ayant existé entre les deux peuples à la frontière tendent aussi à s’effriter pour laisser place à des affrontements devenus plus fréquents entre des militaires dominicains et des ressortissants haïtiens.
La République Dominicaine militarise de plus en plus sa frontière et y permet de moins en moins le passage des Haïtiens. Cette situation crée souvent des conflits entre les militaires dominicains toujours prêts à faire feu et les Haïtiens vivant à la frontière et en quête de tout type de biens et de services (éducation, santé…) disponibles dans les communautés du pays voisin.
L’impunité face aux crimes commis par des soldats dominicains contre les Haïtiens constitue également un autre élément qui encourage des violences à la frontière. Par exemple, Franklin Terrero, policier dominicain en poste à Elías Piña (frontalier avec Belladère), a été pointé du doigt comme auteur de deux homicides en série dans la même ville : l’un perpétré le 22 janvier 2008 contre un cultivateur haïtien du nom d’Iloxène Antoine et un autre contre un autre Haïtien, Frantzy Grand-Pierre, en date du 2 août de la même année.
Par ailleurs, depuis sa réélection pour un troisième mandat suite aux présidentielles dominicaines du 16 mai 2008, Leonel Fernández a rendu encore plus vulnérable la situation des migrants haïtiens et leurs descendants en République Dominicaine, en raison de la violation systématique du droit des descendants d’Haïtiens nés dans le pays voisin à la nationalité dominicaine et du processus d’exclusion de ce segment de la société dominicaine consacrée dans la proposition présidentielle de réforme constitutionnelle actuellement en discussion au Parlement.
Par exemple, l’un des points très controversés de cette réforme est la réduction du jus soli (droit du sol), voire sa substitution par le jus sanguini (droit du sang) [1]. Au cas où cette proposition serait approuvée par le Parlement dominicain, des centaines de milliers de Dominicains d’origine haïtienne (les fils et filles de migrants haïtiens irréguliers nés sur le sol dominicain) se verraient définitivement privés de la nationalité dominicaine, à laquelle ils ont droit en vertu de l’actuelle Constitution dominicaine en vigueur.
Mais le gouvernement dominicain s’obstine à nier à cette catégorie de la population dominicaine ce droit, en dépit des pressions exercées à tous les niveaux (national, binational et international) pour le contraindre à respecter la Loi mère dominicaine.
Les perspectives vues à partir des deux gouvernements
Au-delà du questionnement fait par des analystes sur les véritables intentions du président Leonel Fernández par rapport à Haïti, il y a lieu de noter un certain dynamisme de la part de l’actuel gouvernement dominicain pour normaliser et régulariser les relations entre les deux pays.
Bien sûr, le mandataire du pays voisin joue sur toutes les cartes pour manifester son intérêt pour le maintien de l’harmonie dans les rapports entre les deux États.
L’évocation de son amitié avec Préval, la création de l’organisation non gouvernementale « Fundación Global Democracia y Desarrollo (FUNGLODE) œuvrant à la création de liens d’amitié entre les deux pays, la présence d’intellectuels acceptés par les secteurs progressistes de l’île dans son équipe gouvernementale et maintenant dans l’ambassade dominicaine à Port-au-Prince, des actions de plaidoyer au niveau international en faveur de l’aide à Haïti et ses différents entretiens avec de hauts fonctionnaires de l’ONU et d’autres acteurs impliqués dans la reconstruction du pays voisin figurent parmi ses principales stratégies.
Cependant, il demeure muet sur les mesures qu’il compte adopter pour améliorer le traitement donné aux migrants haïtiens et à leurs descendants en République Dominicaine.
Et du côté de l’administration haïtienne Préval/Pierre-Louis, quelles sont ses perspectives par rapport aux relations avec le pays voisin ? Il semble qu’elle est encore plongée dans un sommeil profond, duquel tente de l’arracher la réactivation de la Commission Mixte Haïtiano-Dominicaine.
Les migrants haïtiens en République Dominicaine sont constamment victimes de cette indifférence des autorités de leur pays. Leurs descendants nés dans le pays voisin sont également menacés de subir le même sort. Enfin, le peuple haïtien reste livré à lui-même à la frontière et en République Dominicaine. [wel gp apr 16/03/09 10 :00]
SOURCE / AlterPresse .............................................
SOCIETE
POURQUOI LA FRANCE NE VEUT PAS QUITTER L’OUTRE- MER ? Par Camille CHAUVET
POURQUOI LA FRANCE NE VEUT PAS QUITTER L’OUTRE- MER ? Par Camille CHAUVET
Rédigé le 2009-03-17 17:34:00, par Emeline SAUVEUR
Rédaction lenaïf : Les journalistes français une fois de plus font passer la France pour une généreuse donatrice concernant l'Outre-mer. En clair, elle n'a aucun intérêt à être en Guadeloupe en Martinique ou en Guyane.La réalité est tout autre.
CE QUE DISENT LES FRANCAIS....« Combien coûte l’Outre-mer à la France?”, s’interrogent Les Echos dans une enquête lundi. Si le chiffre de 16,7 milliards d’euros affectés par l’Etat à l’Outre-mer cette année est souvent cité, beaucoup ignorent que le secrétariat à l’Outre-mer ne dispose d’un budget que de 2 milliards. Et pour cause: la Rue Oudinot gère seulement 2 des 51 programmes transversaux en faveur des territoires ultramarins. Ce qui relève de l’offre de soins, de la prévention des risques ou de la police devrait atteindre 8,7 milliards en 2009.
Sachant que les fonctionnaires bénéficient de rémunérations majorées de 40% en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, et de 53% à la Réunion, d’indemnités d’installation, de congés bonifiés ou de compléments de retraite… Un surcoût évalué à 1,5 milliard.
A cela s’ajoutent un peu moins de 5 milliards liés aux missions régaliennes de l’Etat puis 3,3 milliards de “non- recettes” causées par des dispositifs fiscaux dérogatoires.
Le journal ajoute, lui, à l’addition quelque 1,5 milliard d’euros de dettes et environ 600 millions consentis à l’Outre-mer du fait de la crise aux Antilles. »
Mais ces mêmes journalistes français ne disent pas pourquoi la France ne veut pas quitter l’Outre- mer. Il faut expliquer à ces messieurs que leur France est au rang de puissance planétaire grâce à ces anciennes colonies, qualifiées de terres lointaines dans les manuels scolaires et aujourd’hui appelés DOM - TOM.
L'OUTRE- MER FRANÇAIS C’EST QUOI ? C’est un ensemble de 12 Territoires soit 560 173 Kilomètres carrés soit autant que le territoire français proprement dit. Leur hexagone atteint 550 000km2.
12 Territoires : Guadeloupe .Martinique. Guyane. Réunion.
Nouvelle-Calédonie. Wallis-et-Futuna. Polynésie Française.
TA. A .F . St- Pierre- et- Miquelon .Mayotte .Clipperton.
Par cet apport, elle est une puissance planétaire et son territoire toutes colonies confondues atteint les 1 111 000 kilomètres m2, et s ‘étend sur toutes les latitudes et sur trois océans, 19 000 kilomètres séparent la France de Wallis et Futuna, 6 800Km la séparent de la Martinique et de la Guadeloupe.
Cet Outre-mer français est une composante essentielle de la présence française dans le monde. Grâce à lui, la France est présente sur les océans Atlantique, Pacifique et Indien.La Terre Adélie, les Iles Australes, les Iles éparses, Clipperton, servent de support soit à des installations scientifiques, soit à des installations météorologiques ou de navigation. Même Clipperton, vide d’hommes, supporte une station météo automatique.
Ces territoires présentent donc un intérêt scientifique, militaire et stratégique.
Les intérêts stratégiques : Le pôle essentiel est représenté par le CNES, installé à Kourou en 1964, après la guerre d'Algérie. 1500 personnes y travaillent, sa situation très proche de l'équateur facilite le lancement des fusées de la firme européenne Ariane Espace qui assure la mise sur orbite de la moitié du marché mondial des satellites de télécommunication et d'observation. Kourou est également exploité à des fins militaires par la France systèmes d'observation et d'information).
Les intérêts miltaires : Les DOM et TOM sont en outre des lieux de cantonnement de forces militaires qui peuvent intervenir rapidement dans les régions concernées, dans des missions diverses militaires, humanitaires...
L'intérêt scientifique : L'outre-mer peuplé est situé pour l'essentiel dans la zone tropicale, ce qui permet de développer des recherches appliquées dans ce domaine. L'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) y a implanté de nombreux centres de recherche.
L’intérêt économique : C’est là le plus important. Avec 11 millions de kilomètres de ZEE,( Zone Economique Exclusive ) . la France est la 2ème puissance maritime mondiale, après les EU et à égalité avec le RU. Cette ZEE est une importante réserve de ressources.
Les DOM et TOM sont des destinations touristiques appréciées, qui génèrent des flux de touristes importants en provenance de la France et qui offrent ainsi des débouchés aux grandes compagnies aériennes françaises publique et privées. Oui les uniquement les compagnies aériennes françaises comme Air France, Nouvelles frontières et Air Caraïbes s’enrichissent sur ce marché des DOM-TOM où ils régnent en maître.
La location de la Guyane pour l’installation de lanceurs de satellites Russes sans laisser un euro à la Guyane.
La société de consommation qui s'est installée au cours des 40 dernières années dans les DOM et TOM, génère des flux de marchandises et de services importants en provenance de la France, qui sont bénéfiques pour le transport maritime et aérien et les monopoles de la caste des toujours maîtres de la colonies, les blancs- créoles ou Békés. Ces derniers opèrent en Guyane,Guadeloupe,Martinique et en Réunion.
La Nouvelle- Calédonie est le 3ème producteur mondial de nickel et en Guyane aucune recherche n’est mise en place.
Le caractère planétaire de la puissance française repose sur ces anciennes colonies, sans ces territoires la France serait une puissance de seconde zone dans le monde actuel.
Ce qui expliqe sans doute la taxe d'occupation de la France dans ces territoires allant de 40 à 60 % suivant le territoire,appelé surplus colonial on parle aujourd'hui de prime de vie chère
Posté par Patricia, le 2009-03-12 03:01:00
Je ne me doutais pas de tout ça...comme quoi nous sommes plus important pour la France qu'elle ne l'est pour nous. Merci Camille
Posté par chacaro, le 2009-03-12 14:17:00
Eh oui, il fallait le savoir!!! Les français de France ont pour seul langage celui que de nous faire passer pour des paresseux . Clamant à qui veut bien l'entendre que nous leur coûtons trop cher. Il est à noter que nombreux sont ceux qui veulent à tout prix obtenir leur mutation dans nos pays et/ou y finir leurs vieux jours . Ah ce bon vieux nègre!!! Comme il a bon dos!!!
Posté par belgarhat, le 2009-03-12 15:27:00
camille en plus oublie meme de parlez des nodules dans la mer de caraibe ou de l'explotation futur du grand plateau marin des antilles
beaucoup de francais oubli que les domtoms augmente le balance commercial de la france en effet chose etrange les domtoms sont considere dans la nomenclature economique comme etant de l'exportation pour les marchandises qui y sont envoye donc sans nous cet "chere france"encore plus dans la merde pour sa balance commercial
Posté par Emma, le 2009-03-12 16:28:00
Merci Monsieur CHAUVET, si tous les enseignants antillais pouvais se donner la main ... cela permettrait à tous les Martiniquais ou du moins un grand nombre de connaître mieux leur histoire. Ce mouvement n'aura certainement pas une connotation économique mais il s'étendra bien plus loin dans les esprits non cultivés de nos petites têtes (y compris moi) Je n'ai pas eu la chance d'avoir un enseignant comme M. CHAUVET. il est vrai que de mon côté je n'ai pas fait l'effort de recherche de la vérité puisque ma tête a été longtemps habillé d'une grande GAULLE avec "nos ancêtres les Gaulois". Je connais la date de commémoration de l'abolition de l'esclavage (heureusement !!!) mais je n'ai pas su aller plus au fond des choses (malheureusement). en tout cas tout a un début, il n'est pas trop tard. Merci Monsieur CHAUVET. et le Collectif 5 février.
Posté par Luckystrike, le 2009-03-16 17:33:00
Mais oui messieurs...
Continuons à saigner le mammouth'...Continuons à demander encore & encore de l'assistanat (maintenant, nous sommes beaucoup à être...fonctionnaire !!!)
De toute façon, les méchants français blancs colonialistes impérialistes continuerons à nous nourrir !
Posté par Sylvie, le 2009-03-16 23:44:00
A propos de journalistes de Métropole et de l'ignorance des métropolitains, je voudrais bien connaître le "commanditaire" du sondage fait dans l'Hexagone pour interroger les Français (Métro bien sûr) sur un OUI ou un NON à l'indépendance des DOM.....Dans quel but a-t'il été demandé ? Alors qu'il n'a pas été question (à moins de me tromper) de demander l'indépendance pure et simple dans les revendications Guadeloupéennes et Martiniquaises mais d'être "maître chez soi" tout simplement, ce qui me semble naturel et primordial, et de respecter la dignité du Peuple "d'Outre Mer" ! Ce sondage a été fait sans que l'on ai vraiment relater les problèmes actuels d'ici auprès des gens de la métropole (et sans consulter les premiers interressés) ! Il leur faudrait aussi un Camille CHAUVET là bas (là je rêve je sais) pour leur apprendre toute l'Histoire (celle d'ici et de là bas est mêlée même si elle n'est pas reluisante pour la France) ! Mais c'est dans la connaissance de son histoire (individu ou peuple) que l'on peut avancer ! De la métropole, il a été trop souvent évoqué sur les médias que les Martiniquais plongeaient trop dans "leur passé d'esclaves" ! Mais ne leur a-t'on pas volé aussi la possibilité de s'en délivrer : il faut que les choses soi dites et entendues des autres, enfin acceptées pour pouvoir dialoguer aussi avec les autres ! Il faut des mots sur les maux ! J'ai entendu qu'en Métropole on ne restait pas sur son passé qu'on a la chance de connaître bien pourtant....Dommage, car lorsque l'on sait d'où on vient (et que l'on s'efforce de ne pas l'oublier) on sait où on est et où on va .. Dommage, parce que bientôt il y aura le 1er Mai ! Qui sait exactement ce que représente ce 1ER Mai ? Qui se souvient en France de toutes ces grèves coûteuses en vies humaines (en France aussi on a tiré sur les grévistes : la métropole pourrait comprendre alors qu'aux Antilles on soit encore irrités par la forte présence armée dans ce conflit parce que ces évènements là ne sont pas si éloignés. Que l'on puisse avoir cette peur au ventre de voir'encore un malheur s'accomplir comme en Guadeloupe.....Qui se souvient en France du "paternalisme" des patrons d'avant et même après guerre .... C'est vrai...on a trocqué "l'esclavage du début du siècle dernier" (l'ouvrier logé par le Patron, sa femme employée par ce même Patron, les crèches dans l'usine même...bien que dame patron avait ses oeuvres de charité) contre un autre esclavage, celui de la "société de consommation" avec toujours l'obligation de travailler à 2 pour payer ses crédits (nouvel esclavage) et maintenant juste pour survivre .... çà calme pour descendre dans la rue, l'esclavage moderne .... Alors, comme ici ces jours-ci on se pose les bonnes questions (même si on a pas toutes les réponses ...) Comprenant que quelque part c'est toujours affaire d'esclavage, qu'en France aussi il y a les "200 familles" qui pourraient s'apparentées aux familles békées, qu'on puisse faire faire un tel sondage pour mieux endormir l'envie à la métropole de faire comme... ce peuple si lointoin ! C'est tellement plus facile de laisser l'ignorance régner cette fois ci encore.... en Métropole !
Posté par chacaro, le 2009-03-19 14:14:00
après avoir fait du "sucre" sur notre dos, ils veulent maintenant nous casser du sucre sur le dos avec leur pétition pour obtenir notre 'indépendance... des bofs de seconde zone qui ne comprennent rien à leur histoire et encore moins à la stratégie politique et économique de leur pays en nous affichant CETTE PETITION http://jesigne.fr/independancedomtom.... dégénérés bon seulement à manger de la vache folle....
Posté par Sylvie, le 2009-03-19 19:57:00
Merci à CHACARO de nous indiquer l'info : - qu'il y a un ENFIN UN SITE POUR RESCENSER LES "ABRUTIS" (je reste correcte mais n'en pense pas moins et la connerie n'a apparemment pas la reconnaissance du ventre) Je vais dire 277 SIGNATURES (au moment de ma lecture) c'est RIEN en regard du nombre de Métros en Hexagone.... Avec le même "dédain" que les certaines personnes ont affiché en me disant pendant la grève que la Population Martiniquaise ne représentait que "tel % de la population totale de la France Métropolitaine alors çà pesait pas lourd...." ! Je tombe de très haut non pas parce que cette pétition existe : après tout chacun est en droit d'avoir une opinion différente sur un sujet donné et "ils" pourraient penser rendre service au DOM mais non ...c'est la motivation qui me gêne...c'est pour EUX même la COMPASSION.....c'est dans ce qu'ils pensent être DE LEUR INTERET qu'ils ont décidés de décider à la place de ceux qui sont en droit de décider pour eux-mêmes. j'ai honte ... ce qui est fait est fait mais il faut trouver une manière intelligente de construire maintenant ; alors c'est évident qu'en jettant les Dom de cette façon (prendre exemple sur HAITI !!!) mais ces gens parlent sans rien connaître et ils me font honte car même si on n'est pas "responsable de ses ancêtres" comme je l'ai souvent entendu, ils sont prêts à jeter des populations entières dans le chao juste pour se préserver ...au lieu de jouer la SOLIDARITE : ils ne voient pas qu'aujourd'hui même (jour de grève nationale en France) ils sont exactement dans la même "barquette". Ils ont pas compris leur propre situation ! Ce qui est grave et pas tolérable c'est de juger une situation sans prendre un minimum d'infos sur la réalité du problème avec tous les moyens modernes existants (s'ils savent trouver ce site et faire cette démarche, celà demande un peu de responsabilité .... et les autres sites où ils pourraient s'instruire !!!) ! 277 c'est déjà trop pour moi ! C'est pas ce journal qui devrait porter ce nom ....c'est moi la NAIVE ! Comment peut on penser que....JUGER QUE....pour les autres et sans RIEN CONNAITRE DES AUTRES ????
Posté par Anti lucky, le 2009-05-16 06:40:00
luckystrike encore toi et tes commentaires tellement débiles que personne n'a pris la peine de te répondre tes propos comme sur les forums de facebook ne vallent tellement rien tu es juste ignorant et tu fais pitié en plus
Posté par CONSEIL A LUCKY, le 2009-05-16 10:50:00
NOTES A LUCKY LA BETISE . Ne nourissez plus ces antillais sans qui vous ne serez jamais champion du monde de foot et de bien d'autres choses.T'es un connard Lucky sans l'Outremer ta France est une petite nation qui se contente de vendre des petites merdes sur l'europe pour payer le RMI à des petits cons comme toi.
Es- tu déjà sorti de ton bled ?
Ce monsieur Camille Chauvet a parfaitement raison de répondre à ces journalistes français.
Si ces territoiresétaient sans intérêt cela fait longtemps que la France les aurait abandonné à leur sort.
Posté par Cannibal_killah, le 2009-05-16 15:57:00
Bonjour à tous! Merci Monsieur le directeur du "NAÏF"! Oui, d'un point de vue géostratégique,géoéconomique et géopolitique les Régions UltraPériphériques (R.U.P) sont incontournables pour la France et éventuellement l'Europe! Les R.U.P constituent des têtes de pont de l'Europe pour le développement des relations commerciales avec leurs voisins ainsi que des sites d'implantation privilégiés pour certaines activités de haute technologie (par exemple, l'Agence spatiale européenne en Guyane, l'Institut astrophysique des Canaries). En outre, grâce à ses régions ultrapériphériques, l'Union européenne dispose du premier territoire maritime mondial avec 25 millions de km² de zone économique, qui a une importance cruciale au XXIe siècle en raison des nombreuses ressources et des potentialités qu'il recèle. Elles présentent des caractéristiques climatiques, géographiques et humaines qui leur ont permis de développer des activités de recherche,souvent d'excellence, mais également souvent méconnues.
Notre chère et tendre MARTINIQUE est située au coeur de l'arc antillais dans la Mer des Caraïbes! Sa zone économique exclusive est considérable! Quel atout pour Dame France!
Peu importe les écrits des journalistes et des pensées des Français de l'hexagone.Les domiens font partie jusqu'à nouvel ordre du territoire français! Nous sommes département au même titre que ceux de l'hexagone! les fonds, les milliards on y a droit! Et ces journalistes devraient se renseigner sur ce qui caractérise les RUP!
"L'ultrapériphérie" est fondée sur 5 caractéristiques
originales :
· l'intégration au sein d'un double espace géoéconomique
constitué, d'une part, d'une zone
géographique de proximité, et d'autre part d'un
espace politique d'appartenance,
· l'isolement relatif, du fait du grand éloignement
du continent européen, renforcé par l'insularité
ou l'enclavement,
· la dimension très réduite du marché intérieur
local, liée à la taille de la population,
· des conditions géographiques et climatiques
limitant le développement endogène des
secteurs primaires et secondaires (absence de
matières premières, caractère archipélagique,
zones de volcanisme actif,…),
· la dépendance économique d'un petit nombre
de produits ou même d'un seul produit.
Ces RUP jouissent en effet d’un statut spécial en vertu de l’article 299.2 du traité d'Amsterdam!
Ainsi ces caractéristiques justifient les raisons pour lesquelles "on coûte tant à Dame France"!
Pour conclure ,ces journalistes devraient mieux connaître l'enjeu que constitue les régions ultrapériphériques pour l'Europe!
Posté par A.B, le 2009-05-17 00:13:00
Mr Camille Chauvet il y a des gens...je ne les qualifient en rien....qui laissent des commentaires sur le forum de discussion du site internet infoantilles.com s'il vous plaît faites leur parvenir ce document. Pour ceux qui velent aller jeter un coup d'oeil , n'hésitez pas, vous vous redrez compte à quel point l'ingnorance est grande chez certaines...gens.
Pliss Foss BA Pèp ,Nation et Kilti matinik!
Posté par toto, le 2009-05-17 14:52:00
Et si l intérêt majeur de ces régions.....
......etaient de capter tout ou partis , de l argent publique déversé à flot ici, par les bandes maffieuses locales.....qui réalimentent a leurs tours "les bandes maffieuses" qui dirigent la france.....et qui décident des sommes à envoyer sur place....
LA BOUCLE EST BLOUCLEE, ce n'est jamais la poche qui décaisse qui encaisse.....et c'est conforme à l histoire des iles : RAPINE ET FLIBUSTE......
ET SI L EXPLICATION ETAIT LA ???????????
Posté par LENAIF, le 2009-05-18 03:42:00
Tous les abrutis qui se mettaient à nous traiter de racisteS et de tous les qualificatifs devraient lire le magazine l'Express de cette semaine qui longtemps après nous traite de ce sujet pour arriver aux mêmes conclusions.
C'est le regard des français ...sans prétention je pense que ce journaliste à lu notre article repris par d'autres sites et c'est très bien comme ça...
Surtout Lucky le connard... va y...lit ta presse française et aussi injurier les Lucky...
Posté par Jack POLIS, le 2010-12-08 09:16:00
La colonisation est un processus d'expansion territoriale et démographique qui se caractérise par des flux migratoires ; l'occupation et l'exploitation d'un espace géographique, la mise en tutelle et la domination politique, culturelle, religieuse et économique, voire le génocide, du Peuple qui s'était établi préalablement et qui s'est formé sur ce territoire.
Il s'agit d'un processus expansionniste d'occupation, qui consiste en l’établissement d’une ou plusieurs colonies ( Martinique.Guadeloupe.Guyane.Réunion) par la mise sous influence. Lorsqu'il y a domination politique du territoire et assujettissement de ses habitants, on parle alors de la part du centre politique de décision appelé métropole.
La colonisation a pour but l'exploitation d'avantages réels ou supposés (matière première (SOLEIIL), main-d'œuvre( BUMIDOM MODERNE), position stratégique militaire, espace vital,prise de contrôle de certaines communes Diamant,Sainte-Luce, etc. d'un territoire au profit de sa métropole ou de ses békés, et peut avoir pour but annoncé depuis les années père Labat : le développement de la civilisation.
La colonisation se différencie d’une simple occupation politique d’un territoire car elle revêt une dimension économique, religieuse ou idéologique.
La colonisation se distingue de l'annexion par la différence de traitement, de droits ou de statut juridique accordé entre le citoyen et le colonisé, à la défaveur de ce dernier. La colonisation se caractérise par l'envoi massif (colonie de peuplement) ou non (comptoir, protectorat...) de colons issus du pays colonisateur afin de gérer la colonie.
SI CE N'EST PAS LA MARTINIQUE C'EST QUOI !!!!
Posté par IZNOGOOD, le 2010-12-08 10:34:00
QUI DEVRAIT ETRE LE CHEF ?
Quand le corps humain fut crée, toutes les parties voulaient en être le chef.
Le cerveau disait : puisque je contrôle tout et que je pense pour tout le monde, je devrait être le chef.
Les pieds disaient : puisque nous faisons tout le travail en transportant le corps là ou il le désire et lui permettons ainsi de faire ce que veut le cerveau, nous devrions être le chef.
Les mains disait : puisque nous travaillons et gagnions de l'argent pour entretenir le corps, nous devrions être le chef.
Et ainsi de même pour le cœur, les yeux, les oreilles, les poumons etc....
Enfin le trou du cul se fit entendre et demande d'être élu chef.
Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l'idée qu'un trou du cul puisse être le chef.
Le trou du cul se mit en colère, se referma sur lui même et refusa de fonctionner.
Bientôt le cerveau devint fiévreux, les yeux se croisèrent et devinrent vitreux, les pieds trop faibles pour marcher, les mains pendaient sans force et le cœur et les poumons luttaient pour survivre.
Alors tout le monde supplia le cerveau de se laisser fléchir et de permettre au trou du cul d'être le chef.
AINSI FUT FAIT
Toutes les autres parties du corps faisaient le travail tandis que le trou du cul dirigeait tout le monde et s'occupait de sa petite merde.
MORALITE: Il n'est pas nécessaire d'être un cerveau pour devenir chef.
Un trou du cul d'ailleurs a nettement plus de chance.
Posté par Jack POLIS, le 2010-12-09 06:47:00
Mon brave Iznogood, tu doit être à la recherche d'une bonne bite espèce de pédéraste. Car en fait vous êtes un trou de CU béant ,et prêt à tout. Vivement qu'un chaben se dévoue pour vous remplir de votre vacuité .
Posté par Pour Jack POLIS, le 2010-12-09 08:28:00
D'accord , is no good est un connard,mais un peu de tenue dans vos propos,car rien ne vous interdit d'être un pédéraste. Alors respecter les organes de plaisir des autres.Et argumenter autrement.
Posté par PROFANE, le 2010-12-12 16:35:00
Le texte de ce monsieur Camille Chauvet est juste, mais il devrait vous dire que la France entretient vos populations et nous occupons vos pays.C'est le deal...Alors fermez vos gueules et arrêtez vos commentaires idiots,bande de macaques comme le dirait l'auteur du texte.
Posté par PROFANE, le 2010-12-12 16:35:00
Le texte de ce monsieur Camille Chauvet est juste, mais il devrait vous dire que la France entretient vos populations et nous occupons vos pays.C'est le deal...Alors fermez vos gueules et arrêtez vos commentaires idiots,bande de macaques comme le dirait l'auteur du texte.
Posté par Vivrefute, le 2010-12-17 00:25:00
La france ne quittera jamais les dom tom
Posté par prudent, le 2012-01-27 16:04:00
la meilleure façon de gouverner est de diviser les gens ,nous sommes tous coupables d'une façon ou d'une autre , que cela nous ouvrent les yeux pour nos enfants et rappelez- vous la terre est ronde
IMAGE DU JOUR
LA HONTE
LA HONTE
Rédigé le 2009-03-17 17:20:00, par Camille CHAUVET
Posté par alyss, le 2009-03-17 20:28:00
L'image de la honte.... non je ne le pense pas, il faut dépasser nos rancoeurs et avancer et je crois que Mr MANCINI quelque soit ses erreurs, ne mérite pas de tels propos.
IL FAUT AVANCER DANS NOS TETES ET DANS NOS COEURS ET PARDONNER CEUX QUI NOUS OFFENSENT TOUT EN DENONCANT TOUTES LES INJUSTICES.
Posté par Vivi, le 2009-03-18 02:43:00
Monsieur CHAUVET,
Savez-vous ce qui se passe dans la tête du préfet à ce moment là. Peut-être a-t-il vu son erreur.
Peut-être que ce geste lui coûtera sa place aux Antilles.
Il est grand temps d'aimer et de pardonner les faits et gestes de tous, car de part et d'autres il y a des choses à reprocher.
Essayons de réparer nos injures et notre haine en faisant preuve de compassion envers ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord.
Ôtons l'amertume de notre coeur pour avancer plus loin.
Vivi
Posté par yoyotte, le 2009-03-18 13:08:00
Quelle bande de faibles !
On s'en fout de ce qui se passe dans la tête d'un tel ou d'une telle ! Le préfet est le représentant de l'Etat et l'Etat a laissé pourrir la situation en Guadeloupe et en Martinique, espérant que ça s'arrêtera de sa belle mort à la Réunion !
Je n'ai rien contre MANCINI en tant qu'être humain mais je n'oublie pas qu'il était logé par l'autre dégueulasse qui a chié sur nous !
De plus, Mesdames et Messieurs les faibles, vous feignez d'ignorer que le préfet a autorisé une manifestation de petits vendus, nègres achetés et expédiés en tête de pont par des békés pour briser l'élan exceptionnel du coeur des nègres qui ont - enfin - pris conscience qu'ils étaient réduis en dépendance économique par ces békés !
Il y aurait pu avoir une insurrection et des cadavres en pagaille ! Et la mémoire de Jacques Binot notre frère nègre DCD à Gwada qu'est-ce que vous en faites !
Heureusement qu'ils ont DOMOTA !
Ce n'est pas nous les nègres qui nous sommes exclus de la société Martiniquaise avec les békés, mais bien ces derniers qui se sont organisés en fort Chabrol de l'apartheid en se reproduisant entre eux pour protéger leur race, allant jusqu'à se regrouper dans leur békéland pour bien marquer leur différence !
Vous avez bien entendu ce que l'autre enc...foiré de DESPOINTES a vomi, dans la foulée du père HAYOT en 1960, au point que l'actuel Bernard HAYOT s'est trouvé obligé de se désolidariser de sa race, certainement après avoir reçu un coup de fil des autorités qui dirigent la France puisque Bernard y a ses entrées ! Ce n'est pas moi qui le dit mais bien des journalistes lors d'une émission télé ! Cherchez et vous trouverez même des photos récentes des conciliabules !
Les faibles qui parlent de "dépasser les rancoeurs" oublient qu'ils ont eu de la chance que leurs géniteurs ne soient pas crevés tels des rats dans la cale des bateaux négriers pour s'entendre dire qu'il faut aujourd'hui dépasser les rancoeurs !
Ces faibles ont également eu de la chance que leurs procréateurs, arrivés par miracle sur la terre de Matinik et de Gwada, aient survécu au palpage, soupesage des graines et autre humiliation ! Mais vaillants comme ils étaient ils ont puisé dans leur âme les forces nécessaires pour que leur raison d'être frétille en se mettant à l'horizontal !
Après des journées de trimage sous le soleil brûlant, des coups de trique et autres vexations ils ont pu alors faire gicler leur semence avant de disparaître, lors d'un coït furtif dans la matrice d'une négresse - nos mères - réchappées du dernier bateau et des journées harassantes de labeur !
Quelques-unes ont pu alors mettre bas comme des chiennes les pères et mères de celles et ceux qui aujourd'hui nous parlent de dépasser nos rancoeurs pendant que les criminels de colonialistes, qui sentaient la mort à perpette, se tapaient sur le ventre après avoir violé nos grands-mères et décapité nos grands-pères !
Non Messieurs et dames les faibles, nous n'avons aucune rancoeur !
Nous attendons simplement les aveux de l'Etat qui a dédommagé les pères des békés parce que cet Etat a eu le culot d'abolir l'esclavage !
Vous l'oubliez, ça ! Ca ne vous révulse pas, ça !
C'est grâce à ce pognon sale que ces colons ont pu transmettre à leurs descendants - c'est-à-dire les békés - un patrimoine considérable qu'ils ont fait fructifier, verrouillant dès lors toutes velléités de créer par nous-mêmes puisque nous n'avons pas le nerf de la guerre !
Devenus, par la force de cette contrainte, des surconsommateurs des produits importés de France par nos békés à des prix exorbitants, nous tournons en boucle sur nous-mêmes, nous contentons du slogan : "la vi a ka maché !"
Et nos pères et nos mères, qu'ont-ils eu ! Que dalle au point que pour subsister ils sont restés esclaves, nous transmettant la consigne des colonisateurs : OUBLIEZ !
Manque de pot je n'ai pas oublié, avec d'autres !
Si les békés sont honnêtes, qu'ils arrêtent leur opération de dénigrement comme l'autre Lucy de ceci ou de cela !
Je ne parle même pas de l'autre qui s'échine à faire croire aux incrédules que nous sommes tous créoles !
N'importe quoi ! Je ne suis pas créole avec ce Monsieur ! Il est fils de colonisateur et moi rejeton d'esclave nègre !
S'ils en ont sur le coeur, qu'ils se mettent autour d'une table, fassent amende honorable et partagent NOS richesses car c'est grâce à la viande des nègres que leurs pères se sont enrichis !
Et puis, que l'autre fils de békélélé arrête lui aussi de nous bassiner que les békés sont des fils de noble !
Je n'en ai rien à foutre car je croyais qu'ils avaient tous été raccourcis !
Ce maillot de la lutte puis de la victoire a été à jamais entaché par ce geste de LA HONTE !
Alors Mesdames et Messieurs les faibles, il ne vous reste plus qu'à vous rendre au colloque de réhabilitation des békés organisé au Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer pour dénigrer la lutte des nègres des Antilles, par le soi-disant réfugié Cubain - mais en réalité vient d'ailleurs - comme il est dit dans ce lien :
http://www.wmaker.net/lenaif/APRES-LE-CONVOI-DE-LA-HONTE,-LES-BEKES-SONT-INVITES-A-RIPAILLER-A-LA-RUE-OUDINOT-contribution-d-un-lecteur-YOYOTTE_a191.html?PHPSESSID=da5fe1db7302d5645441ec334d863f5f
Posté par alyss, le 2009-03-18 20:25:00
Mr YOYOTTE, après ce long discours, je suppose que vous vous sentez mieux....bcp de vulgarités dans vos propos.....
Posté par yoyotte, le 2009-03-18 20:37:00
Par exemple ?
Posté par LUCIDE, le 2009-03-19 13:03:00
Au moins ,on connait maintenant les couleurs qu il porte....pour un haut fonctionaire sa partialité n'a plus aucun doute....les créateurs de ce pays et les antrepreneurs savent à quoi s'en tennir.
Posté par Michel, le 2009-03-21 11:26:00
Cette affaire des T-Shirts est plutôt "amusante".
Pourquoi n'avoir pas poussé plus loin les investigations ? quelle société a fabriqué ces fameux T-Shirt ? Qui en sont les propriétaires ? Peux t on vilipender une certaine caste en s'appuyant sur sa force de production ? Etc.
Peut on parler d'une identité martiniquaise dans un environnement ou la jalousie prime en permanence ? Ou chacun épie les moindres gestes de son voisin, de son collègues pour aller les rapporter et les critiquer ?
Combien d'entre nous ont porté ses t-shirt en fin de conflit alors qu'on ne les a pas vu pendant ?
On a pu parler de boycott des produits békés. Quelles en seraient les conséquences pour nous même ?
Doit on abandonner une domination connue pour une autre qui risque d'être bien pire en l'absence d'intérêt manifeste pour le pays Martinique ?
Qu'est ce qu'un martiniquais ?
Doit on réellement reprocher au béké d'être avant tout martiniquais ?
Est on encore martiniquais quand on vit ailleurs qu'en Martinique ?
Etc.
Ce conflit amène à se poser beaucoup de question sur nous et les choix que nous faisons dans notre vie quotidienne.
IMAGE DU JOUR
POURQUOI CHARLES HO-HIO-HEN EN CIBLE ?
POURQUOI CHARLES HO-HIO-HEN EN CIBLE ?
Rédigé le 2009-03-17 03:12:00, par Emeline SAUVEUR
Lors des nuits de troubles ont a pu constater que certains magasins étaient pris pour cible par les casseurs.
Lors de ces "casses", les chefs sélectionnaient les interventions. Entre les bijouteries et les magasins de matériel de sport ,le choix de certains autres étaient nommément désignés par les chefs de secteurs.

C’est la question que l’on se pose, au lendemain du bilan des dégâts résultant des troubles.
Le groupe Ho-Hio-Hen serait devenu une cible à cause principalement de Charles Ho-Hio-Hen.
Mais on constate, que la rage de certains manifestants viendrait des propos tenus par un des ses neveux demandant sur les ondes l’intervention des gardes mobiles pour rétablir l’ordre dans les stations d’essence. Une maladresse de jeune chef d’entreprise arrivé avant d’être parti.
La deuxième viendrait de l’attitude de Charles Ho- Hio- Hen , lui- même patron de la grande distribution alimentaire du groupe en conflit du travail avec un de ses salariés de l’entreprise Canon. Des salariés de cette entreprise ont été mis en situation de non-travail en attendant un dialogue social qui ne vient pas du tout. Et le patron Charles Ho-Hio-Hen refuse de régler le problème qui l’oppose au salarié Lamain.
Enfin, son élection contestée au Club Colonial.
Une enquête nous dira tôt ou tard les vraies raisons qui ont poussé les jeunes en rébellion à cibler ces magasins du GHHH.
Entre le Ciber H, Le Super Marché Casino, HHH pièces détachées des Terres Sainville, et MEC qui brûle il y a certainement un lien. Attendons donc.
A la condition que le Sumo de la Famille sorte du silence.
IMAGE DU JOUR
CARREFOUR : GRANDE DISTIBUTION EN CHUTE
CARREFOUR : GRANDE DISTIBUTION EN CHUTE
Rédigé le 2009-03-17 02:39:00, par Camille CHAUVET
Par Caribcreoleone. Alors que depuis plusieurs semaines, les magasins du Groupe Hayot sont fermés aussi bien en Guadeloupe, qu’en Martinique, le groupe Carrefour, est dans une mauvaise passe. L’article que nous reproduisons ci dessous, fait le point des difficultés du leader de la distribution française

L’article que nous reproduisons ci dessous,est cité par notre confrère CARIBCREOLE ONE .Il fait le point des difficultés du leader de la distribution française.
Le Groupe Bernard Hayot (GBH) qui traîne les pieds pour signer l’accord Bino, va-t-il profiter de ces difficultés conjoncturelles pour se désengager ? Une certaine vigilance s’impose.
Carrefour a du pain sur la planche. Le groupe de distribution annonce une chute de 45% de son bénéfice net pour 2008, à 1,27 milliard d'euros, alors que son chiffre d'affaires a augmenté de 5,9% à près de 87 milliards d'euros.
Cette chute du bénéfice de Carrefour s'explique par un repli sensible des marges en France et en Europe, par des charges de restructurations et par une augmentation des frais financiers.
Le groupe, pénalisé par un manque de compétitivité sur les prix dans ses hypermarchés en France face à des concurrents comme Leclerc, ne communiqué pas de prévisions pour 2009. Il annonce un programme de réduction de ses coûts de 500 millions d'euros, "un investissement de 600 millions d'euros pour renforcer la dynamique commerciale", et un plan d'investissement limité à 2,5 milliards d'euros.
L'an dernier, Carrefour a dépensé 2,9 milliards d'euros en investissements opérationnels.
Après une série d'avertissements sur résultat l'an dernier, les actionnaires de Carrefour, au premier rang desquels Blue Capital - une coentreprise entre le fonds d'investissement Colony Capital et Groupe Arnault - ont décidé de remplacer le directeur général, José Luis Duran, par Lars Olofsson, un ancien du groupe Nestlé.
Ce dernier est très attendu sur sa capacité à repositionner Carrefour comme une enseigne compétitive en termes de prix en France, où la consommation est en berne, à recentrer le groupe sur les zones géographiques les plus dynamiques, notamment les marchés émergents d'Amérique Latine et d'Asie et à créer de la valeur pour ses actionnaires, notamment en externalisant la valeur du patrimoine immobilier du groupe.
Cette dernière opération, prévue de longue date, n'a pu être réalisée notamment à cause de l'effondrement des marchés financiers.
"
Nos objectifs sont clairs: générer de la croissance organique rentable, durable et supérieure à celle du marché et améliorer nos marges", affirme le nouveau directeur général de Carrefour dans un communiqué de presse.
L'an dernier, alors que le chiffre d'affaires a progressé de façon sensible grâce à l'international, le résultat opérationnel avant éléments non courants est resté quasi stable (+0,3%) à 3,3 milliards d'euros, grâce à des économies de coûts de 150 millions d'euros.
En France, le résultat opérationnel de Carrefour a reculé de 3% à 1,51 milliard d'euros, alors que le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de 0,9% à 37,97 milliards d'euros. En Europe, le résultat d'exploitation du groupe a diminué de 5,1% à 1,15 milliard d'euros, alors que les ventes ont progressé de 5,1% à 32,42 milliards d'euros.
Seul élément réellement positif dans les résultats du groupe: la génération de flux de trésorerie disponible a bondi à 1,9 milliard d'euros en 2008 contre 691 millions d'euros en 2007.
Ce résultat s'explique en grande partie par la bonne gestion du besoin en fonds de roulement de Carrefour et permet au groupe de dépasser son objectif d'un "cash flow libre" de 1,5 milliard d'euros par an. Carrefour annonce en revanche qu'il maintient son dividende à 1,08 euro par action, un niveau stable par rapport à l'exercice précédent. (Source E24)
NDLR. Nous n'allons quand même pas pleurer pour ces vampires du système qui même en cas de perte se portent très bien.
Posté par Daniella, le 2009-03-18 14:02:00
Voilà des endroits que j'ai déserté, depuis des lustres. Beaucoup de guadeloupéen(nes) consommaient comme des tébès. Voir tout ça fermé me donne du baume au coeur.
J'ai toujours rêvé que ces gouffres d'agro-alimentaires et autres voraces et tuant les trois quarts de la population qui ne peut se payer ces "produits" souvent falsifiés et mensongers.
Quel bonheur de savoir que ces gérants et propriétaires ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent!
An telman kontan a pwésan! Fô nou kontinyié komba la, paské pô a yien ké fyn!
Posté par chacaro, le 2009-03-18 14:48:00
Enfin une bonne nouvelle. Et peut-être que la fortune de Sir qui grossit chaque année de 50 Millions d'euros chaque année depuis 2006 (pour atteindre la bagatelle de 350 millions : 119 fortune de France) en prendra un petit coup. Et oui plus 16,67% de hausse alors que c'est la crise depuis 2007. Sa fortune amassée si honnêtement et à la sueur de son front comme tous les autres "Nobles" des Antilles. Et il en a licencié combien déjà?
http://www.challenges.fr/classements/fortune.php
IMAGE DU JOUR
SORTIE DE CONFLIT … MAIS GESTE DE LA HONTE
SORTIE DE CONFLIT … MAIS GESTE DE LA HONTE
Rédigé le 2009-03-16 14:58:00, par Emeline SAUVEUR
Par Camille Chauvet. Le protocole d'accord de sortie de conflit a été signé le samedi 14 mars trente huit jours après le départ de la mobilisation contre la vie chère menée par un collectif de syndicats et d'associations qui prit le nom de collectif du 5 février, date du début de la grève.

C’est dans une parfaite euphorie de stylos que les différentes composantes du Collectif, les organisations patronales et socioprofessionnelles, les collectivités territoriales (région, département, communes) et les représentants de l' Etat ont paraphé un accord.
Par contre ceux qui ont permis au Préfet Ange Mancini de se vêtir du Tee-shirt symbolique du mouvement social du 5 février ont entaché ce mouvement.
C'est une honte.
Comment comprendre qu’un Préfet "copain comme cochon" avec le raciste Alain Huygues Despointes chez qui il séjournait au François à l’habitation le Simon, qui de surcroît a permis que les békés puissent pénétrer avec un cortège de contre manifestants sur le territoire de Fort-de-France provoquant de graves affrontements au quartier Trénelle soit honoré par ce "Rouge pour la Victoire".
Ce même Préfet mettant en place un couvre-feu hypocrite , et faisant bombarder la Maison des Syndicats par des lâchers de grenades lacrymogène dans l’enceinte de même de ce lieu sacré du monde du travail depuis l’hélicoptère de la gendarmerie.
Le Préfet n’avait pas demandé de Tee-Shirt.
Il ne devait pas se vêtir de ce symbole sous l’applaudissement de syndicalistes qui se sont transformés en nègres domestiques en l’espace de quelques minutes.
Le collectif du 5 février n’avait pas le droit de profaner ce "Rouge pour la Victoire".
Le mal est fait.
Ce mal est sans remède.
En tout cas, la levée du mot d'ordre de grève n’est pas un chèque en blanc. Comme l’a répété le porte parole : «
si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur la mobilisation peut recommencer ».
En bon commandeur de l’habitation, le préfet Ange Mancini a retenu là, un «mouvement d'une ampleur sociétale sans précédent qui fait que rien ne sera plus comme avant». «L
La Martinique s'est parlée autrement pour mieux préparer son avenir économique, social et culturel, dans le respect de toutes ses composantes et de sa diversité qui en font sa richesse».
Mais réalité est là têtue, c’est lui toujours le principal complice des profiteurs, car les prix après la reprise sont encore plus chers qu’au départ de la grève.
Que fait-il aujourd’hui face à cette flambée des prix !!!
Quant au Secrétaire d'État chargé de l'Outre-Mer, Yves Jégo, de loin, de très loin il fait un communiqué, et «
souhaite désormais que les négociations entamées à la Réunion la semaine passée puissent aboutir le plus rapidement possible». et «r
éaffirme le souhait du gouvernement que les états généraux qui vont débuter dans les semaines qui viennent permettent de traiter durablement toutes les questions à l'origine de ces conflits dans les départements d' Outre-Mer».
Comme quoi tout va commencer avec les Etats-généraux de l'homme-blanc, mis en place ... à Paris.
Les comportements des toujours maîtres de l'Habitation ne changent pas .
C'est vrai que le colonisateur français ne comprend qu'un seul langage :Celui de la violence.
Tout cela est bien plus triste que la tristesse.
Posté par Luckystrike, le 2009-03-16 17:35:00
Je comprends pas...
On m'avait parlé d'une proximité entre les méchants békés colonialistes et le méchant état néo colonialiste...
Mauvaise foi , quand tu nous tiens !
Posté par 972, le 2009-03-16 19:03:00
entièrement d'accord avec vous !
Posté par RvT, le 2009-03-16 20:48:00
Je suis scandalisé par cette attitude.....c'est une trahison, ces gens onts oublié qui il est........le respect ou non respect se traduit par les actes(les tireursd'élite postés sur le toît de la préfecture alors que n'avions comme armes que détermination foi et chants); notre mémoire n'est que trop sélective.....ce Mr, digne représentant de l'état colonial, et qui met à la disposition de ses comparses Békés au cap-est une milice privée, payée par les contribuables Martiniquais, ne méritait pas ce tee-shirt qui ne devait en aucun être un effet de mode mais un outil fédérateur.
Quelle déception !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Posté par yoyotte, le 2009-03-17 13:01:00
Celui qui a commis ce crime et ceux qui y ont participé par leur passivité et leur laxisme resteront comme les deux boules qui trônent au cul des chiens !
Ces gens-là ont définitivement souillé la mémoire de nos aïeux qui pour beaucoup ont été décapités pour que vive la France !
Qu'ils aillent grossir la masse des lécheurs de bottes ou des suceurs de pets qui pullulent dans les basses-cours des puissants !
CULTURE
LES 16 DE BASSE POINTE UN SITE A DECOUVRIR
LES 16 DE BASSE POINTE UN SITE A DECOUVRIR
Rédigé le 2009-03-16 05:14:00, par Victor HAUTEVILLE
Que se passe-t-il le 6 septembre 1948, sur un chemin isolé, à l’abri de presque tous les regards ? Comment en est-on arrivé à un tel degré de violence ? Comment la justice française traite-elle cette affaire et son instruction ?
Comment le lieu du procès, Bordeaux, va être déterminant dans la stratégie médiatique de soutien aux 16 de Basse-Pointe ? Pour quelles raisons le Parti Communiste soutient-il les 16 et déploie-t-il tout son arsenal pour médiatiser le procès ? Comment la presse et la situation internationale vont peser sur l’issue du procès ?Pourquoi ce meurtre, un geste historique à part, et le procès qui en découle, une " victoire " contre le colonialisme, sont-ils passés sous silence ? Les assassins étaient-ils sur le banc des accusés ? Le film prend la forme d’une investigation au cœur de l’affaire des 16 de Basse-Pointe, à la fois du drame et du procès qui en découle. Je la revisite, poursuivie par son exemplarité historique en même temps que par sa violence et ses secrets, 60 ans plus tard. Je me positionne parfois comme un enquêteur sans obligation de résultat, parfois comme une glaneuse de souvenirs, parfois comme un guide, pas à pas, et fondamentalement en tant que narrateur dans les méandres d’une histoire à tiroirs.
Ma voix, mes questionnements, mes interrogations, mes suppositions, jamais mes certitudes, jalonnent la narration comme un liant, un ciment entre les pièces d’un puzzle.Je raconte une histoire basée sur une investigation solide et documentée, entre la Martinique, Paris et Bordeaux, mais je tente aussi de saisir l’histoire des 16 de Basse-Pointe telle qu’elle s’inscrit dans la mémoire des " gens ", parfois proche de l’histoire officielle, parfois plus officieuse et secrète, parfois déformée, avec ses contradictions, ses non-dits, ses "on dit ", ses scénarios, ses regrets, ses fiertés, ses héros. Quant à la dramaturgie, elle s’inscrit d’elle-même dans l’histoire vraie.L’histoire singulière du meurtre de Guy de Fabrique et le procès qui en découle soutiennent, dans ma démarche, le portrait d’un pays résolument français, qui s’est fondé sur le système de plantation, la division raciale, la suprématie coloniale, l’exploitation et la manipulation.
Camille Mauduech
TRIBUNE LIBRE
ITW Daniel MARIE SAINTE
ITW Daniel MARIE SAINTE
Rédigé le 2009-03-16 03:47:00, par Victor HAUTEVILLE

ITW de Danniel MARIE SAINTE
Cliquez sur le fichier joint.
Posté par CENATUS, le 2009-03-17 21:22:00
que faire pour acceder a ce fichier? MERCI
Posté par Modérateur naif, le 2009-03-20 04:16:00
Cliquer dessus et l'ouvrir avec rael player
Posté par ICH TELGA, le 2009-03-21 09:35:00
Je confirme ça ne marche pas.
IMAGE DU JOUR
Grève Générale en MARTINIQUE " Tchè Nou Blindé" TAMBOU BO KANNAL (LIEN LECTEUR SITHAL)
Grève Générale en MARTINIQUE " Tchè Nou Blindé" TAMBOU BO KANNAL (LIEN LECTEUR SITHAL)
Rédigé le 2009-03-16 00:00:00, par thalmensy@live.fr
Une des Chansons vedette de la Grève Générale à FORT DE FRANCE. TAMBOU BO KANNAL (TBK) "Tchè Nou Blindé" . Cette chanson a plus de 37 ans ! La vérité est tétue.
Vidéo Coup de coeur
Posté par majodo, le 2009-03-16 20:42:00
Des hymnes ont commencés comme ça !
Posté par Michel louis sidney, le 2009-03-22 20:39:00
attention aux analyses visant à travestir les réalités mises en lumières lors de ce soulèvement populaire puisqu'il s'agit là d'une tout autre forme d'expression du peuple Martiniquais qui dit non, à cette société créole-coloniale-de plantation,avec bien entendu tout le contenu de ce système qui a perdurer afin d'éliminer les Martiniquais afros-descendants.(vie chère, empoisonnement de l'eau, de la terre,déportatation de dizaines de milliers de martiniquais vers la"métropole", la complicité d'élus "locaux" par leur silence,et puis que dire de leur duplicité légendaire...!!!) .Les moyens de communiquer se sont vulgarisés,ceci dit personne n'a le monopole de l'analyse quant à une situation donnée,voir un évènement d'une telle ampleur induisant de telles brêches remettant en cause des codes et des valeurs constitutifs de cette politique coloniale là.
Posté par TH0MAX, le 2009-04-04 15:54:00
Je suis martiniquaise mais expatriée à Dubai et j'ai suivi de loin mais assiduement la grève en martinique et en gwada...
Il y a un truc que je n'arrive pas à comprendre.
Les prix exhorbitants des produits en super et hypermarchés en martinique sont systématiquement justifiés par "le transport"..
Alors il y a un souci car à Dubai je fais mes courses à Carrefour et les produits français sont beaucoup moins chers qu'en martinique...Comment est ce possible puisqu'ils prennent l'avion aussi les produits frais????
Il y a 6h40 d'avion...ah peut on donc me donner le vrai motif ou on nous prend pour des vaches à lait?
Qui ne dit pas la vérité?
IMAGE DU JOUR
LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES. ( LIEN PROPOSE PAR ONI SONIA)
LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES. ( LIEN PROPOSE PAR ONI SONIA)
Rédigé le 2009-03-15 17:33:00, par Victor HAUTEVILLE
Bonjour, J'ai voulu vous faire parvenir ce texte qui m'a été adressé par email qui reprend un article écrit par un blanc américain pour un journal américain et qui a mon avis montre ce que pense les blancs mais surtout les békés de nous. A vous de voir ce que vous voulez en faire. Voici le message que nous avons reçu à la rédaction du Naïf
Sonia, Nous avons décidé de publier votre contribution en faisant les remarques suivantes : Faisons attention aux procès d’intention qui nous arrangent bien ! Même s’il est troublant de voire ce que ce texte devient quand on remplace noirs par martiniquais et blancs par békés il convient aussi d’analyser le regard que nous portons sur notre communauté. Si le 5 février pouvait servir à quelque chose ! Cordialement,
Vous aussi réagissez à cet article dans la rubrique commentaire.

Chers vous tous, Quand vous lirez ceci, vous serez fâchés certes, mais vous réfléchirez long………..temps !
Bonne journée
Pour ceux d'entre vous qui l'ont écouté, c'est le titre de l'article que Dee Lee avait lu un matin sur les ondes d'une station de radio de New York. Pour ceux d'entre vous qui ne l'ont pas écouté, cet article malheureusement dépeint une certaine réalité. Une lettre assez assommante écrite par un Caucasien (c'est-à-dire un Blanc).
LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES.
Nous pouvons encore continuer à récolter des profits des Noirs sans effort physique de notre part.
Regardez les méthodes actuelles de maintien dans l'esclavage qu'ils s'imposent eux-mêmes:
IGNORANCE, AVIDITÉ et EGOÏSME
1. Leur IGNORANCE constitue la première arme de ce maintien en esclavage. Un grand homme une fois déclara « la meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre ». Nous vivons actuellement à l'Age de l'Information. Ils ont l'opportunité de lire n'importe quel livre sur quelque soit le sujet en rapport avec leurs efforts de lutte pour la liberté, mais ils refusent de lire. Il y a d'innombrables livres facilement disponibles à Borders, à Barnes & Noble, à Amazon.com sans mentionner les librairies spécialisées pour Noirs qui fournissent des œuvres de grande valeur susceptibles de leur permettre d'atteindre une certaine équité économique (qui devrait être en fait intégrée à leur lutte) mais peu d'entre eux lisent de façon soutenue, si jamais ils lisent, ils gardent les informations pour eux-mêmes et ensuite ils n'écrivent pas pour leur progéniture {ceux d’Afrique cachent les recettes de leurs ancêtres à leurs descendants préférant mourir avec}.
Posté par kemi, le 2009-03-15 22:44:00
hotep
si vous voulez un changement il faut quitter le paradigme du leucodeme ( spiritualité, modèle estétique, prénom de nos enfants, ect .....................
ankh, oudja, seneb
Posté par Daniella, le 2009-03-17 13:15:00
C'est une femme écrivain contemporraine et américaine blanche qui a écrit cela, (je n'ai pas son nom...)
Il y a toujours eu des stigmatisations dans nos sociétés "modernes" et les traites négrières, le colonialisme a asservit, malgré ou à cause de nous, les noirs que nous sommes.
Nos parents, grands-parents, nous-mêmes, n'avons, sans-doute, pas toujours eu le courage, la dignité, d'être autre chose pour certains.
Pour certains, en effet, qui sont, finalement, très nombreux, vu les discriminations partout dans le monde.
Quand un noir massacre un autre noir, il est jugé radicalement de sauvage, de tortionnaire, de tonton macoute, de Hutu ou de Tutsi, etc,...
Si un blanc massacre un autre (voir toutes les guerres jusqu'à aujourd'hui), si un asiatique massacre un autre asiatique, les stigmates ne sont pas aussi réducteurs.
Pourquoi?
Les noirs, descendants d'esclaves, les afros-américains, les africains, les antillais, tous les noirs du monde entier doivent se demander pourquoi?
Exprimons-nous, n'ayons pas peur! Défendons-nous et jetons à la mer, nos complexes d'antan qui ne servent qu'à faire des ravages dans notre si belle population.
Posté par chacaro, le 2009-03-17 13:30:00
Man pa mandé koulè nwè la
An pa mandé chivé gréné
An pa mandé dan blan an mwen
An pa man mandé an dièl épé
Man pa mandé nen plat an mwen
Yo si dô an mwen konsidéré man sé tablo mamman
ah nèg la ja pran!!! Ja pran ja pran Ja pran an lô mamman
Ah neg la ja pran
man diw neg ja pran an dièl a malpalan
ah nèg la ja pran!!!
man diw neg ja pran an dièl a neg la mèm
ah nèg la ja pran!!!
man diw neg la ja pran an dièl a méprizan
ah nèg la ja pran!!!
man diw neg ja pran an dièl a blan la mêm
Ja pran ja pran anlô mamman
MAN DIW NEG JA PRAN NEG LA LESE'I A Tè
AH NEG LA JA PRAN
Posté par Daniella, le 2009-03-17 14:12:00
Nou pé koumancé an nouvél vi, paské nou ja sav nou neg epi koulè a pa sa pli impowtan.
Sèlman an kou d'zyé wouvè i têt byien fèt av foss e lanmou!
Posté par kemi, le 2009-03-17 23:32:00
hotep
daniella vous etes vraiment alienée, par votre prénom, d une part et d autre part par l ignorance de ton histoire donc va vas faire des recherche
Le mot "Hutu" ne désigne pas une ethnie, mais une condition sociale à savoir "Agriculteur".
- Le mot "Tutsi" ne désigne pas une ethnie, mais une condition sociale à savoir "Eleveur".
se sont les allemands qui sont allés foutre la merde. diviser pour mieux regner, comme se fameus vendred les leucodermes békés ont voulu opposer les africains mariniquais
Posté par Daniella, le 2009-03-18 13:06:00
Mais je sais très bien que les rwandais "Hutu" et "Tutsi" sont religieux et non pas ethniques, je pense que tu n'as pas du tout saisi mon message.
Ce que j'exprimais, à propos, c'était la vision qu'en font un bon nombre de métropolitains...
Le mot aliéné est un peu fort et ne regarde que toi.
Posté par kemi, le 2009-03-19 01:07:00
hotep
il n y a aucun probleme de religion, ncor une fois vous dites des chose que vous ne metrisez pas, fait des recherche avant de raconter des conneries, meme si vous expliquez quelque chose,
alliéné car vous portez un prénom leucoderme, et en plus manque d précision historique dans vos arguments, car c est faile de taper et d ecrire des choses non précis
ankh, oudja, seneb
Posté par Daniella, le 2009-03-19 01:31:00
Je me suis toujours insurgée contre les lieux-communs, les préjugés, et aussi les étiquettes, etc,..."Leucoderme" ne m'a jamais rien n'inspirée, seulement d'un quelconque message soulageant, tout comme "homme ou femme de couleur" ou autre caricature de mauvais goût, je ne saisis pas le message très communicatif, voilà tout.
La liberté de s'exprimer est pour tous.
Posté par Lonewolf, le 2009-03-19 02:01:00
Comme à chaque fois que l'on rapporte un texte, j'aimerais que les sources soient citées sans la moindre ambiguité. On affirme que c'est truc ou machin mais personne ne connait son nom.
Selon un ami ce document aurait circulé un peu partout et ne serait pas du tout l'oeuvre d'un quelconque écrivain Blanc connu, mais il émanerait au contraire d'un groupe Noir visant à critiquer l'inertie de leurs frères de couleur.
Au final je n'en sais rien mais ne serais pas trop étonné de çà, car les arguments qui y sont décrits sont plutôt ceux généralement évoqués par les Noirs américains.
Les Blancs les plus racistes n'ont en général qu'une seule obsession, du KKK américain au Front National français, c'est de nier l'importance de l'esclavage dans l'histoire, et d'oeuvrer pour que le sujet soit banni des médias et des lieux de discussion. Et les médias complices tendent à minimiser eux aussi cette question. Et visent uniquement à déculpabiliser les Blancs devant l'histoire, jamais à mettre en lumière leurs stratégies dominatrices.
Les Blancs se fichent généralement de tout ce qui est exprimé dans ce texte, leur souhait profond c'est de nous faire perdre la mémoire et c'est tout.
Et dans ce texte, je crois (malheureusement ?) reconnaître des lieux communs que les Noirs expriment souvent vis-à-vis de leur propre communauté.
Relisez les différents forums qu'on a eu sur le web aux Antilles, durant les grèves. Il y avait une quantité importante de critiques portées envers tous ceux qui ne suivaient pas suffisamment le mouvement, qui ressemblaient étrangement aux types d'arguments de ce texte.
Les Blancs les plus crétins qui ramenaient leurs fraise sur ces forums n'étaient quant à eux jamais dans ce registre, ils n'avaient qu'un mot à la bouche, la métropole nourricière qui finance selon eux la Martinique.
Je dis tout çà car je trouve que stratégiquement, quelqu'un a tout a fait pu écrire ce texte pour réveiller ceux qui le lisent et leur ouvrir les yeux. Or aucun Blanc xénophobe n'a intérêt à le faire. Mon petit doigt me dit que la source est autre...
C'est peut-être assez intelligent de sa part d'ailleurs, surtout si on met çà en perspective avec les récentes grèves, qui ont consisté à réveiller les esprits...
Posté par Daniella, le 2009-03-19 12:46:00
On n'a pas besoin d'être noir pour ne pas lire ou ne pas lire suffisamment...Rien qu'en France métropolitaine, si on en juge les chiffres, les français non noirs ne liraient pas un livre par an.
Une chose est sûre, c'est que ce texte a été écrit par une écrivaine originaire du Canada ou des Etats-Unis, blanche, et d'une génération avancée... (J'essaie de retrouver son nom, etc,...)
Personnellement, moi, guadeloupéenne, me suis demandée pourquoi nos parents, aussi, nos grand-parents, avaient-ils une si grande confiance aux gouvernants de l'époque (l'Etat) pour ne jamais revendiquer leur passé?
Une sorte d'asservissement, de complexe inférieur, d'admiration aussi et de terrain inconnu : La France!
Pour les antillais, quelle autre issue? On ne pouvait pas toujours se plaindre : Le terrain social avait aussi fasciné nos anciens. Difficile de l'éluder.
Bref, le passé et le mal sont faits. A présent, nous changeons, mais ne changeons pas notre évolution en haine, car on reviendrait au poind de départ, comme font tellement de gens avec leur complexe de supériorité.
Nous ne sommes que des "petits trous du cul" dans le monde, nous pouvons défendre nos espaces, nos droits, notre légitimité... Ca oui!
Posté par kemi, le 2009-03-19 20:10:00
hotep
tu es guadeloupéenne, cela m étonne, tu es plutot une blanche qui vient nous faire chier su un site kamit, ou une vraie bounty, comment tu peux dire france métropolitaine, sauf si tu considére madinina ak gwada sont des colonies
tu te pose la question comment les parents n ont rien fait, va lire willie lynch u comprendras, et toi tu fais quoi pour ne pas etre alliné, je suis qe tu n est pas pour l independance
mais comme tu es toubabs,le mieux,c est d entrer chez toi en europe
Posté par Modérateur naif, le 2009-03-20 03:59:00
Kemi je pense que tes mots dépassent ta pensée .. On peut discuter , ne pas avoir le meme avis sans se demander de se faire les valises. Salut
Posté par Daniella, le 2009-03-20 12:21:00
Désolée, je suis guadeloupéenne et vis en Guadeloupe. Toi tu vis en métropole, d'où, peut-être, cette agressivité et cette intolérance?
On ne m'a jamais traitée de bounty ou de blanche, bizarre? Comment tu fais, toi, derrière ton clavier et ta psychologie à deux centimes?
Pour ta gouverne, je reste chez moi et toi restes bien derrière ton ordi toute la journée, si tu veux, à maudire qui tu veux, si cela peut te soulager...
Posté par kemi, le 2009-03-20 20:57:00
hotep
mr le moderater mes mots ne dépassent pas ma pensée, on peut avoir des avis different certe , mais 1 +1 = 2 dans l ensemble R si vous dites atres choses c est sa va plus, donc quand on parle de hutu et de tutsi il faut metriser le vocable cela n a rien avoir avec un avis, daniella dit se documenter , lire, faire des recherches, avant de raconter des conneries
je suis sur qu elle pense que la colonisation est crime contre les peuples colonisées, et qu il n y a eut de bon coté puisque c est un crime . donc par consequent vous devriez rejeter le paradigmede la colonisation à apporté ,( religion, modéle esthétique, défrisage, prénon, etc ..;;;)
mais tu comprends pas qu il faut se desalliéner pour pouvoir avancer
donc lisez
Posté par Daniella, le 2009-03-21 13:22:00
No comment.
Posté par Modérateur naif, le 2009-03-21 13:31:00
bon!
Posté par kemi, le 2009-03-21 17:44:00
hotep
mr le modérateur, si vous voulez aider les martiniquais, allz au fond du probleme, sinon fermez se site, si c est pour dire et raconter n importe quoi
danielle doit avoir surment les cheveux défriser et quoi en la bible et parle de liberté, stop arretons les conneries
voici des sites pour vous documenter ; africamaat.com, afrostyly.com, menaibuc.com
je vous en veux pas le pays est tellement alliené, donc lisez faites des recherches
ankh, oudja, seneb
la maat triomphera
Posté par Daniella, le 2009-03-21 22:22:00
Wrong, man! J'ai les cheveux aussi frisés qu'une chabine, dommage pour toi!
Je suis authentique, et regarde autour de toi, tes cousines, ta famille, tes proches, ils ont de la soude adan shivé a yo, je me trompe?
Tu fais les questions et les réponses, et tu ne sais trop bien où est ta cible, en fait!
Tu dis n'importe quoi, tu n'écoutes pas, tu juges, tu penses savoir...E bé bon!!!
Posté par kemi, le 2009-03-22 02:47:00
tu es complexce , quel rapport avec une chabine, en fin bref tu me fais rigoler je suis authentique, avec un pénom de blanc, si tu es naturel comme tu le dis porte un prénom noir, spirituellement tu es authentiqe, etc....
au fait autour de moi se sont des vraies kamites,
Posté par Daniella, le 2009-03-22 13:16:00
Le seul complexé, ici, c'est toi, car tes propos en ont le parfait reflet. Une noire ou une métisse complexée commence par se défriser les cheveux, s'éclaircir la peau et s'offusque d'un prénom européen pour un noir.
Je ne me suis pas inventé un nom (je respecte, ainsi, le choix de mes parents antillais), comme tu le fais pour exprimer, ensuite, une hargne, une haine à ce qui ne te ressemble pas!
Vive OBAMA! Vive ceux qui ne prétendent rien!
Posté par zurisch, le 2009-04-29 23:07:00
je suis en partie d' accord avec le constat dréssé ds cette article .la communauté noire doit d' advantage communiquer entre elles se soutenir s' aimer s' entraider s' étuder mutuellement et surtt construire ensemble , se rassembler ts ces mots snt un peu manquant dans la communautési tanté que on peut parler de communauté etant donné que tt un chacun a son histoire personnel ;
mes freres soyer plus aimables avec vos frére
Posté par laeti, le 2009-07-16 12:57:00
ce que dit cet homme n'est pas faux et bien que je trouve ces propos assez crus, il faut l'admettre nous les noirs on ne pensent en majorité qu'au superficiel et quant bien même une bonne action se met en place il y a toujours l'individualisme qui prend le dessus.
Beaucoup me diront pour qui elle se prend celle-là ou autre mais pour que ce genre de dicours ne continuent pas à être entendu il faut que nous peuple noir d'afrique, d'amérique des antilles etc... on s'accepte les uns les autres parce que on est tous pareils peu importe l'endroit où l'on vit la langue que l'on parle on est NOIR!
Pourqui je dis qu'il a raison d'une quand il dit que l'on se regarde les uns les autres avec condencedance c'est vrai regarder les mess d'embrouille que vs vs êtez laissez pr des conneries en plus au lieu de s'attarder sur attardons ns plutôt à connaitre nos racines et à faire évoluer l'image de noir ds le monde!
Arretons de nous reduire au termes de sauvages, barbares et autres!!!!!
Posté par Tchao, le 2009-07-17 03:48:00
Je partage "malheureusement" ton avis Laëti.
Il suffit de regarder autour de nous, tout simplement, pour voir qu'on ne s'entraide pas !
Quand je vois nos vieux qui retourne au pays avec le maigre retraite après 30 voir 40 ans d'immigration, ça me fend le coeur. ils ont heureusement pour la plupart réussi à construire une maison.
D'autres communautés (asiatiques, indienne ect....) sont arrivés en France bien plus tard que nos parents, pourquoi cette réussite ? et ne parlez pas de couleur, rien à voir.
Gare du Nord est au Indien, le 13ème aux chinois, le 19ème aux juifs et nous ????
Où est notre quartier africain ............. et ne parlez pas de chateau Rouge !!! (gouin gouin de prostitués et de camés)
Posté par delabi, le 2009-07-17 08:24:00
Bonjour,
il me semble que le problème racial qui visiblement transpire de cet article ne saurait être soulevé avec pertinence si l'on s'exprime de manière raciste dans nos débats..
Le manque de solidarité est avant tout humain et il est triste, selon moi de parler encore en thèrmes caumminautaristes de nos jours, c'est cotionner cette politique qui vise à nous diviser, NON nous les noirs, ou les juifs ou les chinois, ou les musulmans ou les blancs.... mais nous les êtres humains. A l'heure de la mondialisation, la consomation, la privation d'éducation et la culture de l'individualisme sont des méthodes d'asservicement efficaces des populations dans tous les pays du monde..
Pour moi, cet article est ridicul, ce n'est qu'un effet de réthorique raciste et visiblement, nombreux sont ceux qui tombent dans le panneau.
Posté par kelidoma, le 2009-07-17 08:30:00
Le commentaire de Lonewolf est plutôt réfléchi et il s'agit d'une stratégie anciennement utilisée puisqu'au début de l'abolition de l'esclavage aux USA, beaucoup de noirs qui publiaient des livres ou des articles le faisaient sous pseudo de blancs pour ne pas être rejetés et faire passer des messages. Cette stratégie séculaire n'a pas disparu aujourd'hui, ou presque, en témoigne le film de Whoopi GOLDBERG l'Associé où celle-ci se grime en HOMME BLANC pour REUSSIR dans le monde de la FINANCE... Triste de constat de réaliser que dans notre société les PREJUGES pèsent bien lourds FACE AUX TALENTS et à LA CHANCE QUI POURRAIT ETRE DONNEE DE LES EXPRIMER A TOUT UN CHACUN. C'est AUSSI le gros problème de notre PAYS où plus de 80% des patrons reconnaissaient l'an dernier pratiquer la discrimination à l'embauche... DELIT DE FACIES, IDEES RECUES, PEUR, ESPRITS ETROITS dominent encore et enferment chacun dans le carcan de l'esclavage au sens large du terme... BIEN ENTENDU, on peut considérer que le poids du passé freine la confiance en soi, sans doute plus quand on est noir que quand on est blanc mais je veux croire que si on valorise nos enfants sur ce point, ils se sentiront assez forts pour s'imposer où que se soit et quelque soit leur physique... DIVISER et CATALOGUER les humains selon des "observations" de sociologues (et c'est d'ailleurs ce que fait cet article) attise les inégalités et les supériorités... C'est néfaste et a pour moi peu de crédit, LA SUPERFICIALITE, comme semble le défendre l'auteur, n'est en rien le fait de gens plus noirs que blancs, c'est la société de consommation qui nous construit dans ce schéma, le tout est d'y réfléchir et de ne pas jouer le jeu, c'est tout !
Posté par Daniella, le 2009-07-18 08:16:00
Bravo à Lonewolf et à kelidoma : Leurs propos sont justes et pertinents. Je suis persuadée que l'intelligence profonde vient d'abord du coeur. Avoir de l'empathie ajoute l'esentiel pour vivre plus harmonieusement avec l'autre!
Posté par Etienne BASILLE, le 2009-09-01 16:59:00
NE FAITES PLUS SUIVRE CETTE PROPAGANDE RACISTE!!!
Le principe de l'idée par la négation : dans " il ne faut pas dire que les noirs sont ignorants avides et égoîstes" il y a "les noirs sont ignorants avides et égoïstes. l'idée est nettement émise. Si c'est contre les préjugés que vous vous battez alors ceccez de les divulguées gratuitement pour une radio que personne n'écoute.
Le texte est d'autant plus abile qu'il vous pousse à le lire jusqu'au bout et à le faire suivre pour ne par être sois même l'illettré et l'égoïste.
Dites plutot que les mots : "égoiste avide illettré partage compassion savoir culture" éxistent dans toutes les langues et qu'ils ne sont pas le propre d'un peuple ou d'une couleur.
NE FAITES PLUS SUIVRE CETTE PROPAGANDE RACISTE !!!
Posté par Ijahzz, le 2009-11-25 05:16:00
Hotep...
J'arrive un peu comme un cheveu dans la soupe, soit sept mois après la publication de cette lettre. Lettre qui m'a été envoyé par mail, il y a quatre ans et qui ressurgit sur les sites communautaires (Facebook...).
Les Noirs ne lisent pas ? La preuve que si, nous avons lu et écrivons pour répondre ! Je pense qu'il est réconfortant pour certains de faire passer ce message afin de continuer à nous ridiculiser, nous avilir ou nous faire prendre conscience de quelque chose. J'ai un petit doute sur le destinataire du message : Est-ce un blanc qui nous critiquerait pour nous faire prendre conscience de notre"NON-Savoir" , plutôt que de nous conforter dans l'ignorance- Ce qui serait à mon avis la meilleure stratégie, ils ont les yeux fermés par Tommy et FUBU, ben laissons-les s'embourber- ? ou Est-ce un noir excédé par le manque de connaissances de certains noirs, qui avec ce message cherchait à attirer notre attention ? Quoi qu'il en soit , je lis et lirais tant que mes yeux seront ouverts. J'ai eu l' immense chance d'apprendre pendant toute ma scolarité l'histoire du PEUPLE noir via un enseignement à la maison avec pour professeur mon père ! Et je souhaite à tous ceux qui ne sont pas pris dans les tourments quotidiens -métro-boulot-dodo- d'en faire autant avec leurs enfants.
Posté par Daniella, le 2009-11-25 08:34:00
Pour ceux qui ont des enfants, la méthode est simple : Leur lire une ou deux histoires presque chaque soir avec les livres que l'on leur offre pendant leur petite enfance!
Cela leur donne le goût (paisible) de la lecture et contrairement à des idées reçues, la lecture apporte la réflexion et l'épanouissement intellectuels essentiels, à mon avis...
Ce ne sont pas les noirs qui ne lisent pas, mais toute la population française et si les parents participent, l'école poursuit la formation des jeunes qui deviendront adultes.
Posté par Anne, le 2010-02-10 15:45:00
l'autre jour, je suis tombée par hazar sur un article argumentant sur les races soit disant humaines. cette article était épouffantable car il disait des propos humiliante et de superriorité sur le peuple noir. Nous avons toujours était considérée comme des babares, une faible intélligence et j'en passe. ... Certe je connais pas vraiment l'histoire de l'afrique mais ce monde me fais peur. On juge les gens par la couleur de leur peau apparament les Noir on un Qi , mion élévée que le reste du monde... Ou nous avons soit disant la malédiction de cham dans la bible... j'y crois pas un jour mon peuple se réveillera mais en attentant organisons nous pouir une manisfestation pour le respect des peuple et au droit d'être différents. arrçetons cette hypocrétie et affontons les préjujées...Battons nous ensemble pour la dignité de nos peuples. actuellement je suis à la recherche d'un mouvement ou la construction d'un mouvement pour apporter notre parole aux peuple du monde entier. Arrêtons de fermer les yeux et agissons pour nos enfants et nos arrières petits enfants. les préjugées actuellles ont apportée que haine exclavage, nazime, déporation, discrimination, geurres ...voilà le mal de notre monde...
Posté par babs, le 2010-05-23 14:37:00
L'auteur de cette lettre n'est pas raciste selon moi. Il met en évidence des faits réels.
Ca suffit de se victimiser de se sentir stigmatisé. Il faut reagir. Ah oui on parle tres tres bien mais des qu'il s'agit d'agir pour notre peuple il n'y a plus personne ou alors on fait des coups d'Etat et on s'en met plein les poches.
On est un peuple doté d'une culture extraordinaire, de valeurs que tout le monde nous envie. Pourquoi on ne reussit pas autrement qu'individuellement? C'est notre faute et ce qui est ecrit dans cette lettre est juste. Nous avons accès à tout au même titre que les blancs, sauf que nous on s'en fout. C'est dommage. Il y a tellement de choses a faire avec nous, tellement d'esprits eveillés parmis les notres, tellement de richesses en Afrique. Il faut reprendre le controle de nos vies et de notre futur mais ensemble, dans l'unité. Tant que nous n'aurons pas compris cela, nous serons toujours un peuple critiqué (bien qu'apprécié) et décrédibilisé... à juste titre a vrai dire.
Posté par mafiala 97, le 2010-06-13 15:17:00
Nèg la pa mo nou piti paské yo ka caché grandé en nou, oui sé enssemble ké nou pé rivé génération nouvelle pli investi sé nou ki pou lèvè, paské en lo bagay ka fèt en ba fèy mwen pé pa tenn enco nèg mové, nèg sal, nèg féyan fo pa nou oublié sé yo ki fé crim la sé pa nou, nou pa té mandé zote ayin donc nou mandé réparation, réconciliation, renaissance et pardon
Posté par mafiala 97, le 2010-06-13 15:22:00
reconnaissance
Posté par Lolla, le 2010-11-23 21:05:00
Quand vous ne savez pas écrire une langue, ne l'écrivez pas.
Posté par Daniella, le 2010-11-24 06:40:00
Ce n'est pas si grave, Lolla, Mafiala a écrit avec des fautes, (on le fait tous)/
L'important, c'est le contenu de son message et personne n'y est insensible.
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:04:00
j'aimerais savoir qui est derriere ce site !!!
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:08:00
Serons-nous un jour un peuple !!!??? une pointe LYNCH au robert !! une école LYNCH au robert !! c'est certain que les noirs ne lisent pas !!
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:16:00
pensez vous pouvoir trouver une place ou une rue ADOLPHE HITLER a jérusalem ou tel-aviv ?? ben nous en martinique nous avons la pointe et l'ecole LYNCH !!! c'est ça le martiniquais apres quatre cent ans de torture ,de viol,de massacre,d'humiliation !!! il s'en fout , y' a les boites de nuits , les voitures à crédit , le macdo , les femmes , le rhum , le crack , le loyer et un boulot merdique !!c'est pas grave il peut dire je travaille ,sa maman la préparé à ça !! trouver un patron !!
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:22:00
il connaissait biens ses sujets ce "willy lynch" sa methode d'apres ses dires devraient pouvoir nous garder "moutons" entre 300 et 1000 ans !! ppfffff !! on est mal barré !! mais on s'en fout on est des fetards !! lol !! y'a une maison pour tous pres de chez moi ! ben dès qu'il s'y passe quelque chose !! rhum coca musique !!! comme partout !!!
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:37:00
mais nous oublions une chose !! la MARTINIQUE notre ile !! ne mesure que 65 km de long maxi sur 35 km de large maxi !! an ti tchoutchoutt mosso tè !!! des votures rentre au port sans cesse !! des zone commerciales remplassent nos forets et savanes chaques jours !! qui sont nos politiques ?? qu'ont-ils dans la tete !!!???? tout cela pour nous pousser a l'exode !! nos jeunes qui étudient et obtiennent des diplomes quittent l'ile ceux qui n'ont pas eux cette chance restent mais n'ayant aucunes idées de la notre réalité antillaise s'enlisent dans les exactions !! tout cela n'est pas anodin mais calculé afin que des richesses étrangeres prennent place et nous empechent de grandir !!! nous ne beneficierons jamais des vitamines de ce gros gateaux que seule une minorité se partage copieusement !! je ne suis pas raciste bien au contraire mais j'ai juste pitié de nous descendeant de torturés qui ne comprennons toujours rien !!
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:43:00
un dernier mot pour PIERRE JUSTE MARNY qui a certe commis l'irréparable , mais il y a de cela 46 ans !! toujours emprissoné alors que bien d'autre dans l'hexagone ont comis pire et retrouvé la liberté !!! pardon MARNY pour ce peuple qui n'existe pas !! car nous pourrions etre 50 voire 100 000 mille dans rue pour demander que cesse ton martyr mais on a trop goutté au fouet je crois !! pardon !
Posté par joeblacks, le 2010-12-03 08:56:00
IL SERAIT TEMPS QU'UNE VOIX JUSTE S'ELEVE ! une voix qui frappe tel un tambour, une voix sage ,dure,sévère ,qui je l'espère nous unira en un seul peuple afin que cesse cette persécution babylonienne qui nous opprime !! LA martinique nous appartient !! nous l'avons payé de trop !! 400 ans !! nos politiciens veulent de grands dévollopements dans 60 km de long pour 35 de large pfffff !!! il nous conduisent dans un fossé a purin et nous suivons comme des moutons !!! quel dommage!!
Posté par Daniella, le 2010-12-03 08:57:00
C'est très triste, en effet, tes commentaires disent vrai, mais si nous avions plus l'esprit de la pierre, nous n'en serions pas là...
Personnellement, je suis guadeloupéenne et vis dans mes terres, et ce, pas grâce à mes grands-parents et à mes parents...
La vi cé an komba é mwem mêm an pa ka lagé kon sa!
Posté par joeblack, le 2010-12-03 09:17:00
tu as raison !! tchimbé tou sa ou ni komm patrimwan epi aprenn ich ou conservéy aussi !!
Posté par pangloss, le 2011-05-21 13:31:00
Il faut absolument choisir, si tel n'est pas le cas notre phénotype s'en chargeras. Nos schèmes mentaux, semblent-ils ne peuvent, dépasser cette binarité (noir, blanc), (bon mauvais), bien en deçà de la teneur des réalités mondaines (si réalités il y a, si monde il y a). Tout les discours semblent s'annuler entre-eux, une lutte de pouvoir caduque. Je m'arrête là par paresse...
Posté par Daniella, le 2011-05-21 14:24:00
Nous sommes orchestrés par l'imaginaire. Les races n'existent pas : C'est un fondé du capitalisme et les traites, puis les colonies ne sont là que pour s'en souvenir...
Posté par françois, le 2011-06-02 20:17:00
Je tombe sur tous ces textes par hasard et je suis vraiment d'accord avec vos deux dernières lignes.
Mais comment faire pour sortir de l'impasse dangereuse dans la quelle nous sommes?
Le nous s'applique à la planète.
Posté par françois, le 2011-06-02 22:35:00
Je n'avais pas lu le texte de base: c'est seulement un tissus de connerie.
Je n'ai vraiment rien d'autre à dire.
Posté par Dissertation Proposal, le 2011-08-16 22:53:00
Thank you for sharing this information. The information was very helpful and saved a lot of my time.
Proposal For Dissertation
TRIBUNE LIBRE
UNE GREVE EN DEUX MOTS ET DEUX IMAGES ( ARTICLE SOUMIS PAR UN LECTEUR QUI N' A PAS LAISSE SON NOM)
UNE GREVE EN DEUX MOTS ET DEUX IMAGES ( ARTICLE SOUMIS PAR UN LECTEUR QUI N' A PAS LAISSE SON NOM)
Rédigé le 2009-03-15 10:33:00, par anado26@yahoo.fr
Cet article ne correspond pas à la vision éditoriale du Naïf, mais nous le diffusons tout de même. D’une part parce qu’il a été rédigé par un lecteur du Naïf qui a pris le temps de le faire, et parce que d’autre part cette analyse est intéressante à décortiquer. Arrêtons-nous à une observation : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. ( Les photos sont de la rédaction du Naïf )
Faites vous votre idée. Si vous été d’accord dites le. Si zot pas daco di sa osi .
Réagissez dans la rubrique commentaire accessible à la fin de l’article.

Une grève en deux mots et deux images
Deux mots
Le premier mot est pwofitasyon, néologisme issu du génie créole que j’écrirai profitation pour mieux le rapprocher du deuxième mot : provocation. Les deux mots ont le même nombre de lettres et sont construits sur la même structure. A prime abord, l’un serait plus d’action (fit) et l’autre de parole (voc). C’est en contrepoids à la profitation que le Collectif en a appelé à la mobilisation et à la grève générale et ses porte-parole ont à maintes reprises restimulé les militants, en invoquant la provocation des partis adverses.
Le génie de profitation est d’être un mot slogan, le rêve de tous les concepteurs publicitaires. Dans un pays où l’on noie parfois les idées dans un déluge de mots, où les panneaux publicitaires (4x3) qui doivent être lus instantanément, peuvent en contenir des centaines, voici qu’apparaît un mot définitif qui vaut mille discours. Profitation ne dénonce pas les profits mais le fait d’avoir l’ambition de profiter de sa situation pour se gaver de profits. Il y a dans profitation l’image de l’accumulation cupide, pendant des siècles, de l’exagération des profits. Profitation suggère une organisation, un système, un circuit fermé du profit. Le mot force l’attention, nourrit la réflexion et pousse à l’action (il faut que cela cesse). Tout ce que l’on demande à un slogan … en un mot !
Posté par Joelle, le 2009-03-15 16:12:00
Monsieur ou Madame,votre analyse de la pwofitation me parait juste, meme si on pourrait rajouter d'autres éléments.En revanche celle que vous faites de la provocation ,je la réfutes totalement.Dans quels départements auriez vous eu une contre manifestation avoir le meme circuit que celle d'une manifestation.Pourquoi n'ont ils pas organisé leur défilé aux alentours de békéland,ils avaient de surcroit les manblots déja en place? Et d'abord tous ses tracteurs pourquoi n'ont ils pas été verbalisé sur la route ? Avaient-ils le droit de se trouver sur les routes en toute impunité? En ce moment me semble t'il les manblots ne sont pas en minorité dans le départements ,ce qui m'amene à penser que ce n'était que de la provocation.Une chose est sure, certains n'avaient peut etre jamais entendu parler de la Trénelle: now ils s'en souviendrons à l'avenir.Je pourrais détailler tous les exemples que vous citez, mais je vais zapper et vous dire : que je suis fière de mon peuple, qui à n'en pas douter ne doit pas etre le votre,car ne retenir que les éléments négatifs du conflit , vous conduirait à penser que le Martiniquais est un contemplatif qui ne réfléchit pas.A cela je dis NON ,sachez que le combat n'est pas fini.Matinik lévé et sé alé nou ka alé!!!!!!!!!!!!!!
Posté par Mariz, le 2009-03-16 14:19:00
M ou Mme, je ne m'étendrrai pas sur votre analyse de la profitation car elle est simplement basique, je dirai c'est un constat des plus primaires.Par contre, je me poses des questions concernant votre désir de vouloir à tout prix justifier des actions commandos de personnes égoistes qui ne ne veulent pas laisser une once de profit. Cette grève, évènement de portée nationale qui a eu le mérite de poser les vraies questions pour une martinique nouvelle devrait vous interpellerer et vous amener à refléchir sur la possiblité de PARTAGER LE FRUIT DU TRAVAIL des anciens à l'aune d'une nouvelle situation. Permettre aux Martiniquais de gérer leurs propres AFFAIRES., comme l'a si bien dit M.le Docteur ALIKER au Stade DE Dillon (avri2007)
Lorsque sera abordé le problème de restituion des terres, j'espère que vous aurez à ce moment un autre point de vue et que vous ferez vôtre la devise LIBERTE EGALITE FRATERNITE qui est le fondement de la nation Francaise.
Je reprends les termes de Joelle , MATINIK LEVE et je vous dis PREPAREZ VOUS A PARTAGER sinon dixit Domota.
Posté par jean nadeau, le 2009-03-17 15:28:00
Je n'ai pas analysé la profitation mais salué le génie du mot et son povoir d'évocation;
J'ai surtout voulu montrer que le Collectif, qui voit de la provocation partout et se réclame d'un mandat du peuple, avance masqué. Un véritable mouvement populaire n'a pas besoin de commandos pour fermer les boutiques.
Et pour Mariz....
Il n'y a pas de liberté lorsqu'on ne peut pas circuler librement, pas d'égalité quand quelques uns ont accès à l'essence, les autres pas, et pas de fraternité quand on accuse certains de nos compatriotes, les békés, de tous les maux de la terre.
Posté par Alain, le 2009-03-21 15:41:00
Votre argumentation à l'aide d' exemples choisis tendant à justifier l'impopularité du mouvement, défie toutes les techniques de calculs statistiques, et à défaut de sondage digne de ce nom, évitons de tirer la couverture.
En effet, nul besoin d'arborer un T-shirt rouge pour affirmer son adhésion. Le mien est dans mon âme et au plus profond de mon coeur comme pour beaucoup d'autres Martiniquais, et votre analyse ne vous dévoilera jamais combien d'hommes et de femmes comme moi l'ont ainsi porté sans qu'il ne vous soit apparu, bien avant le 05 février 2009, et continueront à le porter bien après.
Ces exemples que vous avez bien choisis au contraire, nous jette à la face l'expression du formatage en consommateurs automates d'une population, technique propre au capitalisme. L'étude du comportement, le marketing, la publicité en sont les puissants instruments et le flux médiatique permanent que nous subissons quotidiennement est d'une efficacité si redoutable, que l'on peut dire de "profitation" qu'il est un mot bien faible.
Vous avez décidé d'acheter votre liberté à cette idéologie capitaliste, car en vous taisant et en vous mettant à l'écart de cette plainte collective, vous la rendez muette à ce système comme le font souvent ceux qui sont en quête de reconnaissance pour bons et loyaux services. Ce n'est pas du Pétinisme, ça lui ressemble.
Je n'achèterai pas ma liberté, je l'arracherai aux mains de ceux qui veulent se l'approprier, et si la votre fait obstacle, alors vous n'en jouirez pas.
IMAGE DU JOUR
CSA IL EST TOUJOURS TEMPS POUR CREER VOTRE TELEVISION
CSA IL EST TOUJOURS TEMPS POUR CREER VOTRE TELEVISION
Rédigé le 2009-03-15 04:20:00, par Victor HAUTEVILLE
En raison de la greve les dates de remise des dossiers est repoussée.
IMAGE DU JOUR
A PROPOS DU COURBARIL DE L’HABITATION CLEMENT
A PROPOS DU COURBARIL DE L’HABITATION CLEMENT
Rédigé le 2009-03-15 00:40:00, par Emeline SAUVEUR
Aimé Césaire, le 17 décembre 2001, plantait un Courbaril à l'Habitation Clément à l'invitation du béké symbolique Bernard Hayot. Une image de Césaire aux pieds des békés qui fracassait de nombreuses consciences. Aujourd’hui encore la polémique continue.Cette fois entre Guillaume Surena et Karl Paolo.
LE TEXTE DE KARL PAOLO En voilà une belle épitaphe!!!
Ainsi donc, 2 ans après la disparition de Camille Darsières dont d'aucun célébrait la finesse politique, voilà qu'on l'enterre une seconde fois,et de manière définitive!!!
Si je comprends bien, Camille Darsières qui voulait voir ce que les Békés avaient dans le ventre ignorait tout de ces derniers, à la fois comme avocat, comme secrétaire général du PPM et comme élus depuis 1961 !
Faut-ils croire que les békés étaient plus ouverts, plus généreux, moins pwofiteurs hier qu'aujourd'hui!!
C'est d'une tristesse!!!
Aimé Césaire, qui le 17 décembre 2001, plantait un Courbaril à l'Habitation Clément à l'invitation "
du plus scélérat, du plus féroce,du plus esclavagiste, du plus pwofiteur" béké que la Terre n'ait jamais portée, je veux parler naturellement de Bernard HAYOT, n'avait lui aussi rien compris à ces
"voyous capitalistes prétentieux et arrogants" qu'il s'acharnait à inclure dans le peuple martiniquais et avec qui il ne craignait pas de parler sans se sentir sali par leur "
puanteur"!
Mais laissons- lui la parole :
«
Messieurs , la plantation d'un courbaril.
Un des plus beau arbres martiniquais, menacé, et sans doute en voie de disparition!
Merci à vous d'essayer de le sauver et d'en rappeler tout l'importance .
Importance réelle, économique sans doute, Importance sociale mais, à mes yeux, plus encore,Importance symbolique.
Le Courbaril, c'est-à-dire l'enracinement dans le roc s'il le faut, mais vainqueur grâce à l'entêtement et au vouloir vivre.
Le Courbaril : l'appui sur la profondeur du sol pour l'élan médité et patient.
Le Courbaril la démarche lente mais résolue vers l'avenir.
Ce sont toutes ses valeurs que nous rappelle la cérémonie que vous avez organisée ce matin.
Ce qui est valable pour l'arbre est valable pour l'homme.
Merci de le rappeler à notre communauté elle même en péril. Mais pourquoi être pessimiste?
Le Courbaril : est là pour nous l'interdire.
Avec ses feuilles ; NON, avec sa feuille, une feuille DOUBLE et pourtant UNE
Regardez là. Ici la bi -foliation se fait intime et partenarial.
Une particularité botanique sans doute, mais dans laquelle je me permettrai de voir le symbole de la solidarité indispensable à notre peuple en notre époque de survie. » Aimé CESAIRE .Fort-de-France, le 17 Décembre 2001. »
Ainsi donc, outre Camille Darsières, issue de "
ce milieu de la petite bourgeoisie foyalaise généralement si froide, si distante, si arrogante, si comparaison" comme le rappelle Edouard Delépine dans son dernier livre "
Hommage à un grand martiniquais Camille Darsières", le"Nègre fondamental", l'auteur du "
Discours sur le Colonialisme", cet homme dont l'humanisme a impressionné tout ceux qui l'ont approché soit physiquement soit dans ses écrits.
Ce Maire de Fort-de-France, issu de la campagne de Basse-Pointe et qui a vu, de ses propres yeux, ce qu'étaient la misère, la pauvreté et le dénuement de tout un peuple, l'exploitation, le quasi servage dont il était l'objet, la richesse insolente, l'arrogance et la domination des Békés de l'époque, se serait trompé sur leur compte.
J'avoue ne pas comprendre ceux qui avec tant d'assurance me paraissent s'en prendre à l'œuvre de ces deux grands hommes, à ce qu'ils ont laissé de plus grand et de plus beau. je le dis avec d'autant plus de tristesse que je n'étais pas membre de leur parti politique et que je les ai combattu quand je considérais devoir le faire.
Je n'ai donc rien à prouver, ni rien à défendre.
On me dira sans doute que je veux défendre les Békés comme si ces derniers en éprouvaient le besoin.
Ce serait accorder bien trop d'importance à ma petite personne.
Si ce sont les inégalités de patrimoine qui sont condamnés par les uns et les autres, inégalités qui font que la propriété foncière, immobilière, industrielle est concentrée dans quelques mains, peu importe leur couleur, exigeons alors la suppression de l'héritage ou sa taxation très élevée au delà d'un seuil forcément bas !
En une génération vous verrez que ces inégalités auront disparu.
KARL PAOLOLA REPONSE DE GUILLAUME SURENAKARL, ARRETE DE DIRE DES CONNERIES!
TU AS DIT LES MEMES QUAND TU DEFENDAIS LA GERONTOCRATIE DU KREMLIN.
Césaire ne s'est jamais désavoué en plantant un courbaril avec Hayot.Laisses ces sottises à pétricien,alias tony Delsham,alias le devenu car il est devenu martiniquais sur le tard(au sens où l'on dit "i bwè lorja ta").
Césaire n'est jamais allé chercher les békés comme l'on fait les chabins(moutons) les mulâtres(milé) les coolies,les petits nègres,les sans manman et sans papa de "tous créoles".....
Ce sont eux qui ont sollicité Césaire.
Césaire a montré qu'il n'a pas peur d'affronté le béké sur son propre terrain de prédilection: la symbolique .
Dans notre symbolique ,la légitimité martiniquaise est békée....Césaire n'est pas retourné au pied de John.
Les yeux du béké ne brulent pas ses yeux !
Je connais certains qui ont toujours rêvé de s'arranger avec les békés pour la lutte de libération nationale...parce qu'ils étaient déçus par l'inertie des nègres.
L'oeuvre de Césaire n'est pas ambigue quant à la responsabilité des Békés.
Elle est claire et irrécupérable quoi que puisse penser les créolitaires attardés...Inspirés par l' autre hayot,josé le cultureux !Il Il ya trop de gens , les mêmes, qui ont toujours eu raison quand ils étaient staliniens, antistaliniens;castristes,anticastristes;trotkistes,antitrotkiste;guévaristes, antiguévariste;anti croyants, croyants.....etc
Arrête Karl,on t'a trop souvent méprisé!
Ce sont les mêmes que tu veux servir qui t'ont méprisé...
Je pourrais les citer verbatim.Sois NEGRE Karl et marronnes les !
C'est en ami honnête et loyal que je m'adresse à toi.
Guillaume SURENA
Posté par Girondin, le 2009-03-17 17:20:00
Je t'aime bien MR G SURENA:mais d'un coté KARLn'a pa toalement tort,car il est que les symoliques
de CESAIRE ont toujurs été incompris,ou en parti notemment en gwaloup
Moi aujourd'hui,je propose au peuple NEGREdeGwadloup de mener cette luttede libération
et qu'on arrete de ns fustiger entre nous
TRIBUNE LIBRE
LES BEKES SONT DES PROFITEURS, OUI DES PROFITEURS.
LES BEKES SONT DES PROFITEURS, OUI DES PROFITEURS.
Rédigé le 2009-03-14 12:59:00, par Emeline SAUVEUR
NDLR.Tous les soit -disants humanistes complice par leur silence des exactions békés ,depuis les avocats en quête de légion d'honneur en passant par les nègres à talents voulant se recaser pour compléter leur retraite, sont bien conscients du racisme avoué des békés.

Par Guillaume SURENA .Je vois que les békés ont beaucoup d'amis à la Martinique.Il faut protéger les blancs créoles de la domination nègre !Il faut dire que nous(les nègres) sommes français et que eux se sont toujours considérés comme les vrais martiniquais.
Le nationalisme est de leur coté,c'est d'ailleurs ce qui leur permet de fédérer coolies, chabins, mulatres(milés),chinois,nègres autour de la créolité :"tous créoles"....
Je confirme que les profiteurs sont les Békés et ceux qui font comme eux.le "Yo" des manifestants les a clairement désignés.Tous ceux qui disent que cela désignait les" blancs -france" sont des menteurs.
Je ne m'attaque pas à la position de Serge Letchimy;Je rappelle que c'est à lui de diriger le pays et que pour cela il faut dire la vérité:
Les békés "pwofitent" sur nous!
Il est étonnant que ceux qui ont conduit la Région ou le Conseil Général depuis 25 ans n'ont pas vu tout cela.C'est qu'ils sont vraiment cons!
A moins que....
De toutes les façons il n'est pas question pour moi de travailler avec ceux qui trouvent des excuses aux békés.Les laches et autres repentis n'ont qu'à descendre dans la rue pour défendre les blancs créoles dont nous sommes jaloux,à cause de leurs fortunes
Je confirme que les nègres de ce pays n'ont jamais opprimé aucun blanc .
Et que nous n'avons aucune excuse à fournir ni aucune précaution à prendre avec qui que ce soit! Citation de Césaire pour citation de Césaire:
"il n'est pas toujours bon de se vautrer dans la torpeur des mornes"
Ceux qui veulent se battre pour l'honneur des békés qu'ils se nomment clairement !
VIVE SCHOELCHER Guillaume SURENA
Posté par Le Rectificateur, le 2009-03-18 19:06:00
Quel torchon ! Et vous vous défendez d'être raciste ?
Posté par Blabos, le 2009-03-18 19:09:00
Ou pa las rakonté imbésilité ? Sé dé moun kon'w ka jété discrédit an lé tout' pèp matnik. Mi honte
Posté par cosson, le 2009-04-25 15:49:00
" Les nègres de ce pays n'ont jamais opprimé aucun blanc.." Et Guy de Fabrique à Leyritz en 1948 assassiné avec 38 coups de coutelas ?????
Posté par CHAMDESIX, le 2009-09-14 06:44:00
Dans le nouveau staut de la martinique, il ne convient pas trouver le bon statut ou les bonnes réponses, qui ne manqueront point de surgir.Il s'agit de trouver des solutions martiniquaises adaptées aux situations. Il ne s'agit pas non plus de créer un sentiment anti béké( ces derniers le font déja très bien).Je crois que la martinique aura besoin de toutes les bonnes volontés, maintenant il y a et aura toujours un problème de fond concernant les exactions békés, même si cet état de choses tend à disparaitre. Il ne nous faut pas faire porter a d'autres, les résultats de nos hommes politiques tout bord confondu, donc il faut voir clair, certe, ne rien oublié car l'oubli amène certes le pardon , mais ne donne aucune route basé sur l'évolution Que certains békés se définissent martiniquais ne m'étonne pas, car ils se sentent attaché à la martinique, car il n'y a pas de culture békée, ni non plus de politique directe békée,il y a une histoire dont nous les descendants d'esclaves portons encore en nous les tares diverses. Si certain béké veulent travailler honnêtement avec l'autre composante du peuple martiniquais pourquoi pas.Je pense qu'ils leurs faudraient davantage s'investir dans des activités autres que commerciale, pourquoi pas........!!!!!! culturelles
Restons tout de même vigilant , en ayant en pensée que lorsque le peuple avance, les indésirables se font connaitre et s'en vont.
Posté par KOKO LA SARDINE, le 2009-09-14 08:55:00
Rectificateur ? d'accord,mais vous rectififier quoi ? quand un groupe de békés qui s'est déjà enrichi sur le dos des nègres au temps de l'esclavage continu aujurd'hui en profitant de l'europe en empochant des millions et des millions d'euros, s'ils ne sont pas des profiteurs du système et exploiteur de ma misère du peuple ils sont quoi?
Où Bernard Hayot a-t-il pris le capital de départ pour devenir un des hommes le plus fortuné de France ?
Où sinon sur le dos des petits fils d'esclaves !!! Et il ne rend rien à ce Peuple.
Il faut déclarer la guerre aux békés et à leurs alliés que monsieur Chauvet dénomme nègres domestiques.
Un monsieur Camille Chauvet plein de contradiction, car il n'arrête pas de dire qu'il préfère les békés aux français et il dénonce tous les jours ,matin, midi et soir y compris les jour fériés l'association de nègres domestiques au service du raciste Roger deJaham.
OUI GUILLAUME SURENA VOUS ETES UN NEGRES VERTICAL LES BEKES SONT DES PROFITEURS.
Posté par chamdesix, le 2009-09-14 13:18:00
bonjour
Hola que de hargne, que de farouches prises de positions. Je ne crois pas que tout cela fasse bon ménage, avec les enjeux qui se dressent pour la martinique.Certes vous avez raison de constater que les békés se sont enrichis sur le dos de nos ancêtres et sur leurs descendants. Bien ! Enrichissement il l'ont déja fait bien avant l'entrée de la martiniquue dans l'europe et continue à le faire.
Simplement je souhaite attirer vos attention sur certaines manières de combattre des injustices? Ce n'est pas en pendant haut et court les békés que cela nous rendra plus riche, ni plus fort et encore moins unis.D'ailleurs je ne vois pas comment pourrez vous les obliger à rendre ce qu'ils nous doivent, le législateur prenra toutes mesures pour vous mettre en échec.
il s'agit d'abord pour eux comme pour nous de faire un choix, eux de se battre avec perspicacité pour l'évolution du pays, usant de cette même volonté qu'ils ont mis pour rendre la martinique dépendante.
Cela veut dire que ceux qui voudrons rester et adopter travailler dans cette optique seront les bienvenues.
Certes je doute que cela fasse l'unanimité, mais c'est une posibilité que nous ne devons pas écarter.
d'autant plus qu'il me semble, qu'avec le nouveau statut nous disposeront d'un pouvoir législatif, et pourrons contraindre par l'adoption de lois, les plus récalcitrants.
Voyez vous je pense que si l'heure du coupé tête brilé case,devrait malheureusement venir. Je crois que le nègre martiniquais est beaucoup plus intelligent que cela,et que de part le monde une élite est vivante et devras à un moment ou un autre participer au dévelloppement du pays.Je crois que le verbe accérré ne puisse servir qu'a gaspiller l'énergie. En face nous avons une caste, rodée à tous les systèmes commerciaux. Qui posséde un savoir faire , malhonnête ou non. De plus dans le cas ou nous réussirons à les chasser ,avons nous prévu leurs remplacements, pas en temps que béké mais en temps qu'homme connaissant tous les rouages commerciaux. Si tu ne peux vaincre ton ennemi, fais-en un bon et zélé serviteur
Cest vrai que la martinique aspire à plus de jusice, plus d'équité, que notre jeunesse pour la plupart a l'esprit perverti, par ces exemples de réuissittes dont nous gavent les médias. par une rage,devant le peu de perspective futures, c'est auusi vrai qu'il est inconcevable que le mot réussitte soit obligatoirement associé à ces autres d'immigration, ou de pays, france usa, europe. Mais a qui la faute si elle n'est pas nous.
qu'ont fait nos hommes politiques pour éviter ce genr de destinée, qu'ont-ils fait pour l'auto suffisance au moins à soixante dix pour cent du pays,que font-il maintenant. Qu'espèrent- ils qui n'est pas recu l'aval du gouvernement.LA VIE EST UNE LUTTE ET LE COMBAT POUR LA DIGNITE EST UN DROIT.
Ce moment viendra, ou nous serons face à notre destin. Alors préparons le de toutes nos intelligences, nos forces et nos déterminations.Commençons pour cela à éduquer notre peuple, a le responsabiliser, a le faire sortir des couloirs obscurs e la colonisation, pour avec lui faire face à nos choix, a notre devenir. Et tant pis si de mon vivant je ne le vois pas, du moins de là ou je serais je pourrais me féliciter d'avoir ajouté ma goutte d'eau dans cette ocean d'évolution.
Posté par KOKO LA SARDINE, le 2009-09-14 13:56:00
CHAM DE SIX , tu te prends pour Monseigneur Méranville mon pote!!! C'est justement en étant comme toi que ces enfoirés de békés,de Roger deJaham et ses ancêtres , nous ont enculé et pris le pays.
Chamdesix ou de dix tes paroles de sagesse ne valent pas pour l'heure. Un temps pour chaque chose ... L'heure qui sonne, c'est l'heure des bilans ,le temps de faire les inventaires est arrivé. Il faut débusquer tout les traitres y compris ceux qui aboient contre le système mais qui en profitent. Ces jouisseurs sont partout: Lycées,Universités, Administration.... il faut les dénoncer et leur demander des comptes.
L'élite de ce pays a trahi et vendu le peuple. L'heure des réglements de comptes entre Nous a sonné.
Posté par KOKO LA SARDINE, le 2009-09-14 13:56:00
CHAM DE SIX , tu te prends pour Monseigneur Méranville mon pote!!! C'est justement en étant comme toi que ces enfoirés de békés,de Roger deJaham et ses ancêtres , nous ont enculé et pris le pays.
Chamdesix ou de dix tes paroles de sagesse ne valent pas pour l'heure. Un temps pour chaque chose ... L'heure qui sonne, c'est l'heure des bilans ,le temps de faire les inventaires est arrivé. Il faut débusquer tout les traitres y compris ceux qui aboient contre le système mais qui en profitent. Ces jouisseurs sont partout: Lycées,Universités, Administration.... il faut les dénoncer et leur demander des comptes.
L'élite de ce pays a trahi et vendu le peuple. L'heure des réglements de comptes entre Nous a sonné.
Posté par Max ENVERITE JEVOULEDIT, le 2009-09-14 14:09:00
LES BEKES ONT OFFENSE DIEU EN METTENT DES HOMMES EN ESCLAVAGE .
Ils doivent payer.
L’esclavage est un péché mortel.
Le péché mortel EST UN PECHE QUI ROMP L’ALLIANCE AVEC DIEU et me de la vie divine. Ce sont ceux qui portent gravement atteinte au prochain ou qui détruisent notre dignité de fils de Dieu et qui sont commis avec la claire conscience de leur gravité et une pleine liberté. Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et d’actes délibérés On les appelle péchés mortels parce qu'ils entraînent la mort de la relation avec Dieu (1 Jean 5,16-17) .
Il ne faut pas confondre, comme on le fait parfois, les péchés mortel et les péchés capitaux qui sont nommés capitaux parce que ce sont d'eux que découlent les autres. Ce ne sont pas les plus graves mais ceux qui sont à l’origine de tous. Les sept pêchés capitaux sont: varice Colère Envie Gourmandise Luxure Orgueil Paresse.
Les békés doivent aller tous en enfer.Ne faisons pas confiance à Dieu… QUI PEUT LES PARDONNER , FABRIQUONS POUR EUX L’ENFER SUR TERRE .A VOS MARQUES
TRIBUNE LIBRE
APRES LE CONVOI DE LA HONTE, LES BEKES SONT INVITES A RIPAILLER A LA RUE OUDINOT.(contribution d'un lecteur YOYOTTE.Lucien)
APRES LE CONVOI DE LA HONTE, LES BEKES SONT INVITES A RIPAILLER A LA RUE OUDINOT.(contribution d'un lecteur YOYOTTE.Lucien)
Rédigé le 2009-03-14 00:00:00, par yoyotte.lucien@wanadoo.fr
Nos amis les humains à travers le monde ont été indignés par le discours raciste du béké Alain HUYGHUES DESPOINTES. Moi, nègre né au Saint-Esprit 100 ans pile après la soi-disant abolition de l'esclavage, de tels propos ne m'ont pas étonné. Comme mes frères nègres, nous savons pertinemment - et depuis des lustres - ce que ces békés ont profondément d'enfoui dans leur subconscient et ça perdure depuis 400 ans. Tournant en boucle entre eux question reproduction, il n'est pas surprenant qu'ils aient gardé intacte leur mentalité colonialiste que feint de découvrir certains de nos z'hommes politiques et les tenants de la bonne parole immaculée.

Aussi, lorsque Michel Rocard, ancien Premier ministre et ancien premier secrétaire du parti socialiste, qui aurait pu devenir président de la France, déclame dans le quotidien le Monde du 23 février 2009 : "Il y a dans le patronat guadeloupéen une aile irréductible. Le noeud du problème, c'est le sous-développement économique dont est victime la Guadeloupe depuis la fin de la dernière guerre mondiale. La IVe et la Ve République se sont très mal occupé des départements d'outre-mer en général et de la Guadeloupe en particulier", je me dis que Rocard a perdu une occasion de rester dans l'histoire comme celui qui a brisé une deuxième fois nos chaînes en contraignant les békés à nous rendre notre du ! Dès lors les pawol pa tchou ne sont dites que pour se faire mousser !
Que le béké HUYGHUES DESPOINTES divague, comme l'avait d'ailleurs fait le père HAYOT en 1960, ce n'est que le prolongement de la pensée dominatrice de ces gens qui pensent descendre de la cuisse du bourricot, alors qu'ils ne voient pas qu'ils pataugent dedans.
Mais que le coup de pied de l'âne vienne d'un bonhomme, fils de ceux qu'on appelle chez nous les "Syriens", qui ont fuit leur pays pour venir dans une moindre mesure exploiter nos parents, je n'ai plus la nausée j'ai déjà vomi !
Lucien Yoyotte, Paris 17
Ci-dessous ce qui se trame dans les coulisses du pouvoir pour tenter de faire diversion et réhabiliter les békés. Article récupéré sur le site Bondamanjak au lien suivant :
http://www.bondamanjak.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6941&Itemid=131
"La place des békés dans la société antillaise"
Mercredi, 11 Mars 2009 10:43
Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, vous invite le mercredi 18 mars 2009 à 17h30 à la délégation à participer à une rencontre-débat sur :
« La place des Békés dans la société antillaise : mythes et réalités » en présence de différents membres de la communauté Béké.
Salle Félix Éboué - Délégation interministérielle
27, rue Oudinot - 75007 Paris
Métro Saint François-Xavier ou Duroc
RSVP : sec.delegation@outre-mer.gouv.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
01 53 69 20 50 / 20 42
Se munir du carton et d’une pièce d’identité.
Posté par yoyotte, le 2009-03-20 16:17:00
Bonjour mon île,
D'aucuns m'ont fait savoir que j'avais oublié de mettre le petit chapeau sur le du : cf. "en contraignant les békés à nous rendre notre du !"
La raison est simple. Le petit chapeau me rappelle trop celui que les colonialistes portaient dans les plantations.
Alors je m'en suis servi pour satisfaire un instinct biologique pressant, avec mes frères de Gwada. La preuve ? Cliquez ici : http://ugtg.org
J'attends sereinement les "shocking"...
Allez va...
Posté par yoyotte, le 2009-03-21 08:29:00
Salut à tou(te)s,
La bonne action en question n'apparaît plus sur le site de l'ugtg. Pour informer celles et ceux qui ne sont pas shocking, le lien ci-dessous indique que ledit chapeau a enfin trouvé sa place...
http://img19.imageshack.us/img19/8176/colonj.jpg
Allez va...
VOYOUCRATIE
ITW du Béké Jean-Louis De LUCY sur BFM; (Lien proposé par un lecteur du Naïf)
ITW du Béké Jean-Louis De LUCY sur BFM; (Lien proposé par un lecteur du Naïf)
Rédigé le 2009-03-14 00:00:00, par simone.thalmensy@live.fr
Après sa lecture de notre confrère BONDAMANJAK dont nous saluons le travail réalisé durant cette période une lectrice nous propose de partager ce lien . Mais à écouter le journaliste DE LUCY ka fouyé fos li.
http://www.bondamanjak.com/martinique/28-a-la-une/6963-jean-louis-de-lucy-sur-bfm.html
Faites passer ce lien caril est au moins aussi important que celui de CANAL +
Posté par chacaro, le 2009-03-16 12:21:00
Vraiment les békés n'arrêteront pas leur propagande basée sur le mensonge et la désinformation. Il faut être abruti et/ou aliéné pour croire un foutu mot de leurs discours fallacieux. De tels propos relèvent de la provocation pure et dure. A bas les békés , bande pwofitè volè épi mentè. Nou ké fouté zot déwo!!!!
Posté par the_absolu, le 2009-04-04 07:47:00
L'étendue de l'hypocrisie de certaines personnes n'est plus à démontrer! Il en va de même pour leur fourberie, leur mesquinerie, leur a-moralité!
Ceci dit, je me demande depuis longtemps où étaient les élus pour porter à bout de bras les problèmes du peuple avant que cela n'explose? Bennnn, ils soignaient l'électorat à coup de petits bons alimentaires... les maires ne sont-ils pas au plus près des difficultés de la leur population?
Ceci dit, en toute bonne foi, je ne me rappelle pas les avoir entendu ou vu brandir la pancarte de la cherté de la vie! Qui cherche-t-on à induire en erreur? le problème est que le peuple s'est réveillé et qu'il n'est plus dupe!
Cela prendra le temps qu'il faudra mais il faudra bien qu'une nouvelle conscience s'élève!
Je me demande si Césaire (paix à son âme) était là si tout ceci serait arrivé? Comme Césaire (souvent associé au père du peuple) n'est plus, les enfants n'ont plus rien à perdre au contraire, ils ont tout à gagner...!
the_absolu
Posté par cosson, le 2009-04-18 13:47:00
Je suis békée, j'habite en métropole et je ne comprends plus rien aux attitudes des différentes composantes de la société martiniquaise ! J'ai eu des copines noires au couvent de Cluny, intelligentes, super sympas, très fortes en classe et je ne les soupçonne pas d'avoir éduqué leurs enfants dans une attitude d'esprit dégradante pour les martiniquais de toutes sortes ! Serez-vous satisfaits une fois tous les békés déwo !!! Ne croyez-vous pas qu'ils sont autant chez eux à la Martinique que vous ??? Et pensez-vous qu'ils vous ont fait autant de mal ? Et quoique vous en pensiez, ne savez-vous pas que pour la plupart, ils vivent à la Martinique dans des conditions pas aussi mirobolantes que vous le croyez, loin de là ! et qu'ils ne méritent pas le jugement sévère et injuste que vous leur rendez ! Je suis triste de penser que mon département de naissance, qui ne l'était pas alors - je suis née en 1942 par le docteur Lodéon à la clinique du même nom - me sera interdit d'amour pour des raisons qui ne valent rien !
Posté par the_absolu, le 2009-04-18 19:15:00
Mon cher Cosson! (et j'écris mon cher sans l'ombre d'une hypocrisie, car je ne considère que ton génome du fameux 2n = 46Kr et non tes origines ethniques!)
ce préalable mis en place, discutons!
je comprends bien ton embarras toi qui je pense as voulu s intéressé aux causes antillaises!
je comprends ton incompréhension car tu pense probablement que le monde est malade et comme tout malade il est amené à guérir....MAIS malheureusement, il meurt parfois le malade!
nous avons vécu le début de l'agonie d'un système opprimant, oppressant à la limite du mépris de la vie humaine...ô la vie de jadis était d'une dureté pour les personnes considérées comme meuble! ô je n'ai pas connu cela...mais il s'avère que je porte sur moi les stigmates du vestiges du sang blanc qui coule dans mes veines! métis, oui métis seulement de mes parents, car nous les sommes tous, souvent il est fait remarquer que leucoderme rime avec intelligence...enfin, me direz vous que les consciences ont évolué...
je veux bien vous croire... mais quand on observe bien le détail...on s'aperçoit que la réalité est bien plus obscure et triste...c'est toujours la théorie de l'homo lupus qui sévit!
la religion, opium du peuple, qui promet un hypothétique paradis, comme pour justifier la souffrance du jour!
Mon cher Cosson, vis tu la réalité des mélanodermes? défends tu leurs causes? as tu besoin qu'on prenne ta défense pour les choses les plus élémentaires de la vie: se nourrir, se vêtir, se loger...
bon nombre de tes compatriotes...mélanodermes sont dans cette situation...et les filles du couvent dont tu parle ont probablement élevé leurs enfants dans l'attitude dont tu parle probablement parce qu'intelligentes, diplômées, mères de famille responsables... n'ont pas eu le bénéfice des cortèges de promesses faites avec l'obtention des diplômes...à cause de leur double conditions; femme et mélanoderme! mais bon! tu me diras que je délire... tu as probablement raison...
mais sache...que je ne suis pas plus âgé que toi...mais du haut de mon âge...j'ai déjà tant vu...que le plus âgé des leucodermes de la castre dont tu appartiens n'aura pas vu....il en a propablement entendu parlé...mais ne l'a jamais touché des droits!
mais bon...nous devons aller vers l'avant, n'est-ce pas...! alors laissons tout cela derrière nous et avançons!
trop facile! dirons certains! lol mais bon, je ne suis pas Dieu, je suis juste un être humain avec ses forces et ses caractéristiques décrites par le fait d'être un savant mélange mélano-leucodermique!
bien à toi, et que le plus grand bien te soit fait, comme à toute l'humanité dans toute sa globalité et sa grandeur!
The_absolu
(eeee je ne me suis pas relu! lol)
SOCIETE
MAINTENANT NOUS SOMMES TOUS DES FONCTIONNAIRES
MAINTENANT NOUS SOMMES TOUS DES FONCTIONNAIRES
Rédigé le 2009-03-13 12:49:00, par Victor HAUTEVILLE
Par Victor HAUTEVILLE; Ce qui est pris est pris ! Deux cents euros d’augmentation d’un coup c’est beaucoup. Mais! Les évènements du 5 février ont mis à jour les problèmes sans les résoudre. Pire, beaucoup des accords signés risquent à court terme de déplacer le conflit de la rue vers les entreprises.

Le montage pour arriver à l’augmentation, en particulier sur la partie aide régionale départementale et de l’état est une manière de fonctionnariser l’ensemble des travailleurs martiniquais.
Dès lors quelle sera la légitimité d’un patron, même pour » le gros béké pwofiteur » quand une partie du salaire sera générée par de la valeur ajoutée réalisée non pas par l’entreprise, mais par la solidarité nationale et l’octroi de mer. Cette solidarité nos compatriotes du Finistère n’en bénéficient pas et ça c’est une injustice.
Cette décision de faire participer les collectivités dans l’élaboration du salaire est unique dans le monde. Cette concession des élus d’abord de la Guadeloupe puis de la Martinique en quête de légitimité est la décision la plus grave prise depuis la défiscalisation.
André LUCRESSE considère qu’il ne s’agit pas là du crise sociétale, mais de la manifestation d’une maladie appelée autrefois malcadi devenu à notre époque le malkady ( le mal du caddy ). Pour soigner ce mal nous avons pris un mauvais médicament.
Roland LAOUCHEZ n’a cessé de le répéter : « les négociations salariales ont réduit à néant les possibilités immenses que pouvait offrir la seule problématique de la baisse des prix. «
Que fallait-il ? sinon une remise à plat de notre mode de vie. Du mieux plus que du plus, du durable plus que de l’éphémère.
Autrement dit au sortir de la crise nous sommes encore plus dépendants de l’argent public, car devenu des pseudos fonctionnaires
SOCIETE
QUEL AVENIR POUR LE LKP ET LE COLLECTIF 5 FEVRIER 2009 ? par Frederic FONROSE
QUEL AVENIR POUR LE LKP ET LE COLLECTIF 5 FEVRIER 2009 ? par Frederic FONROSE
Rédigé le 2009-03-13 08:32:00, par frederic.fonrose@orange.fr
Telle est la question que se pose notre lecteur en proposant à la rédaction son article. Avez vous une idée sur ce que devrait devenir ces acteurs sociaux? Partager votre avis en lui apportant la réponse. Vous pouvez réagir dans la rubrique commentaire de cet article.

Moment historique pour la Guadeloupe et la Martinique,le LKP et le collectif ont fait un travail extraordinaire.quel avenir pour ces deux entitées,peuvent ils être une nouvelle force politique à part entière,ou encore une présence auprès des politiques pour une meilleure information du peuple.
Posté par david HUBERT, le 2009-03-13 14:34:00
Ils vont aller domir mintenant qu'il ont fini de faire chié le monde
Posté par Florent SOUNDOROM, le 2009-03-13 14:36:00
Pas vrai david le combat ne fait que commencé.
Posté par Victor HAUTEVILLE, le 2009-03-13 14:39:00
Consuter ce lein
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090302.OBS6865/lsreactions00e5.html?l=0
TRIBUNE LIBRE
DES CENTRES COMMERCIAUX A BUT NON LUCRATIF ! (Réagissez dans la rubrique Commentaires).
DES CENTRES COMMERCIAUX A BUT NON LUCRATIF ! (Réagissez dans la rubrique Commentaires).
Rédigé le 2009-03-13 05:02:00, par Victor HAUTEVILLE
Nous vous transmettons une contribution reçue dans le cahier de doléance du Naïf d’un lecteur qui nous soumet son idée de centre commercial à but non lucratif. Nous préférons considérer que ce lecteur souhaite que les bénéfices soient remis au profit du plus grand nombre des acheteurs. Cela est il réaliste ? Est-ce un doux rêve ? Donnez nous votre avis en réagissant dans la rubrique commentaires. Vous pourrez aussi vous rendre dans le FORUM du NaÏF ;

Bonjour, Serait-il possible d’imaginer la création de centres commerciaux à but non lucratif, financé par un impôt unique sur une année ou deux par tous les citoyens martiniquais et guadeloupéens (même les rmistes) d'une valeur de 30 €.
Ceci permettrait de financer des espaces de revente et de faire venir nos marchandises directement comme le font les grandes surfaces présentent sur nos iles (en attendant que nous puissions commercer avec les iles et continents proches). Aucun patronnât, aucun profit, la marchandise partirait à un prix très bas (marché Martinique Guadeloupe) de son lieu de départ et ne serait taxé que par le transport et l'octroi de mer, jusqu'au consommateur.
Un organisme sérieux de contrôle des prix serait crée, avec la participation de nos élus. Création de nombreux emplois pour les centres commerciaux et pour les organismes de contrôles. Exemple: Le lait à carrefour en France à 1.22€ ‚+ transport+ octroi de mer = prix vendu au consommateur martiniquais et guadeloupéen.
Posté par Frederic Fonrose, le 2009-03-13 15:10:00
je crois,qu'il faudrait plus penser un système avec des bas tarifs,contrôlé par un organisme de contrôle des prix,et ou tous les employés recevraient en fin d'année un pourcentage sur le bénéfice.
dans un tel système il serait primordial de préférencer les produits du térroir,ce qui aurait pour but d'augmenter la production locale et ainsi faire chuter les prix.
Posté par Majodo, le 2009-03-18 17:32:00
Cela ressemble je pense à une coopérative de consommateur.
Pour le financement un prêt des collectivités locale permettrais d'avoir l'argent tout de suite. Le remboursement se ferait à très très long terme pour avoir une faible répercussion sur le prix final du produit , ainsi c'est le consommateur lui même qui remboursera l'investissement de départ.
Le problème c'est de savoir qui gérera cette coopérative.
VOYOUCRATIE
POURQUOI LUCIEN YOYOTE PENSE T'IL QUE DES PWOFITEURS LE POUSSENT AU SUICIDE
POURQUOI LUCIEN YOYOTE PENSE T'IL QUE DES PWOFITEURS LE POUSSENT AU SUICIDE
Rédigé le 2009-03-13 04:02:00, par Victor HAUTEVILLE
Lè yon ka prend fè fok tout ka krié anmwé. C’est ce qui a été fait par le LPK en répétant à plus de 40 la phrase célèbre d'Elie DOMOTA. Nous n'avons pas terminé notre enquête sur cette affaire YOYOTTE mais d'ici peu vous en saurez beaucoup plus.. Pour l'heure et au regard de la lutte de notre compatriote nous vous proposons de visiter son site de dénonciation.
Toute l'affaire que je dénonce sur le net repose sur cette notion capitale du respect de ma personne, du droit de réponse et de la légitime défense. En effet, j'ai été traité, au cours de l'année 1995-1996, pire qu'une bête, un déchet par des officiers - dont un général. Ces officiers ont estimé qu'ils avaient le droit de menacer de me frapper, m'insulter, me calomnier, vouloir me jeter dans un débarras, inciter une subordonnée à la haine raciale à mon endroit en falsifiant mon avancement pour nuire à ma carrière, couvrir un agent saoul qui avait failli tuer ma fille en la frappant sauvagement, bref ces officiers voulaient me déshumaniser. Or je n'avais pas le droit de me défendre - même par écrit - alors que je travaillais au Service historique de l'armée de terre (SHAT - situé dans le château de Vincennes), en qualité de fonctionnaire civil du cadre B (6 ans), après une carrière militaire de 24 ans (adjudant-chef) et une notation exemplaire
Posté par MT, le 2009-03-14 11:34:00
Bonjour à nos amis Antillais.
Je voulais témoigner que l'histoire de l'adjujant-chef YOYOTTE Lucien est plus que vrai.
J'ai vu des preuves écrites de l'apartheid qui l'a frappé.
D'ailleurs une femme qui travaillait avec lui travaille dans le même endroit que moi et a confirmé tous les dires de l'adjudant-chef YOYOTTE.
Apartheid, racisme, xénophobie etc...tous les ingrédients y sont pour avoir voulu le faire craquer.
J'ai moi même vécu l'apartheid, le racisme dans l'armée...un endroit bien particulier...
Un ou une militaire a écrit "SALE!! BICOT!!!" sur mon arrêt de travail et me l'a renvoyé chez moi, la hiérarchie au courant OFFICIELLEMENT a couvert l'affaire...et l'auteur continu sa carrière tranquillement...
Des fachos !
Bon courage à toi M. YOYOTTE Lucien ! le CHE GUEVARA de Paris !
Posté par Girondin, le 2009-03-17 15:49:00
Tous ces agissements ne me choquent pas,ayant eu des responsabilités au sein de l'armée(à Canjuers ds le Var) ,j'ai été emmené à défendre beaucoupde compatriotes face à li'njutice qui sévissait ds ce camp
Et lorsqu'on regarde la réalité ds la vie cvile en france ,on se pose plein de questions sur la place et la raison d'être de la diaspora Gwada ds cette société française
Chers amis,saisissons la main tendue de MR DOMOTA qui ns montre la chemin,ns devons continuer le travail
En marge du mouvement,et pr avoir plus de poid j'appelle à la création d'une cellule armée ,je suis prêt à m'y investir totalement(suicide util pr l'évolution sociétale de notre peuple),ns devonsavoir de la pédagogie et de l'action
Posté par cosson, le 2009-04-27 20:07:00
La Guadeloupe ne peut continuer ainsi, il faut qu'elle soit INDEPENDANTE !!! Alors Domota président aura toute l'ampleur nécessaire pour dévoiler ses plans de construction d'une Guadeloupe libre, indépendante et responsable d'elle-même, sans aucune obstruction de la métropole ou des békés qui l'ont jusqu'à ce jour containte à un pseudo esclavage !
Posté par Mike, le 2011-02-28 12:37:00
Le 13 janvier 2011, la Cour d'appel de Paris a reconnu Monsieur Lucien Yoyotte, ancien adjudant-chef, coupable de diffamation et d'injure à l'encontre du général Jean-louis Mourrut sur internet et l'a condamné en conséquence.
"Arrêt Cour d'appel de Paris n° 08/11311"
Arrêt n°9( consultable au greffe)
"Extraits":
(Page 8/9)
"......"La culpabilité de Lucien YOYOTTE, auteur et diffuseur sur son site Internet des propos diffamatoires et injurieux à l’égard du général Jean-Louis MOURRUT,…..,est,en conséquence, établie. "
"Au regard de la gravité des imputations et du caractère particulièrement méprisant et grossier des injures proférées, Lucien YOYOTTE sera condamné à une peine d’amende de1 000€, peine adaptée à sa personnalité et aux circonstances des infractions poursuivies. »
...... Par ces motifs:
"La cour, .........déclare Lucien YOYOTTE coupable de diffamation publique et d'injure publique à l'égard du général Jean- Louis MOURRUT......
-condamne Lucien YOYOTTE à la peine d'amende de 1 000 €
(page 9/9)
......- condamne Lucien YOYOTTE à payer à Jean-Louis MOURRUT la somme de10 000 € à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice.
- condamne Lucien YOYOTTE à payer à Jean-Louis MOURRUT la somme de 1 000 € sur le fondement ......"
IMAGE DU JOUR
LE QUARTIER DE TRENELLE ECHAPPE AU DRAME
LE QUARTIER DE TRENELLE ECHAPPE AU DRAME
Rédigé le 2009-03-12 21:33:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet : La provocation conduite par le béké De Raynal et Juvénal Rémir , en choisissant d’envahir Fort-de-France par -un convoi composé de tracteurs et d'autres engins lourds utilisés dans le monde agricole- pour faire pression sur le Collectif du 5 Février a échoué, mais a laissé des traces.

Le quartier de Trénelle-Citron compte près de 8.000 habitants. Quartier d’urbanisation spontanée doté d’une forte identité, sociale et urbaine, ce secteur emblématique de la ville est un bastion du Parti Progressiste Martiniquais, parti politique d’Aimé Césaire.
Dans ce quartier existe la seule Place du 22 mai 1848 de la ville Capitale,et comme un malheureux hasard les békés conduit par un des leurs, accompagnés des nègres Bertome et Juvénal, n' ont rien trouvé d’autre à faire que de passer dans cette zone, dans le cadre d’un convoi contre le mouvement social du 5 février sur Fort-de-France.
Ce qui devait arriver arriva.
Comment expliquer que le préfet Ange Mancini ancien locataire de l’habitation le Simon du François ait pu autoriser l’entrée dans Fort-de-France d' un cortège de véhicules de labour conduit par des nègres et une dizaine de 4x4 conduits par les hommes békés.
Si ce n’est pas une provocation ? C’est quoi ?
C’est vrai que les békés avaient à l’époque envahi le Fort- Saint- Louis sans aucune sanction, mais recommencer un coup de force pour défendre leur activité professionnelle à la veille de la signature d’un accord paraissait chose suspecte.
Le meneur Frédéric De Raynal , le même qui veut empoisonner les terres Martiniquaise par l’épandage aérien de pesticide a commis là un acte irresponsable, pour ensuite venir pleurer sur les Antennes de la TV d’ Etat que l’on veut couper la tête aux békés ! Incroyable béké.
La Martinique n’a jamais coupé la tête à qui que ce soit, et encore moins à un des ses enfants, même s’il s’agit de ceux qui ne lui prouvent pas leur amour…
Le cortège de blindés du monde agricole conduit par les salariés de l’habitation, fut bloqué et la tension monta de plusieurs crans… Les premières échauffourées conduisirent une riposte musclée des gardes mobiles, qui pris de panique lancèrent plus d’une centaine grenades lacrymogène en 40 minutes !!!
C’est principalement le maire Serge Letchimy et le Conseiller Général Christian Edmond qui servirent de médiateur et protégèrent les gardes- mobiles en contrebas et en cible idéal pour la population du quartier envahi par les gaz qui voulait riposter .
La France, pays de manifs et de contestation, est passée maître dans l’art du maintien de l’ordre. D’ailleurs toutes les polices du monde viennent y étudier ses tactiques et ses techniques. Et pourtant, ce savoir-faire a été ridiculisé par les jeunes du quartier de Trémelle – Citron. Sans l’intervention des élus, les choses auraient mal tourné et il y aurait eu des victimes de tout bord.
Si la rue est devenue l’espace de contestation, aujourd’hui comme hier, le maintien de l’ordre demeure un instrument du pouvoir aussi redoutable que méconnu, mais l'émeute est toujours le signe d'une surdité de l' Etat. N’est-ce pas monsieur le Préfet ?
IMAGE DU JOUR
NON CE NE SONT PAS DES VOYOUS !
NON CE NE SONT PAS DES VOYOUS !
Rédigé le 2009-03-12 20:28:00, par Emeline SAUVEUR
Par Michel LAPOSTE. FORT-DE-FRANCE.La présence des gardes–mobiles circulant en camion dans les rues de la ville n’a pas intimidée la population et encore les jeunes. Les Gardes-mobiles ont installé une ambiance de tension.

C’est sans surprise que de quelques pneus et palettes enflammés ont eu pour réponse des lancers de grenades lacrymogène, provoquant des nuits troublées par ces explosions des grenades lacrymogène.
Les jeunes martiniquais en réponse à cette provocation, se sont mis à des lancers de toutes sortes d’objets depuis les débris de parpaings , les pierres, en passant par les jets de bouteilles…
Ces jeunes martiniquais disaient non à leur manière.
NON
"Les petits pères la morale" qui se mettent en colère contre ces jeunes en les traitant de voyous n'ont rien compris.
Il devraient distinguer la violence - de l’homme violent , du casseur gratuit - de celle que l’on rencontre dans la révolte. Il y a une grande différence entre le violent et le révolté. En référence à Camus, l’homme révolté, c’est « un homme qui dit non », ce qui veut dire : « les choses ont trop duré, il y a une limite à ne pas dépasser.
Ce NON de la révolte contient et affirme un OUI qui exige le respect des valeurs humaines, qui réclame plus de Justice sociale. C’est cela la réponse des enfants de la rue.
Cette société Martiniquaise marquée par la violence et les inégalités dès son origine, ne peut se permettre d’accepter un tel système. Le Collectif du 5 février 2009 a choisi une forme de contestation, mais les jeunes martiniquais ont choisi une autre. Celle de ne pas accepter l’insolente présence de ces gardes mobiles.
Ils sont dans un processus de révolte authentique.
Les profiteurs de toutes sortes qui se sont organisés pour se mettre hors la loi peuvent agir en toute impunité. Ils appartiennent à toutes les communautés du pays : nègres, indiens, chinois, juifs, zoreilles et mulâtres.
Tous, ils s’enrichissent sans vergogne dans un négoce fondé sur l’importation et le monopole .
Devant l’oppression du droit, le jeune martiniquais révolté réclame le bon droit.
La révolte est un souci de la justice dans lequel l’homme se lève, sort de son inertie et de son indifférence pour affirmer la conscience d’un bien commun.
Sa révolte n’est pas un mouvement d’appropriation égoïste, elle naît du déchirement moral de l’oppression dont il est la victime.
C’est un révolté qui a soif de justice, il cherche inconsciemment un idéal de justice qu’il ne connaît pas encore, mais auquel il aspire de toute son âme.
Sa révolte est un élan qui ne sait pas encore vers quoi il se dirige, mais un élan qui dit non à l'injustice.
Et cette révolte prend la forme de ce lanceur de pierre qui peut être arrêté net dans son envol par une grenade lacrymogène.
Au fait, il n’est ni voyou,ni révolutionnaire
NI VOYOU, NI REVOLUTIONNAIRE
Ce lanceur de pierre n’est ni un voyou et encore moins un révolutionnaire, répétons- le .Le Mouvement social de février 2009 n’est pas une révolution. La révolution suit un cheminement inverse. Elle part d’un idéal pour tenter de réformer le réel. Elle veut changer le monde, faire entrer de force la réalité dans le moule de l’idéal. Et pour mobiliser les volontés, elle récupère le sentiment latent d'injustice en promettant des lendemains meilleurs. L’esprit révolutionnaire trahit la révolte en lui substituant un équivalent conceptuel, la lutte idéologique, en faisant passer un système politique pour l’incarnation de la justice.
Nous sommes loin de ce registre durant ces trente cinq jours de mobilisation populaire.
Le thermomètre est monté, mais la fièvre a baissée. Mais il va remonter plus vite qu’on ne le pense et sans collectif…
En plus de nos propres maux, on peut ajouter les dégâts causés par une société médiatisée à l’excès, balançant des messages de consommation à outrance pour un public sans moyen de consommer.
C’est une génération dépourvue de repères, ou à l’inverse accablée de repères immoraux par la Télé, les jeux vidéo, les modèles bad boy US , et sans encadrement, car nombre de parents et de professeurs sont dépassés, subissant en silence.
Alors quelles valeurs pour construire ces jeunes martiniquais ? Les lendemains de Février2009 doivent nous apporter des leçons, sinon…
b[
TRIBUNE LIBRE
ENTRE VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE ET VIOLENCE LEGITIME D'ETAT
ENTRE VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE ET VIOLENCE LEGITIME D'ETAT
Rédigé le 2009-03-12 14:04:00, par Emeline SAUVEUR
La violence est un moteur de l'Histoire, C'est comme l'omelette.C'est le passage obligé des Peuples dominés pour sortir de l'oppression,et quand l'histoire du dominant fait ressortir qu'il ne sort de la domination que par la violence ...alors Max Weber ou un autre ... Ceci dit la Parole circule

Max Weber, l'un des fondateurs de la sociologie moderne, fondateur de la sociologie compréhensive, utile à la compréhension de la crisesociétale Antillaise, nous parle de la violence de l'Etat.
En particulier, il décrit l'État moderne comme groupement politique détenant le monopole de la violence physique légitime. Il faut bien évidemment entourer cette violence de tous les
contrôles nécessaires à éviter la dérive vers l'Etat policier, avec tout son cortège de dégénérescences possibles.
Cependant, si on accorde à d'autres qu'à l'Etat le droit à la violence, deux cas de figure se présentent.
Soit ce sont des individus qui ont droit à la violence personnelle. On en a des exemples dans la littérature: superman, zorro, maciste...
Soit ce sont des groupes constitués. On peut parler alors de milices. Il y en a de nombreux exemples à
travers l'histoire, aucun n'est très glorieux. Tous ont connu des dérives.
Enfin, il y a des moments où le recours à la violence, illégal, n'en est pas moins légitimé par
l'histoire : la violence de la résistance contre le gouvernement de Vichy, et surtout l'Allemagne nazie est évident ; la révolte de Toussaint Louverture...
Il y a même des exemples qui, sur le moment, ont été perçus comme illégitimes, et ne sont légitimés que par l'histoire, longtemps après : la révolte des Canuts?...
Pour autant, ici, il existe un dialogue difficile, peut-être, mais réel, entre l'Etat et les citoyens, tous les citoyens.
Les policiers, gendarmes, et autres, agissent ici en tant que forces de l'ordre. Ils visent à limiter les débordements, pour que les troubles nés de la grève, soient limités, et que le processus commencé puisse porter des fruits dans un dialogue maintenu.
Ils interviennent pour éviter les atteintes aux biens (pillages, mises à sac, incendies criminels),
et éviter les atteintes aux personnes (agressions...). Ils sont les seuls à avoir le droit aux armes, et se font tirer dessus, sans répondre. D'autres, qui n'ont pas droit aux armes, qui s'opposent aux forces de l'ordre, tirent sur ceux-ci.
Je me sens plus en sécurité avec les armes seulement entre les mains des forces de l'ordre...
Sinon, est-ce que nous devrions tous nous armer ?
Est-ce cela que nous devons importer des Etats-Unis?....
NDLR. L' Article 33 , de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen vaut sans doute mieux que tous les Max Weber , et pour cause,cet article est sans fioriture;
QUAND LE GOUVERNEMENT VIOLE LES DROITS DU PEUPLE
L'INSURRECTION EST POUR LE PEUPLE
LE PLUS INDISPENSABLE DES DROITS
ET LE PLUS SACRE DES DEVOIRS
IMAGE DU JOUR
LA BAISSE DES PRIX EN GWADA
LA BAISSE DES PRIX EN GWADA
Rédigé le 2009-03-12 12:32:00, par Camille CHAUVET
Par PhilCRU.Les négociations du LKP sont précisées dans un doucment et cela donne des forchettes.
La mise en place de ces mesures devrait selon les membres du LKP s'accompagner d'une dsipositif de contrôle.
Baisse de l'octroi de mer sur les produits de première nécessitéDans le cadre de l'accord portant sur la baisse de 20% des produits de première nécessité en discussion entre le LKP et et les représentants de la grande distribution.
la région Guadeloupe a décidé de consentir un effort sur les biens suivants, dont le taux de la taxe d'octroi de mer sera réduit de 28 à 70 %, soit l'équivalent de 13 millions de pouvoir d'achat rendu au consommateur.
Voici les principaux produits concernés :
- Eau et Electricité (de1,5 à 1 %, soit une baisse de 30 %);
- Poissons et Crustacés frais et réfrigérés (de 15 à 7 %, soit une baisse de 53 %);
- Produits laitiers (Yoghourt, Képhir, beurre et fromage) : de 7 à 2 % soit une baisse de 71 %;
- Huiles et Graisses y compris Margarine (de 7 à 2%, soit une baisse de 71%);
- Jambons, saucisses, saucissons (de 15 à 7%, soit une baisse de 55%).
- Idem pour les conserves de viandes, de poissons, de crustacés, de mollusques, de sardines, de thons, de bonites, de crevettes en conserve et de moules;
- Préparations alimentaires pour boissons contenant du cacao de type de Nesquick (de 10 à 5%, soit une baisse de 50%);
- Pâtes alimentaires telles que spaghettis, macaronis, nouilles, lasagnes, raviolis, cannellonis, conocchis, couscous (de 15 à 5%, soit une baisse de 66%);
- Aliments p our enfants et préparations alimentaires (de 5 à 2%, soit une baisse de 60%);
- Désodorisants corporels et antisudoraux, préparations de rasage et l'après-rasage, préparations pour parfumer ou désodoriser les locaux (de 15 à 5%, soit 66% de baisse);
- Savons sous toutes ses formes, les lessives et autres produits de surface organique pour le nettoyage (de 10 à 5%, soit 50% de baisse );
- Insecticides, Anti-rongeurs, herbicides, inhibiteurs (de 7 à 5%, soit 28% de baisse);
- Sel propre à l'alimentation humaine (de 7 à 2%, soit 71% de baisse);
- S'agissant du gazole, l'octroi de mer est tout bonnement supprimé, passant de 5 à 0%.
Un document qui servira peut-être d'exemple.
b[
ENVIRONNEMENT
ETAT ÉCOLOGIQUE DE LA MARTINIQUE COMMUNE PAR COMMUNE
ETAT ÉCOLOGIQUE DE LA MARTINIQUE COMMUNE PAR COMMUNE
Rédigé le 2009-03-11 21:35:00, par Camille CHAUVET
PAR L'ASSAUPAMAR. C'est un véritable état des lieux de situation écologique de chaque commune du pays Martinique que nous livrent les militants de la cause environnementale .
Vous pouvez l'enrichir aisément par vos infos en nous adressant par mail maglenaif@orange.fr vos compléments.d'information.
AJOUPA-BOUILLONPollution des rivières par rejets chimiques. Rejet en rivière des déchets de la SOCOMOR.
Pollution de la Capot par résidus sableux des carrières. Risques volcaniques, glissements et affaissements du sol.
ANSES D’ARLETQuatre sites en cours d’être achetés par le Conservatoire du Littoral : Cap Salomon au Morne Réduit, Pointe Burgos au Morne Champagne, Morne Lacapote, Morne Jacquelone, Pointe du Diamant appartenant au Morne Larcher.
Une étude est aussi en cours pour permettre l’achat du littoral entre la Pointe Blanche et l’Anse Dufour. Une protection forestière totale devrait s’imposer entre la pointe Blanche et l’Anse Dufour où les espèces xérophiles en grande partie médicinales sont menacées d’extinction.
La quasi-totalité des eaux marines des Anses D’arlet sont polluées. Il y a risque d’inondation dans le bourg par les rivières et les marées de tempête de force 4 accompagnant des pluies diluviennes.
BELLEFONTAINEIl est demandé la protection de la forêt de Bois la Roche.
Forte érosion marine. Risque de glissement de terrain. Risque d’éboulement de la falaise malgré les travaux exécutés. Risque pour les maisons construites sur les mornes pentus. Lessivage des sols et rejet de matériaux en mer.
Pollution de la mer par absence d’assainissement et par courant remontant de la baie de Fort-De-France, par la présence de bateaux pétroliers et par le dégazage en mer, par rejet des eaux chaudes et pollution atmosphérique par l’usine. Compte tenu de la vétusté de l’habitat dans le bourg. Il y a risque en cas d’un cyclone de force 3.
CARBET
Église classée Monument Historique en 1978.
Le Tombeau de la Dame Espagnole au cimetière classé Monument Historique en 1978.
Érosion marine. Instabilité des falaises le long de la route côtière, Pollution de la rivière du Carbet.
CASE-PILOTEIl est demandé la protection des forêts.Disparition des fonds marins par rejet en mer des matériaux d’aménagement et de construction. Très forte érosion marine, grosse pression foncière.
DIAMANTL’église a été classée à l’inventaire des monuments historiques en 1979. Le Conservatoire du Littoral a fait l’acquisition du Morne Larcher, mais on ne pas dire pour autant que la forêt y sera protégée en regard des projets d’aménagement de la réserve naturelle.
D’autres sites doivent être aussi protégés pour que les Martiniquais puissent en profiter à savoir : le Morne Gardier, la Maison Gaoulé et le site archéologique Arawak.
Des risques naturels subsistent liés à :à l’érosion marine qui touche déjà les abords de maisons construites dans le bourg,aux marée de tempête cyclonique de force 3 et 4 qui affecteraient tout particulièrement les habitations érigées à même la plage.
DUCOSLa Commune de Ducos qui comptait 9.400 habitants en 1982 souhaite trouver son équilibre aux environs des 16.000 habitants.
Il y a une déforestation significative sur les mornes entraînant des risques d’inondation et l’envasement d’une partie de la mangrove et des fonds marins de la baie de Fort-De-France. Le développement de nombreuses zones d’activités et d’habitation fait courir des risques de pollution.
La pression foncière sur la commune fait courir des risques dont le plus important est lié à l’ampleur de la tâche à déployer pour rétablir l’équilibre écologique de la chaîne des eaux. Il faut connaître l’ensemble des dysfonctionnements du site, identifier les causes puis mettre en oeuvre les moyens techniques et financiers pour rétablir à long terme cet équilibre.
FONDS SAINT-DENIS
Il est demandé la protection des sites forestiers.Le Grand plateau - Notre Dame de Vermeille où se trouvent des espèces très rares et non observées ailleurs.
Glissements de terrain.
FORT-DE-FRANCEEst un cas spécial dont ce qui est signalé ne correspond pas à la moitié des atteintes graves portées à l’environnement.
Défrichement des forêts semi-humides et humides pour implanter des logements. Il ne reste pas un seul hectare pour qu’ un enfant de demain puisse construire sa maison.
Fort-de-France a été vendu aux spéculateurs de tout genre pour installer ce que bon leur semble dans un désordre total.
Fort-de-France a été bétonné en l’absence de toute planification et études obligatoires avant toute urbanisation, ce qui met en danger la vie et les biens de milliers de foyalais.
Ce désordre urbanistique a conduit à la pollution sans appel de la Baie de la Ville et par le jeu des courants marins à celle des eaux de la Pointe du bout et de la côte Caraïbe jusqu’à Bellefontaine et peut-être même au delà.
Ces constats que l’on nous cache, se trouvent dans un rapport sur l’environnement en vue de l’élaboration du SAR. Mais dans la réalité, ils n’ont jamais été pris en compte dans l’élaboration de ce dit SAR.
Fort-de-France aurait puisé jusqu’à s’arracher les coraux des fonds marins pour endiguer un marais, construire un stade, créer une zone franche à la pointe des Grives de concert avec la CCIM si l’ASSAUPAMAR n’était intervenue dénoncer ce vandalisme.
Dans les pays économiquement développés, on ne connaît de ville qui ait tout simplement fait l’impasse sur l’avenir et le devenir des générations futures. A Fort-de-France, ces générations n’ont pas été prises en compte. Incroyable mais vrai.
POLLUTIONS
Il s’agit ici d’importantes et nombreuses pollutions liées à la forte densité d’habitats et d’activités de la capitale martiniquaise.
Présence de nombreux quartiers insalubres dans lesquels les infrastructures d’assainissement, de netoyage, etc... ne sont pas réalisables.
Extension permanentes des constructions sur les mornes reportant les déchets domestiques et les matériaux résiduels de l’aménagement dans les ravines et dans les rivières.
Importante pollution des rivières, véritables dépotoires dans les quartiers, envasées avec des entravé à la circulation de l’eau entrainant des risques d’inondation.
La commune tente de résoudre ce problème par des travaux de protection des lieux habités, la canamlisation ou l’aménagement des rivières.
Le problème est particulièrement grave du fait des très petits bassins versants d’autant plus nuisibles du fait de l’imperméabilisation massive des sols.
Pollution marine dûe aux difficultés d’assainissement et à de nombreux rejets divers, classement "C" de la Pointe des Nègres.
Pollutions industrielles et artisanales essentiellement dans la zone du domaine public portuaire causées par la cimenterie, les activités du port et les autres activités industrielles et artisanales du secteur.
Dans cette même zone, la création par remblaiement sur la mer d’une partie de la zone industrialo-portuaire de la pointe des Grives entraîne une pollution et un envasement des fonds-marins.
La présence d’un mouillage forain pour les plaisanciers dans la baie de Fort-de-France.
Pollutions liées aux activités artisanales dispersée dans les quartiers de ramassage des ordures ménagères.
Présence d’une décharge d’ordures ménagères à ciel ouvert en bordure de mer.
Autres nuisances : le bruit engendré la journée par des difficultés très importantes de circulation. Presque tout le traffic Nord-Sud de l’île, passe dans Fort-de-France (l’achèvement de la rocade diluera sans les arrêter ces nuisances).
RISQUES
Le plus important et le plus dangerux est certainement lié aux phénomènes naturels (tremblements de tere, cyclone, pluie tropicale, raz-de-marée) dont les conséquences entraineraient de nombreux morts.
Il faut attirer l’attention sur la nécessité de réfléchir aux impacts des projets actuels en bord de mer : routes pénétrantes ouest, terminal croisière et aménagement de la pointe Simon, restructuration du port, aménagement de la zone industrialo- portuaire, projet de port de plaisance à la Pointe es Grives et du développement de rocade sur des terrains très pentus, aux remblais incertains favoriseraient des glissements de terrains.
Risques sysmiques très dangereux du fait de la forte concentration humaine et des risques permanents de glisement de terrain du fait de constructions anarchiques sur de très fortes pentes instables (à Trénelle, par exemple).
FRANÇOISGrave problème de destruction inconsidérée de forêts. La mangrove est en danger, l’espace littoral vraiment menacé.
La baie est polluée par toute une conjonction de faits divers : rejets chimiques, déchets agricoles et domestiques provenant de l’habitat dispersé, d’élevages avicoles, de distilleries de rhum.
Risque important d’inondation avec jonction de deux rivières et de la marée haute.
Un dépôt sauvage d’ordures ménagères qui peut être vecteur de graves risques d’épidémies. La Pointe Courchet malgré l’arrêté préfectoral de suspension continue à être exploitée.
GRAND-RIVIÈREPollution des eaux de ruissellement et souterraines par déchets chimiques.
Pollution de la mer par déchets solides et eaux usées. Risques volcaniques, sismiques, inondations, glissements et affaissements de terrain. Érosion marine, perte de 60 mètre de littoral en 50 ans.
GROS-MORNEIl est demandé la protection des forêts. Il est reconnu qu’au Gros-Morne, il y a une très forte pollution tant chimique que domestique et que toutes les eaux de sources et captage sont polluées.
La commune étant à fortes pentes, compte-tenu des déboisements et de l'implantation de l’habitat, il y a risque de glissements de terrain.
LAMENTINVoici en quelques mots ce que l’on peut dire du Lamentin :
Pollution énorme, impossibilité pour les eaux de traverser la partie centrale de la commune et la périphérie ; implantation de nombreuses zones d’activités sur des terres, inondables.
Il faut attirer l’attention sur ce danger permanent pour les habitants accentué par la construction d’obstacles (routes, talus, bâtiments,divers équipements) qui empêchent tout épandage et écoulement normal des eaux.
Le bourg et ses environs situés en zone inondable peuvent difficilement favoriser la résolution d’un tel problème. Le rapport précise que le plus important problème est l’inondation par cru de rivière et marée de tempête.
Il y a un risque écologique global qui conduirait à la disparition de la mangrove, expliquent les concepteurs du rapport, liés aux activités industrielles non contrôlées.
Le rapport persiste en disant : "l’importance de la population qui habite et travaille sur le Lamentin ne permet pas que l’on ignore plus longtemps l’ensemble de ces pollutions et de ces risques".
Ils disent encore que des solutions très coûteuses et très longues à mettre en oeuvre devront être trouvées. Ceci est un résumé du rapport sur l’environnement fait et remis à la Région Martinique.
LORRAIN ET MORNE-ROUGEPollution chimique et agricole des eaux de ruissellement sous les bananeraies. Ce qui conduit à la pollution de la rivière "la Capot" qui alimente la population martiniquaise en eau potable.
Pour le Lorrain, plusieurs zones de glissement de terrain - Érosion marine très forte, qui met en danger plusieurs constructions voire même a route nationale.
MARIGOTPollution chimique et agricole des eaux de ruissellement comme des eaux au sous-sol.
Érosion marine importante. Risques d’inondations. Pollution des rivières et des ravines.
MARINLa Baie du Marin qui s’étend de Rivière-Pilote à Sainte-Anne, a été classée à l’inventaire des sites. Cette excellente chose devrait permettre en principe de préserver la Pointe Borgnes et les mangroves de la baie.
Selon un document remis à la Région et selon MR FIARD, à la Pointe Borgnesse, 16 espèces arborescentes très rares sont menacées.
Cette est sérieusement menacée par un projet d’implantation d’un hôtel géré par une multinationale et conçu par un atelier d’architecture à Paris. La réalisation de cet ouvrage serait confié à une société française ayant également son siège à Paris. C’est dire combien notre pays est vendu par morceaux aux autres. Il est à noter que cet hôtel devait s’implanter sur les 50 pas géométriques. Ce projet ce trouve actuellement gelé grâce à l’action de l’ASSAUPAMAR. Mais il convient d’être vigilants.
Au Marin, il reste encore quelques grands projets qu’il convient de surveiller de très près, car l’inscription du site reste flou en ce qui concerne le Bassin Tortue à Mondésir. En effet entre le club nautique et la sous-préfecture doivent être implantées après destruction de la mangrove, huit boutiques formées par un assemblage de trois à quatre bâtiments chacune. Par ailleurs, d’autres immenses bâtiments doivent être implantés à cet endroit.
Aujourd’hui la baie du Marin est occupée par la multinationale ATM. Les aménagements projetés doivent faire du Marin une ville où la morale serait celle de la prostitution, de la drogue et de la délinquance organisée.
On constate que la forêt de la mangrove de Bassin Tortue à Mondésir, ne figure pas sur la carte de l’inventaire des sites et n’est pas couverte par cette inscription à l’inventaire des mouvements naturels et des sites.
De tels projets, s’ils réussissaient, non seulement porteront un coup fatal à la mangrove de Bassin Tortue à Mondésir et feront du Marin un centre de délinquance officialisé. Aussi l’ASSAUPAMAR a un travail énorme à faire dans cette commune en particulier et en Martinique en général, pour instruire les Martiniquais et élever la prise de conscience.
Le Marin est aujourd’hui sous l’emprise directe des multinationales qui font la loi comme bon leur semble. Pour l’instant, la multinationale ATM règne en maître sur la Commune.
MORNE-ROUGEIl est demandé la protection des sites forestiers.
Très forte pollution des rivières affluents de la Capote et la capote elle-même. Pollution chimique et de déchets agricoles en amont des captations pour l’alimentation en eau potable de la moitié de la population Martiniquaise.
Risques de glissements de terrain et de volcanisme.
MORNE-VERTRisque de glissement de terrain. Pollution par rejets domestiques. Rivière Coco et Rivière Carbet polluées par des vidanges à Saint-Maurice et Montjoly. Il est impossible de créer des fosses septiques. Ce faisant, le tout va dans la nature.
PRÊCHEUR (LE)Église répertoriée à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1979. Anse-Couleuvre site acquis par le conservatoire du Littoral en 1984.
Site forestier sans équivalent en Martinique, forêt quasi primitive donc forêt à protéger.
Pollutions domestiques - Très fortes érosions marines, la plage a reculé de 10 mètres en 30 ans - Bâtiments et maisons menacés, d’autres disparus. Travaux d’enrochement pour tenter d’arrêter l’érosion marine qui ne résistent pas à l’assaut de la mer.
Inondation à chaque marée de tempête. Risque volcanique.
On ne peut passer sous silence les énormes dégâts lors de la Tempête CINDY et dont les habitants se souviennent avec angoisse.
RIVIÈRE-PILOTEDeux problèmes particulièrement importants se posent dans cette commune : l’assainissement du bourg et la protection contre les inondations. Si le premier peut être réglé par la commune, le second qui nécessite la mise en oeuvre de gros moyens fait appel à des services extérieurs à la municipalité.
On doit regretter le mitage des forêts opérés sur le territoire de la commune.
Il est du devoir de nptre pays de tout faire pour protéger la très belle forêt sèche de Rivière-Pilote (Marie-Noire) dont le conservatoire du littoral devrait faire l’acquisition, bien qu’en grande partie inscrite à l’inventaire des sites.
Il y a aussi le problème de la vinasse provenant de la distillerie Mauny dont il faut absolument tenir compte et surtout régler.
RIVIÈRE-SALÉEVoici un extrait de rapport officiel sur l’environnement remis à la Région
“La commune qui possède 7. 000 habitants voudrait atteindre 10.000. Plusieurs projets de zones de logements et de lotissements. Les demandes d’habitat se situent principalement sur les hauteurs. Les infrastructures (VRD) insuffisantes aujourd’hui pourront-elles s’adapter aux nécessités. Les nouvelles zones aménagées entraînent un décapage des sols en cas de fortes pluies et par conséquent un envasement des rivières ainsi qu’une déforestation.
Risque d’inondation important dans la partie centrale de la commune entre les deux bourgs dû à l’imperméabilisation de nombreux terrains, au mauvais écoulement des eaux de ruissellement arrêtées par des obstacles à l’envasement des rivières et des canaux de la mangrove.
Projet de zone d’activités à Lafayette empiétant sur la mangrove et créant des difficultés de desserte routière. La mangrove et les fonds marins de la baie sont menacés par l’envasement et la pollution. L’ensemble de la mangrove de la baie de Fort-de-France nécessite une protection.
De la navigation sur une partie de la Rivière-Salée en liaison avec une navette vers Fort-de-France rendrait le transport routier plus fluide.
Nous ne pensons pas qu’il faille ajouter quelque chose à un rapport aussi clair.
ROBERTGrave problème de destruction de forêts sèches à la Pointe savane et de pollution des rivières de la Baie.Problème d’inondation dans l’agglomération. Secteur à risques par glissements de terrain
SAINTE-ANNE
Existe un projet à titre de l’inventaire du site, le piton de Crève-Coeur-Baréto-Bellefond. Ces secteurs seraient riches en espèces arborescentes xérophiles et calciphiles très rares en Martinique.
Fait l’objet d’une pression touristique telle que cela risque de porter gravement atteinte à la forêt littorale voire même aux fonds-marins. Il serait indispensable que la Commune reçoive des aides financières pour l’embauche de surveillants assermentés pour la protection des sites proches du rivage selon un plan élaboré de concert par l’ONF et la Municipalité.
Il convient de saluer l’action déjà entreprise par la Commune en recrutant des brigades vertes pour l’entretien et la prévention sur les plages en collaboration avec les associations saintannaises.
SAINT-ESPRITSelon le rapport remis à la Région, les sources dans lesquelles une partie de la population rurale s’approvisionne sont toutes polluées et devraient être interdites à la consommation.
Des centaines d’hectares de terres agricoles sont bétonnés dans le seul intérêt de spéculateurs immobiliers et au détriment du développement des activités durables.
SAINT-JOSEPHMême observations que pour le Gros-Morne
SAINTE-LUCEUne politique systématique de destruction de l’environnement est conduite dans cette Commune.
Un site comme le Morne Pavillon a été défiguré, entraînant des tonnes de terre dans le fond de la baie. Un document d’urbanisme a été réalisé plaçant la mangrove de désert en zone urbanisable.
Le littoral de l’agglomération de Sainte-Luce à Trois-Rivières a été détruit pour favoriser l’implantation de constructions sur le littoral marin. Il a été créé une ZAC à des kilomètres du bourg en plein champ de canne.
Une décharge contrôlée, qui ne l’est pas en réalité, implantée à l’anse Céron pollue une très belle mangrove et la mer à proximité.
À Sainte-Luce, il y a deux grands dangers : l’érosion marine particulièrement importante vers le bourg où une digue serait nécessaire et un risque d’inondation par marée de tempête cyclonique de force 4.
Le Morne Pavillon et Préfontaine sont des sites forestiers de grande valeur.
SAINTE-MARIEGrande pollution par la distillerie qui conduit à de sérieux problèmes écologiques et sanitaires : destruction de la faune et de la flore, invasion de moustiques.
SAINT-PIERREPollution de la baie et des environs par dépôt d’ordures ménagères et fosses de matières fécales au lieu-dit Fonds Canonville. Déchets transportés à la mer par ruissellement.
Exploitation de carrières, déchets portés à la mer par les eaux de ruissellement.
Pollution aussi par l’habitat insalubre et les industries agro-alimentaires et chimiques. Important problème d’érosion marine. Risque d’inondation par marée de tempête et raz-de-marée.
Risque volcanique
SCHOELCHERIl est demandé la protection de la forêt du plateau Concorde.
Destruction du foncier de façon inconsidéré, pollution des rivières, occupation de la zone des 50 pas géométriques et squattérisation des mornes.
L’ensemble des eaux marines à Schoelcher sont polluées. Cela est dû : aux désordres de l’habitat dans la commune aux pollutions de la Baie de Fort-de-France entraînées par un courant marin de direction nord-ouest en grande partie.
TRINITÉSe pose des problèmes énormes quant au mode d’Aménagement que l’on projette sur cette presqu’île surtout qu’aucune analyse véritable du site et de l’environnement n’a été faite.
L’aménagement de la Réserve naturelle de la Caravelle tel qu’il a été exposé en Mairie de Trinité relève de tout ce qu’il y de plus insensé et illégal. Une réserve naturelle doit rester NATURELLE.
Rivières polluées par déchets chimiques et agricoles. Rivières et eaux marines polluées par l’usine du Galion. Eaux de baignade polluées.
TROIS-ILETSOnt été inscrites à l’inventaire des monuments historiques les ruines de la sucrerie la Pagerie depuis 1979. Est en cours d’inscription le Village de la Poterie. Il a été proposé d’y inscrire les forêts des Mornes Bellevue, Riz et Garnier.
Il y a une très grande pollution à l’Anse à l’ane et à l’Anse Mitan pour cause de mauvais fonctionnement des stations d’épuration sur place mais surtout par les eaux ultra-polluées de la ville de Fort-de-France qui reçoivent les rejets d’excréments et les apports incontrôlés de la décharge publique.
Des projets immobiliers sont entrepris sur de fortes pentes aggravant les risques d’érosion et d’inondation de nature à porter atteinte à la sécurité des résidents et des riverains en contrebas.
VAUCLINSelon des études faites, il existe sur la montagne des espèces endémiques uniques à la Martinique de très grande valeur écologique et qui méritent d’être strictement protégées.
Une forêt littorale qui s’étend du petit Macabou (lotissement Lubin) au grand marigot du grand Macabou. Une partie de cette forêt située sur un récif corallien, le seul que la Martinique possède, est classée en zone N.A, dans le seul but de permettre à la Multinationale Rotschild de créer un centre hôtelier.
Toutes les démarches faites par l’ASSAUPAMAR pour obtenir l’achat de cette zone par le Conservatoire du littoral ou à son inscription à l’inventaire national des zones naturelles d’intérêt Écologique et Floristique et Faunistique (ZNIEFF) ont à ce jour échoué.
De nombreux autres projets touristiques et immobiliers risquent de détruire encore le littoral et les terres agricoles (UCPA-RIMBEAU- PAQUEMAR- POINTE CHAUDIÈRE- MASY-MASSY...)
L’ASSAUPAMAR doit mener un combat multiforme pour sauver ce récif corallien, véritable joyau pour notre pays. Si le respect des lois et textes avait un sens dans ce pays, le code forestier, de l’environnement et de l’urbanisme ainsi que la loi 86-2 du 03 janvier 1986 conduiraient facilement les prédateurs du patrimoine martiniquais à faire marche arrière.
Atteinte grave à la mangrove par des rejets de détritus et de constructions anarchiques et l’utilisation inconsidérée des engrais et pesticides pour l’agriculture.
Source site ASSAUPAMAR
http://assaupamar.mq
Posté par Frederic Fonrose, le 2009-03-13 15:24:00
je voudrais juste réveiller les consciences sur le rejet des stations de dépollution des eaux usées.
GUADELOUPE
IL Y A DES ADMINISTRATIFS QUI SE COMPORTENT COMME DES POLITIQUES (France-Lise BASSETTE GUADELOUPE)
IL Y A DES ADMINISTRATIFS QUI SE COMPORTENT COMME DES POLITIQUES (France-Lise BASSETTE GUADELOUPE)
Rédigé le 2009-03-11 12:49:00, par Victor HAUTEVILLE
Mes chers amis et amies. Mon coup de gueule nécessaire, sinon j’étoufferais. On nous a tellement habitués à être à genou, que dire la vérité aujourd’hui apparaît suicidaire. Descendante de nèg mawon moi aussi, j’estime avoir le droit de penser et de surtout dire ce que je pense.
Il n’y a plus de fouet pour me contraindre, même si certains seraient très furieux de mes écrits.
![]()
J’avoue que si au début j’adhérais à ce mouvement qui a eu pour mérite de mettre en lumière les problématiques de la Guadeloupe, depuis les débordements et les déclarations de leaders qui trouvent encore le moyen de justifier ces compartiments, je suis assez écœurée.
Ces jeunes, je les connais je pense assez bien. Pendant 3 ans, j’ai dirigé le CFA qui accueille près de 1000 apprentis par an. Plus de 50% de ces jeunes sont «ces jeunes des rues». Certains reviennent de la prison de Baie-Mahault.
Nous faisons le maximum pour les sortir de la rue et leur donner une chance d’obtenir un diplôme afin d’être plus tard des salariés, ou des artisans eux-mêmes.
Pourtant ils cassent leur propre matériel de formation, agressent quelquefois des agents, ils les menacent. Enfin bref, ils font peur à leurs professeurs et cela s’aggravent d’année en année.
Les artisans ne veulent plus signer avec eux des contrats d’apprentissage, car trop paresseux, laxistes et intéressés uniquement par l’argent. Ils se droguent pour beaucoup, et de moins en moins d’artisans acceptent de les accueillir.
Est-ce la faute de l’Etat ?
Nous sommes tout simplement un peuple irresponsable, cherchant toujours ailleurs le bouc émissaire de nos malheurs. Tout commence dans les familles. Les parents ne s’occupent pas convenablement de leurs enfants (les papas jouent au PMU, ils connaissent le poids du jockey et du cheval et pas les problèmes de leurs enfants, c’est nul) les parents sont de plus en plus dehors et les enfants de plus en plus livrés à eux-mêmes.
Est-ce la faute de l’Etat ?
Tout le monde veut se réaliser. Avant, les parents se sacrifiaient pour les enfants. Maintenant c’est fini. Les enfants suivent, s’ils peuvent.
Est-ce la faute de l’Etat ?
Trop de gens oublient que la société, c’est d’abord la somme des familles et des individus qui la composent. Or, les familles explosent, la société explose aussi. C’est l’individualisme à outrance, l’intolérance, l’égoïsme. Comment s’étonner du résultat ?
Bravo, on a dénoncé ce qui ne va pas, mais on utilise le mal pour traiter le mal : où va-t-on ? Quelle leçon tirer de tout ça. Ruines et chaos. On dit aimer son pays, j’en doute !
Je m’excuse de ce coup de gueule, mais j’en ai marre de ce jeu de cache-cache, de cette absence générale de responsabilité. Or nous sommes TOUS responsables, car nous sommes des acteurs et non des sujets. Nous avons toujours le choix de dire non ou de faire autrement.
J’appréciais DOMOTA, maintenant je ne le
supporte plus, car c’est un hypocrite. Je l’ai entendu de mes propres oreilles dire qu’ils sont fatigués de marcher, qu’ils arrêteraient dès le lundi 16, de marcher. Il a même dit qu’ils étaient armés : pourquoi cette précision ? Et ils s’étonnent aujourd’hui des débordements ? Il a appelé aux débordements et il continue avec Nomertin (quant à lui un vrai enragé !) à appeler aux débordements.
Ce sont des hypocrites qui utilisent le peuple pour obtenir ce qu’ils n’ont jamais pu obtenir : le pouvoir. C’est pourquoi ils veulent mettre à genoux les collectivités, l’Etat et le patronat, tout ce qui représente jusqu’à présent le pouvoir. Et le peuple qui est toujours à la recherche d’un chef charismatique (surtout depuis OBAMA), le suit comme un mouton dont on a lavé le cerveau. Le pire : je ne suis pas certaine que sans cet appât du paragraphe sur l’amélioration des conditions de vie, qu’autant de personnes serait dans les rues et tiendrait si longtemps le siège de la Guadeloupe..
Voilà mon opinion.
Je refuse de faire passer des emails ou SMS qui font l’apologie du mouvement et jette de l’huile sur le feu. Je refuse qu’on m’interdise de travailler. Je refuse qu’on m’interdise de me déplacer, je refuse qu’on m’impose ma façon de penser. La seule liberté que nous ayons vraiment, c’est la liberté de penser, j’en jouis pleinement là, maintenant et je m’offre le luxe de le dire.
Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord et je l’accepterais.
France-Lise BASSETTE
Secrétaire général, directeur des services.
Chambre de Métiers et de l'Artisanat de la Guadeloupe
Posté par Martiniquaise, le 2009-03-12 03:23:00
En voilà une autre qui devrait vite quitter aussi la guadeloupe car sa haine contenue pour ce pays fait d'elle un danger pour les guadeloupéens.
Posté par yoyotte, le 2009-03-12 13:28:00
Une précision Madame : votre nom est bassesse ou bassesse !
Vous nous dites que vous jouissez. Acceptez dès lors toutes mes félicitations car si vous étiez bloquée je serais tenté de dire que ça vous monte à la cervelle !
Allez, du vent et laissez faire ceux qui combattent pour vous alors que vous crachez sur eux !
Vive Domota et la Guadeloupe en lutte !
Posté par monique, le 2009-03-15 20:53:00
Ce qui est dommage c'est que cette brave dame qui se dit descendante de neg mawon n'a jamais pensé à pousser une gueulante à la suite de tous les dysfonctionnements qu'elle dénonce maintenant. Est c'e l'esprit de kokangn? On attend que les autres posent des revendications pour poser les siennes....Mème démarche que ses amis du MEDEF....Cette dame dit"penser" je ne pense pas!!!!La seule responsable en Guadeloupe Pauvre G uadeloupe La seule intelligente aussi Le peuple suit comme un mouton en tous cas ils ne la suivent pas ce qui prouve qu'ils ne sont pas si moutons que cela.Quand on a un tel mépris pour un peuple on démissionne et on va loin de ce peuple de moutons.....
Posté par Daniella, le 2009-03-20 12:37:00
Ce qui a attiré et attire encore la majorité de la population, c'est la vie chère : Un véritable scandale! Surtout, quand tu travailles dans le privé ou à ton compte.
Les prix dans chaque boutique, les marchés, la pêche, les légumes-caviar, les super-marchés, Jardiland, les billets d'avion, etc,...sont si élevés, si abusifs, que la population antilaise est prise en otage.
Le reste, il y a aussi et inévitablement la mesquinerie de pas mal de fonctionnaires, ça c'est une vérité!
Les 200€ ne sont pas dans la poche de beaucoup de jeunes qui vivent dans la pauvreté, mais plutôt dans la poche de ceux qui voyagent régulièrement, qui ont des enfants qui font des études sans problème, qui ont des 4X4, six portables, trois, quatre maisons,...
Bien-sûr, il y a les tout petits salaires et l'abus des patrons, ça aussi il faut que ça cesse, mais la profitsyion est partout!
Etre solidaire, c'est bien, car il y a une véritable ségrégation dans nos îles et c'est intolérable, mais il faut garder son libre-arbitre aussi!
IMAGE DU JOUR
QUI S'AMUSE A METTRE LE FEU DANS LES VOITURES EN PERIPHERIE DE LA VILLE DE FDF
QUI S'AMUSE A METTRE LE FEU DANS LES VOITURES EN PERIPHERIE DE LA VILLE DE FDF
Rédigé le 2009-03-11 02:37:00, par Victor HAUTEVILLE
Cet après midi un incendie à troublé la quiétude de la résidence Pierre Chant (vers CHATEAUBOEUF) à Fort de France. L’actualité du moment commence à impatienter un certain nombre de personnes. Les quartiers périphériques regorgent de gens à fleur de peau.
TRIBUNE LIBRE
LA PHRASE DE DOMOTA NE RENFERME AUCUN PROPOS RACISTE. (TRIBUNE LIBRE)
LA PHRASE DE DOMOTA NE RENFERME AUCUN PROPOS RACISTE. (TRIBUNE LIBRE)
Rédigé le 2009-03-11 02:24:00, par Victor HAUTEVILLE
Pour le Collectif des militants Sans Frontiere:
Vauze R Declasse, Journaliste,
Bachelier en Justice Criminelle
Concernant les poursuites judiciaires a l'encontre du leader du LKP, Elie Domota a prononce la phrase suivante:
"Nous ne laisserons pas une bande de Bekes retablir l'esclavage"
Cette phrase ne renferme aucun propos raciste ni d'incitation a la violence, elle est simple, ecrite au futur et renforcee de la negation "ne". La mechancete rend l'homme aveugle.Cette phrase est conforme au pacte international relatif aux droits civils et politiques adopte par l'assemblee generale dans sa resolution 2200 A (XXI) du 16 Decembre 1966, Entree en vigueur: le 23 Mars 1976 dans la 3eme partie dans son article 8 les alineas 1 et 2 qui stupilent:

1)Nul ne sera tenu en esclavage: l'esclavage et la traite des l'esclaves, sous toutes leurs formes sont interdits.2) Nul ne sera tenu en servitude.
Et plus loin dans l'article 19 les alineas 1 et 2 stipulent:
1) Nul ne peut etre inquiete pour ses opinions. 2) Toute personne a droit a la liberte d'expression: ce droit comprend la liberte de rechercher, de recevoir et de repandre les informations et des idees de toute espece. sans consideration de frontieres, sous une forme orale, ecrite, imprimee ou artistique ou par tout autre moyen de son choix.
Ce recours a la justice est une tentative desesperee qui nous rappelle le regne des tontons macoutes, ces ripoux de Duvalier pere et fils a l'epoque de la dictature sanguinaire en Haiti. Cette demarche est bourbiee d'intimidations et d'iregularites.
Aujourd'hui, les oppresseurs voulent se faire passer a la place des victimes et tentent de jeter tout le monde dans la confusion. Il est absurbe et revoltant qu'une minorite inconsciente s'accroche aux vieilles mentalitees: "tout pour lui et rien pour la grande majorite qui constitue la force motrice de la production locale et de la metropole. Nous savons qu'elle controle l'appareil judiciaire tel que ca a ete avant la grande revolution a Saint-Domingue mais, elle se trompe grandement. Cette minorite n'a pas d'arguments convaincants pour gagner ce proces insignifiant.
Plus de 200 ans apres les consequences nefastes de l'esclavage et environ 60 ans apres la declaration universelle des droits de l'homme, ces gens la veulent toujours appliquer les memes pratiques abitraires et audacieuses de la metropole. Nous sommes curieux, nous aimerions savoir les objectifs reels de cette reticence. he! voulez-vous conduire Mr Elie Domota au fort de joue, cet odieu enfer ou l'on a torture et assassine Toussaint Louverture le precurseur de la liberte des noirs? ou voulez-vous l'expulser vers l'Afrique du Sud comme on avait fait a Jean Bertrand Aristide le president constitutionel de la Republique d'Haiti pour avoir ose revendiquer la restitution de la dette de l'independance d'haiti?
Malgre les actes d'intimidations ce peuple conscientise et mobilise ne va pas se soumettre devant l'arrogance de quelques petits colons qui veulent toujours perpetuer le statu quo. Les oppresseurs doivent se ressaisir pour ne pas inciter la colere des oprimes. Cette phrase, cette declaration du leader du LKP M. Elie Domota est le reflet d'une realite plus que parfaite vieille de plusieur centenaires que seul les inconscients peuvent ignorer.
Les revandications du peuple sont legitimes et sa concretisation sera justice pour la majorite. Vox populi vox Dei.
Pour le Collectif des militants Sans Frontiere:
Vauze R Declasse, Journaliste,
Bachelier en Justice Criminelle
la_presse@yahoo.com
Posté par yoyotte, le 2009-03-11 19:06:00
Salut mon île,
J’approuve sans réserve les propos d’Elie Domota. Ne perdons pas de vue que le député UMP Frédéric Lefebvre n’a pas hésité à qualifier de "tontons macoutes" les organisations syndicales qui composent le LKP ; les tontons macoutes étant cette sinistre clique de tueurs aux ordres d'un dictateur dont la progéniture vit aux frais du peuple, ici, en France !
LA HONTE POUR LEFEBVRE !
Je suis d’autant plus à l’aise que Sarkozy m’a écrit pour m'inciter à voter pour lui. Lire : http://www.yoyotte-armee.com/nicolas.htm
De plus, Frédéric Lefebvre a fustigé l’ensemble du peuple Guadeloupéen - et par-là ceux de Martinique (dont je suis) et à travers ces propos tous les nègres mis en esclavages - je cite : « la Guadeloupe a une tradition de violence dans les mouvements sociaux. »
Ces propos sont particulièrement indignes ! Lefebvre a le droit de vomir tout ce qui lui passe par la bouche !
Et un responsable syndical n'aurait pas le droit de s'élever contre l'esclavage économique auquel sont soumis les nègres des Antilles par une bande de descendants de colonialistes !
On est où là Messieurs les censeurs ! Le temps du muselage des nègres est révolu ! Enfoncez-vous bien ça dans le crâne !
Messieurs les censeurs n'essayez pas de faire diversion en jetant un nuage de fumée sur le discours criminel et somme toute imbécile de Lefebvre en chargeant Elie Domota, légitimement élu par ses pairs pour mener des discutions ô combien âpres pour espérer récolter ce qui leur est dû !
Pourquoi le sieur Lefebvre n’a t-il pas fait l’objet de poursuite pour apologie à la haine raciale et diffamation à l’endroit de tout un peuple qui lutte avec l’énergie du désespoir depuis des lustres pour sa dignité !
Je ne parle même pas de MAM qui est l'archétype de la lâcheté et de la défausse ! Souvenons-nous que cette ministre alors à la Défense avait qualifié d'"assassinat" la mort du gendarme renversé par une moto et DCD sur l'île des nègres de Saint-Martin. Or les témoignages ont prouvé que ledit gendarme s'était mis lui-même en danger en se plaçant debout sur la route, l'armée au poing, voulant arrêter l'engin lancé à plaine vitesse. Aussi dire que le jeune qui conduisait la moto a commis un assassinat c'est-à-dire un homicide volontaire avec préméditation est tout bonnement un mensonge caractérisé ! MAM a même poussé l'indécence jusqu'à rapproché ce malheureux fait divers avec le meurtre commis sur un jeune juif, qui lui a été torturé et exécuté par des assassins !
LA HONTE POUR Michèle ALLIOT-MARIE !
Mais dans la France des blancs, tout ça passe comme une lettre à la poste !
Messieurs les descendants de colons - c’est-à-dire les békés - ont bien été payés par tête d’esclaves à l’avènement de la colonisation après l’esclavage ! C’est un fait ! C’est écrit dans les archives ! Tous les biens qu’ils ont aujourd’hui proviennent bien de ce fric qu’ils ont fait fructifier alors que nos aïeuls n’avaient que leurs yeux pour pleurer ! C’est un fait !
Et nos parents ! Qu’ont-ils eu ! Ont-ils été dédommagés ! Que dalle ! Des coups de triques pour fermer leurs gueules ! Combien sont morts sous la torture des colons !
Ca suffit !
Cliquez sur mon site pour constater aujourd’hui où se trouvent les tontons macoutes !
Lucien Yoyotte, Martiniquais vivant à Paris, fier de ses frères de Gwada et de Matinik !
Posté par Bounty-Tatin, le 2009-03-15 04:41:00
Pourquoi ne pas porter plainte pour apologie de la haine raciale et surtout pour DIFFAMATION alors ??
IMAGE DU JOUR
Y AURAIT-IL UN MODELE LKP ? *
Y AURAIT-IL UN MODELE LKP ? *
Rédigé le 2009-03-10 16:21:00, par Camille CHAUVET
Par Faouzi Elmir : Le 20 janvier 2009, le LKP, le mouvement contre l’exploitation outrancière, (en créole, le Liyannaj Kont pwofitasyon), déclenchait une grève générale en Guadeloupe. Le LKP est un collectif groupant 49 organisations syndicales et associations politiques et culturelles. Son porte parole, Elie Domota, est le secrétaire générale du syndicat majoritaire de la Guadeloupe, l’UGTG (Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens)

Ce collectif a été créé en décembre 2008 à l’occasion des premiers mouvements de protestations contre la vie chère et les prix de l’essence en Guadeloupe.
Depuis, d’autres collectifs ont vu le jour en Martinique (le collectif du 5 février), à Saint-Martin (Collectif du 11 février) et à la Réunion, avec des revendications similaires à celles du LKP.
LKPLe 13 février 2009, le LKP publie un communiqué dans lequel il rappelle les raisons de son mouvement et ses deux revendications : augmenter les salaires des travailleurs guadeloupéens de 200 euros et arrêter la pwofitasyon, l’exploitation outrancière.
La réponse de l’Etat a été, comme toujours, de jouer la carte du pourrissement du mouvement et le recours à la violence policière. Grâce à la mobilisation populaire, le mouvement de contestation n’a cessé de prendre de l’ampleur à juger par la manifestation du 9 février à Pointe à Pitre qui avait rassemblé plus de 100 000 guadeloupéens, c’est-à-dire environ le quart des habitants de l’île qui en compte 500 000.
Les mass medias de la métropole spécialisées dans la désinformation et l’intoxication des masses ont cherché et cherchent toujours à ne pas parler ou de parler le moins possible du mouvement revendicatif guadeloupéen. Lors de l’annonce de son plan de soutien à l’économie, Sarkozy n’a même pas mentionné la situation sociale en Guadeloupe. Et si par miracle elles en parlent, c’est pour dénaturer un mouvement social revendicatif en le réduisant à une lutte entre des indigènes noirs contre des colons blancs.
Alors que le sigle LKP en dit long sur l’objectif principal du collectif qui est la lutte contre l’exploitation coloniale outrancière en Guadeloupe. D’abord, les médias français n’ont pas voulu trop parler d’un mouvement social qui dure et qui ne faiblit pas plus d’un mois après son déclenchement.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant de constater ce manque d’intérêt pour la la question sociale et politique en Guadeloupe quand on sait que les mass medias aussi bien en métropole que dans l’île sont à la solde du grand capital et qu’elles traînent les pieds s’agissant des grévistes guadeloupéens. Alors qu’elles étaient présentes au chantier Lénine de Gdansk dès les premières heures des grèves de l’été polonais de 1980.
Rappelons qu’en juin-juillet 1980, les grands médias des pays capitalistes avaient débarqué en masse dans une Pologne communiste pour désinformer et intoxiquer les opinions publiques occidentales. Outre Europe Libre et la BBC, Radio France Internationale couvrait minute par minute les grèves de Solidarnosc en accordant la part de lion aux ouvriers grévistes polonais. Radio France Internationale donnait l’impression d’être la radio du MKS de Gdansk ou du KOR de Jacek Kuron.
Lors des deux révolutions Rose en Géorgie et Orange en Ukraine, les médias des Etats capitalistes couvraient minute par minute l’évolution des cours des événements dans ces ex-républiques soviétiques. Sur le mouvement social et la grève générale en Guadeloupe, les métropolitains ont été maintenus dans l’ignorance totale.
En ce moment la marotte des médias de la métropole est le procès des Khmers rouges au Cambodge. Il a fallu que le LKP passe à la vitesse supérieure, c’est-à-dire ériger des barrages pour qu’enfin les habitants de la métropole commencent à mesurer l’ampleur de la mobilisation populaire en Guadeloupe.
Il va sans dire que sans la résistance et la ténacité des exploités guadeloupéens, on aurait peut être entendu vaguement de grèves dans cette « colonie départementalisée » qu’est la Guadeloupe.
LES REVENDICATIONS DE CLASSE DU MOUVEMENT LKPSi l’on cherche à comprendre les raisons du déclenchement du mouvement LKP, on découvre aussitôt que c’est une guerre de classe dirigée par la classe exploitée indigène contre une classe exploiteuse coloniale. Cette guerre de classe est symbolisée par le nom du mouvement LKP, un sigle devenu désormais célèbre et qui en dit long sur les motivations et les objectifs des initiateurs et des leaders du collectif. Le Liyannaj Kont Powfitasyon, ou LKP signifie en créole, Mouvement contre l’exploitation outrancière.
Cette guerre de classes s’exprime également dans les slogans scandés lors des manifestations : la Guadeloupe est à nous(La gwadloup sé tan nou), la Guadeloupe n’est pas à eux(yo péké fé sa yo), ils ne feront pas ce qu’ils veulent dans notre pays(yo péké fé sa yo vlé au péyi à nou).
Ces slogans sont directement dirigés contre les exploiteurs blancs de l’ïle, les békés, ces descendants des premiers colons. Les ennemis du mouvement LKP sont nommément désignés, les grands capitalistes: les Hayot, les Despointes, les Aubry, les Loret, les Barbotteau, les Vivies, les Metayer, le groupe Reynoir, les Ciments Lafarges, la Sara, les banques etc.
D’ailleurs, en ligne de mire du mouvement LKP, il n’y a pas que le patronat et la bourgeoisie békés mais aussi l’Etat français qui n’est pas neutre et qui est accusé de powfitasyon en apportant son soutien au patronat par des moyens importants (exonération de charges, exonération de taxes, subventions diverses (voir communique du LKP du 13/02/2009, LKP ka déklaré : Plus que jamais la lutte continue ).
Pour contrer le mouvement mené par le collectif LKP, le patronat a créé son propre mouvement « le Mouvement des Entrepreneurs Guadeloupéens(MEG). C’est à quoi nous assistons actuellement en Guadeloupe, c’est incontestablement une véritable lutte de classes et non pas une guerre de races et de couleurs comme le laisse la propagande officielle.
MOUVEMENT LKP : UN NOUVEL ART DE REVENDIQUERLe mouvement LKP se distingue du syndicalisme de la métropole par un certain nombre de caractères spécifiques. D’abord le LKP est un collectif groupant 49 syndicats et associations représentant tous les secteurs de la société guadeloupéenne. Alors que le syndicalisme métropolitain défend des intérêts sectoriels et bassement matériels. Il ne songe jamais à remettre en cause les rapports sociaux capitalistes en se contentant des miettes que le patronat veuille bien lâcher.
Autre caractère du mouvement LKP est la durée. La grève déclenchée le 20 janvier par le LKP ne faiblit pas contrairement aux espoirs déçus du pouvoir colonial de la métropole qui misait dès le début sur la lassitude et le pourrissement du mouvement. Depuis plus d’un mois, et malgré tous les stratagèmes utilisés pour briser l’élan unitaire du mouvement, le LKP tient bon et il s’est même vu réconforter par le soutien des dizaines de milliers de manifestants qui ont défilé le samedi 21 février à Paris et en Province.
Un autre caractère du mouvement LKP réside dans l’inséparabilité de la lutte de classes « économique » de la lutte de classes « politique ». En effet, les revendications du mouvement LKP ne sont pas seulement économiques mais aussi politiques. Alors que celles du syndicalisme métropolitain restent confinées dans le domaine purement économique.
L’erreur fatale du syndicalisme métropolitain et du syndicalisme en général consiste à séparer l’action syndicale de l’action politique, ce qui représente un vrai régal pour la bourgeoisie et la classe capitaliste dominante. Car, en séparant l’action syndicale de l’action politique, la bourgeoisie et la classe capitaliste parviennent à dominer facilement ses adversaires de classes en les divisant en une kyrielle de chapelles et d’églises qui se neutralisent mutuellement.
De toute évidence, l’ennemi du mouvement ouvrier métropolitain n’est pas seulement la bourgeoisie mais les syndicats ouvriers eux-mêmes qui sont la cause de la dégénérescence du mouvement ouvrier dans les Etats capitalistes. Les syndicats sont devenus des « partenaires sociaux », c’est-à-dire les co-gérants des rapports sociaux capitalistes.
C’est ce maquignonnage syndical qui a miné la combativité du mouvement ouvrier et atrophié sa force face à la bourgeoise et à la classe capitaliste. Les bureaucraties syndicales pensent défendre les intérêts des ouvriers avec du bla bla et des hurlements pendant les défilés de la Bastille à la République. Comment est-il possible de séparer l’action syndicale de l’action politique, le parti politique du syndicat alors qu’en réalité la lutte de classe commence déjà à la porte de l’usine ou à celle du bureau ?
Dès lors que la lutte de classe s’origine dans la production même, on ne peut se contenter de dire que la lutte de classes « économique » s’arrête là où commence la lutte de classes « politique ». La lutte pour un avantage ou un droit économique est déjà en soi une action politique même si la conscience des implications politiques demeure vague ou partielle. Inversement, tout objectif politique implique un avantage économique plus ou moins conscient.
C’est cette coexistence et cette co-action de l’économique et du politique que le mouvement guadeloupéen a très bien perçu et réalisé sur le terrain en liant ses revendications économiques, les 200 euros à la remise en cause des rapports sociaux capitalistes qui sont à l’origine de la surexploitation outrancière.
Comme l’explique à juste titre la sociologue et l’observatrice de l’évolution de ce conflit, Patricia Braflan-Trobo, l’enjeu de la lutte entre le MEG(le syndicat patronal) et le LKP n’est pas seulement économique, c’est-à-dire les 200 euros réclamés par les grévistes mais aussi politique, car ces derniers vont au-delà de la simple revendication économique en demandant aussi l’abolition les rapports sociaux capitalistes et un système de domination capitaliste et coloniale qui dure depuis 1635 et qui profite (d’où le terme profitasyon en créole) à une caste de blancs créoles et de békés.
Les grévistes guadeloupéens vont donc au-delà des 200 euros, car ils remettent en cause aussi les rapports sociaux capitalistes et la manière de distribuer les richesses produites par une population indigène qu’elle soit d’origine africaine ou indienne. Par cette mobilisation sans précédent, les habitants de l’île ont clairement fait savoir qu’ils ne veulent plus de la charité publique ou des allocations dites « braguettes ».
Ce qu’ils veulent au fond, ce n’est ni plus ni moins que leur droit de s’approprier les richesses qu’ils ont contribué à produire eux-mêmes au fil des générations. Derrière les 200 euros, qui est certes une revendication économique, il y a indéniablement un objectif politique clairement exprimé, celui d’en finir avec un système capitaliste dont est victime la population guadeloupéenne.
Cet objectif politique a d’ailleurs été clairement affirmé par les principaux animateurs du LKP, Elie Domota, Félix Flemin, Jean Marie Nomertin qui considèrent que leur collectif est le produit d’une situation économique et sociale de type colonial et que la plateforme de leur organisation est autre chose qu’un anticolonialisme primaire.
Le mouvement LKP cherche certes à dénoncer les « powfitasyons » générées par le système capitaliste colonialiste mais il propose aussi un projet politique visant à instaurer un nouveau mode de consommation et le retour aux valeurs humaines de solidarité et de fraternité entre les hommes.
AVENIR DU MOUVEMENT LKPAprès un mois de grève générale et de mobilisation populaire, le mouvement LKP commence à inquiéter sérieusement le pouvoir et l’Etat capitaliste en métropole.
L’envoi sur place de plus d’escadrons de gendarmes, de fonctionnaires de police judiciaire et d’effectifs appartenant aux services des renseignements est le signe que l’Etat colonial se prépare à l’affrontement et à la répression du mouvement LKP. Si l’on essaie de comprendre ce qui a pu se passer en Guadeloupe depuis plus d’un mois, on se rend compte que le mouvement LKP ressemble par bien des aspects au mouvement de mai 68.
En réussissant à mobiliser comme un seul homme tous les secteurs de la société guadeloupéenne, le LKP a déjoué la stratégie de la classe dominante, celle qui consiste à sectoriser l’espace social selon le principe bien connu, diviser pour régner.
Pour qu’une classe sociale domine la ou les autres classes sociales, il faut remplir deux conditions: a) inculquer aux classes dominées l’idée de la naturalité du monde dans lequel elles vivent, b) diviser l’espace social en une kyrielle de secteurs autonomes, cloisonnés et séparés les uns des autres.
En inculquant aux classes dominées sa propre vision du monde, la classe dominante cherche à faire participer celles-ci à la gestion de leur propre domination. Le signe que cette opération de lavage de cerveaux a bien réussi, c’est le moment où les classes dominées commencent à voir le monde dans lequel elles vivent comme allant de soi, tant que les choses sont pour elles ceci et pas autrement.
Tant que dure la domination, l’horizon des classes dominées est limité, les objets ordinaires ne les questionnent pas et elles ne prennent même pas la peine de se demander si ce monde là, celui des classes dominées, n’est pas plutôt un monde construit et taillé sur mesure pour servir les desseins d’une classe dominante.
La deuxième condition pour qu’une classe domine les autres classes est la sectorisation de l’espace social. À vari dire, aucun pouvoir ne peut s’imposer sans la division de l’espace social en une myriade de secteurs autonomes et cloisonnés.
Il faut absolument tout faire pour maintenir aussi longtemps que possible la sectorisation et le cloisonnement de l’espace social, car le plus grand danger qui guette tout pouvoir est celui du désenclavement, du décloisonnement et de la désectorisation.
Ce sont ce désenclavement et cette désectorisation qui donnent lieu à des mobilisations multisectorielles et donc à des révoltes et des révolutions. Toutes les grandes révolutions dans l’histoire ont commencé par le processus de désectorisation et de désenclavement de l’espace social.
Pour faire face aux mobilisations multisectorielles, le pouvoir doit tout faire, car cela va de sa propre survie, pour re-sectoriser l’espace social en brisant les canaux trans-sectoriels et en limitant au maximum la fluidité entre plusieurs secteurs communicants. Pour contrecarrer une révolte ou une révolution, le pouvoir doit manœuvrer pour essayer d’enfermer à nouveau les hommes dans leurs anciennes logiques sectorielles et donc sectaires.
Cette mission est confiée habituellement aux partis politiques traditionnels et aux syndicats ouvriers appelés à jouer ce rôle de re-sectorisation et de cloisonnement de l’espace social.
Prenons deux exemples. Premier exemple, pour abattre les régimes communistes, les États capitalistes ont pratiqué la stratégie de la désectorisation conjoncturelle de l’espace social pour permettre des mobilisations multisectorielles destinées à déstabiliser et à balayer les gouvernements communistes en place.
Durant l’été 1980, les États capitalistes ont tout fait pour que les mouvements de grèves qui étaient localisés à l’origine à Varsovie, la capitale polonaise, se propagent au plus vite à d’autres secteurs et à d’autres villes de la Pologne. Grâce à la désinformation et aux rumeurs, ils ont réussi leur pari en désectorisant la société polonaise, puisque les grèves s’étaient propagées des chantiers Lénine de Gdansk vers d’autres secteurs d’activités, d’autres villes et d’autres régions de la Pologne.
En pratiquant la stratégie de la désectorisation de l’espace social, les Etats capitalistes ont permis des mobilisations multisectorielles et ce fut la chute du régime communiste.
Deuxième exemple. En mai 1968, l’Etat français avait tout fait pour empêcher que le mouvement de contestation ne se propage en dehors de la capitale, Paris. Les technologies et les tactiques du pouvoir de l’époque consistaient à re-sectoriser l’espace social en faisant appel à la CGT et au parti communiste pour séparer les grèves dans l’industrie et les ouvriers de chez Renault du mouvement étudiant.
En réussissant à déconnecter le mouvement étudiant du mouvement ouvrier grâce aux syndicats et aux partis politiques, le pouvoir a réussi à re-sectoriser l’espace social grâce à l’intervention de la CGT et du parti communiste. La fin du mouvement de mai 68 a été la signature des accords de Grenelle, qui ont brisé l’élan des mobilisations multisectorielles qui réunissaient au départ étudiants et ouvriers. Grâce à la CGT et au parti communiste français, le capitalisme français a pu renaître de ses cendres.
En signe de reconnaissance à l’action de la CGT et au parti communiste en mai 68, la bourgeoisie française aurait dû ériger à côté de la statue de son héros de Gaulle, celles de Georges Séguy et de Maurice Thorez.
Il suffit d’observer qu’à chaque fois que le système capitaliste se trouvé confronté à une crise politique ou sociale, il remet en selle les partis politiques et les syndicats qui jouent le rôle de briseurs de grèves et de mouvements contestataires.
C’est ce danger de re-sectorisation qui guette actuellement le mouvement LKP depuis plus d’un mois. Il est vrai que les leaders du LKP se sont montrés jusqu’ici assez prudents et pragmatiques dans la conduite de leur mouvement.
Mais ce pragmatisme et cette prudence des leaders du LKP sauront-ils suffire à maintenir à terme l’unité et la pérennité d’un mouvement que le pouvoir colonial français cherche à briser grâce aux technologies et aux tactiques de re-sectorisation de l’espace social guadeloupéen ?
TEXTE DE FAOUZI ELMIR* . Le titre est de notre rédaction , et il s'agit d'un regard extérieur ( Faouzi Elmir ) qui balise les luttes sociales mondiales.
b[
Posté par toto, le 2010-12-07 14:55:00
Des collaborations doûteuses........he ben tien ! ! ! ! ! ! ! !
Dans un entretien à L'Express en septembre 2010, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, confirmait qu'il avait rencontré plusieurs fois François Stifani, avant de révéler: "Il a, s'agissant d'une situation sociale délicate à gérer, apporté une contri-bution positive."
Concrètement, selon nos informations, le grand maître de la GLNF a fait jouer ses réseaux maçonniques en Guadeloupe, afin d'aider le gouvernement à nouer les fils du dialogue avec le LKP d'Elie Domota, pendant la longue crise de janvier à mars 2009.
A l'hiver suivant, François Stifani, "en tant que grand maître de l'une des principales obédiences françaises", remet à Nicolas Sarkozy un rapport sur l'organisation des musulmans de France.
cqfd
IMAGE DU JOUR
ENCORE LES BEKES : CLAUDETTE DUHAMEL ECRIT AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
ENCORE LES BEKES : CLAUDETTE DUHAMEL ECRIT AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
Rédigé le 2009-03-10 14:22:00, par Emeline SAUVEUR
La Justice est aux mains des Français. Et pour ne pas changer , le procureur de la République auprès du TGI de Pointe-à-Pitre vole au secours des Békés martiniquais émigrés en Guadeloupe.
Le souvenir de Victor Hugues ne fait pas peur ...
L'avocate Martiniquaise Claudette Duhamel interpelle ce Procureur maladroit...
Claudette DUHAMEL. Avocat.48, rue Schoelcher. Martinique.Fort-de6 France,le 9 mars 2009
Monsieur le Procureur de la République , Près du TGI de Pointe à Pitre . Guadeloupe- Pointe-à-Pitre.Monsieur le procureur de la république
Ainsi vous avez décidé d’ouvrir une enquête à l’encontre de Monsieur Elie DOMOTA porte parole du LKP au motif qu’il aurait commis le délit de provocation à la haine raciale pour avoir indiqué que les patrons qui refusent de signer l’accord salarial accordant 200 euros aux salariés qui perçoivent des bas salaires doivent quitter l’île et qu’il ne laisserait pas une bande de békés rétablir l’esclavage en Guadeloupe.
Votre décision qui intervient à l’issue d’une grève particulièrement dure et pénible pour les travailleurs guadeloupéens, et alors que les gros patrons béké refusent obstinément de signer un accord arraché de haute lutte, me semble procéder d’un insigne mépris à l’égard du peuple de la Guadeloupe et risque de constituer une caution au comportement éminemment raciste de cette caste béké qui sévit en Martinique et en Guadeloupe.
Monsieur le procureur de la république, vous ne pouvez ignorer ni contester cette vérité connue maintenant de toute la planète, à savoir que ceux que les Martiniquais et Guadeloupéens appellent les békés constituent le regroupement de descendants de français esclavagistes qui vivent entre eux, se marient entre eux, refusent de se mêler biologiquement et socialement aux populations non européennes pour préserver la pureté de leur race au point d’exclure de leur « communauté » tout membre qui aurait enfreint cette règle.
De manière délibérée ce que vous appelez la « communauté béké » s’est coupée du reste de la population qu’elle ne fréquente pas et vit principalement dans une partie de l’ile de la Martinique sur le territoire de la commune du François appelée Cap Est, ou, pour reprendre les termes de HUYGUES DESPOINTES, « Béké land ».
Retranchés dans leur ghetto luxueux les békés possèdent la majeure partie des richesses des deux pays Martinique et Guadeloupe. Ainsi à titre d’exemple, le groupe de Monsieur Alain HUYGUES DESPOINTES détient 80 % des parts de marché dans le secteur de la production agro alimentaire dans ces deux pays, ce qui lui permet de pratiquer des prix prohibitifs tout en versant aux travailleurs martiniquais et guadeloupéens des salaires de misère.
C’est donc cette caste qui depuis près de quatre siècles s’est constituée et fonctionne sur un mode raciste, que vous entendez protéger de la « haine raciale ».
Alors qu’en France votre gouvernement nomme des ministres à l’intégration et fustige tous étrangers principalement les africains caribéens parmi lesquels se trouvent ceux que vous appelez « domiens » qui refuseraient de s’intégrer, voilà que non seulement vous tolérez le comportement inadmissible de ces gens dans nos pays mais entendez de surcroit les protéger en tant que tels.
Monsieur le procureur il y a des limites à ne pas dépasser et je crois honnêtement qu’en votre qualité de représentant de la société française, vous êtes en train de les franchir.
Dois-je vous rappeler que le racisme est d’abord et avant tout la théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, ainsi qu’à son droit de dominer les autres.
C’est exactement cette théorie qu’appliquent les membres de la caste béké et que leur patriarche, a si bien rappelée dans l’émission diffusée sur CANAL + intitulée « les derniers maîtres de la Martinique ». Aucun membre de cette caste même ceux qui ont mis en place l’association « Tous créoles » ne peut venir dire le contraire : alors qu’ils ne représentent pas 1% de la population ils se marient tous à l’intérieur de leur caste et à défaut aux fins d’éviter les méfaits de la consanguinité avec des conjoints qu’ils vont chercher en Europe.
Un racisme biologique, social et viscéral c’est ça la réalité triste mais incontournable des békés que votre Etat cautionne et entretient depuis plus de 4 siècles nonobstant les récentes poursuites que vous exercez contre le sieur HUYGUES DESPOINTES et qui ne sont que poudre aux yeux dans la mesure les effets se voient d’emblée annulées par les poursuites que vous exercez contre Elie DOMOTA lequel ne fait pourtant que dénoncer ce racisme.
Le comportement actuel des gros patrons békés (qui dominent au sein du MEDEF Guadeloupe), consistant à refuser l’accord salarial après que les Guadeloupéens se soient sacrifiés durant plus de 6 semaines pour obtenir cette augmentation de salaire, relève de l’arrogance coutumière des békés qui n’ont que mépris envers les travailleurs guadeloupéens et martiniquais qu’ils ont toujours considérés comme des non humains, des êtres à créoliser à soumettre à leur culture afin de les empêcher d’être eux mêmes.
Ce refus de signer cet accord est aussi un moyen pour eux de prouver leur supériorité raciale, économique et social et partant de faire savoir à ces nègres mais aussi au représentant de l’Etat français qui a signé l’accord, qu’ils sont les seuls et véritables maîtres de la Guadeloupe et de la Martinique.
C’est ce même Etat d’esprit qui leur a fait croire qu’en pleine grève générale contre la vie chère en Martinique il pouvaient se permettre d’organiser une contre manifestation en prenant la capitale d’assaut avec leurs tracteurs et leurs 4x4 en guise de chars d’assaut.
Le peuple martiniquais leur a fait comprendre que même s’ils considéraient toujours les martiniquais comme moins que des macaques à peine créolisés, il savait en de telles circonstances se défendre. Et grâce à la détermination du petit peuple des quartiers défavorisés, ils n’ont pas pu entrer dans le centre ville de la capitale et ont dû regagner leur békés land.
Comment ne pas dénoncer de tels comportements de la part de békés qui en situation de monopole et d’oligopoles savent pertinemment qu’en pratiquant des salaires de misère : ils affament les nègres reproduisant les méthodes de leurs ancêtres esclavagistes.
En toute objectivité il faut bien admettre que leur comportement actuel consistant à refuser catégoriquement de signer un accord qui aurait permis à des pères et des mères de famille de bénéficier d’un surplus de revenus pour nourrir leurs enfants relève du racisme et du mépris envers nos deux peuples.
Elie DOMOTA a donc entièrement raison de dénoncer ce racisme et de dire que ce refus équivaut à rétablir l’esclavage dans la mesure où aucun être humain ne peut vivre décemment avec les salaires ridiculement bas servis par les békés dans un pays ou la vie est en moyenne 100 % plus cher qu’en France.
Comment un SMICAR guadeloupéen travaillant dans le Carrefour du groupe Bernard Hayot, peut il apporter à ses enfants les aliments nécessaires à leurs croissance quand quatre yaourts coutent plus de 7 euros, qu’une bouteille de lait plus d’un euro, un petit paquet de beurre de 250 grammes près de 3 euros ?
Dans les familles nombreuses guadeloupéennes les enfants n’ont pas droit tous les jours au lait au beurre et encore moins au yaourt. Sans doute que pour les békés les nègres quand ils sont de conditions modestes ne devraient peut être pas consommer de telles denrées réservées à ceux que l’Etat alloue 40 % de prime de vie chère et qui de plus en plus ne peuvent même plus les acheter
Accepter cela c’est cautionner les comportements discriminatoires et raciale des békés.
Poursuivre Monsieur Elie DOMOTA parce qu’il met le doigt sur ces comportements relèvent de la complicité pure et simple avec de telles pratiques.
Monsieur le Procureur, si vous avez un minimum de respect pour notre peuple ou pour le genre humain tout court vous deviez poursuivre, non pas Monsieur Elie DOMOTA, mais l’ensemble des membres de cette caste béké pour pratiques ancestrales et quotidiennes de discriminations raciales à l’égard des Martiniquais et des Guadeloupéens.
Quoiqu’il en soit, je tiens à vous préciser que si des poursuites devaient être effectivement déclenchées contre cet homme vous provoquerez la mobilisation des milliers des derniers damnés de la terre que sont nos deux peuples unis pour venir vous dire qu’ils sont totalement d’accord avec les propos de Monsieur Elie DOMOTA.
Rappelez-vous Monsieur le Procureur que dans un de ses discours prononcé en 2007 votre président de la République Monsieur Nicolas SARKOZY a dit aux étrangers vivants déjà dans des conditions difficiles sur le sol français « aimez la France ou partez » sans faire l’objet de critique alors que dans ce cas de figure il aurait du être fustigé puisqu’à l’inverse des békés qui refusent de se mélanger au Martiniquais par racisme, ces étrangers sont bien souvent rejetés, victimes d’ostracisme ce qui les empêche de s’intégrer c'est-à-dire d’aimer la France.
Monsieur Elie DOMOTA, lui a plaidé la cause des plus défavorisés en disant aux patrons racistes et ségrégationnistes de Guadeloupe «signer cet accord ou quitter le pays autrement dit accorder aux guadeloupéens les plus démunis un minimum vital ou partez.
Et il a parfaitement raison car le Peuple Guadeloupéen n’aurait pas fait 44 jours de grève avec une détermination exemplaire pour retourner au travail et percevoir des patrons békés le même salaire de misère.
Si vous le poursuivez vous devrez par souci d’équité et d’égalité de tous devant la loi poursuivre l’ensemble des Martiniquais qui ont chanté et chantent dans la rue en parlant des békés « une bande de békés profiteurs, voleurs nous les mettrons dehors »
Les Guadeloupéens et les Martiniquais savent que votre Etat répugne à poursuivre et à condamner les membres de cette caste bien protégée, l’affaire du sieur MARRAUD DESGROTTES est là pour nous le rappeler, mais gardez vous pour autant de franchir des limites qui ne feraient que révéler la complicité terrible existant entre l’Etat français et les békés.
Déjà vous faites injure à notre intelligence en prétendant voir dans les propos d’Elie DOMOTA une incitation à la haine raciale. Aussi, prenez garde monsieur le procureur de ne pas allumer les feux de la colère de nos deux peuples en voulant à tout prix salir DOMOTA pour venger les békés qui ont démontré qu’ils n’avaient pas changé d’un pouce durant des siècles et qu’ils étaient aussi racistes que ces blancs du sud des Etats-Unis qui traitent le président noir des Etats-Unis Barak OBAMA de macaque.
« Tant va la cruche à l’eau ….. » et cette cruche y va depuis bientôt près de 5 siècles.
C’est au nom de vos principes républicains et de la déclaration universelle des droits de l’homme que je vous invite à mettre un terme à toute velléité de poursuites judiciaires à l’encontre de Monsieur Elie DOMOTA.
Souvenez vous Monsieur le Procureur : En 1848 après avoir aboli l’esclavage, l’Etat français au lieu d’indemniser les victimes de ce viol permanent du corps et de l’esprit qu’a été l’esclavage, a payé les criminels pour la perte de leurs « biens » estimant dans la droite ligne du code noir que nous n’étions pas des humains mais des objets qui pouvaient être achetés des mains des colons.
C’est d’ailleurs avec ces fonds et notre labeur payé au rabais que les békés ont bâti leur fortune pendant que nous étions maintenu dans un quasi esclavage compensé par des aides publiques d’un Etat français complice. Votre démarche actuelle me donne à penser que vous entendez toujours et une fois de plus poursuivre les victimes du racisme et leur demander d’indemniser les békés tout simplement parce qu’ils entendent mettre fin à la pwofitasyon exercée sur eux par ces descendants d’esclavagistes.
161 ans après le décret d’abolition de l’esclavage la situation est en train de changer et le peuple guadeloupéen n’acceptera pas que vous veniez user de votre pouvoir de poursuite pour apporter un soutien aux membres de la caste béké.
Le Peuple vous dit ça suffit ! Nous avons les yeux ouverts !
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de mes salutations de négresse en lutte contre l’esclavagisme et le colonialisme.
Posté par MEDELICE, le 2009-03-12 17:21:00
Félicitations pour ce courrier : tout est dit !
Posté par yoyotte, le 2009-03-13 13:33:00
Ma très chère compatriote,
J'ai lu, que dis-je, j'ai bu, que redis-je, j'ai englouti avec gourmandise, délectation et une immense satisfaction votre lettre ouverte au Procureur de la République française à Pointe à Pitre. Vos mots ont bercé mon être et au-delà mon âme...
Dès lors je voudrais m'associer tout entier à votre indignation tant vous mettez exactement le doigt sur la spécificité congénitale de cette caste appelée les békés. Je dis caste car, et comme vous l'avez si bien fait ressortir, ça tourne en boucle chez ces gens-là au point que s'ils n'avaient enfin pris conscience, ils seraient tous devenus malades du fait de la consanguinité.
Cette mentalité héréditaire qui se transmet tel un trophée, par exemple une tête de nègre sur un pic lors de l'apéro, démontre dans tous les cas de figure une débilité qui perdure depuis plus de 400 ans, ce qui prouve, s'il en était besoin, que ces gens-là s'estiment supérieur au genre humain. Dotés, à l'évidence, d'un esprit particulier, ne perdons pas de vue que leurs géniteurs ont coursé, kidnappé, souvent exécuté, balancé dans le grand bleu lorsqu'ils crevaient dans les cales des bateaux négriers, pataugeant dans leur vomi, leur excrément et leur dignité, nos mères, nos pères, nos aïeux déportés pour nourrir la France et l'Europe jusqu'à ce que mort s'en suive !
10, 15, 20 millions ils étaient. Peut-être plus mais on ne va pas chipoter pour si peu...
Aussi, avoir l'outrecuidance, que dis-je le culot sinon la folie de poursuivre Monsieur Elie Domota parce qu'il a osé dire tout haut ce que tous les politiques - les femmes et les hommes de bonne volonté également - pensent tout bas est tout bonnement indigne !
Même Michel Rocard, ancien Premier ministre de la France et ancien Premier secrétaire du PS, a reconnu dans le quotidien le Monde du 23 février 2009 : "Il y a dans le patronat guadeloupéen une aile irréductible. Le noeud du problème, c'est le sous-développement économique dont est victime la Guadeloupe depuis la fin de la dernière guerre mondiale. La IVe et la Ve République se sont très mal occupé des départements d'outre-mer en général et de la Guadeloupe en particulier."
Alors Messieurs les censeurs ! Allez-vous aussi poursuivre Rocard parce qu'il sous-tend que la colonisation continue en nous maintenant sous le joug de l'arbitraire économique !
Mais pire. Je viens d'être alerté par message en provenance du site Bondamanjak - vous les frères de Gwada et de Matinik certainement - de la tenue d'une réunion de la honte dont l'objectif évident est de réhabiliter les békés.
Ce colloque aura lieu au Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer sous l'instigation d'un dénommé Patrick Karam, fils de Libanais, né en Guadeloupe mais qui a annoncé dans le journal le Monde du 9 décembre 2005 qu'il était réfugié Cubain, reniant ainsi ses origines !
Ce fils de... venu d'ailleurs avait déjà tenté de compromettre Elie Domota lors d'une émission de télé, soulevant l'indignation de beaucoup en France hexagonale et aussi chez nous.
Il ne faut pas laisser faire ! Balancez à tout va des messages de protestation à Sarkozy, Fillon, Alliot-Marie et Jégo car ce Karam nous fout le coup de pied de l'âne !
Après le convoi de la honte, allons nous accepter le colloque du mépris !
Une adresse e-mail est jointe dans le message en question.
Acceptez mes hommages Madame...
Je vous aime, mes frères et soeurs de souffrance...
Lucien Yoyotte, né en 1948 à Saint-Esprit Martinique, en lutte en France depuis 14 ans contre des macoutes dans l'armée !
Ci-dessous l'objet du délit :
"La place des Békés dans la société antillaise"
Mercredi, 11 Mars 2009 10:43
Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, vous invite le mercredi 18 mars 2009 à 17h30 à la délégation à participer à une rencontre-débat sur : « La place des Békés dans la société antillaise : mythes et réalités » en présence de différents membres de la communauté Béké.
Salle Félix Éboué - Délégation interministérielle
27, rue Oudinot - 75007 Paris
Métro Saint François-Xavier ou Duroc
RSVP : sec.delegation@outre-mer.gouv.fr . Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
01 53 69 20 50 / 20 42
Se munir du carton et d’une pièce d’identité.
http://www.bondamanjak.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6941&Itemid=131
Posté par Mcl valere 1er, le 2009-03-14 20:20:00
Ma fi, ou répon' boug la a gou an mwen tou bonman,! sa ka fanw plézi menm! si i pa konpwan'n, i ni on blèm servikal
Posté par sh, le 2010-03-09 02:04:00
pourkoi se définir comme négresse? Et pas comme Affricaine des Antill
Posté par niang, le 2010-03-09 02:34:00
le chinois,l'arabe,l'indien se détermine comme tel mais nous les africains des antilles nous déterminons par une COULEUR!!!!
IMAGE DU JOUR
POUR LA MARTINIQUE BALLADUR ANNONCE L'ASSEMBLEE UNIQUE
POUR LA MARTINIQUE BALLADUR ANNONCE L'ASSEMBLEE UNIQUE
Rédigé le 2009-03-10 13:36:00, par Camille CHAUVET
Au moment où le mouvement social du 5 février 2009 pose les problèmes de conjoncture , sur les problèmes de fond , le rapport Edouard Balladur annonce déjà un statut sur mesure pour les DROM.( Département Région Outre Mer): L"Assemblée Unique.
La proposition n° 20 dit instaurer, dans les départements et Régions d’Outre-mer, une Assemblée Unique, car contrairement à la règle applicable en métropole qui veut qu’une seule collectivité locale administre un même territoire, les Départements d’Outre-mer ont également le caractère de régions.
Les inconvénients qui en résultent sont nombreux, en termes d’exercice de la démocratie locale et de coût de fonctionnement. Il est proposé que ces départements soient administrés, après consultation des électeurs, par une Assemblée Unique.
Cette proposition a été adoptée à l’unanimité des membres du Comité. Cette décision va sûrement entraîner une consultation sur la question de l'Assemblée Unique.
Mais tout se complique, car il faudra bien savoir de quoi l'on parle et où l'on se place dans la Constitution Française.
En tout cas,les efforts répétés d'Alfred Marie-Jeanne et de Claude Lise pour faire reporter les élections régionales et cantonales n'ont toujours pas aboutis.
Les émissaires du Gouvernement attendent l"évolution du Mouvement social du 5 février 2009.
TRIBUNE LIBRE
LIEN PROPOSE PAR UN LECTEUR DU Naïf
LIEN PROPOSE PAR UN LECTEUR DU Naïf
Rédigé le 2009-03-10 00:00:00, par muriane.brissac0123@orange.fr
Ce lien nous a été proposé, par un lecteur. Visitez ce site et donnez nous votre avis.
IMAGE DU JOUR
ON PARLE DE JUVENAL MAIS BERTOME AUSSI ETAIT LA
ON PARLE DE JUVENAL MAIS BERTOME AUSSI ETAIT LA
Rédigé le 2009-03-09 16:20:00, par Victor HAUTEVILLE
Les photos de la provocation font déja le tour du monde. Plus ça va et plus l'on voit ceux qui pratiquent le double langage . Crié que ou ka prend fè et fan chou pep la pa dèyè.
ECONOMIE
FACE A LA CRISE PLUSIEURS PAYS BAISSENT LES SALAIRES DE FONCTIONNAIRES
FACE A LA CRISE PLUSIEURS PAYS BAISSENT LES SALAIRES DE FONCTIONNAIRES
Rédigé le 2009-03-09 14:50:00, par Emeline SAUVEUR
Texte de Philippe Ricard / C'est une mesure qui semble s'imposer dans les pays frappés de plein fouet par la crise : plusieurs gouvernements européens ont entrepris de réduire les salaires de leurs fonctionnaires, afin d'assainir leurs finances publiques, voire d'éviter un défaut de paiement.
![]()
C'est une mesure qui semble s'imposer dans les pays frappés de plein fouet par la crise : plusieurs gouvernements européens ont entrepris de réduire les salaires de leurs fonctionnaires, afin d'assainir leurs finances publiques, voire d'éviter un défaut de paiement.
En Irlande, le premier ministre Brian Cowen a décidé le 3 février, contre l'avis des syndicats, de réduire de plus de 7 % le traitement dans la fonction publique, par le biais d'un prélèvement destiné à financer les retraites.
La Lettonie a imposé de son côté en janvier une baisse de 15 % des revenus de ses fonctionnaires, dans le cadre du soutien apporté par le Fonds monétaire international (FMI), et l'Union européenne. Sous perfusion internationale elle aussi, la Hongrie a supprimé le treizième mois dans la fonction publique.
La Roumanie pourrait être obligée de faire de même si le FMI et les Vingt-Sept volent à son secours dans les prochaines semaines.
Le phénomène pourrait faire tache d'huile si la crise s'aggrave encore, en dehors comme au sein de la zone euro. Lors d'une récente visite à Dublin, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a appelé les gouvernements "à poursuivre des politiques de dépenses courageuses, en particulier en matière de salaires dans le public".
Pour lui, l'Irlande, et tous les pays de la zone euro qui ont connu une expansion rapide ces dernières années, ont int& eacute;rêt à réduire les salaires, afin de regagner en compétitivité, sans vivre au-dessus de leurs moyens. "L'accumulation de pertes relatives de compétitivité et de déséquilibres domestiques nécessite, à un certain moment, d'être corrigée", selon M. Trichet.
Le raisonnement est le même pour les pays hors de la zone euro, qui ont connu un rattrapage économique spectaculaire ces dernières années, sans trop se soucier de l'inflation, de leurs déficits, ou de la création de bulles immobilières.
En accord avec les autorités européennes, la réduction des dépenses de la fonction publique figure parmi les principales demandes du FMI quand il prête de l'argent aux pays aux abois. Cette cure d'austérité promise aux agents du secteur public explique d'ailleurs en partie les réticences de certains gouvernements d'Europe centrale à frapper à la porte du FMI. "La Pologne a fait appel à lui lors de la transition, voici vingt ans, mais c'est presque inim aginable aujourd'hui, tant les exigences du fonds seraient impopulaires", explique un responsable polonais.
La baisse des salaires dans la fonction publique est en effet de nature à alimenter la grogne sociale. A Dublin, 120 000 manifestants - un record - ont protesté le 21 février contre la décision du gouvernement de rogner les traitements publics, alors que le déficit irlandais devrait frôler les 10 % du PIB cette année.
En Lettonie, le plan d'austérité a entraîné la chute du gouvernement, après de violentes manifestations à Riga.
Dans plusieurs pays dont la situation est meilleure, comme la France et l'Allemagne, de telles mesures sont difficiles à imaginer à l'heure où les autorités engagent des dizaines de milliards d'euros pour assurer la survie du secteur bancaire.
Mais les syndicats de fonctionnaires, qui demandent au contraire d'augmenter le pouvoir d'achat pour soutenir la consommation, sont sur leurs gardes : "Les gouvernements considèrent les services publics comme des boucs émissaires faciles, alors qu'ils ne sont pas responsables de la crise", estime Jan Willen Goudriaan, secrétaire général adjoint de la FSESP, la Fédération syndicale européenne des services publics. "
Le moment est mal choisi, car on impose des coupes dans le secteur public au moment o&u grave; on en a plus que jamais besoin pour investir et stabiliser l'économie", ajoute-t-il.Texte de Philippe Ricar/ Bureau européen.
IMAGE DU JOUR
YVES JEGO TAMBOUR DEUX BONDA
YVES JEGO TAMBOUR DEUX BONDA
Rédigé le 2009-03-09 13:24:00, par Camille CHAUVET
PAR CAMILLE CHAUVET .Yves Jego en Guadeloupe déclare qu'il faut en finir avec l'économie de comptoirs et arrivée sur en France il revient sur ces propos sous la pression des lobby coloniaux du Medef.
Comme le tambour deux bonda de l'habitation, il émet deux sonorités suivant ses intérêts du moments

Sans surprise, Yves Jego , l'actuel secrétaire d'Etat aux aux îles de l'Amérique estime que le préambule de l'accord salarial signé en Guadeloupe entre le collectif syndical LKP et une partie du patronat "n'est pas acceptable". "L'Etat ne soutient pas le protocole d'accord".
Il se range sans surprise à l'avis de la présidente du Medef qui estime que le préambule qualifiant l'économie de la Guadeloupe d'économie de plantation", c'est-à-dire, selon elle d"économie esclavagiste" , est inacceptable, pourtant c'est ce même Yves Jego qui évoque l'économie de comptoirs en parlant de la Guadeloupe et de la Martinique.
Pour la présidente du Medef Laurence Parisot le préambule est une cause de blocage .C'est la raison pour laquelle le Medef local a refusé de signer cet accord, explique-t-elle.
Laurence Parisot "a raison", estime Yves Jégo.
Incroyable Yves Jego qui joue sur un deuxième registre en déclarant que le Medef a eu "tort" de ne pas participer aux discussions et il ajoute "le protocole qui est signé sans vous, dans votre dos, est un protocole dont le préambule n'est pas acceptable".
Une présidente du Medef qui sanglote pour "les équipes du Medef Guadeloupe qui se sont retrouvées face à une organisation gauchiste, très politisée, qui milite pour l'indépendance de la Guadeloupe et n'hésite pas à user de menaces et de pressions qui sèment un véritable climat de terreur".Mais oublie d'ajouter à sa déclaration que le LKP est soutenu par une large majorité du peuple guadeloupéen,surtout les plus démunis.
La complicité de l'Etat et des patrons apparaît au grand jour et les hommes qui entrent à l'Elysé sans carte d'identité sont bien les -anciens et toujours maîtres- de l'économie en Guadeloupe et en Martinique, porteur de l'héritage du Crime contre l'humanité,et non des porteurs de paix sociale.
Les poursuites judiciaires engagées par la Justice à l'encontre d'Elie Domota ajoutent de l'huile au brasier dans un contexte social pas encore apaisé.
Posté par timpo, le 2009-03-09 16:10:00
Comme quoi la pwofitation continue en plus de la provocation
Posté par Adama, le 2009-03-10 10:04:00
Concernant les poursuites judiciaires a l'encontre du leader du LKP, Elie Domota a prononce la phrase suivante:
"Nous ne laisserons pas une bande de Bekes retablir l'esclavage"
Cette phrase ne renferme aucun propos raciste ni d'incitation a la violence, elle est simple, ecrite au futur et renforcee de la negation "ne". La mechancete rend l'homme aveugle.Cette phrase est conforme au pacte international relatif aux droits civils et politiques adopte par l'assemblee generale dans sa resolution 2200 A (XXI) du 16 Decembre 1966, Entree en vigueur: le 23 Mars 1976 dans la 3eme partie dans son article 8 les alineas 1 et 2 qui stupilent:
1)Nul ne sera tenu en esclavage: l'esclavage et la traite des l'esclaves, sous toutes leurs formes sont interdits.2) Nul ne sera tenu en servitude.
Et plus loin dans l'article 19 les alineas 1 et 2 stipulent:
1) Nul ne peut etre inquiete pour ses opinions. 2) Toute personne a droit a la liberte d'expression: ce droit comprend la liberte de rechercher, de recevoir et de repandre les informations et des idees de toute espece. sans consideration de frontieres, sous une forme orale, ecrite, imprimee ou artistique ou par tout autre moyen de son choix.
Ce recours a la justice est une tentative desesperee qui nous rappelle le regne des tontons macoutes, ces ripoux de Duvalier pere et fils a l'epoque de la dictature sanguinaire en Haiti. Cette demarche est bourbiee d'intimidations et d'iregularites.
Aujourd'hui, les oppresseurs voulent se faire passer a la place des victimes et tentent de jeter tout le monde dans la confusion. Il est absurbe et revoltant qu'une minorite inconsciente s'accroche aux vieilles mentalitees: "tout pour lui et rien pour la grande majorite qui constitue la force motrice de la production locale et de la metropole. Nous savons qu'elle controle l'appareil judiciaire tel que ca a ete avant la grande revolution a Saint-Domingue mais, elle se trompe grandement. Cette minorite n'a pas d'arguments convaincants pour gagner ce proces insignifiant.
Plus de 200 ans apres les consequences nefastes de l'esclavage et environ 60 ans apres la declaration universelle des droits de l'homme, ces gens la veulent toujours appliquer les memes pratiques abitraires et audacieuses de la metropole. Nous sommes curieux, nous aimerions savoir les objectifs reels de cette reticence. he! voulez-vous conduire Mr Elie Domota au fort de joue, cet odieu enfer ou l'on a torture et assassine Toussaint Louverture le precurseur de la liberte des noirs? ou voulez-vous l'expulser vers l'Afrique du Sud comme on avait fait a Jean Bertrand Aristide le president constitutionel de la Republique d'Haiti pour avoir ose revendiquer la restitution de la dette de l'independance d'haiti?
Malgre les actes d'intimidations ce peuple conscientise et mobilise ne va pas se soumettre devant l'arrogance de quelques petits colons qui veulent toujours perpetuer le statu quo. Les oppresseurs doivent se ressaisir pour ne pas inciter la colere des oprimes. Cette phrase, cette declaration du leader du LKP M. Elie Domota est le reflet d'une realite plus que parfaite vieille de plusieur centenaires que seul les inconscients peuvent ignorer.
Les revandications du peuple sont legitimes et sa concretisation sera justice pour la majorite. Vox populi vox Dei.
Pour le Collectif des militants Sans Frontiere:
Vauze R Declasse, Journaliste,
Bachelier en Justice Criminelle
la_presse@yahoo.com
SOCIETE
COMMENT LIRE CE DOCUMENT?
COMMENT LIRE CE DOCUMENT?
Rédigé le 2009-03-09 04:52:00, par Victor HAUTEVILLE
Gadé en qui léta cé pwofitèya mété nou!
si la france paté la?
i lè pou bagay la changé!
Pour une meilleure lecture cliquez sur le document joint en bas de page.

Les dépenses d'aide sociale des départements
> Unité : euros par habitant
Département
Aide sociale par habitant
1
Ain
236
74
Haute-Savoie
243
85
Vendée
247
5
Hautes-Alpes
248
4
Alpes de Haute-Pce
254
57
Moselle
270
45
Loiret
275
78
Yvelines
280
88
Vosges
281
51
Marne
281
28
Eure-et-Loir
283
39
Jura
283
27
Eure
285
67
Bas-Rhin
285
77
Seine-et-Marne
286
56
Morbihan
288
95
Val-d Oise
289
73
Savoie
291
70
Haute-Saône
292
68
Haut-Rhin
299
43
Haute-Loire
300
36
Indre
301
22
Côtes-d Armor
302
50
Manche
302
53
Mayenne
303
49
Maine-et-Loire
306
35
Ille-et-Vilaine
309
86
Vienne
310
37
Indre-et-Loire
311
71
Saône-et-Loire
315
60
Oise
316
79
Deux-Sèvres
316
25
Doubs
317
91
Essonne
319
31
Haute-Garonne
320
38
Isère
321
44
Loire-Atlantique
321
72
Sarthe
324
69
Rhône
324
12
Aveyron
326
41
Loir-et-Cher
326
64
Pyrénées-Atlantiques
328
52
Haute-Marne
333
7
Ardèche
334
48
Lozère
336
63
Puy-de-Dôme
339
29
Finistère
340
16
Charente
340
90
Territoire de Belfort
343
40
Landes
344
2
Aisne
346
21
Côte-d Or
347
3
Allier
347
15
Cantal
348
55
Meuse
348
14
Calvados
350
33
Gironde
351
89
Yonne
353
10
Aube
354
19
Corrèze
356
17
Charente-Maritime
359
42
Loire
361
6
Alpes-Maritimes
363
83
Var
365
61
Orne
365
47
Lot-et-Garonne
370
24
Dordogne
371
54
Meurthe-et-Moselle
378
32
Gers
380
26
Drôme
382
46
Lot
385
80
Somme
387
87
Haute-Vienne
388
18
Cher
391
8
Ardennes
393
2B
Haute-Corse
395
81
Tarn
397
23
Creuse
399
82
Tarn-et-Garonne
400
92
Hauts-de-Seine
405
94
Val-de-Marne
409
84
Vaucluse
411
66
Pyrénées-Orientales
411
9
Ariège
413
65
Hautes-Pyrénées
416
76
Seine-Maritime
416
62
Pas-de-Calais
440
75
Paris
441
2A
Corse-du-Sud
443
58
Nièvre
454
30
Gard
454
13
Bouches-du-Rhône
456
34
Hérault
466
59
Nord
490
93
Seine-Saint-Denis
519
11
Aude
525
973
Guyane
533
971
Guadeloupe
713
972
Martinique
768
974
La Réunion
838
France entière
370
Source : ministère de l'intérieur, DGCL. Année des données : 2006
IMAGE DU JOUR
EST CE LE NOUVEAU BEKELAND ?. LISEZ LES COMMENTAIRES!
EST CE LE NOUVEAU BEKELAND ?. LISEZ LES COMMENTAIRES!
Rédigé le 2009-03-09 03:24:00, par Victor HAUTEVILLE
Lisez relisez et posons nous la question.
IMAGE DU JOUR
EXCLUSIF LES PHOTOS DU SIEGE DU GROUPE BERNARD HAYOT APRES 1 MOIS DE GREVE
EXCLUSIF LES PHOTOS DU SIEGE DU GROUPE BERNARD HAYOT APRES 1 MOIS DE GREVE
Rédigé le 2009-03-09 02:42:00, par Victor HAUTEVILLE
Sans commentaire.
TRIBUNE LIBRE
SHOW C'EST CHAUD TRES CHO DE VIVRE EN CE MOMENT AU PAYS! ( INSCRIVEZ VOUS VITE A LA NEWSLETTER DU Naïf)
SHOW C'EST CHAUD TRES CHO DE VIVRE EN CE MOMENT AU PAYS! ( INSCRIVEZ VOUS VITE A LA NEWSLETTER DU Naïf)
Rédigé le 2009-03-08 15:54:00, par Victor HAUTEVILLE
Merci d’avoir pris le temps de vous inscrire à a newsletter du Naïf pour ceux qui l'ont fait.
Cette semaine a été très chaude. Chaud cacao pour l’état. Chaud devant pour le conseil général. Tellement chaud que Claude lise a éprouvé le besoin de recadrer sa participation dans le cadre de l’augmentation de salaire

. Chaud et froid à l’Assemblée Nationale pour Alfred MARIE JEANNE sans doute très attentif à toute l’ironie contenue dans la réponse de MAM. Chaudes larmes à cause du gaz lacrymogène pour Serge LETCHIMI pris entre le marteau et l’enclume dans son quartier d’origine dont l’intervention aura permis de sauver la vie dans la ville.
Mais le plus chaud de tous les chauds c’est sans doute le défis et l’arrogance des békés, qui alors que nous étions dans le derniers carat de cette grève, ont sous le prétexte de manifestation pacifique, mobilisé tous leurs engins de guerre et leurs nègres de service avec ( tel que le montrait le documentaire de CANAL+ pour les Africains ) en chef d’habitation Juvénal REMIR.
Cette provocation des tracteurs et des camions contre des manifestants armés de leurs seules revendications contre la vie chère est une véritable honte. Cette mobilisation contre la vie chère est une défense légitime contre la pwofitatyon.
Les martiniquais ne se sont pas laissés faire, et les békés ne sont finalement pas rentrés dans la ville capitale
La donne a définitivement changé en Martinique. Le peuple donne la réplique. Les jeunes sont dans la rue. Les femmes sont douboutes … La société est en marche pour une alternative. Mais laquelle ?
Chow c’est cho très chaud de vivre en ce moment au pays.
IMAGE DU JOUR
QUE SE PASSE T' IL A ATV
QUE SE PASSE T' IL A ATV
Rédigé le 2009-03-08 14:37:00, par Victor HAUTEVILLE
Guy FLANDRINA nouveau responsable de la rédaction d’ ATV est celui qui a interrogé le préfet de la MARTINIQUE suite aux incidents du vendredi 6 mars 2009 à Fort de France . La journaliste qui réalisait l’édition du soir n’a pas eu droit au moindre mot sauf à dire au revoir monsieur le préfet sans la chance de poser la moindre interrogation.

Soit le directeur de la rédaction pense cette dernière comme incapable d’interviewer un préfet, soit il considère qu’il est lui, le seul capable de poser toute question au préfet.
Quoi qu’il en soit ce denier n’a cessé de zanzoler entre la question au profit du collectif (pensez vous qu’il s’agisse d’une provocation …) et celle au profit du grand patronat dont il est le nouveau mandataire médiatique. Le positionnement du rédacteur en chef de la chaine est en cohérence avec son nouveau costar.
Guy à déjà compris qu’après un mois de vache maigre pour les revenus de la chaine – au moment où cette dernière est en redressement judiciaire – qu’il vaut mieux brosser dans le sens du poils les pourvoyeurs de la manne publicitaire. Mais la dernière question de FLANDRINA a tout de même révélé le fossé qui ira grandissant entre les aspirations du peuple et la nouvelle ligne éditoriale de la chaine.
Sa dernière question était la suivante
« Mr le préfet sa nou ka fè, es nou ka fouté cou en chou neg si yo paka débaré sé zone la ».
Monsieur le préfet qui a déjà bien compris l’enjeu sociétal de la grève, qui participe aux négociations et qui souhaite sortir par le haut de cette situation lui a répondu gentiment :
« GUY si ou ka konté en lè mwoin pou fan chou neg ay chaché en lot moun «
Filé monsieur le préfet, très filé !
INTERNATIONAL
BARACK OBAMA ET LES SANCTIONS ECONOMIQUES CONTRE CUBA
BARACK OBAMA ET LES SANCTIONS ECONOMIQUES CONTRE CUBA
Rédigé le 2009-03-08 04:10:00, par Emeline SAUVEUR
Par LAMRANI SalimDepuis son intronisation à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, occupé par de multiples dossiers, n’a toujours pas effectué de geste en direction de Cuba, malgré ses promesses de campagne de mettre un terme aux sanctions économiques imposées par son prédécesseur George W. Bush en mai 2004.

Celles-ci limitent drastiquement les visites des émigrés cubains vers leur pays d’origine à 14 jours tous les trois ans et réduisent l’aide financière familiale à 100 dollars par mois, dans le meilleur des cas (1).
Un rapport bipartite du Congrès étasunien, rendu public le 23 février 2009, intitulé « Changer la politique à l’égard de Cuba en faveur de l’intérêt national des Etats-Unis », recommande au président d’entreprendre « un premier pas unilatéral » à l’égard de La Havane, avant le prochain Sommet des Amériques du 17 avril 2009. Selon le congressiste de l’Indiana Richard Lugar, promoteur du rapport de 25 pages, ce geste consisterait, dans un premier temps, à éliminer les sanctions de 2004, un simple ordre exécutif étant nécessaire à cela (2).
« Un tel geste pourrait signaler un important changement et favoriserait un climat de bonne volonté à l’égard des Etats-Unis de la part des pays latino-américains, tout comme la coopération régionale que le gouvernement étasunien recherche dans plusieurs domaines », souligne le document (3).
En effet, les sanctions économiques imposées de manière unilatérale par Washington depuis juillet 1960 sont unanimement rejetées par la communauté internationale. Le 29 octobre 2008, pour la 17ème année consécutive, 185 pays sur les 192 que compte l’Assemblée générale des Nations unies se sont prononcés pour la levée de cet état de siège qui affecte toutes les catégories de la population cubaine.
En effet, les sanctions étasuniennes sont le principal obstacle au développement économique de Cuba. Elles ont coûté 93 milliards de dollars à l’économie cubaine depuis leur entrée en vigueur et 3,7 milliards rien que pour l’année 2007. L’opinion publique étasunienne et le monde des affaires sont également opposés à l’actuelle politique de la Maison-Blanche en raison de son caractère obsolète, cruel et inefficace (4).
Par ailleurs, lors de la réunion historique du 16 décembre 2008 qui a intégré Cuba au Groupe de Río au Brésil, les 33 nations latino-américaines et caribéennes ont réitéré avec vigueur leur condamnation des sanctions contre Cuba (5). Les visites à Cuba de Cristina Kirchner, Michelle Bachelet, Rafael Correa, Alvaro Colom, Hugo Chávez, José Manuel Zelaya Rosales et Leonel Fernández Reina respectivement présidents de l’Argentine, du Chili, de l’Equateur, du Guatemala, du Venezuela, du Honduras et de République dominicaine depuis le début de l’année 2009 illustrent la solidarité continentale à l’égard de La Havane, réalité que la Maison-blanche ne peut se permettre d’ignorer (6).
Même le discipliné et fidèle secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza, allié de Washington, a fait part de son souhait de voir le gouvernement Obama mettre un terme aux sanctions économiques contre Cuba. « J’aimerais que l’embargo contre Cuba soit rapidement éliminé », a-t-il déclaré (7).
De la même manière, en février 2009, le colonel Glenn Alex Crowther, éminente personnalité militaire et professeur d’affaires de sécurité nationale à l’Institut d’études stratégiques (SSI), entité appartenant au célèbre Collège de Guerre des Etats-Unis, s’est également prononcé contre les sanctions économiques dans le bulletin officiel du SSI. Il a exhorté le gouvernement Obama à changer de polítique dans une réflexion intitulée « Dites au revoir à l’embargo ».
Selon lui, « lever l’embargo pourrait envoyer un signal fort à la communauté internationale démontrant que les Etats-Unis sont magnanimes et inclusifs ; le maintenir nous fait paraître mesquins et vindicatifs ». Par ailleurs, « nous ne pouvons convaincre personne que Cuba est une menace pour les Etats-Unis ni démontrer au niveau international que le maintien de la même politique aura un impact positif (8) ».
Récemment, plusieurs centres politiques, économiques et intellectuels influents tels que la Brookings Institution, le Council on Foreign Relations, l’Inter-American Dialogue et la New America Foundation, entre autres, ont également exprimé leur rejet de l’actuelle politique étasunienne à l’égard de Cuba (9).
Le rapport bipartite propose également que le Congrès se charge de lever l’interdiction de voyager qui pèse sur les citoyens étasuniens et mette ainsi terme à une situation absurde et illégale qui leur permet de se rendre en Corée du Nord, en Chine et au Vietnam, mais pas à Cuba (10).
Des estimations prévoient la visite d’un million de touristes étasuniens dès la première année, qui génèreraient des revenus à hauteur d’un milliard de dollars. Ces ressources permettraient aux autorités de résoudre une grande partie des problèmes actuels, notamment dans le domaine du transport et du logement (11).
Au début du mois de février 2009, un autre groupe bipartite mené par le représentant démocrate William Delahunt du Massachussetts a également présenté un projet de loi en ce sens, demandant l’annulation de l’interdiction de voyage pour les ressortissants étasuniens (12).
Richard Lugar est le républicain de plus haut rang du Comité des Affaires étrangères du Sénat et il est réputé pour être un farouche critique du gouvernement cubain. Mais, lucide, il a appelé à un changement radical de stratégie à l’égard de La Havane, conscient de l’échec subi par les Etats-Unis, à tous les niveaux, dans sa politique à l’égard de l’île des Caraïbes. « Nous devons reconnaître l’inefficacité de notre politique actuelle et traiter avec le régime cubain d’une façon qui renforce les intérêts américains », a-t-il admis (13).
Lugar propose également d’éliminer les restrictions de mouvement imposées aux diplomates cubains sur le territoire étasunien et de reprendre les conversations bilatérales sur les thèmes migratoires et la lutte contre le narcotrafic, interrompues unilatéralement par l’administration Bush.
Le rapport souligne également la nécessité de supprimer les conditions draconiennes imposées à La Havane pour l’achat de produits alimentaires (paiement effectif et à l’avance) qui réduit singulièrement les possibilités d’acquisition, et de permettre le financement privé pour les transactions commerciales.
Le congressiste républicain suggère également d’élargir la liste des produits que les Cubains peuvent acquérir aux Etats-Unis en incluant les médicaments, les équipements médicaux, le matériel agricole et le matériel de construction. Le document évoque également la possibilité d’achter des produits biotechnologiques à Cuba, un des leaders mondiaux dans ce domaine (14).
Le projet de Lugar est intéressant car il s’agit sans nul doute de l’une des approches les plus réalistes et constructives présentées au Congrès. L’administration Obama ferait preuve de sagacité en suivant les pistes élaborées par le document, illustrant ainsi auprès de la communauté internationale sa volonté de résoudre le différend historique entre les deux nations.
Le 25 février 2009, devançant Barack Obama, la Chambre des représentants a approuvé, à 245 voix pour et 178 contre, un projet de loi budgétaire qui permettra aux Cubains des Etats-Unis de se rendre dans leur pays d’origine une fois par an, annulant ainsi les restrictions de Bush. Cette législation doit encore être avalisée par le Sénat et ratifiée par le président.
Cependant, si elle était adoptée, cette mesure ne serait valable que jusqu’au mois d’octobre 2009, date à laquelle entrera le nouveau budget pour 2010. C’est la raison pour laquelle un décret présidentiel est nécessaire car il lui donnerait un caractère plus permanent (15).
Du côté de La Havane, le gouvernement a toujours été disposé à résoudre le conflit avec les Etats-Unis à partir d’une base de respect mutuel, de réciprocité et de non-ingérence dans les affaires internes. Fidel Castro avait, en tant que dirigeant du pays, tendu à maintes reprises un rameau d’olivier à la Maison-Blanche, se heurtant à chaque fois à un refus obstiné.
Le gouvernement de Raúl Castro en a fait de même et a tendu une main fraternelle à Washington lors de multiples occasions, aussi bien à l’administration Bush qu’à celle d’Obama, sans obtenir de réponse (16).
Ainsi, en janvier 2009, Raúl Castro a tenu des propos élogieux à l’égard du premier président noir des Etats-Unis, soulignant ses traits « d’homme bon » et lui souhaitant « bonne chance » dans ses nouvelles fonctions. Il a réitéré sa disposition au dialogue « sans intermédiaires » et avec des « conditions égales (17) ». De son côté, le président de l’Assemblée nationale cubaine Ricardo Alarcón a salué les idées « intéressantes » et les qualités oratoires d’Obama (18).
L’administration Obama a l’obligation politique, stratégique et morale de mettre un terme au châtiment économique imposé à la population cubaine. Si elle veut incarner aux yeux du monde une rupture avec la politique désastreuse de son prédécesseur, si elle souhaite faire preuve de moins de dédain et d’arrogance à l’égard de l’Amérique latine, il est impératif de mettre un terme définitif au harcèlement contre le peuple cubain. Celui-ci, sans oublier le passé, lui tendra alors une main amicale et réconciliatrice.
Notes
1 Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). http://www.state.gov/documents/organization/32334.pdf (site consulté le 7 mai 2004).
2 Richard Lugar, http://lugar.senate.gov/sfrc/pdf/Cuba.pdf ; Anne Flaherty, « EEUU debe replantear su embargo a Cuba dice senador republicano », The Associated Press, 23 février 2009 ; Wilfredo Cancio Isla, « Informe del Senado pide levantar prohibición de viajes a Cuba antes de abril », El Nuevo Herald, 23 février 2009.
3 Ibid.
4 Edith M. Lederer, « UN Again Urges US to Lift Embargo Against Cuba », The Associated Press, 29 octobre 2008.
5 The Associated Press, « Latam Summit : New Independence, End Embargo », 17 décembre 2008.
6 El Nuevo Herald, « Colom ofrece disculpas a Cuba por invasión de Bahía de Cochinos », 18 février 2009.
7 EFE, « Insulza espera que Obama levante el embargo a Cuba », 20 janvier 2009.
8 Glenn Alex Crowther, « Kiss the Embargo Good Bye », Strategic Studies Institute, février 2009. http://www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB906.pdf (site consulté le 26 février 2009).
9 Wilfredo Cancio Isla, « Recomiendan a EEUU buscar ‘acuerdo constructivo’ con Cuba », El Nuevo Herald, 26 février 2009 ; David Brooks, « El embargo a Cuba, un fracaso, afirma el senador republicano Lugar », La Jornada, 24 février 2009.
10 Richard Lugar, op. cit.
11 Wilfredo Cancio Isla, « Informe del Senado pide levantar prohibición de viajes a Cuba antes de abril », op. cit.
12 Ibid.
13 Richard Lugar, op. cit.
14 Ibid.
15 El Nuevo Herald, « Cámara aprueba proyecto de ley que flexibilizaría viajes a Cuba », 25 février 2009.
16 Edith M. Lederer, « Cuba Expects New US President to Lift Embargo », The Associated Press, 30 octobre 2008.
17 Agence France Presse, « Raúl Castro desea ‘suerte’ a Obama y dice que le ‘parece un buen hombre’ », 21 janvier 2009.
18 Agence France Presse, « Alarcón dice que el discurso de Obama es ‘interesante’, pero deja dudas », 20 janvier 2009.
SOURCE LE GRAND SOIR / Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Contact : lamranisalim@yahoo.fr
IMAGE DU JOUR
LE CONVOI DE LA HONTE
LE CONVOI DE LA HONTE
Rédigé le 2009-03-07 20:13:00, par Camille CHAUVET
Par Jacques Cardif . Comment ne pas imaginer qu’une contre manifestation organisée par la classe possédante, le jour où le collectif du 05 février allait procéder à des ajustements finalisant l’abaissement de la vie chère soit le fait du hasard ?

La contre manifestation conduite par les békés n'est pas un hasard . A qui pouvons nous faire croire que cette caste ait organisée une telle opération simplement pour faire avancer les négociations..
La signature d’un accord sur la baisse des prix de la grande distribution allait toucher directement le portefeuille des possédants, là est la réalité.
La stratégie réactionnaire commence avec un grande affiche 4x4 annonçant l'ouverture d'un tous ouvert. Les quelques nègres et autres faux mulâtres dépendants de la caste béké signataire de cette affiche ont encouragé ce coup de force.
Tout cela se traduisant par une opération coup de poing de la classe économique dominante pour faire reculer le processus,en réagissant dans la provocation par la mise en œuvre d’une action spectaculaire, pour faire accentuer le pourrissement de la situation.
En manipulant les gentils collaborateurs domestiques de l’apartheid (menace aux fermetures d‘entreprises, chômage), les grands possédants organisaient un convoi impressionnant de tracteurs, camions, et autres engins feignant par la même occasion de vouloir distribuer, arrivé au coeur de Fort de France des bananes à la population.
Quel bel élan de solidarité « manipulatrice » de protection de leurs acquits, mais quelle erreur stratégique,car dans cette affaire les békés ont reçu une belle correction et ont fui comme des rats...
C’était méconnaître la détermination du peuple qu’imaginer « l’acheter avec un plat de ti nain » en lui donnant deux ou trois bananes.
En final de compte , les profiteurs ont mal mesuré la détermination du peuple. Ce n’est pas par réaction protectionniste de leurs avoirs, en essayant de casser l’action revendicatrice du collectif du 05 février 2009 pour plus de justice sociale que les possédants vont arrêter ce « tsunami populaire » qui s’est réveillé et se manifeste depuis plus d’un mois.
C’est certain qu’il y aura des dégâts collatéraux , mais pour qui seront-ils le plus préjudiciable : pour celui qui n’a rien a perdre et tout a gagner dans cette revendication, « le peuple » ou celui qui a peur d’y perdre une partie de son opulence, « le possesseur privilégié ».
En tout cas ,le chômage, la précarité et la souffrance sont endémiques en Martinique depuis bon nombre d’années. Qu'ont ils fait ces possédants pour l’endiguer ? ont-ils par solidarité créer de l’emploi ou abaissé les prix sur une partie des excédents budgétaires de leurs sociétés pour soulager une partie de ceux qui souffrent ou ont-ils privilégié leur revenus financiers quitte à licencier pour y arriver au risque d’accroître l’injustice sociale ?
Ce « convoi de la honte » oubli que le droit de grève est constitutionnel, les profiteurs pouvaient parfaitement revendiquer pacifiquement pour la réouverture de leur outil de travail, mais avaient ils le courage de le faire au sein du mouvement populaire?
Venir sur Fort de France avec des dizaines de tracteurs agricoles et autres engins confirme une volonté délibérée de vouloir nuire en recherchant un inévitable affrontement.
Prendre comme point central de leur provocation émeutière le quartier « Trénelle » haut lieu d’accueil de l’exode rural de la population Martiniquaise, siége du Parti Progressiste Martiniquais d’Aimé Césaire, quartier où est situé la Place du 22 MAI
C’est mépriser l’Histoire.
C'est mépriser les symboles du peuple Martiniquais et provoquer la colère populaire;
Une colère populaire qui est loin d'être éteinte.
IMAGE DU JOUR
COMMUNIQUE DU COLLECTIF DU 5 FEVRIER 2009
COMMUNIQUE DU COLLECTIF DU 5 FEVRIER 2009
Rédigé le 2009-03-07 14:39:00, par Camille CHAUVET
Le vendredi 6 mars , le contre-mouvement au Collectif du 5 février 2009 ,organisé par les békés et un de leur nègre domestique Juvenal Remir qui prit la forme d'un convoi de la terreur provoque des troubles d'une rare violence de la part des gardes-mobiles. Le C5F a réagit par ce communiqué.

Collectif du 5 Février 2009
Contre la vie chère, pour le pouvoir d’achat et l’emploi
C O M M U N I Q U E DU 6 M A R S 2009 A 18H30Ce matin,
le grand patronat avec les békés en première ligne a pris la responsabilité de jouer la provocation en organisant une manifestation dans Fort- de -France.
Dès le début de la matinée Le Collectif a mis en garde le Préfet des risques des risques d’une telle provocation.
Alors que les négociations étaient en cours à la Préfecture, les forces de répression ont agressé gratuitement des Martiniquais qui soutenaient la négociation.
Des gaz lacrymogènes lancés en grand nombre ont entraîné de nombreux blessés.
Le Collectif a donc décidé de suspendre les négociations jusqu’à la fin des violences policières.
Dans l’après-midi, des forces de l’ordre se sont positionnées près de la maison de la Maison des Syndicats sans aucune justification et y ont lancé des grenades lacrymogènes alors que Le Collectif se réunissait et que la foule était assise dans la cour et qu’une ambulance y entrait.Le Collectif appelle à l’arrêt immédiat de la répression contre la population.
Cette provocation et cette répression ne détourneront pas le mouvement social et Le Collectif de son objectif.
Pour montrer sa détermination et la mobilisation du peuple en vue de l’aboutissement de ses revendication,
Le Collectif appelle à une manifestation demain Samedi 7 mars 2009 à 8h00 à la Maison des Syndicat. Fait à Fort de France.Le 6 mars 2009. Pour Le collectif . M.MONROSE
IMAGE DU JOUR
LA QUETE IDENTITAIRE DES GUADELOUPEENS INTERESSE LES TELEVISIONS CANADIENNES;
LA QUETE IDENTITAIRE DES GUADELOUPEENS INTERESSE LES TELEVISIONS CANADIENNES;
Rédigé le 2009-03-07 03:17:00, par Victor HAUTEVILLE
La quête identitaire des guadeloupéens intéresse les télévisions Canadiennes.
La curiosité légendaire des Canadiens c’est une fois de plus illustrée dans le cadre de l‘émission de télévision que vous pourrez découvrir en cliquant sur la vidéo disponible sur cette page.

Observez le positionnement particulier pris. Avec l’aide d’un Guadeloupéen nègre un canadien blanc ose des questions aux acteurs culturels de la Guadeloupe.
IMAGE DU JOUR
17 h 23 UN CONTAINER DE BANANE EVENTRE
17 h 23 UN CONTAINER DE BANANE EVENTRE
Rédigé le 2009-03-06 22:14:00, par Victor HAUTEVILLE
La population c’est engouffrée dans un container de banane qui venait d’être défoncé. Ces bananes qui devaient être expédiées vers la France finiront dans les assiettes martiniquaises en famille.
IMAGE DU JOUR
UN 4 *4 DE PLANTEUR EN FEU SOUS LA PASSERELLE DE TRENELLE;17H 08
UN 4 *4 DE PLANTEUR EN FEU SOUS LA PASSERELLE DE TRENELLE;17H 08
Rédigé le 2009-03-06 22:07:00, par Victor HAUTEVILLE
L' histoire ne dit pas pour l'instant à qui appartient ce véhicule.
IMAGE DU JOUR
LA MAISON DE SYNDICATS GAZE PAR LES FORCES DE L'ORDRE 17 H
LA MAISON DE SYNDICATS GAZE PAR LES FORCES DE L'ORDRE 17 H
Rédigé le 2009-03-06 22:00:00, par Victor HAUTEVILLE
Les forces de l'ordre chargent sans discernement. La maison des syndicats habituellement épargnée vient d'être gazée par les forces de répression. Plus personne ne comprend la démarche des forces de l'ordre qui attaquent la population médusée par tant de brutalité. 17 h 4
IMAGE DU JOUR
16 H 46 UN JEUNE BLESSE RECONDUIT VERS LA MAISON DES SYNDICATS
16 H 46 UN JEUNE BLESSE RECONDUIT VERS LA MAISON DES SYNDICATS
Rédigé le 2009-03-06 21:45:00, par Victor HAUTEVILLE
on ne connait as pour lheure les raisons de la blessure; les pompiers sont arrivés.16H 52
IMAGE DU JOUR
LES NEGOCIATIONS SONT INTERROMPUES A LA PREFECTURE
LES NEGOCIATIONS SONT INTERROMPUES A LA PREFECTURE
Rédigé le 2009-03-06 21:40:00, par Victor HAUTEVILLE
.Le préfet a réuni une cellule de crise pour réagir face aux heurts et pour préparer la gestion de la nuit prochaine
IMAGE DU JOUR
16 H 39 MICHEL MONROSE DEMANDE A LA POPULATION DE SE MOBILISER DEMAIN EN MASSE (Samedi)
16 H 39 MICHEL MONROSE DEMANDE A LA POPULATION DE SE MOBILISER DEMAIN EN MASSE (Samedi)
Rédigé le 2009-03-06 21:32:00, par Victor HAUTEVILLE
En réaction à la crise de ce vendredi et au moment où les choses se calmaient l'entrée des planteurs a été vécue comme une provocation .
La résistance des jeunes a fait échoué la manifestation des planteurs.
IMAGE DU JOUR
LE MAIRE DE FORT DE FRANCE ENTRE POPULATION ET GARDES MOBILES ( Place du 22 mai )
LE MAIRE DE FORT DE FRANCE ENTRE POPULATION ET GARDES MOBILES ( Place du 22 mai )
Rédigé le 2009-03-06 21:19:00, par Victor HAUTEVILLE
IMAGE DU JOUR
LE CALME DU COTE DU BORD DE MER 16 H 17
LE CALME DU COTE DU BORD DE MER 16 H 17
Rédigé le 2009-03-06 21:18:00, par Victor HAUTEVILLE
IMAGE DU JOUR
16 H UN TRACTEUR EN FEU DU COTE DE FRANCE ANTILLES ( plus d'info dans peu de temps)
16 H UN TRACTEUR EN FEU DU COTE DE FRANCE ANTILLES ( plus d'info dans peu de temps)
Rédigé le 2009-03-06 21:08:00, par Victor HAUTEVILLE
IMAGE DU JOUR
UN ENFANT TUE DANS LES EMEUTES A FORT DE FRANCE ( FAUSSE INFORMATION)
UN ENFANT TUE DANS LES EMEUTES A FORT DE FRANCE ( FAUSSE INFORMATION)
Rédigé le 2009-03-06 21:06:00, par Victor HAUTEVILLE
INFO RFO un enfant transporté à l'hôpital ses jours ne sont pas en danger
IMAGE DU JOUR
REGARD DE FRANCMACON SUR LES EVENEMENTS EN MARTINIQUE
REGARD DE FRANCMACON SUR LES EVENEMENTS EN MARTINIQUE
Rédigé le 2009-03-06 19:06:00, par Camille CHAUVET
Par CAMILLE CHAUVET.Toutes les analyses doivent retenir notre attention.
Nous avons reçu cette planche d'un FM . Nous la publions.Les éléments pris en compte seront mieux compris par les initiés,mais les profanes y trouveront leur compte dans la période actuelle.
Nous ajouterons à ce texte que Février est le mois du Verse-Eau ...

La conscience « collective » du peuple Martiniquais a manifesté sa révolte en cette date « Historique » du 05 février 2009 comme la Montagne Pelée est entrée en irruption le 08 mai 1902 et que rien n‘a pu arrêter.
Les Martiniquais défilent dans les principales artères de Fort de France pour des causes justes et diverses où chacun évoque ses propres raisons revendicatrices, souvent à terme immédiat pour alléger leur souffrance et faire face aux exigences du quotidien, mais au-delà se dégage une force subconsciente beaucoup plus profonde, la synthèse de ces deux dates : 08 mai 1902 et 05 février 2009 ne sont pas le fruit du hasard.
08 / + 05 / + 1902 = 25 (2+5) = 7
05 / + 02 / + 2009 = 18 (1+8) = 9.
25 + 18 = 43 (4+3) = 7
7 + 9 = 16 (1+6) = 7
En numérologie de chiffre « 7 » est la symbolique maçonnique de l’accès à la maîtrise
La disparition physique de l’illustre Aimé CESAIRE 20-04-2008 l’élection de Barak OBAMA 04-11-2008- nous ramènent également au chiffre « 7 ».
Entre la disparition physique d’Aimé CESAIRE et l’investiture de Barak OBAMA 20-01-2009, il c’est écoulé 9 mois la parfaite gestation de l’élaboration créatrice de l’esprit.
De la conscience Martiniquaise vient de naître le jour de « la maîtrise de notre destiné ». Le hasard n’existant pas, il n’est par définition que la conséquence d’un aléa non maîtrisé.
Aujourd’hui pour le peuple Martiniquais il ne l’est plus.
Il n’y a guère qu’à toi que je puisse soumettre cette réflexion philosophique, un profane même érudit ne pourrait pas comprendre, si ce n’est que l’assimiler à un raisonnement relavant d’une étude psychiatrique pour folie aggravée.
Je me rends de plus en plus compte, mais ce n’est qu’une confirmation que l’Etat Français et ceux qui le représentent tant à Paris qu’à la Martinique ne connaissent absolument pas le peuple Martiniquais sous quelque aspect que ce soit .
Nous sommes aujourd’hui au seuil du pouvoir, mais le pouvoir se prend, il ne se donne pas, ce ne sont pas les mesurettes annoncées par le Président SARKOZY qui vont régler le fond de cette crise globale, si ce n’est qu’anesthésier le peuple pour se donner le temps de la réflexion pour mieux réagir, prenons ce qu’il nous donne c’est un pas de fait, mais ne nous contentons pas d’un petit geste d’apaisement, nous nous devons de régler avec l’Etat Français « l’ensemble des problèmes sur le fond, » politique, identitaire, culturel, économique et social.
Les Etats généraux préconisés par le Président de la République d’ici trois mois avant d’envisager une éventuelle modification institutionnelle avant fin 2009 reporte une ébauche de solution à 10 mois pour ne pas dire aux calendes grecques, à quoi a donc servi le congrès réunissant les élus en décembre 2008.
Encore une fois on défini pour nous un calendrier au grès de ceux qui le décident, dans la situation actuelle c’est inacceptable, c’est à nous d’imposer dans l’urgence le calendrier que nous allons mettre en place, et aux parlementaires de rendre compte à l’assemblée nationale des dates que nous avons arrêtées, nous ne devons plus être aux ordres.
Faisons nous mêmes nos états généraux ici tout de suite, maintenant, et apportons à la République dans les plus brefs délais, non pas se que nous proposons, mais les exigences que nous voulons. Faisons nous même un référendum populaire dans chaque commune pour un véritable changement, une fois l’approbation pour l’article 74 confirmé par le peuple, négocions avec l’Etat pour les aménagements spécifiques qui nous voulons y inclure, n’attendons pas d’être amnésiés pour réagir.
Je le répète, c’est ici et maintenant que le fond doit se régler, nous aurons ensuite plus de temps pour mettre en place des commissions de travail pour finalisés l’ensemble des travaux du collectif du 05 février 2009 et les desideratas du peuple.
La départementalisation telle qu’imposée il y a 60 ans a rendu son âme le 04 février 2009 à 24 heures nous sommes entrés le 05 février dans « la détermination du peuple Martiniquais à définir lui-même son propre avenir » pour plus de justice, plus d’égalité, plus de liberté.
J’ai de mon côté effectué différentes approches pour préparer le devenir ne serai-ce qu’économique et de continuité territoriale du Pays Martinique.
j’ai dit.
Posté par destour, le 2009-03-19 19:01:00
camille la franc maconnerie ne repose pas sur des fondements de justice et d equiter relit l histoire pour compendre qu il s agit d occultisme et d humanisme lhomme sans Dieu ne pourra jamais se relever tout seul par ses propres moyens, les franc macons prepare le nouvel ordre mondial et la venues de l anthe-christ ,mais Dieu prepare les hommes a la seconde venue de jesus christ sur les nuees du ciel avec toute sa puissance et une grande gloire ,je connais la signification de presque tout vos symboles maconnique et je ne le suis pas:exp le damier ,le pantagrame les differents grade selon la connaissance du sujet sur la symbolique et la signification des symbole et de la kabbal chaque macon a son demon. je te dirai une veriter qui va te derranger. DIEU aime les bekes commes aussi ceux qui ne le sont pas il dit dans sa parole autant les cieux sont eloigner de la terre autant mes penser sont au dessus de vos pensees .le probleme de l homme ce n est pas LE racial ,c est un probleme de pecher des que le pecher est entrer dans le monde le coeur de l homme a fait ecco avec celui de satan,si les noir dominais sur les blanc ils aurais fait pire car c est le coeur de l homme qui est mauvais. SUR ce je te dit a bientot et commence a lire et a penetrer la penser DE Dieu celle del humanisme qui releve de l effort de l homme pour aider l homme sans DIEU VOILA sur quoi repose la franc maconnerie ,l homme peu s elever oui c est vrait mais avec quel pouvoir, sinon celui de l occulte et du gnosticisme et de la kabaal et oui satan est parvenue a faire croire au homme qu il seront heureux sans Dieu, mensonge la bible dit qu il est le pere du mensonge et qu il n ,y a aucune verite en lui AMEN?
Posté par ETILE, le 2009-04-25 19:55:00
Pourquoi à tout prix, vouloir mettre quelqu'un au dessus de nous, pourquoi croire qu'il y a un être supérieur à nous, l'église catholique et les esclavagistes ont utilisé Dieu et Satan , pour nous maintenir en esclavage, Dieu n'existe pas, Satan n'existe pas, croyez en l'homme, bon ou mauvais, croyez en vous.
Si Dieu existait, le mal serait longtemps éradiqué, comment pouvez vous croire en Dieu être suprême qui peut tout, et en même temps accepter Satan, à vous croire c'est légal de Dieu, tout cela c'est de la foutaise,
Secouez vous , regardez autour de vous, croyez en vous même e à la science, à l'homme en ce qui est vrai et palpable.
Si nous ne réagissons pas, aucun Dieu, aucun Satan ne le fera à notre place,c'est ainsi que Français et Béké nous ont toujours couilloné, pendant que nous sommes en adoration devant Dieu et que nous redoutons Satan
Posté par PROFANE, le 2009-04-26 23:56:00
En même temps que la foi aide à élever l’homme au-dessus du niveau d’une vie animale et paisible, elle contribue à raffermir et à assurer son existence. Que l’on enlève à l’humanité actuelle les principes religieux, confirmés par l’éducation, qui sont pratiquement des principes de moralité et de bonnes moeurs ; que l’on supprime cette éducation religieuse sans la remplacer par quelque chose d’équivalent, et on en verra le résultat sous la forme d’un profond ébranlement des bases de sa propre existence. On peut donc poser en axiome que non seulement l’homme vit pour servir l’idéal le plus élevé, mais aussi que cet idéal parfait constitue à son tour pour l’homme une condition de son existence. Ainsi se ferme le cercle.
Posté par ETILE, le 2009-04-29 02:50:00
Tu parles en bon esclave affranchi, combien d'hommes ont été massacré au nom de la Foi ,au nom de Dieu, au nom d'Allah, au nom de l' Eternel, au nom du Dieu du soleil, du Dieu de la guerre,avec la complicité de la religion combien d'hommes et de femmes ont souffert de l'esclavage, combien ont été gazé dans les camps nazis, combien ont été tué en Irlande, en Bosnie, en Afrique, en Iran ,en Irak, en France sous l'inquisition,combien de femmes sont toujours maintenues en esclavage par leur compagnon,que font les prêtres intégristes en Europe? etc......
Le bien existera toujours le mal aussi, la religion ne maitrise rien,sauf le cerveau des faibles, tu n'as pas besoin de la religion, pour savoir ce qui est bien ou mal, ne confond pas religion et morale et éthique , la différence entre l'homme et l'animal, c'est la conscience.La conscience du bien, la conscience du mal, c'est toi qui choisis, l ainsi se ferme le cercle
Posté par PROFANE, le 2009-04-29 15:40:00
1erement...on est tous l esclave de quelqu un ou de quelque chose....le pognon est ta chaîne d aujourd hui...il n y a pas pire joug.
2 emement....alsacien metropolitain la seule contrainte dont je me suis affranchie est la stupidité et l ignorance crasse.....et la simplicité excessive.
2 emement l athé que je suis a déjà choisi la nécéssité sociétale de l ordre moral chrétien et l histoire chrétiene vieille de 2 000 ans.....plutot que l aventure sectaire de 200 ans, clanique, elitiste,comunautariste et affairiste...pour pas dire ici népotique dont tu revendiques , qui ruine methodiquement la france et la martinique...tout developpement....l excellence.....détruit les familles...seme et encence la décadence l homosexualité, le supre , la luxure .....fils du diable que vous etes....excommunication oblige HUMANUS GENUS.....pas que le christianisme soit toujour exemplaire.....mais les guerres ont déjà été faites....avec vous elles restent à vennir....et ca sent déjà la poudre "humaniste" j entend.....pour le bien du plus petit nombre.
Posté par ETILE, le 2009-04-30 02:50:00
Qui insulte l'autre, qui n'accepte pas l'autre, je ne te suis plus, je renonce à te suivre sur le sentiers de l'insulte, j'aime la nature, j'aime tout ce qui est beau dans l'être humain, j'aime mon entourage, j'accepte les défauts des uns et des autres, je ne suis pas meilleur que toi, je suis moi, tu es toi. Rien n'est parfait en ce bas monde.
Tes propos me confortent dans ma position, que de haines, que d'intolérences.
Où est passé l'amour dans tout ceci, alors quand me jetteras tu la première pierre mon frère.
Adieu grand inquisiteur!!!!
Posté par TORQUEDA, le 2009-04-30 14:12:00
Tu vois c'est le propre du "frère".....un peu come l'escragot voir la limace...il sort ..il laisse des traces....et dès que tu lui oppose des arguments concrêts et applicables au "peuple" dans son entier....qu il a lui la prétention de défendre par "humanisme et altruisme" mots ineptes dans vos bouches...et dont vous débordez pour mieux justicifier votre arbitraire tyranique et vos intrigues permanentes.....
ca vous fait l effet du sel....on se recroqueville...on se contorsionne....on beugle à la liberté de culte...puis au final on retourne aux affres de l obscurité et l obscurantisme.....du néant......la pluie tombe sur ton toit.
Juste une question" mon frère": CONNAIS TU LE SORT RESERVE AUX FRANCS MACONS (goyims).....par vos véritables maîtres ?????
....je te conseille la lecture des protocoles des sages de sion...tu sais les faux...de 1897
ECONOMIE
PAYER LES BAS-SALAIRES ! COMMENT FAIRE ?
PAYER LES BAS-SALAIRES ! COMMENT FAIRE ?
Rédigé le 2009-03-06 16:16:00, par Emeline SAUVEUR
Lénine disait c'est au que faire que l'on voit le politique.Dans le bouillonnement de Février 2009,les propositions fusent. André Marie-Rose fait une proposition,à partir du surplus colonial .
![]()
La certitude à ce jour, c’est que de nombreux produits vont baisser de 20 % en Martinique.
Dès lors, le sur-salaire de 40 % des fonctionnaires n’est plus justifié.
Ne s’appelle-t-il pas « prime de vie chère » ?
Ainsi, si la vie chère diminue, il doit baisser à due concurrence.
D’autant qu’il participe activement à la constitution des prix compte tenu qu’il les tire vers le haut.
Ainsi, d’une pierre deux coups. En répartissant le sur-salaire des fonctionnaires sur les bas salaires (voilà un geste solidaire !), on rend justice à la baisse des prix et on évite qu’ils ne remontent.
Pourquoi les membres du collectif ne le proposent-t-ils pas ?
parce qu’ils sont tous fonctionnaires ? Je n’ose y croire. Par ailleurs, la demande d’égalité avec la métropole est tout à fait justifiée. Il y a donc lieu de supprimer aux Antilles la 4éme année « gratuite » des fonctionnaires pour le calcul de leur retraite (je travaille 30 ans et la sécurité sociale m’en paie 40).
De la même manière, toujours au nom de l’égalité mais aussi de la dignité, il faut supprimer l’abattement de 30% sur le montant imposable dont bénéficie chaque contribuable aux Antilles.
Il entraîne que trois quart des résidents aux Antilles ne participent pas au financement de la nation. D’autant que le taux de recouvrement est inférieur à 60%.
On se rapproche donc plutôt de 15% de contribuables aux Antilles qui apportent leur participation aux dépenses communes de la République.
On peut aussi supprimer le désuet et injustifié congé bonifié de tous les fonctionnaires originaires des Antilles qui travaillent en métropole (Etat, collectivités territoriales et hôpitaux, de l'ordre de la centaine de milliers) ainsi que celui des fonctionnaires métropolitains aux Antilles qui y ont droit (uniquement Etat, de l'ordre de la centaine). Beaucoup de solutions existent donc. Elles nous obligent à la solidarité et à l'égalité avec la métropole (qui doit jouer dans les 2 sens). C'est le juste prix à payer pour une vraie dignité.
AMR Schoelcher i[i[
IMAGE DU JOUR
ENTRE L'OUTRE MER ET LA FRANCE,TROP DE NON-DITS
ENTRE L'OUTRE MER ET LA FRANCE,TROP DE NON-DITS
Rédigé le 2009-03-06 16:08:00, par Emeline SAUVEUR
PAR CHRISTIANE TAUBIRA .Un immense malentendu. Une équation sommaire : outre-mer, assistanat. Un remède aussi lapidaire : besoin d'amour. Pardon, mais il n'est question ni d'affection ni de compassion, seulement du respect de nos droits et de la fin de la tolérance envers les pratiques hors la loi qui prospèrent dans nos territoires.
![]()
L'actualité a révélé qui capte la grande masse des flux financiers déversés par exonération de charges, subventions, avances non remboursées.
Désormais, nul n'ignore que la solidarité sociale y est inférieure. Qu'une économie de prédation y accumule d'arrogantes opulences. Et que lorsque l'Etat amorce un acte économique, il se retient aussitôt. Ainsi, les décrets d'application, nécessaires à la loi Paul de décembre 2000 pour rendre effectif le transfert de compétences entre l'Etat et la région sur l'attribution de titres miniers en mer, ne furent publiés ni par la gauche ni par les gouvernements suivants.
Or, depuis 2002, une multinationale australienne procède à l'exploration offshore du gisement de pétrole de Mata Mata dans les eaux guyanaises.
La Guyane est, de toute la France d'outre-mer, le seul territoire non insulaire, avec une superficie terrestre de 91 000 km², un plateau continental de 50 000 km², une zone économique exclusive de 130 000 km² ; des richesses minières terrestres et marines ; une exceptionnelle biodiversité de ressources génétiques végétales et animales ; une position par rapport à l'Equateur permettant de concentrer sur une seule base les lancements de fusées, contrairement aux Etats-Unis et à la Russie contraints de disposer de deux bases, l'une à l'Est l'autre à l'Ouest, selon l'orientation des tirs.
Cette situation procure également une économie de carburant pouvant atteindre 30 %, contribuant ainsi à la compétitivité de l'activité spatiale européenne. Pourtant, la jeunesse y est comme ailleurs en déshérence, confrontée à l'insuffisance des places dans les lycées, garée dans des filières de formation sans débouchés, laissée en rade faute de budget pour les formations qualifiantes, ignorée sur le marché du travail, désocialisée puis accusée de l'être.
RESQUILLE FISCALELes efforts des gouvernements successifs furent inégaux, la gauche s'étant montrée un peu plus réceptive aux problèmes de fond mais guère plus efficace à les résoudre. D'un bord à l'autre, l'Etat joue une partition sans variations : l'emploi aidé, condamné à l'échec à terme, parce qu'impossiblement pérenne ; le logement social condamné au chaos par défaut d'accès au foncier aménagé ; les exonérations sociales et fiscales et leurs effets d'aubaine.
Dans cette gamme, la gauche a su, avec une inconstante audace, moraliser un arsenal d'évasion fiscale et de spéculation rentière pour le transformer en dispositif de financement des PME, plus favorable à l'exploitant. Dans le même registre, la loi Girardin de 2003 était plus ample en potentialités et plus stable en durée : quinze ans, des secteurs d'activité élargis, des effets de seuil lissés, une bouffée d'air et d'argent frais pour les entreprises assez habiles pour se faufiler sans fil d'Ariane dans les méandres procéduriers des administrations sociales, des services fiscaux, de la bureaucratie centrale en cas d'agrément obligatoire.
Quatre ans plus tard, c'en est fini, mais là n'est pas le plus grave. Car c'est la logique même de cette partition qui est en cause. Ces lois de défiscalisation, dont la première date de 1952, la plus élaborée, de 1986 (loi Pons), prétendent bêtement se substituer au système bancaire. Hors la longue période de 1986 à 1998 où ces dispositions visaient d'abord à complaire à de riches contribuables tentés par la resquille fiscale sans risque, les versions successives ont tenté de répondre aux besoins financiers des PME, en comprenant qu'elles représentent 80 % du tissu économique.
Sauf que leurs besoins concernent leur haut de bilan : autofinancement, capitalisation, trésorerie. Dans les endroits normaux, ce sont les banques qui y pourvoient. Or, la plupart de celles qui sont installées dans nos pays ensoleillés pratiquent un surtaux d'intérêt de 2 à 4 points, au motif d'un environnement plus risqué. Autre fantaisie, le seuil Trichet qui interdisait le cumul de deux dispositifs financiers avantageux a été supprimé partout en France sauf outre-mer, sans que nul n'en explique le motif.
Ces banques, qui veillent à contrarier l'installation de concurrentes, peuvent continuer à privilégier les crédits à la consommation et renforcer l'économie d'importation, en prêtant plus volontiers 50 000 euros pour l'acquisition d'une voiture de luxe que 30 000 euros pour la création d'une entreprise, tandis que l'Etat s'empêtre dans des sacrifices fiscaux aussi profonds que le tonneau des Danaïdes, des montages fumeux de capital-risque, les sociétés spécialisées dans le financement d'entreprises exerçant exclusivement leur activité outre-mer (Sofiom) et autres originalités aussi inaptes que brumeuses.
Il nous faut parvenir à faire entendre aux gouvernements que le développement ne se raisonne pas à partir des entreprises qui n'en sont qu'un instrument, mais en fonction de la population à servir, de la jeunesse à former, des ressources à exploiter, et que, pour durer, il doit s'appuyer sur les savoirs empiriques, les connaissances formelles, les technologies adaptées, les rationalités sociétales, les codes culturels, le projet social.
Les choses ne furent jamais vraiment dites entre l'outre-mer et la France. Nous fumes "
patients infiniment dans un pays où tous vivent sur les braises de la colère", disait Mahmoud Darwich dans Chronique de la tristesse ordinaire (éd. du Cerf, 1989). C'est un pacte républicain qu'il nous faut enfin conclure.
Christiane Taubira est députée de Guyane (PRG), membre de la commission des affaires étrangères.
TRIBUNE LIBRE
UN COMBAT LEGITIME
UN COMBAT LEGITIME
Rédigé le 2009-03-06 15:09:00, par Camille CHAUVET
Par JACQUES TARDIF . Le peuple est en attente d’un nouveau changement, sa conscience n’est satisfaite qu’en partie, ne le décevons pas. « La parole est le pouvoir sont dans la rue », son expression est claire, son message précis : « haro aux exploiteurs héritiers du crime, halte au néo-colonialisme, l’identité Martiniquaise s’est affirmée haut et fort,
![]()
A l’aube de l’aboutissement d’une partie du combat légitime : baisse des prix, hausse des salaires, revalorisation des minima sociaux, j'magine la fierté que ressent certains Martiniquais.Il s"agit d'un véritable éveil de la conscience collective de tout un peuple.
J’émettrai une légère nuance quant à ce que certains dénomment une « grève générale », je pense qu’il est plus judicieux d’évoquer « un mouvement de masse et d’éveil populaire » contre l’injustice sociale, neutralisant l’appropriation des richesses par une infime minorité agissante complice et corruptrice de tous les pouvoirs.
Au-delà les réponses dans l’urgence d’une situation qui n’a que trop duré : exploitation, injustice, inégalité, privation ou refus de l’appropriation du pouvoir décisionnaire, le véritable combat sur le fond va devoir être ébauché dans la foulée, les satisfactions immédiates des besoins du peuple ne sont pas une fin en soi, j’en prendrai pour preuve les réactions de masse qui ce sont très largement manifestées, le non dit collectif s’est libéré.
Dans la rue, le peuple pour la première fois exprime son ressenti très clairement, la politique et bon nombre d’élus sont remis en question; tout va être aujourd’hui différent.
Le peuple est en attente d’un nouveau changement, sa conscience n’est satisfaite qu’en partie, ne le décevons pas. Le collectif du 05 février essentiellement composé de fonctionnaires et de représentants syndicaux a mené un extraordinaire combat politique qui a fédéré l’ensemble des Martiniquais, palliant de ce fait certaines carences politiques locales.
« La parole est le pouvoir sont dans la rue », son expression est claire, son message précis : « haro aux exploiteurs héritiers du crime, halte au néo-colonialisme, l’identité Martiniquaise s’est affirmée haut et fort, la souffrance s’est exprimée.
La jeunesse Martiniquaise revendique le droit de travailler au pays ses compétences ce sont affirmées pour assumer les postes au plus haut niveau même ceux réservés aux hauts fonctionnaires Français, les rapports politiques de nos élus face au pouvoir de l’Etat est à reconsidérer dans une autre dimension relationnelle, les rapports de force se modifient, la soumission à un pouvoir extérieur est remise en cause. »
Les questions de base doivent être posées: D’où venons nous? Qui sommes nous? Où allons nous? Que voulons nous être? Que voulons nous faire? Comment allons nous,le faire?
En tout cas ,l'environnement comme stratégie nouvelle de la connaissance , l'ordre- désordre - organisation, trois termes que nous disjoignons ordinairement alors que nous devrions savoir les penser ensemble, car c’est à partir d’interactions désordonnées que se créent certaines régularités. Tout ce qui ne porte pas la marque du désordre, de l’erreur et du bruit élimine l’existence de l’être, de la création, de la liberté. Les mouvements populaires amorcés depuis le 05 février en sont les prémices, l’attente est immense, c’est un devoir d’y répondre lorsqu’on maîtrise le savoir et la connaissance.
IMAGE DU JOUR
LE LKP SOCIAL :DIX POINTS DE BASE
LE LKP SOCIAL :DIX POINTS DE BASE
Rédigé le 2009-03-05 15:52:00, par Camille CHAUVET
Le mouvement social guadeloupéen de Janvier-Février 09, est né d'un combat contre le vie chère.
Très rapidement ce thème a mobilisé toutes les composantes sociales du Pays guadeloupéen et au bout de 44 jours de résistance un accord a été signé entre les différentes parties.
Nous retenons les 10 points de base,c'est à dire la question du niveau de vie et du pouvoir d'achat.
![]()
NIVEAU DE VIE ET POUVOIR D'ACHAT
1. Prestations sociales, minima sociaux et salaires.
1. L'Etat s'engage à revaloriser de 20% la Prestation de Restauration Scolaire (PARS) en contrepartie d'un engagement des cantines à offrir aux élèves plus de 50% de produits issus de l'agriculture locale et à réduire les tarifs supportés par les familles. L'Etat formalisera, avec toutes les collectivités bénéficiaires de ce dispositif et avec la Chambre d'Agriculture, une convention permettant de vérifier la bonne répercussion de cet engagement sur le pouvoir d'achat des Guadeloupéens et sur l'économie agricole.
2. La Région s'engage à réduire le prix des repas des lycéens (50 euros par lycéen et par an) à compter du mois d'avril 2009-03- 03.
3. Une prime de solidarité active de 200 euros sera versée de façon exceptionnelle par l'Etat au mois d'avril 2009 aux 51 000 foyers guadeloupéens qui perçoivent les plus bas revenus.
4. Les partenaires sociaux ont signé le 26 février 2009 un accord régional interprofessionnel sur les salaires du secteur privé, « accord Jacques BINO » joint en annexe du présent protocole.
5. Un revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) sera servi à compter du 1er mars 2009 pour une période de 36 mois à l'ensemble des salariés du privé jusqu'à 1,4 SMIC inclus. Dans l'attente de la mise en place du RSA de droit commun, une enveloppe complémentaire sera mobilisée pour les personnes qui auraient été éligibles au RSA de droit commun et non bénéficiaires du RSTA.
6. Le Conseil général et la Région s'engagent à verser, à compter du 1 er mars 2009, chacun pour sa part, une prime exceptionnelle de 25 euros par mois sur 12 mois pour un montant total de 24 MEuros aux salariés dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,4 SMIC inclus (accord BINO).
7. L'Etat s'engage à créer un fonds de soutien exceptionnel de 3 ME au bénéfice des 17 000 allocataires du minimum vieillesse et des 7 000 allocataires de l'allocation adulte handicapé qui aura pour vocation d'allouer des primes de vie chère et d'aider à l'entretien et à l'aménagement du domicile. La mise en oeuvre de ces crédits s'effectuera à travers le FSL et le fonds de compensation du handicap de la MDPH.
Le LKP réaffirme sa demande de revalorisation des minima sociaux et particulièrement de l'AAH.
8. La Région s'engage à verser au plus tard le 30 juin 2009 une prime exceptionnelle de 100 Euros aux 80 000 foyers qui perçoivent les plus bas revenus (base IR).
9. La Région s'engage à augmenter de 200Euros les bourses régionales accordées aux étudiants poursuivant des études supérieures en Guadeloupe à compter de la rentrée universitaire 2009-2010.
10. Le conseil général décidera en 2009 d'une diminution de la taxe d'habitation de 9% et de la taxe sur le foncier bâti de 7% dès 2009, applicable en 2010.
IMAGE DU JOUR
SIGNATURE PREFET ET LKP LA VIDEO ET LE TEXTE DE L'ACCORD DEFINITIF
SIGNATURE PREFET ET LKP LA VIDEO ET LE TEXTE DE L'ACCORD DEFINITIF
Rédigé le 2009-03-05 15:26:00, par Victor HAUTEVILLE
Découvrir la vidéo et le texte de l'accord. Pour ceux qui nt du temps comparez le projet de texte et le texte définitif. N'oublions pas que les commissions travaillent toujours .

NIVEAU DE VIE ET POUVOIR D'ACHAT
1. Prestations sociales, minima sociaux et salaires.
1. L'Etat s'engage à revaloriser de 20% la Prestation de Restauration Scolaire (PARS) en contrepartie d'un engagement des cantines à offrir aux élèves plus de 50% de produits issus de l'agriculture locale et à réduire les tarifs supportés par les familles. L'Etat formalisera, avec toutes les collectivités bénéficiaires de ce dispositif et avec la Chambre d'Agriculture, une convention permettant de vérifier la bonne répercussion de cet engagement sur le pouvoir d'achat des Guadeloupéens et sur l'économie agricole.
2. La Région s'engage à réduire le prix des repas des lycéens (50 euros par lycéen et par an) à compter du mois d'avril 2009-03- 03.
3. Une prime de solidarité active de 200 euros sera versée de façon exceptionnelle par l'Etat au mois d'avril 2009 aux 51 000 foyers guadeloupéens qui perçoivent les plus bas revenus.
4. Les partenaires sociaux ont signé le 26 février 2009 un accord régional interprofessionnel sur les salaires du secteur privé, « accord Jacques BINO » joint en annexe du présent protocole.
5. Un revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) sera servi à compter du 1er mars 2009 pour une période de 36 mois à l'ensemble des salariés du privé jusqu'à 1,4 SMIC inclus. Dans l'attente de la mise en place du RSA de droit commun, une enveloppe complémentaire sera mobilisée pour les personnes qui auraient été éligibles au RSA de droit commun et non bénéficiaires du RSTA.
6. Le Conseil général et la Région s'engagent à verser, à compter du 1 er mars 2009, chacun pour sa part, une prime exceptionnelle de 25 euros par mois sur 12 mois pour un montant total de 24 MEuros aux salariés dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,4 SMIC inclus (accord BINO).
7. L'Etat s'engage à créer un fonds de soutien exceptionnel de 3 ME au bénéfice des 17 000 allocataires du minimum vieillesse et des 7 000 allocataires de l'allocation adulte handicapé qui aura pour vocation d'allouer des primes de vie chère et d'aider à l'entretien et à l'aménagement du domicile. La mise en oeuvre de ces crédits s'effectuera à travers le FSL et le fonds de compensation du handicap de la MDPH.
Le LKP réaffirme sa demande de revalorisation des minima sociaux et particulièrement de l'AAH.
8. La Région s'engage à verser au plus tard le 30 juin 2009 une prime exceptionnelle de 100 Euros aux 80 000 foyers qui perçoivent les plus bas revenus (base IR).
9. La Région s'engage à augmenter de 200Euros les bourses régionales accordées aux étudiants poursuivant des études supérieures en Guadeloupe à compter de la rentrée universitaire 2009-2010.
10. Le conseil général décidera en 2009 d'une diminution de la taxe d'habitation de 9% et de la taxe sur le foncier bâti de 7% dès 2009, applicable en 2010.
11. L'association des maires de Guadeloupe s'engage à sensibiliser les maires à l'amélioration de l'adressage afin d'élargir l'assiette de l'imposition.
12. La création d'un salaire minimum guadeloupéen sera examinée dans le cadre des cycles de négociations collectives interprofessionnelles dont l'Etat propose qu'ils se déroulent tout au long de l'année 2009.
2. Baisse des prix des produits de première nécessité
13.L'Etat et la Région soutiendront les initiatives de la grande et moyenne distribution et des importateurs grossistes visant à établir avant la fin du mois de mars 2009, en liaison avec les associations agréées de consommateurs regroupées au sein du LKP ou non, une liste de produits de première nécessité les plus vendus au sein de 100 familles de produits, par enseigne, repérables par les consommateurs, qui seront commercialisés à des prix les plus proches de ceux de l'hexagone. Aucun produit de cette liste ne devra concurrencer les productions locales (produits agricoles, produits d'agro-transformation, produits de la mer...). Une première rencontre entre les parties a eu lieu le lundi 2 mars 2009.
A ce « chariot de la ménagère » , il sera ajouté une liste de 50 produits usuels choisis dans les catégories suivantes : appareillage pour personnes handicapées, fournitures scolaires, électroménager, matériaux de construction et pièces automobiles...
Les produits du « chariot de la ménagère » devront être accessibles aux petits commerces de proximité, en particulier dans les zones rurales, à Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade.
La liste du « chariot de la ménagère » indiquera, d'une part, les prix des produits TTC à la sortie de la douane et, d'autre part, les prix des mêmes produits à la vente en magasin.
14. La Région s'engage à baisser de 28% à 100% l'octroi de mer sur la liste de produits de première nécessité jointe en annexe.
15. Les signataires prennent acte des engagements de la grande et moyenne distribution à répercuter immédiatement dans le prix de vente toute baisse de taxes.
16. Les signataires prennent acte des engagements des importateurs grossistes de produits alimentaires à appliquer sans délai au prix de vente pratiqué, tout rabais obtenu des fournisseurs ou toute baisse de taxes.
17. Dans le cadre du conflit en cours, l'Etat, la Région, le conseil général et la fédération de la boulangerie ont signé le 4 février 2009 une charte sur le gel en 2009 du prix de la baguette de pain de 250 grammes.
18. L'Etat ouvrira des négociations avec la fédération de la boulangerie, les GMA, la Région et le collectif LKP sur le prix du pain. La première rencontre entre les parties est prévue le mercredi 04 mars 2009.
19. L'Etat demandera à l'Observatoire de mesurer le niveau des prix dans la grande et moyenne distribution. L'Observatoire bénéficiera du concours de la DRCCRF et/ou des associations agréées de consommateurs, qui seront chargées d'effectuer les relevés de prix dans chaque enseigne présente sur la place. L'Observatoire élaborera un indicateur de l'évolution des prix fondé sur les relevés de prix de 50 produits d'un « chariot-type » distinct du « chariot de la ménagère » évoqué supra. Cet indicateur sera actualisé et porté à la connaissance du grand public tous les 15 jours.
20. L'Etat s'engage à restructurer la DDCCRF et à augmenter le nombre des inspecteurs et contrôleurs de la concurrence et de la répression des fraudes pour créer une brigade de contrôle des prix. Cette brigade pourra intervenir à la demande des associations représentatives de consommateurs mais également à la demande de simples consommateurs (mise en place d'un numéro vert) et sanctionner les dérives. Chaque enquête fera l'objet d'une synthèse explicative fournie à l'Observatoire des prix. L'Etat s'engage à prendre en compte les premiers résultats de l'audit des prix mené à sa demande conjointement par le contrôle général économique et financier et l'inspection générale des finances, en missionnant en particulier l'INSEE pour publier dans les meilleurs délais une étude d'ensernble sur les prix à la consommation.
21. La Région et le conseil général accompagneront, à hauteur de 50 000Euros chacun, la création d'un « bureau d'études ouvrières » , à condition que celui-ci associe les associations agréées de consommateurs et que ses travaux soient accessibles aux deux financeurs.
22. L'Etat apportera une subvention d'investissement de 100 000 Euros pour aider à la mise en place de ce « bureau d'études ouvrières » .
3. Baisse des tarifs des services bancaires
24. L'Etat s'engage à faire réaliser par I'IEDOM, en partenariat avec le CESR, une étude sur le coût des services bancaires. Il assurera la publicité la plus large possible des résultats de cette étude avant la fin 2009.
25. Dans le cadre du conflit en cours, l'Etat, la Région, le conseil général et les banques ont signé le 4 février 2009 une charte relative à la baisse de 5 à 10% des tarifs bancaires applicables à trois produits courants par banque (voir annexe du présent protocole). Les signataires prennent acte des conclusions de la rencontre du 3 mars 2009 entre le LKP et les établissements bancaires de Guadeloupe, en présence de l'Etat et de la Région portant sur l'annulation des agios et des frais bancaires, les interdictions bancaires ainsi que sur de nouvelles propositions de réduction durable des frais sur trois produits jointe en annexe).
26. Avant fin 2009, l'Etat mettra en place par l'intermédiaire de la DRCCRF une évaluation des coûts des services bancaires et établira un tableau comparatif des offres de chaque établissement de la place. Ce tableau sera actualisé au début de chaque semestre.
27. L'Etat vérifiera par l'intermédiaire de la DRCCRF que les établissements de crédit communiqueront à leurs clients, dès l'année 2009, un récapitulatif des sommes perçues au cours de l'année précédente.
4. Baisse du prix des carburants
28. Les signataires prennent acte que dans le cadre du conflit en cours, une baisse prix des carburants de 6 centimes a été effectuée le lundi 9 février.
29. L'Etat a procédé, entre le 1er décembre 2008 et le 12 février 2009, à quatre baisses successives des prix des carburants, représentant une baisse totale cumulée de 43 centimes pour l'essence sans plomb et de 40 centimes pour le gazole.
30. L'Etat soutiendra la mise en place, en concertation avec les acteurs concernés, d'un nouveau dispositif de gestion des carburants qui assurera une plus grande transparence de la structure des prix, qui permettra une répercussion plus rapide des baisses du cours mondial du pétrole sur les prix des carburants à la pompe et qui tiendra compte de la problématique des emplois dans les stations-service.
31. L'Etat s'engage à suspendre immédiatement dans la structure des prix des carburants la taxe sur la collecte des huiles usagées et à répercuter son montant sur le prix des carburants à la plus prochaine révision de prix de carburant.
32. L'Etat étudiera, en fonction des conclusions du rapport de la mission d'inspection générale, l'opportunité de la suppression du prélèvement pour « passage en dépôt » .
33. L'Etat s'engage à étudier les dispositifs législatifs ou réglementaires pour que les taxes soient collectées sur les volumes réels de carburants livrés aux distributeurs (prise en compte de l'effet température dans la structure des prix des carburants).
5. Baisse du prix de l'eau
34. Les structures de production et de distribution d'eau potable (CCSBT, SISCSV, régie de Vieux-Fort, SIAEAG, SIEPA Pointe-à-Pitre/Abymes, régie de Sainte-Rose, régie du Lamentin et régie de Trois-Rivières) acceptent de baisser le prix de l'eau, avant la fin du 1er semestre 2009, selon la fomule suivante :
Pour le m3 d'eau vendu entre 1,30 Euros et 1,50 Euros = baisse de 3% ;
Pour le m3 d'eau vendu entre 1,51 Euros et 2 Euros = baisse de 5% ; Pour le m3 d'eau vendu entre 2,01 Euros et 3 Euros = baisse de 7% ; Pour le m3 d'eau vendu à un prix supérieur à 3 Euros = baisse de 10%.
Des négociations seront ouvertes avec la CCMG et le SNINGT pour l'application de la grille ci-dessus.
Les structures de production et de distribution d'eau potable appliqueront les baisses de tarifs précitées sur les consommations d'eau comprises dans la première tranche de consommation, dite « tranche sociale » , égale à 160 m3 par foyer et par an.
35. La Région s'engage à ramener à 1% le taux de l'octroi de mer régional grevant le prix du m3 d'eau potable. Cette diminution de 1/2 point de la taxe sera défalquée du prix du m3 après application de la baisse indiquée supra.
38. Les structures de production et de distribution d'eau potable acceptent de se regrouper et de se fondre dans un syndicat unique de gestion de l'eau avant la fin de l'année 2009. L'Etat et le Département, directement et par le truchement de l'Office de l'eau, établissement public rattaché au département, apporteront leur concours administratif et technique à la mise en place de ce syndicat unique de gestion et de distribution de l'eau à l'échelle de La Guadeloupe. Cette rationalisation organisationnelle permettra d'unifier le prix de l'eau sur le territoire et sera de nature à en faire baisser le prix moyen grâce à la mutualisation des moyens et à l'interconnexion optimisée des réseaux.
39. L'Etat apportera sa contribution financière (crédits FEDER, crédits SEOM et ONEMA) à un plan de rénovatioi-i des réseaux de distribution à l'échelle de la Guadeloupe qui sera porté par le syndicat unique de gestion précité. L'amélioration du rendement des réseaux qui en résultera aura un effet bénéfique immédiat sur les coûts de production de l'eau potable. Il est rappelé qu'actuellement ce rendement est de l'ordre de 50%, ce qui signifie qu'il faut pomper et traiter 2 m3 pour en acheminer 1 m3 au robinet.
40. L'Etat demandera à l'Observatoire des prix d'étudier avant fin 2009, les composantes de la structure du prix de l'eau potable, et de faire en relation avec l'Office de l'eau toute proposition permettant, d'une part, d'agir à la baisse sur son prix et, d'autre part, d'améliorer sa tarification de façon à ce qu'elle soit progressive par rapport à la consommation annuelle.
41. Les structures de production et de distribution s'engagent à supprimer les frais de pénalité liés aux retards de paiement à compter de la signature du présent protocole.
42. Le CCSBT s'engage à supprimer l'abonnement assainissement au plus tard à la fin du premier semestre. Le LKP invite les autres structures de production et de distribution à en faire autant.
6. Tarifs de l'électricité et des communications
43. L'Etat rappelle que l'usager guadeloupéen bénéficie des mêmes tarifs que l'usager métropolitain, grâce à la péréquation nationale .
44. A la demande du collectif LKP, l'Etat organisera le 06 mars 2009 une réunion sur l'harmonisation des délais de paiement des factures EDF et des délais d'acheminement de ces factures par La Poste.
45. L'Etat inscrira dans la LODEOM la facturation à la seconde des télécommunications.
46. L'Etat ouvrira des discussions avec les opérateurs internet et de téléphonie mobile, la Région et le collectif LKP sur la baisse des formules d'abonnement. La première rencontre entre les parties est prévue le 05 mars 2009.
LOGEMENT
Les autorités organisatrices de transports urbains et interurbains s'engagent à limiter les différences de tarifs non justifiées sur des trajets équivalents.au sein des périmètres relevant de leur autorité.
1. Transports routiers interurbains
66. Le conseil général s'engage à contrôler les modalités de mise en oeuvre des DSP concernant le transport interurbain et à vérifier le respect des cahiers des charges par leurs détenteurs.
Il pourra demander aux groupements défaillants sur les plans de la régularité de la desserte et de la couverture du territoire de sous-traiter avec des entreprises de transport non attributaires d'une DSP à la seule condition qu'elles soient régulièrement constituées.
67. A la demande du LKP, et en accord avec le conseil général, l'Etat s'engage à demander la réalisation d'une mission d'inspection sur les conditions de mise en oeuvre de la procédure de DSP des transports terrestres interurbains de voyageurs.
68. Le conseil général s'engage à prendre en charge une baisse de 20% les prix des transports terrestres interurbains, avant la fin du 1er semestre 2009.
69. Le conseil général instaurera une tarification spécifique dans les transports en commun en faveur :
- des personnes âgées et des personnes handicapées avant la fin de l'année 2009
- des étudiants dès la rentrée universitaire 2009/2010.
70. En liaison avec « Pôle Emploi » , le conseil général s'engage à établir avant la fin du 1er semestre 2009 une tarification spécifique des déplacements en transport en commun pour les demandeurs d'emploi.
71. La Région s'engage, en liaison avec « Pôle Emploi » , le conseil général et les autres autorités organisatrices de transport, à financer une carte de réduction du prix des déplacements en transports en commun au bénéfice des stagiaires de la formation professionnelle et des apprentis.
2. Transports routiers urbains
72. Le syndicat mixte du « Petit cul de sac marin » (Pointe-à-Pitre, Abymes, Gosier, Baie-Mahault) s'engage à baisser de 20% les tarifs des transports urbains dans son périmètre de compétence, au plus tard le 30 juin 2009.
73. La communauté de communes du Sud Basse Terre (Basse-Terre, Baillif, Gourbeyre, Saint-Claude) rappelle qu'elle a baissé de 33% les tarifs des transports urbains dans son périmètre de compétence, à compter du 1er janvier 2009.
74. La communauté de communes du Sud Basse Terre s'engage à verser une aide financière solidaire de 5 000Euros à chacun des 12 transporteurs non éligibles à l'aide au départ conformément au protocole d'accord joint en annexe.
Le conseil général s'engage à verser une aide financière solidaire de 30 000Euros à chacun des 12 transporteurs non éligibles à l'aide au départ conformément au protocole d'accord joint en annexe.
L'Etat confirme sa participation à un plan concerté de résolution de ce dossier.
3. Transport aérien
75. En 2009, l'Etat, dans le cadre de sa nouvelle politique de continuité territoriale, mettra à disposition des familles les plus modestes de La Guadeloupe 40 000 billets A/R Pointe-à-Pitre/Paris au prix de 340Euros (hors taxes d'aéroport) afin de faciliter le maintien des liens familiaux.
L'Etat s'accordera avec la Région pour assurer une gestion conjointe de ce nouveau dispositif de continuité territoriale.
76. L'Etat engagera des discussions avec les organismes prélevant des « taxes » grevant le prix du billet d'avion pour examiner la possibilité de les baisser.
4. Transport maritime
77. L'Etat, la Région et le conseil général s'engagent à étudier en 2009 les conditions et les modalités d'amélioration du fonctionnement du transport maritime interîles, articulé avec le système régional de continuité territoriale afin de proposer une meilleure desserte des communes de Marie-Galante, des Saintes et de la Désirade en s'appuyant sur un service de qualité à un coût attractif.
EDUCATION
85. L'Etat finalisera avant la fin du mois de mai 2009, en liaison avec les collectivités locales et les autres acteurs locaux du service public de l'emploi et de la formation professionnelle, un plan d'urgence pour la formation et l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté.
Ce plan concernera 8 000 jeunes entre 16 et 26 ans, qui seront reçus individuellement avant la fin du 3e trimestre 2009, sur la base du volontariat, par les antennes de Pôle Emploi, la mission locale ou des prestataires agréés, pour établir un bilan de compétences et proposer 4 pistes de solution :
- l'accès direct à l'emploi pour ceux qui sont employables avec mobilisation des moyens de l'Etat, de la Région, du conseil général, etc. (CDI, CDD, contrats aidés, emplois tremplins, etc.)
- la formation (chèque qualification, école de la 2e chance, RSMA, etc.)
- une aide à la création d'entreprise (dispositif NACRE, aides de la Région)
- des actions d'accompagnement social (redynamisation des jeunes désoeuvrés, valorisation de l'image de soi, bilan et suivi santé, acquisition de savoirs de base dans le cadre de la lutte contre l'illettrisme).
Ce plan d'urgence reposera sur 3 piliers : l'optimisation des outils à disposition des acteurs ; la création d'un fonds social piloté par l'Etat et les partenaires sociaux ; la signature par le jeune d'un « contrat d'autonomie » calqué dans son principe sur le contrat mis en place dans le cadre du « Plan Espoir Banlieue » . La cible de retour à l'emploi ou de réinsertion sociale est de l'ordre de 60% des jeunes pris en charge dans le cadre de ce dispositif.
86. L'Etat et la Région s'engagent à mettre en oeuvre en synergie des politiques publiques de développement économique durable pour assurer des débouchés aux jeunes pris en charge par le plan d'urgence précité. La Région prendra appui à cet effet sur le SRDE. L'Etat soutiendra des initiatives de développement économique endogène créatrices d'emplois, à l'aide des outils à sa disposition : la stratégie de croissance pour l'outre-mer (STRA- COM), la LODEOM et les Etats Généraux sur les grands enjeux de l'outre-mer réunissant les acteurs sociaux, économiques et politiques locaux, qui seront ouverts en Guadeloupe par le Président de la République
FORMATION PROFESSIONNELLE
87. La Région s'engage à mettre en place au plus tard au premier trimestre 2010 une structure de formation professionnelle sous la forme d'un établissement public, ou toute autre structure juridique adaptée, pour assurer l'exercice de missions de service public de formation professionnelle.
88. La Région et l'Etat s'engagent à réunir le « Comité de coordination de l'emploi et de la formation professionnelle » avant le 1er juin 2009.
89. Le budget régional pour la formation professionnelle et l'apprentissage s'élève en 2009 à 50 M Euros. Ces crédits seront réajustés au cours de l'exercice en fonction des besoins réels conformément au programme de formation et au SRDE.
90. La Région s'engage à accompagner la création d'un groupement d'employeurs multisectoriels permettant d'employer plus de 100 contrats de professionnalisation mutualisés.
92. Le LKP et la Région s'entendent pour tenir une réunion de travail sur la formation professionnelle dans la première quinzaine du mois d'avril.
91. L'Etat prend l'engagement de doubler d'ici 3 ans les effectifs du RSMA, pour la formation professionnelle des jeunes et de former 450 jeunes Guadeloupéens dès 2009 contre 324 en 2008.
92. Dans l'hypothèse où la mission d'inspection aura mis à jour la perception de sommes indues par l'un ou l'autre des acteurs de la filière pétrolière, ces sommes, susceptibles in fine d'être reversées par ce ou ces acteurs, serviront à alimenter un fonds de formation professionnelle géré par la Région.
EMPLOI
106. Le directeur du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle établira la liste des organismes paritaires où ne sont pas présents les syndicats guadeloupéens. Afin d'assurer leur présence dans ces organismes, l'Etat s'engage, selon le niveau de texte concerné, soit à procéder aux modifications réglementaires requises, soit à favoriser les modifications législatives en ce sens.
107. Le sous-préfet de Pointe-à-Pitre est désigné comme médiateur pour négocier une issue aux conflits de l'aéroport, de la CTM, de RFO et d'Air France.
108. Le Secrétaire général de la préfecture est désigné comme médiateur pour le conflit à la mairie de Goyave.
109. A la demande du LKP, l'Etat invite les maires de Guadeloupe et le président du Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale à participer à une réunion le jeudi 12 mars 2009 à 15 heures à la préfecture pour faire le point sur l'application des lois et règlements concernant le statut et la carrière des agents de la fonction publique territoriale et les modalités du dialogue social dans les communes.
110. L'Etat invitera avant la fin 2009 les organisations professionnelles d'employeurs et les organisations syndicales de salariés à engager des négociations collectives tant au niveau des branches que des entreprises, sur les questions relatives notamment à l'abaissement du seuil de désignation des représentants du personnel, sur la représentativité syndicale, sur l'emploi, l'indemnisation du chômage, la formation professionnelle, le développement des qualifications.
SERVICES PUBLICS
117. L'Etat garantit la mise à disposition en 2009 d'« une enveloppe de 13 MEuros destinée à diminuer le coût des matières premières entrant dans la fabrication de produits locaux et permettant de favoriser la baisse des prix pour les consommateurs.
118. L'Etat organisera en s'appuyant sur les conclusions du SRDE et des assises de l'agriculture de 2006, des Etats généraux de l'agriculture en Guadeloupe avant la fin de l'année 2009 afin d'élaborer un plan de soutien aux agriculteurs et au développement agricole de l'île.
119. L'Etat fera de l'agro-production un des secteurs prioritaires de la LODEOM.
120. L'Etat s'engage à étudier les modalités d'une politique d'aide au désendettement des agriculteurs.
121. L'Etat et les collectivités garantissent le maintien des financements prévus, comme les 47 MEuros pour l'irrigation et les 4MEuros pour l'électrification rurale.
122. Les Collectivités avec le soutien de l'Etat s'engagent à financer la construction d'un second abattoir en région Sud Basse-Terre.
123. L'Etat appuiera les projets de valorisation des produits de l'agriculture et de l'élevage, en particulier par la création d'un label de « France Saveur d'Outre-Mer » et le développement du label « produits peyi » .
124. L'Etat confirme le maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et les groupements de producteurs pour l'obtention des aides agricoles sur toute la programmation 2007- 2013.
125. L'Etat proposera dans la LODEOM l'exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties supportée par les exploitants agricoles.
126. La Région s'engage à exonérer d'octroi de mer les intrants agricoles à l'exclusion de certains désherbants et engrais qui nécessitent des précautions d'utilisation particulières.
127. La Région a voté le 19 janvier 2009 une aide aux intrants pour la filière canne.
128. La Région s'engage à exonérer d'octroi de mer les aliments du bétail, les semences et le gazole agricole.
129. La Région s'engage à étudier la mise en place d'une aide aux intrants du même type pour les filières de diversification.
130. L'Etat confirme qu'il a payé à la date du 10 février 2009 la totalité des aides en retard aux agriculteurs.
131. La Région et le Département mettront à la disposition des ex-salariés de la ferme Campêche le foncier nécessaire pour la mise en oeuvre d'un projet de développement agricole intégré.
132. L'Etat appuiera le projet porté par les ex-salariés du site de Campêche. Il soutiendra financièrement l'installation de jeunes agriculteurs sur ce site jusqu'à 40 000 euros par agriculteur).
133. La Région s'engage à verser 0, 68Euros d'aide par tonne de canne livrée pour la récolte 2008.
PRODUCTION - VOLET PECHE
1. La maîtrise foncière
145. L'Etat soutient la proposition de réserver au moins 50 000 ha de surface agricole incompressible dans le cadre de la révision du SAR.
146.Les Collectivités (Région et conseil général) sont favorables à la création d'une commission d'évaluation et de contrôle annuel de la surface agricole.
147. L'Etat, la Région et le conseil général affirment, d'une part, leur opposition au projet « Vigie Gate » et, d'autre part, leur volonté d'accompagner un projet de développement durable et responsable dans le nord de la Grande-Terre.
148. Afin de protéger le patrimoine écologique de la Guadeloupe, l'Etat conduira une politique résolue de lutte contre les constructions illicites, pour un accès libre au domaine public maritime (plages) et forestier et contre l'affichage publicitaire illégal.
2. Un développement équilibré du territoire
149. Le tourisme sera inscrit dans les secteurs prioritaires de la LODEOM.
150. Le Préfet réunira un comité stratégique pour le tourisme associant les collectivités et les professionnels.
151. L'Etat apportera son soutien aux professionnels du tourisme afin de les aider à concevoir des stratégies fortes, au moyen notanment de plans d'actions financés par ODIT France.
152. La Région aidera, sur fonds propres et sur crédits européens, les investissements réalisés par les repreneurs crédibles qui s'engageront à maintenir l'activité hôtelière (Kalenda, Anchorage).
153. L'Etat s'engage à soutenir la rénovation du parc hôtelier à hauteur de 7 500Euros par chambre, un amendement à la LODEOM (qui avait initialement prévu 5 000 Euros/chambre) sera présenté à cette fin.
154. Des discussions seront engagées entre l'Etat et les collectivités territoriales pour maintenir une activité hôtelière sur le site du Kalenda et éviter une vente à la découpe.
155. Le Préfet installera dans les plus brefs délais un comité de coordination des financeurs pour l'hôtel Kalenda.
156. Dans le cadre de la LODEOM, l'Etat apportera son soutien aux petites et moyennes entreprises afin de les aider à concevoir des stratégies fortes leur permettant d'accéder aux marchés publics, à l'ingénierie, aux crédits bancaires et aux matières premières à des coûts attractifs.
157. Dans le cadre de la LODEOM, l'Etat s'engage à soutenir les initiatives de développement économique endogène visant l'autonomie alimentaire (la production agricole, l'agro-transformation), promouvant les activités liées à la préservation de l'environnement, aux énergies renouvelables et à la valorisation de la mer et de ses dérivés...
CULTURE
158. L'Etat étudiera tout projet de développement culturel proposé par le collectif, comme le double fléchage en français et en créole des bâtiments publics.
159.La Région et le conseil général s'engagent à assurer le double fléchage en créole et en français de leurs bâtiments recevant du public.
160.Les collectivités territoriales s'engagent à poursuivre leurs efforts en matière de valorisation de la culture guadeloupéenne et la langue créole (bureau de développement de la langue créole et de la culture guadeloupéenne).
161. L'Etat étudiera, avec la commune, et les associations porteuses du projet une participation financière au projet de création d'un institut culturel et pédagogique « Papa Yaya » à Capesterre-Belle-Eau.
162. L'Etat dans le cadre de sa médiation pour trouver une issue au conflit de RFO invitera ce média à augmenter le pourcentage de ses programmes diffusés en langue créole et incitera également à la création et à une plus grande diffusion d'oeuvres de culture guadeloupéenne.
163. L'Association des maires s'engage par l'adressage à valoriser les femmes, les hommes et les évènements ayant contribué directement ou indirectement à la culture et à l'histoire de la Guadeloupe
DISPOSITIONS FINALES ET DIVERSES
164. Le collectif LKP demande le dessaisissement de l'administrateur judiciaire du dossier de la liquidation des 51 mutuelles de la Guadeloupe et la révision des procédures en cours.
165. Le préfet réaffirme son impossibilité d'intervenir dans le cours des procédures judiciaires. Il rappelle que le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer a saisi le Médiateur de la République afin que celui-ci, au-delà des décisions de justice, puisse trouver une solution de compromis s'agissant des adhérents des mutuelles.
166. Le préfet s'engage à saisir le président de La Mutualité française et le Président de la CAM pour explorer les solutions qui permettraient, au-delà des décisions de justice, de ne pas pénaliser les adhérents des mutuelles.
167. Dans le cadre de l'inter-régions douanes, le LKP réaffirme son opposition au transfert des BSN de Pointe-à-Pitre et Basse-Terre vers la DRGC de Martinique et exige le maintien des effectifs des brigades de Guadeloupe à 15 agents.
168. Le collectif LKP demande à l'Etat de ne pas engager ou d'arrêter les poursuites judiciaires engagées à l'encontre des auteurs d'éventuelles infractions liées au conflit.
169. Le Préfet rappelle le principe du non paiement des jours de grève dans les services de l'Etat. Les signataires du présent accord demandent que des réunions soient organisées entre l'autorité d'emploi, les agents et les organisations syndicales représentées dans l'administration et les entreprises concernées, avant toute retenue sur salaire liée au conflit en cours.
170. Les signataires appellent à la reprise de l'activité normale et s'engagent à poursuivre les négociations sur les autres thèmes à examiner et notamment à oeuvrer à la résolution des conflits en cours.
Les parties signataires décident de constituer une commission de suivi du présent accord, de 12 membres : 4 pour le LKP, 4 pour l'Etat et 4 pour les collectivités. Les modalités de fonctionnement de cette commission de suivi seront déterminées lors de sa première réunion qui se tiendra à la mi-avril, sur convocation du préfet.
SOCIETE
LKP : NAISSANCE DE LA NATION GUADELOUPEENNE
LKP : NAISSANCE DE LA NATION GUADELOUPEENNE
Rédigé le 2009-03-05 14:16:00, par Emeline SAUVEUR
Par Danik I. Zandwonis . Il faut être guadeloupéen jusqu’a l’extrême limite de son être, pour ressentir la fierté qu’il y a eu d’avoir vécu intensément cette grève héroïque et historique.
44 jours, qui ont ébranlés mais sans ’abattre définitivement les murs du vieux monde colonial, néocolonial et post colonial.

Oui, il faut être la Guadeloupe, avoir enduré, dans sa chair d’île soit disant « découverte », foulée, volée, violée dans son corps, meurtri par les outrages successifs d’hommes venus de l’autre coté du monde, pour se sentir autre avoir envie de liberté définitive…
Oui il faut avoir été Karukéra, ou peut être Kaloukaera amérindien d’origine, avant d’être Guadalupe, Guadeloupe, jusqu'à Gwada, ti moun à Gwadloup. Pour se saisir de ce cadeau que la lutte des classes nous offre ce 4 mars O9.
Qu’importe le nom, nous saurons pour des siècles et des siècles, que la lutte Kont pwofitasyon est née un jour de janvier 2009 sur cette terre notre...
Déjà, un 21 octobre 1801, si loin, si longtemps, des ancêtres illustres, avaient labouré avec force, le sol aride de la liberté. Ils avaient osé. Et jusqu’au funeste 26 mai 1802, avant que le cri de Delgrès au monde – vivre libre ou mourir ne déchire la nuit, avant qu’Ignace et son étendard rouge, ne périsse au Morne Baimbridge et que les soldats tricolores n’exécutent leur sale besogne, nos pères avaient levé la tète, il s n’avaient qu’entrevus l’éclair de la liberté. Fin d’une histoire au gout amer d’inachevé.
Et puis d’autres fois, d’autres voies, cent fois ce peuple né de la servitude, peuple rebelle, têtu, vaillant, nègres « mauvaise nations » sang mélé sans cesse, ne se lassait pas d’essayer d’être lui-même. Cent fois nous avons lancé le défi de nous mêmes dans une construction souvent avortée
Cette fois, ça y est nous y sommes. Leur département -région ultrapériphérique, cadre étriqué, cadre colonial, tôt ou tard à briser, vient juste d’accoucher d'une nation.
Oui, le résultante de cette grève qui a depuis longtemps dépassé notre Guadeloupe c’est l’enfantement de la nation guadeloupéenne Elle sort des limbes.
44 jours de marche, enquête d’une terre promise, que nous avions sous nos pas.
44 jours de solidarité, de partage, d’humilité, de craintes, de quête d’un nous-mêmes.
44 jours pour chasser l’égoïsme, et nous construire.
44 jours, et tous les dénigreurs de nègres, dénigreurs d’indiens, dénigreurs systématique de nos consciences, dénigreurs d’eux même inconscientes marionnettes aux mains de « l’autre ».
L’autre qui nous a souvent refusé un brin d’humanité. Alors taisez vous Messieurs les beaux parleurs, messieurs les haut parleurs du vide, « épargnez nous, votre fraternalisme ... Attention chantier !
44 jours ce n’est rien que le début d’une nouvelle route, nous prenons le chemin difficile de la construction.
44 jours pour taire nos différences, nos égoïsmes, apprendre à partager, ré apprendre à nous parler à être nous la face du monde, quelle fierté.
44 jours et ce n’est pas tout. Nous cessons d’être simples locataires de cette terre, Nous la faisons notre.
44 jours naissance d’une nation, oui, mais il reste encore à construire l’état.
44 jours pour faire cesser le quotidien de la pwofitasyon, mais c’est sur qu’elle reviendra tôt ou tard, tant que nous n’aurons pas décidé d’en finir une fois pour toutes avec le système qui génère depuis 1635 toutes les pwofitasyons :
La route est tracée : merci LKP !
IMAGE DU JOUR
LKP 44è JOUR A SUIVRE...
LKP 44è JOUR A SUIVRE...
Rédigé le 2009-03-05 14:09:00, par Camille CHAUVET
GUADELOUPE.Par Caribcreole 05.03.2009 Pointe à Pitre, jeudi 5mars 09. (Caribcreole. com) - Devant des milliers de LKPistes rassemblés devant les bureaux du Port Autonome, Élie Domota, porte parole des 49 organisations an Lyannaj a signé un protocole d’accord de 21 pages.

Le conflit social qui durait depuis le 20 janvier est donc officiellement achevé. La Guadeloupe reprend son souffle. L'état français qui a trainé les pieds et tenté de pourrir ce conflit, devra verser près de 600 millions d’euros pour garantir les mesures annoncées.
Il faudra sans doute du temps pour mesurer ce qui s’est passé en Guadeloupe. Cette crise sociale la plus importante qu’est jamais connue ce pays, marquera durablement son paysage socio politique. Victorin Lurel, président de la Région, Jacques Gillot son collègue du Conseil Général, ont admis devant la nuée de journalistes guadeloupéen et étrangers présents qu’ils avaient vécu un moment historique.
Le Préfet de la Guadeloupe, Nicolas Desforges, arrivé juste un mois avant cette grève, et qui a tant subi de ce conflit, sait qu’il est lui aussi enté dans l’histoire de notre pays : « je suis jalousé par mes autres collègues » ; admet il. Il sait que des années encore, son nom, restera associé à un événement qui le dépasse, lui ; le petit fonctionnaire de l’état colonial.
A 8000 km de là, il devait être près de 21h (02h de Paris) quand, au milieu de l’indescriptible cohue, de la petite salle, du port autonome le Préfet tendit son portable à Elie Domota : « C’est monsieur le ministre Yves Jégo …». Pendant 3 minutes environ Jégo ; lui aussi voulut avoir une part de ce moment. L’imposante délégation du LKP eut à mesure l’importance de ce qui se passait. Une fois les documents signés, les dizaines d’interviews réalisées, le premier à partir fut Jacques Gillot dont c’était l’anniversaire. Victorin Lurel mi figue, mi banane admettait que les « états généraux, tels que prévus par Sarkozy devraient être « revus ».
Gillot lui nous a dit être très dubitatif d’autant que nous ferons « Notre congrès ».
Un confrère ne manqua pas de nous faire remarquer, qu’outre les deux exécutifs, quelques élus, qu’on aurait pu croire, très hostiles à ce conflit, attirés par les nombreuses cameras présentes avaient fait le déplacement. La journaliste du quotidien français « Le Monde » Béatrice Gurrey, nous disait avec beaucoup de retenue, et d’émotion, « c’est la première fois que je reste un mois en reportage en un même lieu, j’ai énormément appris de ce pays, de ces gens, c’est une expérience unique ».
Alex Robin, journaliste à RFO Guadeloupe, en direct sur l’événement, revenant sur la longue grève de RFO expliquait : « tu vois si nous acceptons que nos émissions soient retransmises depuis Paris, jamais nous ne pourrons faire du direct de ce genre, car c’est Paris qui décidera, nous n’aurons aucune autonomie ».
Et puis il y a eu la fin de la partie officielle. Vers 21H30, les délégués du LKP ont quitté la salle où venait d’être signée le protocole, ils sont descendus rejoindre la foule impatiente, et patiente, bouillonnante, debout sur la placette. Des milliers de voix, des larmes, de la joie, et puis, l’animateur réclame une minute de silence, à la mémoire de Jacques Bino, - Stephen Fiston, et aussi à celle du père de Jean-Marie Nomertin, inhumé dans l’après midi du mercredi.
Nomertin absent, de la signature protocolaire, mais combien présent. Selon la tradition LKP, les représentants de toutes les organisations, partis et associations du « Lyannaj » se sont exprimés. Moment d’émotion encore ; Michel Numa, le vieux Militant du Gong, membre du Copagua, au nom de la génération « mai 67 » a expliqué, qu’il y avait eu jadis un « après Mai 67, comme il y aura maintenant un après Janvier 2009… »
Victorin Lurel, et les autres élus présents, dont le maire de Pointe à Pitre, Jacques Bangou, n’ont pas participé à la fête populaire. Ils ne sont pas venus chanter avec Jacky Richard, l’auteur du « nouvel hymne national » la Gwadloup sé tan nou...
Elie Domota, qui a été le dernier à s’exprimer a été ovationné et a rappelé que le « combat était loin d’être terminé, ». Une fois de plus l’attitude du Medef, qui refuse de signer l’accord Bino, et d’octroyer à ses salariés les 200 euros symboliques a été stigmatisée. Le protocole signé n’est que le début d’un long processus, qui devrait à « changer la vie »en Guadeloupe. Chacun a compris que la grève n’est que suspendue.
En Martinique le combat continue, la Réunion se mobilise .les colonialistes français ont tout raté. La « contagion » tant redoutée est réelle : le LKP s’exporte bien…Tant mieux.
IMAGE DU JOUR
NE SOYONS PLUS LES DINDONS DE LA FARCE !
NE SOYONS PLUS LES DINDONS DE LA FARCE !
Rédigé le 2009-03-05 13:39:00, par Victor HAUTEVILLE
Pour comprendre à quel point les grands patrons de la grande distribution prennent les gens pour des cons il suffit de faire un tour sur le
site du groupe LECLERC. Ce site est un comparateur de prix. En fouillant bien dans les différentes rubriques vous vous ferez une idée très précise sur la notion de famille, de produits et de références.

Pour comprendre à quel point les grands patrons de la grande distribution prennent les gens pour des cons il suffit de faire un tour sur le
site du groupe LECLERC. Ce site est un comparateur de prix. En fouillant bien dans les différentes rubriques vous vous ferez une idée très précise sur la notion de famille, de produits et de références.
Sur ce site on prend les gens pour de grands garçons et de grandes filles. Il ne s’agit pas de couillonner le consommateur mais de les éclairer.
L’idée de créer des coopératives pour l’achat de produits chez d’autres fournisseurs est dans l’air. Une autre initiative est à mettre en avant. Il s’agit du site
www.kiprisa.com dont l’objectif est de surveiller par des privés les prix. Un certains nombre de services y seront liés. Nous vous en dirons plus dans peu de temps.
SOCIETE
ON A DIT A ROGER DE JAHAM: JE NE SERRE PAS A MAIN D'UN BEKE!
ON A DIT A ROGER DE JAHAM: JE NE SERRE PAS A MAIN D'UN BEKE!
Rédigé le 2009-03-05 06:44:00, par Victor HAUTEVILLE
(LE MONDE)Assis sous un élégant carbet, dans le souffle de l'alizé, Roger de Jaham, 60 ans, laisse flâner son accent créole pour raconter le camouflet qu'il a récemment subi : "Pour la première fois de ma vie, un homme que je saluais m'a dit : "Je ne serre pas la main d'un béké."" L'homme a encaissé l'humiliation, retiré sa main.
IMAGE DU JOUR
ANTILLES LES RAISONS DE LA COLERE
ANTILLES LES RAISONS DE LA COLERE
Rédigé le 2009-03-05 04:56:00, par Victor HAUTEVILLE
Une belle brochette d'invité pour une émission à regarder.
IMAGE DU JOUR
LA FRANCE EST-ELLE UNE REPUBLIQUE DE VOYOUS ?
LA FRANCE EST-ELLE UNE REPUBLIQUE DE VOYOUS ?
Rédigé le 2009-03-05 00:47:00, par Camille CHAUVET
Exclusif Le NAIF par CAMILLE CHAUVET : La Martinique est sous l’Administration française, un véritable système d’Habitation, mais les Maîtres de cette habitation parlent de République. Est-ce une République de voyous, quand le Préfet Ange Mancini est logé par un raciste béké et cautionne l’arnaque de l’Octroi de mer ?

La Face Cachée de l’Octroi de Mer est évidente quand nous avons ces éléments en main. Nous avons écrit une lettre ouverte au Préfet. Aucune réponse, nous l’avons rendu publique dans les colonnes de France Antilles.
A l’heure où le peuple martiniquais s’est mobilisé dans un mouvement sans précédent pour exiger l’arrêt de certaines pratiques abusives, un sujet particulièrement grave doit être évoqué et nécessite de votre part des réponses rapides et claires.
Il s’agit de la question du contentieux relatif au remboursement de l’octroi de mer.
Depuis plusieurs années, de nombreuses sociétés ont attaqué en justice pour obtenir le remboursement de l’octroi de mer qu’elles avaient payé entre 1992 et 1994.
L’octroi de mer étant en effet, suite à l’arrêt Lancry du 9 août 1994, dans le collimateur de Bruxelles, ces entreprises ont exploité toutes les failles du droit européen pour contester cette taxe.
Ce mouvement a été orchestré par certains cabinets d’avocats français, qui ont semble t’il proposé aux entreprises de véritables partenariats pour partager le magot.
Des groupes importants dont le comportement est largement à l’origine des abus actuellement dénoncés par les habitants de ce pays, et même par l’Etat, se sont largement impliqués dans cette opération de haute voyoucratie.
Le problème de fond est très simple.
L’octroi de mer est intégré dans les prix de vente des produits importés.
C’est ce que les entreprises elles-mêmes n’arrêtent pas de dire pour tenter de justifier les prix exorbitants qu’elles pratiquent. Cela a été dit par exemple en 2004 lors de la dernière révision des taux d’octroi de mer (France-Antilles du 6 juillet 2004) et l’argument a été mainte fois entendu ces jours derniers, dans tous les médias et dans des « mails » qui circulent afin d’arrêter une prétendue désinformation sur le rôle de l’octroi de mer.
Comment peut-on alors se faire rembourser, sous prétexte d’irrégularité par rapport au droit européen, une taxe déjà payée par le consommateur ?
Il y a dans ce cas un enrichissement sans cause qui n’est pas sans rappeler ce qu’Yves JEGO dénonçait récemment concernant le carburant.
La situation est d’autant plus choquante que certaines entreprises importantes, notamment dans la grande distribution, n’ont pas pris part à ce festin sur lequel d’autres se sont jetées avec avidité.
Actuellement, la Cour d’appel de Fort-de-France est saisie de treize affaires dans lesquelles les sociétés du groupe Cora-Match-Ecomax demandent un remboursement d’octroi de mer.
Les sommes réclamées s’élèvent à :
- plus de trente quatre millions d’euros pour la société SISB
- plus de onze millions d’euros pour ECOMAX
- plus de sept millions d’euros pour MATCH
D’autres affaires avaient été portées devant des tribunaux en France, et ont, semble t’il donné lieu à des accords.
On peut citer les procédures engagées par des sociétés du groupe Bernard Hayot :
- Bamy photos aux droits de Photocolor
- Bamy pneus aux droits de Somarec
- GBH aux droits de Bamy
- Sodicar
- Bamy photos
- Sodicar photos
- Sadeco
- Bamex et Bamex agricole
- Société Martinique Automobiles
- Société Girard
Toutes ces affaires révèlent que l’appât du gain a conduit certains à laminer un système dont ils reconnaissent souvent eux même, sous leur casquette « d’industriels locaux », qu’il est important pour protéger la production du pays. Les mêmes, sous leur casquette d’importateurs, n’ont pu résister à la logique du profit à outrance jusqu’à la pwofitatsion.
Ce contentieux de l’octroi de mer a pendant longtemps été géré à l’insu du Conseil Régional, auquel on a même tenté de refuser des informations comme en témoignent certains documents, et qui a dû rentrer presque par effraction dans certaines procédures.
De nombreux autres dossiers sont déjà terminés depuis plusieurs années, avec parfois à la clé paiement de ceux qui avaient réclamé le remboursement. Un véritable scandale !
Cet argent a semble t’il été puisé dans les sommes collectées au bénéfice des communes, donc des Martiniquais, qui avaient déjà payé en achetant les produits frappés par l’octroi de mer.
Enfin, plusieurs dossiers ont fait l’objet d’accords amiables avec les représentants de l’Etat, dans des conditions que la population a également le droit de connaître.
Il est indispensable de faire aujourd’hui toute la lumière sur cette face cachée de l’octroi de mer.
Nous devons donc savoir :
-
Qui a réclamé le remboursement, au titre de quelle période et pour quel montant ?
- Qui a été payé et pour quel montant ?
- Qui a payé et avec quel argent, celui des collectivités ou celui de l’Etat ?
Tous ceux qui ont participé à ce commerce de gagner devant de gagner derrière menacent aujourd’hui de fermer leur entreprise. Le Béké Despointes a donné l’exemple, suivront sans doute dans les heures qui viennent d’autres békés et autres nègres domestiques.
Entre le choix de construire ce pays, certains choisissent l’affrontement. Ces patrons n’ont pas compris que dans cette Martinique, il n’y a qu’une alternative gagner ensemble, donc avec leurs salariés ou disparaître avec eux. Au bénéfice de qui ? C’est une autre histoire qui peut commencer là…
Camille CHAUVET
LES CHIFFRES DE LA HONTEAFFAIRES SISB (Primistères Reynoird) Match et Ecomax actuellement devant la Cours d’Appel de Fort -de –France
1°) Société PRIMISTERES REYNOIRD devenue Société IMMOBILIERE ET DE SERVICES BOETIE-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 12 948 914,03 euros
2°) Société PRIMISTERES REYNOIRD devenue Société IMMOBILIERE ET DE SERVICES BOETIE-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 38 766,05 euros
3°) Société ECOMAX Martinique-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 685 875, 60 euros
4°) Société ECOMAX Martinique-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 2 444 874, 29 euros
5°) Les Supermarchés MATCH MartiniqueAppel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 2 067 103, 44 euros
6°) MATCH MartiniqueAppel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 2 057 907, 15 euros
7°) Société ECOMAX MartiniqueAppel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 2 151 833, 73 euros
8°) Société ECOMAX MartiniqueAppel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 2 357 730, 10 euros
9°) Société PRIMISTERES REYNOIRD devenue Société IMMOBILIERE ET DE SERVICES BOETIE-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 19 275 916,00 euros
10°) Société PRIMISTERES REYNOIRD devenue Société IMMOBILIERE ET DE SERVICES BOETIE-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 2 081 377 ,00 euros
11°) SA ECOMAX-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 1 806 618, 50 euros
12°) SA ECOMAX-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 1 636 104, 00 euros
13°) MATCH Martinique-Appel d’un Jugement D’Instance de Fort de France du 27 juin 2003
Somme en jeu : 3 151 426, 83 euros
TOTAL: SISB: 34 344 973, 08 Euros
ECOMAX: 11 083 035, 91 Euros
MATCH: 7 276 437, 42 EurosToutes ces sommes, sans compter celles qui ont déjà été versées au bénéfice des acteurs d’un système reposant sur la voyoucratie commerciale mettent bien en évidence la légitimité de la mobilisation de Février 2009.
Ou l’Etat se positionne comme complice de cette économie de comptoir dénoncée par Yves Jégo, le Secrétaire d’Etat aux colonies.
Ou alors les principes d’un Etat de droit seront mis en avant. Il faut le souhaiter avant qu’il ne soit trop tard.
Enquête de Camille CHAUVET Document exclusif Le NAIF.
TRIBUNE LIBRE
LA LETTRE DU MOUVEMENT DES ENTREPRENEURS DE GUADELOUPE AU PREFET
LA LETTRE DU MOUVEMENT DES ENTREPRENEURS DE GUADELOUPE AU PREFET
Rédigé le 2009-03-04 20:28:00, par Victor HAUTEVILLE
Baie-Mahault, le 27 février 2009 à Monsieur Nicolas DESFORGES Préfet Rue Lardenoy97100 BASSE-TERRE
Faisant suite à l’agression du Président du MEDEF au cours de la réunion du 25 courant, (réunion placée sous votre présidence et qui a nécessité l’intervention de deux membres du Raid), les organisations signataires, par courrier de ce jour, vous ont confirmé que les conditions de la poursuite des négociations n’étaient plus réunies.
Par la présente nous vous précisons que nous ne retournerons à la table de négociations que si vous êtes en mesure de nous garantir que :

Le nombre de représentants des délégations patronales et syndicales sera déterminé d’un commun accord. Tous les intervenants des syndicats patronaux pourront librement s’exprimer après avoir sollicité la prise de parole. Chacune des parties pourra demander des suspensions de séance ainsi que la demande d’une nouvelle rencontre sans avoir à se justifier. La séance sera levée par vous à la première agression verbale ou fermeture des entreprises par le LKP. Tout sera mis en oeuvre pour garantir le libre exercice du commerce et la sécurité de nos salariés. Vous assuriez une protection rapprochée auprès des négociateurs compte-tenu des menaces directes qui pèsent sur eux.
En votre qualité de président de séance, garant des libertés individuelles et publiques, vous devez nous garantir que ces conditions seront réunies. A défaut, nous ne participerons à aucune rencontre.
Dans l’attente, et afin de ne pas bloquer les négociations, nous sommes disposés à reprendre les négociations bilatérales à la demande du LKP comme cela a été le cas par le passé.
Nous vous précisons que cette huitième et dernière proposition depuis le début du conflit est l’ultime proposition concernant les revenus, qu’il n’y en aura pas d’autre et que nous sommes disposés à la formaliser uniquement si celle-ci conduit à une fin de conflit.
Il me paraît utile de rappeler que celle-ci prévoit un bonus de prime de vie chère de 50 à 90 euros en fonction de la taille des entreprises, de leur secteur d’activité, des revenus annuels des salariés et pour les salaires compris entre 1 et 1,4 SMIC et 3% au-dessus de 1,4 SMIC. Ce bonus, cumulé aux primes des collectivités et de l’état, porterait ce montant dans une fourchette de 200 à 240 Euros ce qui est supérieur aux 200 Euros revendiqués par le LKP.
Vous avez précisé lors des négociations que ce concours de 100 euros de l’Etat se ferait sur une durée de 36 mois sous condition d’un accord interprofessionnel et sans condition de ressource dans le cadre d’un aménagement du RSA qui nécessite une adaptation législative. Pour ce qui est du concours des collectivités de 50 euros mensuels, nous n’avons pas à ce jour de détail de versement, si ce n’est qu’il s’opérera sur douze mois.
Nous prenons acte de ces concours financiers en vous précisant que ces aides ne peuvent transiter par nos entreprises et doivent être versées directement aux différents bénéficiaires concernés.
Il semblerait qu’un accord ait été trouvé avec l’UCEG, le collectif des entrepreneurs et l’UMPEG. Celui-ci n’engagerait que les entreprises représentées et nous attirons votre attention sur les risques juridiques dans le cas où vous envisageriez une extension vers un accord interprofessionnel régional. En effet, vous ne pouvez ignorer que ces syndicats patronaux ne sont pas représentatifs des secteurs d’activités ni des branches notamment dans le domaine de la grande distribution, du commerce, du Tourisme et de l’hôtellerie, de la restauration, de l’automobile, du BTP, de la santé, des transports, du nettoyage, etc.
Compte-tenu que le LKP rappelle qu’il reste 141 revendications à discuter et que bon nombre ne nous concerne pas, nous vous précisons à toutes fins utiles que notre proposition vise à signer un accord de fin de conflit.
Par ailleurs, comme le sollicite le LKP, nous vous précisons que nous ne discuterons ni du paiement de jours de grève ni du retrait de plainte pénale ou de procédure d’indemnisations de dommages subis car nous n’avons pas de mandat pour cela. À ce jour, vous ne pouvez ignorer que plus de 1 000 entreprises fermeront, que 10 000 salariés perdront leur emploi et que, pour les autres entreprises, privées de recettes depuis plus d’un mois, elles sont dans une situation très fragile et ne peuvent faire face à leurs obligations financières.
Soyez certain de notre volonté inébranlable de sortir au plus vite de ce conflit qui n’a que trop duré tout en préservant les équilibres économiques des entreprises qui seules pourront permettre de créer des emplois durables.
En vous remerciant par avance de la suite que vous réserverez à ces demandes et précisions, et restant à votre entière disposition, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, nos salutations respectueuses.
Copie:
· Monsieur le Président de la République
· Monsieur le Premier Ministre
· Monsieur le ministre de l’outre-mer
· Monsieur le Président de la Région Guadeloupe
· Monsieur le Président du Département
· Monsieur le Président de l’association des Maires de Guadeloupe
· Mesdames et Messieurs les Parlementaires
· Madame la Présidente du MEDEF
· Monsieur le Président de la CGPME
TRIBUNE LIBRE
ON NE GAGNE PAS UNE GUERRE AVEC DES FLEURS (Jean-Luc BOUTANT)
ON NE GAGNE PAS UNE GUERRE AVEC DES FLEURS (Jean-Luc BOUTANT)
Rédigé le 2009-03-04 18:35:00, par Victor HAUTEVILLE
> Le peuple martiniquais ne l’a pas encore compris. Nous sommes pris dans la nasse. Nous sommes comme le cochon de noël qui crie parce qu’il sait qu’il va être égorgé. Il n’y a pas d’échappatoire. Sauf celle de prendre les armes pour foutre la révolution et créer une nouvelle société qui nous appartiendra. A ce moment, le « Matinik sé ta nou sé pa ta yo » prendra tout son sens.

Mais combien parmi nous sont réellement prêts à franchir le pas ? Combien sont prêts à renoncer au confort et aux douces sécurités procurées par la société de consommation ? Il suffit de voir l’indiscipline de nos compatriotes dans les stations d’essence et leur avidité dans les boulangeries (débwouya pa péché) pour se rendre compte à quel point la peur de manquer s’est installée insidieusement en nous. Ce que nous ignorons, c’est que nos comportements sont prévisibles. Simplement parce que comme le rat de laboratoire, on nous a accoutumés à répondre à des stimuli destinés à nous faire agir d’une certaine façon, à avoir des comportements réflexes.
Nous ne nous sommes pas aperçus qu’entretemps on polluait nos terres, nos rivières, nos sources, nos rivages pour nous ôter toute possibilité de résistance et nous condamner à importer des produits de subsistance. Nous ne nous sommes pas aperçus que nos écoles primaires étaient envahies par des cohortes d’enseignants venus d’ailleurs pour formater nos enfants dès leur plus bas âge aux modes culturels exogènes et leur ôter leurs repères. Beaucoup d’entre nous ont été acteurs de la vente de leurs terres à des non martiniquais.
Nous avons accueilli à bras ouverts la grande distribution sans nous rendre compte que nous créions des situations de monopoles qui casseraient les activités de proximité des centres-villes. Nous avons été rendus aveugles sur des fondamentaux car notre attention a été constamment détournée. Et nous avons refusé nos ti-nains, notre fruit à pain, nos prunes chili, notre corossol au profit des pommes de terre, des poires, des raisins pesticidés de bas de gamme que l’on nous expédiait.
Nous avons détruit tous les réseaux de petites boutiques indépendantes détenues par des martiniquais au profit de franchises commerciales détenues par qui nous savons. Nous avons rejeté notre langue créole et pratiqué avec délectation l’auto flagellation. Nous avons été happés par le clinquant, le bling-bling, le superficiel et le goût du luxe qui ont fait de nous des êtres pleins de suffisance, des « mendiants arrogants » comme l’a écrit Césaire qui en veulent toujours plus.
Nous avons facilité le processus de « génocide par substitution » dénoncé par Césaire, qui a commencé par la maîtrise de nos schémas de pensée, qui s’est poursuivi par l’emprise sur notre tube digestif et l’illusion du progrès et du développement. Nous sommes devenus des êtres extra fragiles, névrosés, ramollis par une société d’abondance, enfermés dans une sacro sainte peur du manque. Nous sommes devenus le produit d’une habile stratégie d’aliénation, élaborée par des gens qui réfléchissent, des prédateurs qui nous nous ont piégés comme un crabe dans sa ratière.
Il a fallu que la crise mondiale aborde nos rivages pour que nous ouvrions brutalement les yeux sur un système économique pervers, cautionné par tous les régimes qui se sont succédé en France depuis 1635 et tous les gouvernements de la Vème république qui n’ont eu comme uniques buts d’exploiter dans l’intérêt de la France et d’enrichir une catégorie de profiteurs.
Nous sommes nombreux aujourd’hui à accuser de « pwofitasyon » les supérettes de quartiers ou de communes qui pratiquent des prix prohibitifs. A aucun instant, nous n’imaginons qu’il s’agit une fois de plus du remake de la tactique du « nèg kont nèg » utilisée avec succès à plusieurs reprises par le passé. Car en réalité, qui délivre les franchises des supérettes de proximité ? Qui sont les grossistes qui détiennent les plateformes de distribution ? Qui impose les prix aux petits commerçants? Et qui en nous dressant une fois de plus les uns contre les autres, prépare notre retour en masse dans les grandes surfaces ?
Comme le dit le proverbe « Si pa ni soutirè, pa ni volè ». Oui, nous avons notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive. Oui, la France a sa part de responsabilité car elle a fait subsister un système de type colonial en maintenant une relation privilégiée avec les descendants des colons. Oui, nos élites et particulièrement nos élus quelque soit leur bord politique ont leur part de responsabilité, car qui a délivré des autorisations d’implantation de grandes surfaces, contribuant à concentrer l’économie dans les mains d’un petit nombre ?
Qui a déclassé les terres agricoles ? Qui a délivré les permis pour construire des résidences en défiscalisation ? Qui de ce fait a favorisé la spéculation sur le foncier le rendant inaccessible pour les martiniquais ? Lors de sa première déclaration, le président de l’association des maires a affirmé « Ne touchez surtout pas à l’octroi de mer ». Pourquoi ? Parce que l’importation de marchandises constitue une manne financière pour les communes. Pour ce faire, on multiplie les grandes surfaces, on ne se soucie pas d’organiser le transport car plus les martiniquais achèteront des marchandises, des voitures, du carburant, plus le fric entrera dans les caisses des collectivités, ce qui permettra à ces messieurs de faire de leur fonction élective une véritable rente de situation et de s’offrir des voyages en 1ere classe sur les vols F de F/ Paris…Oui, on nous a sans doute mis dans le bocal, mais nous avons fermé le couvercle.
Coup pour coup nous sera rendu dans la guerre que nous avons déclarée. Les oligarques ont plusieurs coups d’avance sur nous. Ils ne renonceront jamais à leur pouvoir, leur puissance, leur domination qu’ils ont patiemment construit et préservé pendant 400 ans. Et là, article 72, 73, ou 74 n’y changeront rien car le pouvoir économique ne changera pas de mains.
D’ailleurs, Sarkosy l’a compris. Il est prêt à accéder à toutes nos demandes d’évolution institutionnelle. Il n’a rien à perdre car la Martinique est sous contrôle. Elle a été constituée en marché captif pour les produits « made in France ». En effet, toutes les grandes enseignes françaises de commerce et de services y ont pignon sur rue. Le réseau bancaire et financier français est fortement implanté. Le règlement de la plupart des services est centralisé sur l’hexagone
La française des jeux ponctionne annuellement plus de 1 milliard 600 millions d’euros sur les martiniquais, c’est-à-dire 5 fois le budget du conseil régional. Imaginez cet argent dans l’économie locale ! En changeant de statut, nos élus disposeront certes de plus de pouvoir politique mais d’une marge de manoeuvre quasi inexistante. De plus, la Martinique n’émargera plus automatiquement au budget de la nation. Elle n’aura plus droit qu’à un budget annuel qui dépendra des possibilités de la France. Dans la situation de crise que connaît la France, c’est un grand service que nous rendrons à Bercy car en sortant du statut de département, nous contribuerons formidablement à la réduction de l’endettement de la France et à l’allègement de son budget.
Nous avançons donc en terrain miné. Nous sommes cernés de toutes parts par un ennemi impitoyable et nous n’avons pas d’autres armes que nos gorges pour crier. Nous n’avons dans l’immédiat aucune solution pour desserrer l’étau. Sur ce plan, le LKP Guadeloupéen qui appelle à une société nouvelle paraît plus en avance, mais il commet l’erreur de réclamer une plus grande intervention de l’état providence pour faire avancer les revendications sociales. Il nous faudra encore réfléchir, élaborer des stratégies sur le moyen et le long terme qui nous conduiront vers l’action et pas dans la réaction, construire l’unité et la solidarité de notre peuple. Autrement, point de salut.
> Jean-Luc BOUTANT
> 20 février 2009
TRIBUNE LIBRE
PROPOS ANTI-NEGRES DU BEKE HUYGHES-DESPOINTES : DEUX POIDS, DEUX MESURES
PROPOS ANTI-NEGRES DU BEKE HUYGHES-DESPOINTES : DEUX POIDS, DEUX MESURES
Rédigé le 2009-03-02 21:10:00, par Victor HAUTEVILLE
mercredi 4 février 2009 par
la rédaction de MontrayKreyol Raphaël Confiant
M. Alain Huyghes-Despointes, industriel béké martiniquais, propriétaire de diverses entreprises en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane (Danone, Coca-Cola, etc .), a donc tenu des propos anti-métis et
anti-nègres sur CANAL +

A une heure de grande écoute en France. Il ne s'est pas exprimé sur une petite chaîne locale comme RFO. Non ! Sur l'une des plus grandes chaînes françaises. Une chaîne qui est regardée chaque soir par plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs français. Une chaîne réputée pour passer des films de valeur et des documentaires de haut niveau.
Ce qui veut dire que tout le monde en France a entendu M. Huyghes-Despointes mépriser les métis antillais et déclarer que l'esclavage n'était pas aussi féroce qu'on le dit généralement. Or, aucun média hexagonal, aucun grand journal, aucun intellectuel droit-de-l'hommiste du Quartier Latin n'a encore réagi.
Comme pour les massacres de Gaza le mois dernier, les Bernard-Henri Lévy, André Glucksman ou encore Alain Finkielkraut sont aux abonnés absents! Mais, imaginez un seul instant que de tels propos aient été tenus sur la même chaîne par quelqu'un qui n'aime pas les Fils de Sion. Dans la minute qui aurait suivi, on aurait assisté à un véritable tollé médiatique.
La personne aurait été dénoncée, vilipendée, clouée au pilori, mise au ban de la société. On lui aurait jeté au visage l'insulte suprême : ANTISEMITE. Mais, nous exagérons : cette personne n'aurait pas besoin de tenir des propos aussi odieux que celui du Béké martiniquais. Il lui aurait suffit de
dire le dixième de ce que ce dernier a déclaré pour se voir aussitôt publiquement exécuté. Oui, le dixième !Mieux : cette personne aurait simplement critiqué Israël et le sionisme, cette idéologie impérialiste, qu'elle aurait été aussi qualifiée d'antisémite et descendue en flammes non
seulement par l'intelligentsia germanopratine, mais aussi par leurs boys, leurs négro-larbins et bougnoulos-larbins qui, au nom de la diversité, jouent des coudes, lèchent des bottes et mangent à tous les râteliers dans l'espoir qu'un strapontin pseudo-républicain leur sera attribué. Cela s'appelle du deux poids deux mesures.
Les intellos germanopratins et leurs boys appellent ça du terme pompeux et vaguement méprisant de « concurrence des victimes ».Or, il n'en est rien. Ce que nous demandons est très simple : que les insultes, attaques et autres agressions à l'encontre des nègres et des arabes soient dénoncées et punies avec exactement la même vigueur que ceux adressés aux Fils de Sion.
Il n'y a là aucune concurrence. Juste une exigence d'égalité de traitement. Point à la ligne. Alors bien sûr, on verra dans quelques jours un articulet dans MARIANNE ou le NOUVEL OBSERVATEUR.
SOS-RACISME peut-être se fendra d'un petit communiqué. Et puis, tout rentrera dans l'ordre. M. Alain Huyghes-Despointes ne sera en tout cas pas diabolisé comme Dieudonné et personne ne lui demanda de rendre sa médaille de la Légion d'honneur.
Raphaël Confiant
TRIBUNE LIBRE
NOU PED FIL EN NOU
NOU PED FIL EN NOU
Rédigé le 2009-03-02 16:31:00, par Victor HAUTEVILLE
Blanc métropolitain, mais guadeloupéen depuis 1970 (j’avais 7 ans), ma scolarité : Anquetil, Raizet, Carnot puis Baimbridge pour le bac. Ensuite direction Lyon pour des études d’ingénieur et ensuite un 3eme cycle de management et Marseille ; puis 10 ans dans une PME marseillaise pour acquérir de l’expérience professionnelle

.
En 1998, je suis revenu « au pays » pour créer une entreprise dans le domaine du tourisme et dans le secteur des nouvelles technologies. Ma motivation : « Prouver qu’il est possible de créer de la valeur en Guadeloupe, créer de l’emploi guadeloupéen, développer une entreprise dans les nouvelles technologies, et ne plus parler du tourisme antillais en terme de potentiel, mais en terme de richesse créée ». Aujourd’hui cette entreprise a développé un savoir faire unique au monde.
En 1999 j’ai obtenu le prix de l’entreprise innovante du Ministère de la Recherche (Ministre Monsieur Claude Allègre) parmi 3.000 candidats ; en Octobre 2008 le jury du magazine « Inter-Entreprises » me faisait l’honneur de m’élire manager Antilles-Guyane de l’année. Commentaire de Mr Arconte de la Direction du travail en Guadeloupe « je n’ai jamais lu un rapport de mes services aussi élogieux sur une entreprise guadeloupéenne ». Il faut dire qu’avec mes équipes, nous avons toujours été fier de porter haut les couleurs du tourisme antillais, de créer des emplois directs et indirects, et de créer de la richesse de la valeur ajoutée partagée par tous. Il faut dire que nous appliquons toute la convention collective des agents de voyages, et que les salaires de l’entreprise sont en moyenne 30% plus élevés que ceux de la métropole ; il faut dire que nous avons distribué au titre de l’exercice 2007 près de 70.000 euros de participation aux salariés…et pourtant nous allons mourir !
A cette date l’entreprise comptait 65 salariés à Saint-François, et en janvier 2009 nous avons réalisé 30% de croissance par rapport à l’an passé. Je m’apprêtais à embaucher 5 personnes de plus, à investir encore plus car le tourisme guadeloupéen repartait après 10 années de galère.
En 5 semaine nous avons annulé plus de 2.000 touristes en Guadeloupe et Martinique, nous avons remboursé plus d’1 million d’euros à nos clients, nous avons perdu plus de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, plus de 500.000 euros de marge brute ; le nombre de clients nous sollicitant pour des séjours aux Antilles est passé de 700 par jour à moins de 200 jours. La haute saison touristique est désormais derrière nous, et nous abordons les ventes de la basse saison (de Mai à Septembre). Il est désormais certain qu’au-delà des pertes accumulées depuis 5 semaines, les 6 mois à venir seront catastrophiques ; non seulement l’entreprise ne s’en remettra pas, mais des centaines d’emplois sont être supprimés dans les hôtels, restaurant, loueurs de voitures, loueurs de bateaux, excursionnistes … (combien parmi les 12.000 salariés du tourisme ? il suffira de regarder les chiffres entre Mars et septembre prochain).
Alors cette semaine je m’apprête à licencier les 10 premiers salariés de l’entreprise, parmi eux les contrats de formation, professionnalisation, les CDD que nous aurions dû et pu embaucher si on nous avait laisser faire notre métier de créateur de valeur et de richesse. Je sais aussi que ce sont les 10 premiers et que je serais contraint de continuer pour préserver le reste, puis continuer …etc jusque la fin !
Oui je pleure, je pleure d’incompréhension fasse à un suicide collectif, je pleure de voir la classe politique locale muette, invisible fasse au désastre social qui s’annonce, face aux milliers de chômeurs qui vont grossir les rangs de l’ANPE et les bureaux de pleurs de leur collectivité. Je pleure de voir tous ces politiques venir donner des leçons. Madame Royale vous qui affirmez « …ne me dites pas que les entreprises ne peuvent pas augmenter les salaires de 200 euros ! » alors montrez nous l’exemple du haut de votre poste de Présidente de la Région Poitou Charente, « ne me dites pas que la Poitou Charente ne peut pas le faire ! » et d’ailleurs que toutes les régions socialiste de France nous montrent l’exemple puisque c’est si facile. Votre inconséquence et démagogie récupératrice prive les guadeloupéens de la fierté de créer leur propre développement et générer leur propre richesse. Il est de la responsabilité du politique de légiférer sur la juste répartition de la richesse ! cela passe par les textes de toutes natures (et il en existe de nombreux) , mais pas par les accusations généralisantes, infondées, irresponsables et par l’émotion à 2 euros.
Je pleure de voir que la seule façon que nous avons de distribuer de la richesse, c’est d’emprunter, c’est par la dette des collectivités locales, de l’état; dette dont nous allons ‘courageusement’ léguer à nos enfants.
Dans mon métier qu’est le tourisme, je rappelle que la Barbade, état indépendant située à 600 kilomètres de la Guadeloupe, étant 4 fois plus petite que la Guadeloupe, ayant 2 fois mois d’habitants, accueil chaque année 1,2 million de touristes générant 1,2 milliards de recettes par an !
La Guadeloupe accueillent à peine 400.000 touristes générant à peine 400 millions d’euros. Alors voilà 800 millions d’euros par an, qui sont ni des subventions, ni de la dette, ni de l’emprunt, ni du RMI, ni du RSA, ni « déchoukage » d’une communauté, ni de l’appauvrissement des entreprises, ni des bons sentiments, ni des « y a qu’à, faut qu’on ». Il s’agit de travail de réflexion, de compétence, d’ambition, de stratégie, de qualité, de management de motivation de salariés…. Mais face à cela nous offrons les carcans administratifs aussi bien de l’état que de la région, et le dogmatisme syndical.
Au lieu de cela nous en Guadeloupe fermons des hôtels depuis 10 ans : (Anse de Rocher, Marissol, Kayé-Là, Domaine de Malendure, Petite Anse, Plantation sainte-Marthe, Callinago, Méridien/Kalenda, Hôtel Tropical, Royal Caraïbes, Village Raisin Clair, Le Hamak,…), et plus récemment pour des périodes provisoires ou définitives : Le Manganao, le Club Med, Pierre et Vacances !
Alors oui je pleure face aux licenciements que l’on m’oblige à faire alors que je pourrais créer des dizaines d’emplois et générer des dizaines de millions d’euros de richesse à distribuer, parce que les Hommes modernes (tous tant que nous sommes, chef d’entreprise, politiques, syndicalistes, journalistes, simples citoyens !) préférons la facilité de lieux communs au travail, à la compétence, au dialogue, à la réflexion, à l’innovation !
Notre société est capable de créer ses nouvelles idoles en la personne de nos footballeurs multimillionnaires, mais jette « aux chiens » les entrepreneurs, créateurs de valeurs, de richesses, d’emploi alors qu’ils prennent des risques financiers pour eux et leur famille ; on les jette « aux chiens » avec une seule formule lapidaire « pwofitasyon ».
Messieurs les syndicalistes fonctionnaires, hommes et femmes politiques biens pensants, vous voulez distribuer de la richesse : or, vous la détruisez ; vous voulez moins de chômeurs, or vous les créés ; comment pourrais-je ne pas pleurer de colère, d’incompréhension et d’impuissance !
Je veux me battre pour créer de la richesse et je suis enchaîné, je veux me battre pour créer des emplois et je suis enchaîné, je veux me battre pour la Guadeloupe, mon pays « sé ten mwen .. . » aussi!), et l’on me suicide !
François BENARD
Nouvelles Antilles
Manager Antilles Guyane 2008
IMAGE DU JOUR
GUADELOUPE, MARTINIQUE, DES SOCIÉTÉS MARQUÉES DU SCEAU DU DÉCLASSEMENT
GUADELOUPE, MARTINIQUE, DES SOCIÉTÉS MARQUÉES DU SCEAU DU DÉCLASSEMENT
Rédigé le 2009-03-02 14:55:00, par Emeline SAUVEUR
PAR ANDRE LUCRECE .Il est parfois cruel, mais non moins salutaire, de dire ce qui est au fondement du mouvement social actuel qui se vit, aussi bien en Guadeloupe qu’en Martinique, à la fois comme révolte et délivrance : le fait de sociétés marquées du sceau du déclassement.

«
Je crois que la douceur spirituelle et le désintéressement l’emporteront sur la gloutonnerie crasse d’aujourd’hui. » Jack LondonIl est parfois cruel, mais non moins salutaire, de dire ce qui est au fondement du mouvement social actuel qui se vit, aussi bien en Guadeloupe qu’en Martinique, à la fois comme révolte et délivrance : le fait de sociétés marquées du sceau du déclassement.
Inutile le regard sur le quotidien qui mène à l’autoflagellation, stérile aussi la plainte qui n’a jamais attendri les puissants, insuffisante les solutions conçues comme uniquement techniques, certainement plus féconde la lucidité qui débusque les ressorts de ces sociétés traversées par les tentatives de toutes sortes de minoration de leur peuple, de sa créativité, voir de son génie.
En Guadeloupe comme en Martinique, voici donc ces peuples se tenant, chacun à sa manière, au principe même de la vie, enracinés dans leur révolte. Ils sentent bien, à chaque passage des portiques, à l’aéroport, au supermarché, à l’embauche dans les entreprises, jusque dans les services publics, qu’il y a quelque chose comme une minoration et une tentative de déclassement. Ils flairent bien aussi que tout cela tend vers l’inconciliable.
Et cette colère rentrée que j’évoquais naguère a fini par se crier. Depuis plus de cinq semaines en Guadeloupe, trois semaines en Martinique.
Les raisons.
D’abord un déclassement moral.
A commencer par l’apathie morale de l’Etat qui n’a pas su exercer son rôle de régulateur qu’il s’est lui-même attribué, et qui se révèle être une véritable faillite. Il n’a pas su ou n’a pas voulu voir, sous les masques mondains des puissants, leur volonté de gloutonnerie qui se manifeste par tous les abus que le même Etat semble vouloir aujourd’hui découvrir : marges astronomiques de la grande distribution, opacité sur la fixation des prix du carburant, abus notoires de certaines banques imposant des commissions scandaleusement élevées à leurs clients, services outrageusement chers s’agissant de la téléphonie, de l’Internet et de la télévision.
Ces excès sont d’autant plus cruels que le capitalisme joue avec ardeur sur la confusion entre désir et besoin, il s’est depuis longtemps emparé de la libido des individus pour exacerber la consommation, les persuadant que le bonheur est dans l’objet, le symbolisme des marques jouant le rôle de piège souriant.
Participe également du déclassement moral de nos sociétés, la cynique arrogance des békés récemment mise à jour dans un documentaire. Nous avions dans notre livre Souffrance et jouissance aux Antilles ouvert des possibilités d’inventaire de pratiques d’un autre âge, agissant lentement contre les békés eux-mêmes à l’image d’une inexorable tumeur.
Ces pratiques, qui répondent à l’idéologie rétrograde de la non mixité, prennent des formes variées dans la vie quotidienne : homogamie dite « de pureté », regroupement résidentiel, regroupements sociaux divers à l’instar de ce qui se fait aux îlets du François où leurs bateaux se retrouvent en un point précis sur la mer, regroupement religieux en l’Église de Régale à Rivière Pilote, leur capitale religieuse. Volonté donc, à l’exception rare de quelques uns, de se couper des autres, de se ghettoïser, de ségréguer.
Le tout bordé d’une très fruste illusion. Car comment peut-on penser que de tels comportements ne puissent générer, dans de si petits pays, au mieux le ressentiment, au pire la haine ? Et quel homme peut raisonnablement vivre heureux entouré de haine ?
Les békés se sont donc immoralement enfermés depuis bien longtemps dans la plus sombre des tragédies : celle de la contrition.
Et l’arrogance affichée au portail de l’Elysée et dans les couloirs de Bruxelles, où ils se livrent avec délectation à d’inconfessables confessions, ne peut susciter que de la compassion devant le pitoyable.
Ensuite, une tentative de déclassement social.
Nombre d’entreprises, notamment celles de la grande distribution débarquent, aussi bien en Martinique qu’en Guadeloupe, avec leurs cadres métropolitains, parfois même avec leurs caissières, c’est d’ailleurs l’une des raisons de la grève du supermarché du François, en Martinique, commencée avant même la grève générale et c’est la réalité notamment à Destrelland en Guadeloupe.
Ce choix d’inscrire le recrutement dans l’emploi métropolitain a entraîné depuis quelques temps frustrations et révoltes, avant que celles-ci ne s’expriment collectivement de la part des Antillais qui ont le sentiment de vivre dans leur pays une forme de déclassement social.
Cette occultation de l’emploi antillais potentiel est d’autant plus paradoxale que plusieurs écoles aux Antilles forment des cadres commerciaux qui devraient donc tout à fait naturellement être embauchés dans ces entreprises.
Nous pourrions citer plusieurs entreprises qui, sur la dizaine de cadres qui occupent ces emplois, ne comptent pas un Antillais. Or nous sommes dans des sociétés modernes qui sont passées du statut prescrit qui régissait l’individu au statut acquis délivré par les instances du savoir, écoles et universités. Le résultat est donc là : d’une part, de plus en plus de jeunes antillais diplômés, d’autre part de réelles difficultés à trouver un emploi dans leur pays. Il ne s’agit pas là d’une relation accidentelle : la logique distributive de l’emploi est désynchronisée parce que largement influencée par un passé colonial qui continue de fonctionner en traces.
De ce point de vue, la revendication du LKP qui s’énonce en « priorité d’embauche pour les guadeloupéens » ne peut émouvoir que les bonnes âmes au cerveau quelque peu perverti, embrouillées par la systématique des traits quand ils comparent avec ce qui se passe en France, qui voient partout le racisme sauf là où il faut le voir.
Le fait est que le déclassement est là, touchant surtout mais pas seulement les jeunes antillais, renvoyés à des emplois inférieurs à ceux que leur permettraient d’espérer leurs diplômes, quand ce n’est pas au chômage pur et simple.
Une telle situation discriminatoire, à laquelle s’ajoute l’insuffisance de perspectives pour les jeunes sans diplôme, risque d’avoir pour conséquence de nous installer dans cette inquiétante familiarité que nos sociétés entretiennent avec le chômage qui constitue pourtant une préoccupation inabandonnable.
Dans quelle mesure ces entreprises s’investissent-elles dans cet enjeu majeur qu’est l’emploi ? Et peuvent-elles dès lors, ces entreprises non citoyennes, donner des leçons de civisme aux structures syndicales ?
Tous ces suspens, tous ces retraits par rapport à la question sociale finissent par rattraper ces oublieux opulents – ainsi que le montre le présent historique – et s’inscrivent dès lors dans les amoralités sociales de l’histoire.
Enfin une tentative de déclassement culturel.
Malgré l’indiscutable talent des metteurs en scène, des acteurs, des musiciens, des chorégraphes, des plasticiens antillais, les Antilles ne disposent plus des moyens de traduire ce talent en œuvres de civilisation dignes de ce nom. Des évènements de qualité comme le Festival du Marin ou les salons internationaux du livre de Guadeloupe et de Martinique ont été rayés d’un trait.
La suppression de ces évènements culturels structurants, tout comme la disparition de revues qui exprimaient la qualité de réflexion des intellectuels antillais, constituent le symptôme le plus sûr de cette dégradation.
Ajoutons à cela que le Prix Carbet de la Caraïbe et des Amériques a été relégué à Paris, comment expliquer un tel déracinement alors que la domiciliation en Guadeloupe, Martinique et Guyane par ses créateurs, les membres de la revue Carbet, visait à faire vivre par des conférences de jurés, d’auteurs, ou d’invités de la Caraïbe la dynamique littéraire de nos régions.
Tous ces signes, des symptômes en réalité, vont de pair avec des « coups », ce que l’on appelle aujourd’hui des « événementiels » auxquels on accorde la priorité, lesquels sont en général des manifestations relevant davantage du divertissement dans une perspective d’abêtissement.
Mais ne négligeons pas dans ce domaine le rôle joué par la DRAC, organisme d’Etat. Dans une lettre adressée à son Directeur en mars 2007, j’avais eu l’occasion de lui dire ma perception de cet organisme : la DRAC est préférentiellement sensible à tout projet qui répond au modèle européen, sans se rendre compte qu’elle officie dans une aire culturellement différente, historiquement originale, sociologiquement inédite, linguistiquement exceptionnelle, langagièrement dissidente, tant du point de vue littéraire que du parler populaire.
Menant sa vie de caserne, marquée par une sorte d’enfermement culturel, coupée des réalités antillaises et inculte des cultures guadeloupéenne et martiniquaise, la DRAC fonctionne comme un magasin de fournitures de subventions, tandis que la liberté d’esprit et de création – je parle de celle des écrivains et des artistes des Antilles – lui est insupportable.
Telle est la réalité qui devrait, plus que jamais, aujourd’hui interpeller, si l’on ne veut pas que d’autres révoltes ne viennent cycliquement agiter la vie sociale antillaise. L’insistante pression des évènements invite à de nouvelles fondations de nos sociétés qu’on ne saurait priver des faits et gestes des peuples en marche vers une société décente.
TEXTE DE L'ECRIVAIN ANDRE LUCRECE
INTERNATIONAL
LE PROGRAMME ANTI DROGUE CUBAIN FELICITE PAR L'ONU
LE PROGRAMME ANTI DROGUE CUBAIN FELICITE PAR L'ONU
Rédigé le 2009-03-02 10:53:00, par Camille CHAUVET
Par Tania Hernandez . Le secrétaire général adjoint de l’ONU , Antonio Maria Costa et directeur exécutif de l’Office de l’ONU contre la drogue, qui réalise une visite à Cuba a salué le programme de lutte anti-drogue appliqué par les autorités cubaines.

Lors de cette viiste,il déclare:« J’ai une impression très positive. Les résultats du programme sont très positifs, le taux de dépendance des drogues est très bas, rien qu’une fraction du taux mondial. Les efforts qui sont déployés dans le pays dans la lutte contre la drogue et dans la surveillance des frontières sont excellents. Je ne peux donc que dire que c’est très positif ».
Le premier vice-président cubain José Ramon Machado Ventura qui a reçu le directeur exécutif de l’Office de l’ONU contre la drogue et la délinquance a pour sa part indiqué :
« Nous sommes dans la meilleure des dispositions pour coopérer au maximum. Nous avons tout un travail de fait et des résultats concrets à Cuba, comme il l’a signalé et nous sommes disposés à collaborer dans la lutte anti-drogue à l’échelle internationale et nous l’avons réaffirmé. »
Il a mis l’accent sur les résultats du programme de prévention appliqué par les autorités cubaines et sur les faibles taux de commercialisation et de possession de drogue à Cuba.
José Ramon Machado Ventura a confirmé la volonté du gouvernement et des institutions sociales cubaines de partager leur expérience avec l’ONUDD et avec les agences internationales spécialisées dans la lutte anti-drogue et contre la délinquance.
TRIBUNE LIBRE
ATTENTION LE MATERIEL SCOLAIRE EST DE PREMIERE NECESSITE
ATTENTION LE MATERIEL SCOLAIRE EST DE PREMIERE NECESSITE
Rédigé le 2009-03-02 06:52:00, par Victor HAUTEVILLE
J’ai pris lecture de la liste des produits de première nécessité sur laquelle les parties seraient tombées d’accord : c’est une bonne chose pour l’avancée des discussions et nous devons nous en féliciter.

Cependant à la lecture de cette liste je constate et je pense que c’est un oubli qu’il n’est pas fait mention du matériel scolaire qui me semble être aussi, à mon humble avis, un produit de première nécessité.
S’il est vrai que « sak vid’ pa ka tchinbé douboutt » je pense qu’un cerveau bien construit est aussi important pour l’avenir de nos enfants et donc pour l’ensemble de notre communauté.
Il serait bien que les parties signataires de l’accord puissent y intégrer le matériel scolaire dans la liste des produits de première nécessité.
Alfred ULRIC
TRIBUNE LIBRE
LIEN PROPOSE PAR NOS LECTEURS
LIEN PROPOSE PAR NOS LECTEURS
Rédigé le 2009-03-01 16:28:00, par Victor HAUTEVILLE
Bonjour,
Je vous envoie le lien d'un dossier de France Culture sur les AntillesJ' ai écouté notamment la série les pieds sur Terre . C'est aussi comme ça qu'on perçoit la Guadeloupe vue de loin, pour ceux qui comme moi ne la connaisse pas -il n'y a pas que le Figaro:)...
IMAGE DU JOUR
UN PAS GAGNE EN GUADELOUPE:L'ACCORD BINO
UN PAS GAGNE EN GUADELOUPE:L'ACCORD BINO
Rédigé le 2009-02-28 15:13:00, par Camille CHAUVET
Par CAMILLE CHAUVET . Les débris du liyannaj pour la profitation formés du MEDEF et de la CGPME résistent encore ,et ne signent pas l'accord salarial. Un accord accepté par les syndicats réunis au sein du liyannaj des travailleurs.

Au bout de 37 jours de mobilisation, un accord salarial a été conclu entre les grévistes guadeloupéens et deux organisations patronales au bout de 37 jours de mobilisation, sur une hausse de 200 euros net des bas salaires.
Mais le MEDEF et la CGPME refusent de signer. Le MEDEF guadeloupéen ne s’est pas présenté, jeudi, à la séance fixée par les négociateurs pour finaliser l’accord. Le président du MEDEF local, Willy Angèle, a accusé Élie Domota d’avoir voulu le « frapper » .Propos démentis par le préfet Nicolas Desforges. « À aucun moment, sa sécurité n’a été en cause ».
’est vrai que la pression est montée et que les deux hommes ont été en face à face de coq .Baptisé « accord Jacques Bino », du nom du syndicaliste assassiné au passage d’un barrage le 18 février.
Le communiqué publié dit clairement que cet « accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe » prévoit, pour les salariés gagnant jusqu’à 1,4 fois le SMIC, que l’État contribue pendant trois ans à hauteur de 100 euros à la hausse des salaires, par le biais d’un RSA transformé en « revenu supplémentaire temporaire d’activité ». Le conseil régional et le conseil général prendraient en charge 25 euros chacun, et les entreprises 50 euros.
L’accord applicable au 1er mars, concernerait entre 15 000 et 17 000 salariés. Un « premier pas », selon le LKP, qui estime que l’accord s’impose de fait au MEDEF et à la CGPME, même sans leur signature. En cas de blocage, Élie Domota compte saisir le ministère du Travail. Dans l’accord Bino ,l’aide de l’État est prévue pour une période transitoire de trois ans
Sur les salaires, le MEDEF « regrette que l’accord qui se dessine ne fasse que reproduire les logiques tant critiquées de ces 30 dernières années et recoure aux mêmes facilités qui freinent le développement économique durable de la Guadeloupe ».
L’attitude du MEDEF était jugée hier provocatrice face aux concessions du LKP .Pour accompagner le dialogue social , l’aide de l’État est prévue pour une période transitoire de trois ans. Ensuite, les entreprises devront prendre en charge l’intégralité de ces hausses de salaires.
En tout cas, en Guadeloupe le combat du LKP se poursuit, et les négociations se continuent sur les 19 autres revendications immédiates (baisse des prix, gel des loyers, relèvement des minima sociaux, etc.).
Posté par PIERRE JEAN FANEL, le 2010-05-26 15:58:00
JE VOUDRAIS M'INSCRIRE
VOYOUCRATIE
PAR NOAM CHOMSKY : L’AMERIQUE ETAT VOYOU.
PAR NOAM CHOMSKY : L’AMERIQUE ETAT VOYOU.
Rédigé le 2009-02-26 02:53:00, par Camille CHAUVET
La caractéristique la plus intéressante de ce débat sur les « Etats voyous » est précisément qu’il n’a jamais eu lieu, les discussions restant circonscrites dans des limites empêchant que soit formulée cette exigence évidente : les Etats-Unis et le Royaume-Uni doivent agir conformément à la loi et aux traités internationaux qu’ils ont signés.

La caractéristique la plus intéressante de ce débat sur les « Etats voyous » est précisément qu’il n’a jamais eu lieu, les discussions restant circonscrites dans des limites empêchant que soit formulée cette exigence évidente : les Etats-Unis et le Royaume-Uni doivent agir conformément à la loi et aux traités internationaux qu’ils ont signés.
Le cadre légal pertinent à cet égard est la Charte des Nations unies, fondement du droit international, et, pour les Etats-Unis, la Constitution américaine. La Charte stipule que, « une fois constatée l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression, le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n’impliquant pas l’emploi de la force armée doivent être prises. Si ces mesures se révèlent inadéquates, le Conseil peut entreprendre toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales ».
La seule exception admise figure dans l’article 51 : « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. »
Il existe donc des voies de recours légitimes pour faire face aux nombreuses menaces pesant sur la paix du monde, et aucun Etat n’a autorité pour agir à sa guise par des mesures unilatérales. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne font pas exception à la règle, quand bien même ils auraient les mains propres, ce qui est loin d’être le cas. Ni les « Etats voyous », par exemple l’Irak de M. Saddam Hussein, ni les Etats-Unis n’acceptent ces contraintes.
Ainsi, lors d’une première confrontation avec l’Irak, Mme Madeleine Albright, actuelle secrétaire d’Etat, et, à l’époque, ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU), ne se gêna pas pour déclarer au Conseil de sécurité : « Nous agirons de façon multilatérale quand nous le pourrons, et unilatéralement quand nous le jugerons nécessaire », car « nous considérons cette région du Proche-Orient comme d’une importance vitale pour les intérêts nationaux des Etats-Unis ».
« Quand, où et comment ils le décident »
Elle réitéra cette position en février 1998, au moment où le secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, entreprenait une mission diplomatique à Bagdad : « Nous lui souhaitons bonne chance et, à son retour, nous verrons si ce qu’il rapporte est compatible avec nos intérêts nationaux. »
Quand M. Annan annonça qu’un accord avec M. Saddam Hussein était intervenu, le président William Clinton, pour sa part, déclara que si l’Irak ne s’y conformait pas - Washington étant seul juge en la matière - « tout le monde comprendrait que les Etats-Unis et, il faut l’espérer, tous nos alliés, auraient le droit unilatéral de répliquer quand, où et comment ils le décideraient ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU entérina à l’unanimité l’accord signé par M. Annan et rejeta l’exigence de Londres et de Washington d’être autorisés à faire usage de la force s’il n’était pas observé. Dans cette dernière hypothèse, l’Irak s’exposerait cependant « aux plus graves conséquences », indiquait - sans plus de précisions - la résolution du Conseil, lequel décidait de rester saisi en permanence. Aux termes de la Charte des Nations unies, il s’agissait bien du Conseil de sécurité, et de lui seul (3).
Washington eut une lecture totalement différente de ce texte pourtant sans aucune ambiguïté. Selon l’ambassadeur américain auprès des Nations unies Bill Richardson, l’accord conclu « n’empêchait pas l’usage unilatéral de la force », et les Etats-Unis conservaient le droit légal d’attaquer Bagdad quand bon leur semblerait. M. Richardson précisa : « Nos bombardements peuvent être de trois types : frappes chirurgicales, frappes ponctuelles ou frappes massives. Les frappes chirurgicales ne seront pas suffisantes.
Nous envisageons des frappes ponctuelles. » M. Clinton déclara à son tour que la résolution du Conseil de sécurité lui « conférait autorité pour agir » - par des moyens militaires, précisa son conseiller de presse - en cas de non-respect par l’Irak de ses engagements. Au Congrès, certains élus considérèrent que cette position officielle était encore trop respectueuse du droit national et international.
Ainsi, le républicain Trent Lott, leader de la majorité au Sénat, dénonça le gouvernement de M. Clinton pour avoir « sous-traité » sa politique étrangère « à d’autres », c’est-à-dire au Conseil de sécurité. Son collègue démocrate John Kerry, pourtant ancienne « colombe », ajouta que l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis était « légitime » si M. Saddam Hussein « s’obstinait à violer les résolutions de l’ONU ».
Le mépris de la primauté du droit est profondément enraciné dans la culture intellectuelle et les pratiques américaines. Il suffit de se rappeler, entre autres exemples, la réaction de Washington à l’arrêt de la Cour internationale de justice de La Haye en 1986. On se souvient que les Etats-Unis furent condamnés pour « usage illégal de la force » contre le Nicaragua sandiniste, et sommés de mettre un terme à leurs activités clandestines au service des antisandinistes de la Contra ainsi qu’à verser des réparations au gouvernement légal de Managua (4).
Cette décision de la plus haute instance judiciaire internationale souleva un ouragan de protestations aux Etats-Unis. La Cour fut accusée de s’être « discréditée », et son arrêt ne fut pas jugé digne d’être publié. Il n’en fut évidemment tenu aucun compte, bien au contraire : le Congrès, à majorité démocrate, débloqua de nouveaux fonds pour les terroristes de la Contra.
Dans une déclaration d’avril 1986, le secrétaire d’Etat George Shultz avait bien formulé la doctrine américaine en la matière : « Le mot négociation est un euphémisme pour capitulation si l’ombre de la puissance n’est pas projetée sur le tapis vert », expliqua-t-il, fustigeant dans la foulée ceux qui préconisaient « des moyens utopiques, légalistes, telles la médiation par des tiers, l’ONU ou la Cour de La Haye, en ignorant l’élément de puissance dans l’équation. »
Le mépris affiché pour l’article 51 de la Charte des Nations unies est particulièrement révélateur. On en eut un exemple lumineux après les accords de 1954, qui mirent fin à la première guerre d’Indochine, conduite par la France. Ceux-ci furent considérés comme un « désastre » par Washington, qui entreprit aussitôt de les saboter : le Conseil national de sécurité décida secrètement que, « en cas de rébellion ou de subversion communistes locales ne constituant pas une attaque armée », les Etats-Unis envisageraient l’usage de la force, y compris contre la Chine si celle-ci était identifiée comme « la source de la subversion ».
Le même document préconisait la remilitarisation du Japon et la transformation de la Thaïlande en « point focal des opérations clandestines et de guerre psychologique en Asie du Sud-Est (5) », et tout particulièrement en Indochine, c’est-à-dire au Vietnam. Ensuite le gouvernement américain allait donner sa propre définition du concept d’agression en y incluant « le combat politique ou la subversion » - sous-entendu : par d’autres que lui.
C’est ce qu’Adlai Stevenson, démocrate, appelait une « agression interne », au moment où il justifiait l’escalade du président John Kennedy qui allait conduire à une attaque de grande envergure au sud de la péninsule, et finalement à la longue guerre du Vietnam (6).
Pour justifier devant le Conseil de sécurité l’invasion du Panama en décembre 1989 par les troupes américaines, l’ambassadeur Thomas Pickering invoqua l’article 51 de l’ONU : il s’agissait, selon lui, d’empêcher que le territoire de ce pays « ne soit utilisé comme une base pour le trafic de drogue à destination des Etats-Unis ». Dans l’opinion « éclairée », nul ne trouva à redire à cette interprétation.
En juin 1993, le président Clinton se tailla un grand succès au Congrès et dans la presse lorsqu’il ordonna une attaque de missiles contre l’Irak, qui fit de nombreuses victimes civiles. Les commentateurs furent particulièrement impressionnés par le recours de Mme Albright au fameux article 51 : les bombardements constituaient, dit-elle, « un acte de légitime défense contre une attaque armée », en l’occurrence une prétendue tentative d’assassinat contre l’ancien président George Bush deux mois plus tôt !
Des responsables de l’administration, s’exprimant anonymement, informèrent les journalistes que « ce jugement sur la culpabilité de l’Irak était fondé sur des preuves et des analyses factuelles plutôt que sur des renseignements en béton armé », ce qui n’empêcha pas la presse de saluer unanimement l’utilisation du fameux article 51. A la Chambre des communes du Royaume-Uni, le secrétaire au Foreign Office, M. Douglas Hurd, défendit, lui aussi, cet « exercice justifié et mesuré du droit à la légitime défense ».
Un tel bilan tend à donner raison à tous ceux qui, de par le monde, s’inquiètent de l’existence d’« Etats voyous » déterminés à faire usage de la force au nom d’un « intérêt national » défini par les seuls jeux de pouvoir internes, et, plus inquiétant encore, de l’existence d’« Etats voyous » qui s’érigent en juges et bourreaux à l’échelle planétaire (lire, page 12, l’article d’Eduardo Galeano).
Qu’est-ce donc qu’un « Etat voyou » ? L’idée qui sous-tend cette formulation est que, même si la guerre froide (1947-1989) est terminée, les Etats-Unis conservent la responsabilité de protéger le monde. Mais contre qui ? La « conspiration monolithique et impitoyable » de John F. Kennedy et l’« empire du Mal » cher à M. Ronald Reagan ont fait leur temps. Il faut trouver d’autres ennemis (7).
Sur le front intérieur, la crainte de la criminalité - en particulier de la drogue - a été stimulée par « une série de facteurs qui n’ont que peu ou pas grand-chose à voir avec le crime proprement dit ». Telle est la conclusion de la Commission nationale sur la justice criminelle, qui cite le comportement des médias, ainsi que « la façon dont l’Etat et l’industrie privée entretiennent la peur chez les citoyens » en « exploitant les tensions raciales latentes à des fins politiques ».
Et de souligner le parti pris racial au sein de la police et de la magistrature, qui disloque les communautés noires et crée un « abîme racial » faisant courir au pays « le risque d’une catastrophe sociale ». Des criminologues ont évoqué à ce propos un « Goulag américain », un « nouvel apartheid » avec, pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, une population carcérale de quelque deux millions (!) de détenus à majorité afro-américaine.
Le taux d’emprisonnement des Noirs est sept fois supérieur à celui des Blancs, sans commune mesure avec celui des arrestations, lesquelles affectent pourtant les Noirs dans des proportions sans rapport avec les chiffres réels de l’usage ou du trafic de stupéfiants (8).
A l’extérieur, les périls mis en avant sont le « terrorisme international », les « narcotrafiquants hispaniques » et, le plus grave de tous, les « Etats voyous ». Une étude secrète, datant de 1995 et rendue publique récemment grâce à la loi sur la liberté de l’information, esquissait les grandes lignes de l’approche stratégique à l’aube du nouveau millénaire.
Commandée par le Strategic Command, qui a la responsabilité de l’arsenal nucléaire stratégique, et intitulée Essentials of Post-Cold War Deterrence (« Principes de base de la dissuasion dans l’après-guerre froide »), elle montre, selon l’agence Associated Press, « comment les Etats-Unis ont modifié leur stratégie de dissuasion en remplaçant l’Union soviétique par les Etats dits “voyous” ou “hors-la-loi” : Irak, Iran, Libye, Syrie, Soudan, Cuba et Corée du Nord ».
Elle recommande que les Etats-Unis exploitent leur potentiel nucléaire pour projeter d’eux-mêmes une image « irrationnelle » et « vindicative » au cas où leurs intérêts vitaux seraient menacés : « Il est nuisible de nous présenter comme des gens raisonnables, rationnels et pleins de sang-froid », et, pis encore, comme respectueux d’enfantillages aussi dérisoires que le droit et les traités internationaux. « Que certains élé ments » du gouvernement fédéral « puissent apparaître comme potentiellement fous, impossibles à contrôler peut contribuer à créer ou à renforcer les craintes et les appréhensions dans l’esprit de nos adversaires. »
Ce rapport ressuscitait la « théorie du fou » de Richard Nixon : les ennemis des Etats-Unis doivent comprendre qu’ils ont en face d’eux des cinglés au comportement imprévisible, disposant d’une énorme capacité de destruction. La peur les conduira ainsi à se plier aux volontés américaines.
Ce concept avait été élaboré en Israël dans les années 50 par le gouvernement travailliste, dont les dirigeants « prêchaient en faveur d’actes de folie », comme l’a écrit l’ancien premier ministre Moshe Sharett dans son journal intime. Il était d’ailleurs en partie dirigé contre les Etats-Unis, jugés insuffisamment fiables à l’époque. Reprise à son compte par l’unique superpuissance actuelle, qui se considère au-dessus des lois et subit peu de contraintes de la part de ses propres élites, cette théorie pose, on l’admettra, un sérieux problème au reste du monde.
Dès les débuts du gouvernement Reagan, en 1980, la Libye fut désignée comme l’« Etat voyou » par excellence. Vulnérable et sans moyens de défense, ce pays est en effet un parfait punching-ball. En 1986, par exemple, le bombardement de Tripoli par l’aviation américaine sera le premier de l’histoire à être programmé pour passer en direct à la télévision en prime time afin que les plumitifs du « Grand Communicateur » Reagan puissent, dans la foulée, mobiliser l’opinion en faveur des attaques terroristes de Washington contre le Nicaragua. Le prétexte ?
Le « superterroriste » Khadafi avait « envoyé 400 millions de dollars et tout un arsenal à Managua afin de porter la guerre au cœur des Etats-Unis », lesquels exerçaient leur droit de légitime défense contre l’agression armée de cet « Etat voyou » qu’était le Nicaragua sandiniste.
Immédiatement après la chute du mur de Berlin, en 1989, qui mit fin à la menace soviétique, le gouvernement de M. George Bush soumit au Congrès sa demande annuelle pour un gigantesque budget du Pentagone : « Dans l’ère nouvelle qui s’annonce, l’emploi de nos forces ne concernera probablement plus l’Union soviétique, mais sans doute plutôt le tiers-monde, pour lequel de nouvelles capacités et de nouvelles façons de procéder se révéleront sans doute nécessaires. » Il ajouta que les Etats-Unis devraient entretenir des forces de projection considérables, particulièrement celles destinées au Proche-Orient, où « les menaces contre nos intérêts », qui exigent des interventions militaires directes, « ne peuvent être mises sur le compte du Kremlin » - contrairement, soit dit en passant, à une kyrielle sans fin de contrevérités diffusées par la propagande américaine pendant quarante ans, et aujourd’hui mortes de leur belle mort.
A l’époque, les menaces contre les intérêts américains ne pouvaient pas non plus être mises sur le compte de l’Irak. M. Saddam Hussein, qui faisait alors la guerre contre l’Iran de l’imam Khomeiny, était pour Washington un ami courtisé et un partenaire commercial.
Mais son statut allait changer du tout au tout quelques mois plus tard lorsqu’il interpréta, à tort, en juillet 1990, l’acquiescement américain à une modification par la force de ses frontières avec le Koweït comme un chèque en blanc pour envahir tout ce pays (9), c’est-à-dire, dans la perspective du gouvernement Bush, pour renouveler l’exploit que les Etats-Unis venaient eux-mêmes d’accomplir au Panama, en décembre 1989.
Les parallèles historiques ne sont cependant jamais tout à fait exacts. Lorsque Washington se retira partiellement du Panama après y avoir installé un gouvernement fantoche, une vague de colère déferla sur tout l’hémisphère, y compris à Panama.
Une vague de colère qui fit même le tour du monde, obligeant Washington à opposer son veto à deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et à se prononcer contre une résolution de l’Assemblée générale qui condamnait « la violation flagrante du droit international et de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats » et exigeait le retrait du Panama « du corps expéditionnaire américain ».
De quoi alimenter la réflexion des analystes politiques comme, par exemple, Ronald Steel, qui s’interrogeait sur l’« énigme » à laquelle étaient désormais confrontés les Etats-Unis : « En tant que nation la plus puissante du globe, ils voient leur liberté d’employer la force soumise à davantage de contraintes que tout autre pays. » D’où le succès (temporaire) de M. Saddam Hussein au Koweït, en août 1990, comparé à l’incapacité de Washington à imposer sa volonté au Panama.
Avant l’Irak, la tête de liste des « Etats voyous » avait été occupée par l’Iran et la Libye. Mais d’autres n’y avaient jamais figuré. L’Indonésie est un bon exemple, qui, d’ennemie, devint amie lorsque le général Suharto prit le pouvoir en 1965, après un bain de sang très applaudi en Occident (10).
M. Suharto allait rapidement devenir « un type comme nous les aimons » (« our kind of guy »), pour reprendre une formule du gouvernement Clinton, tout en commettant des agressions meurtrières et des atrocités sans fin contre son propre peuple. Pour les seules années 80, on dénombre 10 000 Indonésiens tués par les forces de l’ordre, selon le témoignage personnel du dictateur, qui explique également qu’« on laisse traîner les cadavres, comme une sorte de thérapie de choc (11) ».
Dès le mois de décembre 1975, le Conseil de sécurité de l’ONU avait pourtant intimé à l’Indonésie l’ordre de retirer « sans délai » ses troupes, qui avaient envahi le Timor-Oriental, ancienne colonie portugaise, et demandé à « tous les Etats de respecter l’intégrité territoriale du Timor-Oriental, de même que le droit inaliénable de ses habitants à l’autodétermination ».
Les Etats-Unis allaient répondre à cette décision des Nations unies en augmentant secrètement leurs livraisons d’armes aux agresseurs.Ambassadeur auprès de l’ONU à l’époque, M. Daniel Patrick Moynihan se dit fier, dans ses Mémoires, d’avoir rendu, à l’égard de l’Indonésie, les Nations unies « totalement inefficaces, quels que soient les domaines où elles prenaient des mesures ».
Et ce sur les instructions du département d’Etat, « qui avait appelé de ses vœux l’évolution que l’affaire a connue, et oeuvré pour qu’il en soit ainsi ». Washington acceptera tranquillement, en dépit de la transgression de la légalité internationale que cela représente, le vol du pétrole timorien (avec la participation d’une compagnie américaine), au mépris de toute interprétation raisonnable des accords internationaux.
L’analogie entre les situations du Timor-Oriental et du Koweït est assez forte, mais il existe aussi quelques différences. Pour ne citer que la plus évidente, les atrocités commises par le régime indonésien dans l’île de Timor avec la bénédiction américaine dépassent, et de très loin, celles attribuées à l’Irak chez son voisin (12). Cela n’a pas fait pour autant de l’Indonésie, dans le palmarès établi par Washington, un « Etat voyou ».
Un concept très flexible
Ce ne sont pas les crimes de M. Saddam Hussein contre son propre peuple, notamment l’utilisation - parfaitement connue des services de renseignement américains - d’armes chimiques contre des civils, qui ont métamorphosé le dictateur en « monstre de Bagdad ». Avant l’invasion du Koweït, les Etats-Unis lui avaient manifesté un soutien à ce point indéfectible qu’ils avaient passé l’éponge sur une frappe aérienne irakienne contre le bâtiment de guerre USS Stark (qui fit 37 victimes chez les marins américains), privilège dont seul Israël avait jusqu’alors bénéficié (lors de son attaque, « par erreur », contre l’USS Liberty, en juin 1967, qui fit 34 morts).
Ils avaient coordonné avec M. Saddam Hussein la campagne diplomatique, militaire et économique qui avait conduit, en 1989, à la capitulation de l’Iran « devant Bagdad et Washington », comme l’écrit l’historien Dilip Hiro. Ils avaient même demandé à M. Saddam Hussein les menus services couramment rendus par un Etat vassal : par exemple, prendre en charge l’entraînement de plusieurs centaines de mercenaires libyens recrutés par les Américains pour renverser le colonel Kadhafi, comme le révélera un ancien conseiller de M. Reagan, M. Howard Teicher (13).
Si M. Saddam Hussein a basculé dans le camp des « Etats voyous », c’est parce qu’il a mordu le trait et s’est montré désobéissant, tout comme ce criminel de bien moindre envergure, le général Manuel Noriega, du Panama, dont les principaux forfaits furent commis lorsqu’il était au service - rémunéré - de Washington. Cuba a été classée dans cette catégorie pour son implication présumée dans le « terrorisme international », mais pas les Etats-Unis, qui, pendant près de quarante ans, ont pourtant multiplié les attaques terroristes contre l’île caraïbe et les tentatives d’assassinat contre M. Fidel Castro. Le Soudan, lui aussi, fut classé « Etat voyou », mais pas les Etats-Unis, qui, en août 1998, y bombardèrent une prétendue fabrique d’armes chimiques, dont il fut ensuite prouvé qu’il s’agissait bien, comme l’affirmaient les autorités de Khartoum, d’une usine pharmaceutique (14).
On le voit, le concept d’« Etat voyou », aujourd’hui officiellement abandonné, a été particulièrement flexi ble. Finalement, les critères étaient parfaitement clairs : un « Etat voyou » n’était pas simplement un Etat criminel, c’était un Etat qui ne se pliait pas aux ordres des puissants, et, en particulier des Etats-Unis, eux-mêmes évidemment à l’abri de cette catégorisation infamante.
Noam Chomsky : Professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), Boston, Etats-Unis. Auteur notamment de Les Etats manqués. Abus de puissance et déficit démocratique, Fayard, Paris, 2007. (1) L’expression « Etat voyou » « a perdu sa raison d’être », a déclaré le porte-parole du département d’Etat, M. Richard Boucher, car plusieurs de ces pays ont corrigé leur conduite. Mais cette modification de terminologie n’affecte pas les sanctions contre les Etats concernés. Cf. Le Monde, 21 juin 2000.
(2) Lire Alain Gresh, « Muette agonie en Irak », Le Monde diplomatique, juillet 1999.
(3) Lire Eric Rouleau, « Scénario contrarié dans le Golfe », Le Monde diplomatique, mars 1998.
(4) Sur l’attitude des Etats-Unis face aux sandinistes alors au pouvoir à Managua, lire Ignacio Ramonet, « La longue guerre occulte contre le Nicaragua », Le Monde diplomatique, février 1987.
(5) National Security Council 5 4292, Washington.
(6) On notera que M. Robert McNamara, secrétaire d’Etat américain à la défense de 1961 à 1968, a récemment estimé que les Etats-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et « sans respect pour les préoccupations des autres », étaient devenus un « Etat voyou ». Cf. Flora Lewis, « Some Learn Power’s Hard Lessons Better Than Others », The International Herald Tribune, 26 juin 2000.
(7) Lire Philip Bowring, « Rogue States Are Overrated », International Herald Tribune, 6 juin 2000.
(8) Lire The Real War on Crime : the Report of the National Criminal Justice Commission (sous la direction de Steven Donziger), HarperCollins, New York, 1996.
(9) Lire Pierre Salinger et Eric Laurent, Guerre du Golfe, le dossier secret, Olivier Orban, Paris, 1990.
(10) Lire « Timor-Oriental, l’horreur et l’amnésie », Le Monde diplomatique, octobre 1999.
(11) Cité par Charles Glass, Prospect, Londres, 1998.
(12) Lire Roland-Pierre Paringaux, « Lourdes séquelles au Timor-Oriental », Le Monde diplomatique, mai 2000.
(13) The New York Times, 26 mai 1993.
(14) Lire Alain Gresh, « Guerres saintes », Le Monde diplomatique, septembre 1998.
Édition imprimée — août 2000 — Pages 4 et 5
INTERNATIONAL
VENEZUELA LA REVOLUTION ECONOMIQUE AU SOCIALE
VENEZUELA LA REVOLUTION ECONOMIQUE AU SOCIALE
Rédigé le 2009-02-26 02:16:00, par Camille CHAUVET
Par SALIM LAMRANI* Depuis son élection en 1998, Hugo Chávez a entrepris une vaste transformation économique et sociale au Venezuela dans le but d'améliorer le niveau de vie d'une population qui cultivait le paradoxe d'habiter dans l'un des pays les plus riches du continent américain et d'être en même temps plongée dans une singulière pauvreté. Retour sur les réformes du gouvernement bolivarien depuis dix ans.

Hugo Chávez est un président apprécié par son peuple. Lors d'un sondage réalisé en septembre 2008, il a recueilli 69% d'opinions favorables. Chávez est également le président qui peut se targuer de disposer de la plus forte légitimité démocratique du continent.
En effet, il a largement remporté trois élections présidentielles successives en 1998, 2000 et 2006 avec plus de 60% des voix, et un référendum révocatoire en 2004 avec 59,1% des suffrages.
La transparence de ces processus électoraux a été saluée par les plus éminentes institutions internationales. Seule ombre au tableau : le rejet de la réforme constitutionnelle lors du référendum de décembre 2007 qui a mis un terme à douze victoires électorales consécutives depuis 1998.
La popularité du leader vénézuélien s'explique par les réformes économiques et sociales spectaculaires qui ont permis d'améliorer le niveau de vie de la population. Pourtant, rien n'a été simple pour Chávez. Victime en avril 2002 d'un coup d'Etat orchestré par Washington, il fut sauvé par une extraordinaire mobilisation populaire.
Par la suite, en 2003, il a dû faire face à un sabotage des infrastructures pétrolières qui a coûté 10 milliards de dollars à l'économie nationale, et est toujours confronté à de multiples tentatives de déstabilisation.
Nationalisations
En 2003, le gouvernement bolivarien a pu reprendre le contrôle de l'entreprise d'Etat Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), alors entre les mains de l'oligarchie, ainsi que des ressources énergétiques du pays en nationalisant les hydrocarbures. Désormais, PDVSA est propriétaire à hauteur d'au moins 60% des nouvelles entreprises mixtes. Par ailleurs, en mai 2007, le gouvernement vénézuélien a procédé à la nationalisation de la Bande pétrolifère de l'Orénoque, économiquement très lucrative et qui contient les plus importantes réserves mondiales.
Auparavant, les transnationales pétrolières extrayaient le baril de pétrole pour un coût de production de 4 dollars et le revendaient à l'Etat vénézuélien au prix de 25 dollars pour sa commercialisation, empochant au passage une substantielle plus-value.
Ce nouveau système a permis à l'Etat d'économiser 3 milliards de dollars pour la production de 500 000 barils par jour issus des concessions pétrolières de l'Orénoque. Ces nationalisations permettent désormais au pays de disposer de plus de 400 000 barils de pétrole de plus par jour .
Le gouvernement vénézuélien a également décidé d'augmenter l'impôt sur les bénéfices de 34% à 50%, après avoir constaté que plusieurs firmes internationales avaient recours à l'évasion fiscale. Un nouvel impôt sur l'extraction de brut de 33,3% a été créé et génère des revenus supplémentaires à la nation d'un montant d'un milliard de dollars, ainsi qu'une taxe sur l'exportation de brut de 0,1%.
Le gouvernement a lancé un processus de nationalisation de certaines entreprises électriques et de télécommunications qui se trouvent dans une situation de monopole. Les entreprises privées Compañía Anónima Nacional Teléfonos de Venezuela S.A. (CANTV) et Electricidad de Caracas, détenues en grande partie par des capitaux étasuniens, sont passées sous contrôle de l'Etat.
Au niveau agricole, Chávez a récupéré près de 2 millions d'hectares, soit 28,74% des terres productives, aux latifundiaires sur les 6,5 millions d'hectares qui doivent être nationalisés. L'objectif est de développer le domaine de l'agriculture et d'atteindre une certaine souveraineté alimentaire. 49% des terres récupérées ont été redistribuées aux paysans, 40% sont destinées à des projets stratégiques et 11% ont été remises à des coopératives.
Ces réformes ont eu un effet bénéfique sur l'économie vénézuélienne, qui présente 19 trimestres consécutifs de croissance à une moyenne de 11, 2% .
Venezuela Une véritable révolution sociale
Les nationalisations des divers secteurs de l'économie, ajoutées à la hausse du prix du pétrole, ont généré d'importants revenus à l'Etat, qui a entrepris une véritable révolution sociale. La politique du gouvernement a eu des résultats spectaculaires grâce à la multiplication des programmes en faveur des déshérités.
Grâce à la création du Fonden, un fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, le taux de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 20,3% à 9,5% en dix ans. Au niveau de chômage, le taux est passé de 16,6% en 1998 à 7,1% en 2008. L'indice d'inégalité entre riches et pauvres a diminué de 13,7% entre 1998 et 2007. Le nombre de bénéficiaires de pensions de retraite a augmenté de 218,4%. Les dépenses sociales sont passées de 47,9% du budget de l'Etat en 1998 à 59,5% en 2007 .
L'universalisation de l'accès à l'éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézueliens ont appris à lire grâce à la campagne d'alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l'UNESCO a décrété que l'illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d'amener l'ensemble de la population à atteindre le niveau du collège.
A cela s'ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d'entreprendre des études universitaires. En 2007, le Venezuela comptait près de 12,7 millions d'enfants scolarisés sur une population de 26 millions d'habitants. Le nombre d'inscrits n'a cessé d'augmenter depuis l'arrivée de Chávez au pouvoir. En 2001, il était de 6,9 millions ; en 2002, il a atteint le chiffre de 9,5 millions pour se stabiliser à 11,3 millions en 2004. En 2005, il y avait 11,8 millions de scolarisés et 12,1 millions en 2006 .
Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l'accès gratuit aux soins à tous les Vénézuéliens. La Mission Barrio Adentro I a permis de réaliser 300 millions de consultations dans les 4 469 centres médicaux créés depuis 1998. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées. En 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. Plus de 104 000 vies ont ainsi pu être sauvées.
Le taux de mortalité infantile a été réduit à moins de 10 pour mille. Par ailleurs, grâce à l'Opération Miracle lancée par Cuba, qui consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de maladies oculaires, 176 000 Vénézuéliens pauvres ont ainsi pu retrouver la vue.
Pour éliminer les problèmes de malnutrition, le gouvernement a lancé la Mission Alimentation avec la création de magasins alimentaires dénommés Mercal dont les articles sont subventionnés par l'Etat à hauteur de 30%. Près de 14 000 points de vente ont été installés à travers le pays. La moitié de la population, soit plus de 13 millions de personnes, effectue ses achats dans ces magasins.
Par ailleurs, plus de 4 millions d'enfants reçoivent une alimentation gratuite à travers le Programme d'alimentation scolaire. En 1998, ils n'étaient que 250 000 à bénéficier de ce programme. Selon la CEPAL, le Venezuela dispose désormais du troisième taux de malnutrition infantile le plus bas d'Amérique latine derrière Cuba et le Chili .
En 1998, 80% des habitants des villes avaient accès à l'eau potable. En 2007, le chiffre a atteint 92% grâce aux énormes investissements réalisés dans ce secteur. Au niveau rural, des efforts ont également été accomplis passant de 55% en 1998 à 71% en 200711. Plus de 6,5 millions de personnes en ont bénéficié. Le Venezuela a ainsi atteint les objectifs du millénaire fixés par l'ONU pour 2015 dans ce domaine dès 2001.
Le salaire minimum mensuel est passé de 118 dollars en 1998 à 154 dollars en 2003, et 192 dollars en 2005. Il est désormais de 286 dollars, le plus élevé du continent latino-américain. A titre de comparaison, sous la IV République, le salaire de base, dans le meilleur des cas, stagnait et parfois même diminuait. En 1996, alors que l'inflation du pays avait atteint un taux vertigineux de 100%, le salaire minimum était de 36 dollars seulement, alors qu'en 1994, il était de 101 dollars et en 1992 de 132 dollars .
De plus, les adultes d'un certain âge n'ayant jamais travaillé disposent d'un revenu de protection équivalent à 60% du salaire minimum. Les femmes seules ainsi que les personnes handicapées reçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum. Les mères au foyer âgées de 61 ans recevront désormais une pension complète avec une priorité donnée aux plus pauvres. Par ailleurs, le temps de travail passera à 6 heures par jour et 36 heures hebdomadaires à partir de 2010, sans diminution de salaire.
Au niveau du logement, les autorités ont entrepris une politique de grands travaux avec la construction massive de nouveaux habitats destinés aux couches populaires et ont initié une politique de micro-crédits. Grâce à cette révolution sociale, le Venezuela fait désormais partie de la liste des 70 pays disposant d'un indice de développement humain élevé .
Une solidarité internationale
Hugo Chávez, qui s'est retiré de la Banque mondiale et du FMI en remboursant par anticipation ses dettes, a étendu son aide aux autres nations américaines en mettant en place l'Alternative bolivarienne pour les Amériques et en créant la Banque du Sud, destinés a promouvoir une intégration économique régionale. Actuellement, le Venezuela offre un soutien financier direct au continent plus important que celui fourni par les Etats-Unis.
Pour l'année 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l'administration Bush. Même les citoyens étasuniens, délaissés par leur propre gouvernement, bénéficient également de la politique altruiste du Venezuela en recevant du combustible subventionne.
Le Venezuela est la preuve même qu'un gouvernement peut rapidement contribuer à une réduction drastique de la pauvreté et à améliorer sensiblement le bien-être de sa population, à condition à la fois de disposer de la volonté politique nécessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus démunis. Caracas constitue la parfaite illustration du renouveau latino-américain où les peuples ont porté à la tête de plusieurs nations des leaders représentatifs de l'intérêt général, avec une réelle volonté politique de mettre un terme aux inégalités qui dévastent le continent.
A l'heure où l'économie mondiale est frappée par une crise financière sans précédent, le Venezuela est porteur d'une alternative crédible au néolibéralisme sauvage.
* est enseignant, chargé de cours à l'Université Paris Descartes et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier Double Morale. Cuba, l'Union européenne et les droits de l'homme .b[Paris : Editions Estrella, 2008.]b
SOCIETE
PROCHAINE ETAPE SELON E DOMOTA APRES LES NEGOCIATIONS SALARIALES, LE RESTERA LA SUITE DE LA PLATE FORME REVENDICATIVE
PROCHAINE ETAPE SELON E DOMOTA APRES LES NEGOCIATIONS SALARIALES, LE RESTERA LA SUITE DE LA PLATE FORME REVENDICATIVE
Rédigé le 2009-02-25 22:41:00, par Victor HAUTEVILLE
A bien écouter le leader du LKP, alors même que les négociations salariales ne sont pas terminées E DOMOTA annonce qu'il reste toujours à négocier tout le reste de la plate forme des revendications.

La question sera donc de savoir si les guadeloupéens vont se lasser de la situation provoquée par les blocages. A moins que la stratégie d’E DOMOTA soit d'arriver au bout de toute la plate forme considérant qu'il faut battre le fer pendant qu'il est chaud.
POLITIQUE
LETTRE DE GARCIN MALSA A NICOLAS SARKOZY
LETTRE DE GARCIN MALSA A NICOLAS SARKOZY
Rédigé le 2009-02-25 21:10:00, par Camille CHAUVET
FORT DE FRANCE le 25 FEVRIER : Monsieur Sarkozy cessez de vous moquer du Peuple Martiniquais !!! Alors qu’en Martinique le patronat en situation de monopole et d’oligopole refuse de négocier sur les salaires avec le collectif du 5 février 2009 jouant ainsi le pourrissement de la situation…

En Guadeloupe le gouvernement de Monsieur Sarkozy vient d’opposer un refus à la proposition d’augmentation des bas salaires financée comme suit : 50 euros par le patronat ; 50 euros par les collectivités locales et 100 euros qui proviendraient de l’exonération par l’Etat de la CSG et de la CRDS sur les salaires pendant trois ans.
Motifs de ce refus catégorique du gouvernement ? La loi doit s’appliquer de la même façon sur l’ensemble du territoire de la République.
Ainsi quand il s’agit de supprimer les prélèvements absolument injustes sur les salariés pour permettre aux plus démunis de disposer d’un petit peu plus de pouvoir d’achat l’Etat français estime que la loi qui s’applique en France doit s’appliquer en Guadeloupe et en Martinique.
Par contre quand il s’agit de protéger nos pays de la destruction de leur environnement, les lois de protection qui sont applicables en France ne le sont pas en Martinique et en Guadeloupe qui deviennent des territoires d’exception ainsi que deux exemples récents nous le démontrent :
* La législation prévoyant une servitude de passage pour protéger le littoral français n’est pas applicable en Martinique ce qui a permis à des centaines de personnes toutes originaires de l’Europe, de privatiser les plages de Sainte Luce, avec la caution du Préfet et du procureur de de la République qui est allé jusqu’à poursuivre des membres de l’ASSAUPAMAR qui voulaient faire respecter le droit au libre passage sur le littoral martiniquais.
*La législation protégeant les zones humides ainsi que les conventions internationales ne sont pas non plus applicables dans nos pays où là encore la justice a permis au béké Bernard HAYOT de construire dans la mangrove de GENIPA son hyper marché CARREFOUR.
Cette France qui refuse de renoncer à ces prélèvements injustes et à la limite de la légalité que sont la CSG et la CRDS pour débloquer 100 euros pour des pères et mères de familles guadeloupéennes et martiniquaises lesquels ne demandent ni la charité et encore moins des privilèges, mais simplement des salaires décents, ne se gêne pas pour :
- Allouer au béké De LUCY 10 millions d’euros pour simplement acquérir et poser des tuyaux lui permettant de s’accaparer de l’eau de la grande rivière ;
- Convertir régulièrement les dettes astronomiques des békés, s’élevant à des centaines de millions d’euros, en subventions.
C’est méprisant ! C’est injuste ! C’est honteux !
Toutes ces pratiques relèvent de la pwofitassyon que dénoncent dans un mouvement populaire sans précédent, les peuples guadeloupéen et martiniquais mobilisés depuis plusieurs semaines respectivement autour du LKP et du COLLECTIF DU 5 FEVRIER 2009.
C’est la persistance dans la pwofitassyon qui engendre et multiplie toute toutes les formes de violence qui traverse nos sociétés et dont seul, l’Etat français est responsable et comptable
Texte du MODEMAS
Posté par niang, le 2010-03-09 09:28:00
désolé de le dire mais après tout ce que je viens de lire et ce que l'on m'a dis a propos de la vie aux antilles,si mes frères et soeurs continuent a consommer toute sorte de produits venant des possédants, qu'ils ne se pleignent pas qu'on les
Méprisent!!!
Les béke sont des européens comme
Les français, pas les antillais non blancs!! Pour ma part, l'européen se fout de nos revendications et autres doléances!
Nous sommes arrivés comme prisonniers, aujourd'hui nous le sommes comme consomateur!!!
Posté par niang, le 2010-03-09 09:29:00
désolé de le dire mais après tout ce que je viens de lire et ce que l'on m'a dis a propos de la vie aux antilles,si mes frères et soeurs continuent a consommer toute sorte de produits venant des possédants, qu'ils ne se pleignent pas qu'on les
Méprisent!!!
Les béke sont des européens comme
Les français, pas les antillais non blancs!! Pour ma part, l'européen se fout de nos revendications et autres doléances!
Nous sommes arrivés comme prisonniers, aujourd'hui nous le sommes comme consomateur!!!
IMAGE DU JOUR
LA FRANCE COMMENCE LA REPRESSION
LA FRANCE COMMENCE LA REPRESSION
Rédigé le 2009-02-25 20:12:00, par Emeline SAUVEUR
TEXTE DE CAMILLE CHAUVET . Le Peuple Martiniquais, tout comme le Peuple Guadeloupéen demande du pain et le Chef de l’Etat français d’origine hongroise Nicolas Sarkozy donne du gaz lacrymogène en attendant de donner du plomb et provoquer l’iréparable.

Les escadrons mobiles qui ont débarqué sur le Territoire Martiniquais ( Et aussi sur le Territoire Guadeloupéen ) sont près à toutes les violences, les menaces d’intimidation et les agressions au gaz lacrymogène dans la nuit contre la population montrent bien qu’ils ont carte blanche pour le maintien de l’ordre.
Sous le couvert de maintien de l’ordre le Préfet Ange Mancini donne libre cours à une répression pour tuer un mouvement social dont la revendication n’est pas politique, une attitude irresponsable, car en jouant avec le feu on peut arriver à l’irréparable.
Déjà une trentaine d’arrestation de jeunes martiniquais.
Provoquer la population en faisant circuler les gardes-mobiles et les installer au centre-ville n’est pas sans rappeler les CRS en décembre 1959 où il y eu trois morts à Fort-de-France.
Et aussi 1947 ou dans le cadre le cadre de la "pacification" malgache l’armée française fait 89 000 morts. (Intégrée à l’empire colonial français en 1896, Madagascar obtient le statut de territoire français d’Outre-mer après la guerre, en 1946.) Le gouvernement français en n'intervenant dans ce conflit social construit une violence qui peut exploser dans les prochains jours.
Dans le même temps les ghettos de zoreilles n'arrêtent pas de provoquer les Martiniquais par des prises de position marquées par l'arrogance,créant ainsi un contexte de trouble.
Il faut espérer que le Mancini prendra l'initiative d'un intervention tant pour ses gardes-mobiles que pour les français résidant en Martinique.
IMAGE DU JOUR
LES GARDES MOBILES CHARGENT LES GREVISTES AU GAZ LACRYMOGENE
LES GARDES MOBILES CHARGENT LES GREVISTES AU GAZ LACRYMOGENE
Rédigé le 2009-02-25 17:02:00, par Emeline SAUVEUR
TEXTE DE CAMILLE CHAUVET : L’arrogance du patronat provoque la colère de la rue car depuis plusieurs jours les patrons de la grande distribution jouent au yoyo avec les syndicats de salariés. Un climat de tension s’installe…

La stratégie de pourrissement mise en place par les patrons de la grande distribution a conduit au désordre. Depuis le début des négociations les patrons de la grande distribution jouent de la provocation en signant un coup, et remettant en cause un autre coup. Cela durait depuis plusieurs jours.
Ce qui explique que le mardi gras les manifestants décidaient d’encercler la Préfecture pour imposer une avancée aux négociations.
Ces dernières reprenaient en début d'après-midi à la Préfecture.
D’entrée de discussion pour ne pas changer, la hausse des salaires était la pierre d’achoppement. Plusieurs suspensions de séance vont marquer les discussions jusque dans la soirée, sans que l'on perçoive de véritables avancées. Pour blocage majeur l’opposition des quatre organisations patronales sur les six présentes, alors que le collectif réclame une augmentation de 354 euros net pour tous les salaires.
Tout pour provoquer le mécontentement des manifestants rassemblés pacifiquement aux différentes entrées de la Préfecture.
Le porte-parole du collectif, Michel Monrose, a estimé qu'on était "loin du compte" et que "les patrons devaient revoir leur copie".
Les manifestants font savoir qu’ils ne sont pas contents en entonnant leur habituel slogan. péyi cé ta nou, péyi ya cé pa ta yo…
Aux environs de 22 heures quelques groupes de jeunes mettent le feu, à des pneus et des poubelles renversées. C’était suffisant pour que les trois escadrons de gardes mobiles envoyés par le hongrois Nicolas Sarkozy, et sur ordre du Préfet raciste Ange Mancini, interviennent et inondent les pacifiques grévistes de gaz lacrymogène.
C’était le départ d’un véritable affrontement entre ces mobiles venus du froid et des groupes de jeunes qui se sont dispersés dans la ville.
Au centre ville trois magasins, une bijouterie ont été mis à sac et un supermarché appartenant au groupe Charles Ho-Hio-Hen. Tard dans la nuit, non loin de la préfecture une voiture était incendiée. Dans la périphérie-Est de la ville, c’est un magasin de motos qui devenait la cible. et sur les hauteurs de Fort de France, le magasin d'électroménager Guy Vieules.
Les jeunes dispersés dans plusieurs points de la ville menaient la vie dure à ces mobiles très agressifs et inquiets. Les négociations étaient suspendues sur les coups des deux heures trente du matin de ce Mercredi des Cendres. Rien n’avait avancé sur le fond, il faut donc s’attendre à une radicalisation du mouvement jeudi, si le Sarkozy vrai maître de l’Habitation ne fait pas un geste significatif d’ici là.
.
TRIBUNE LIBRE
GREVE DU 05/02/2009 LA VIE CHERE
GREVE DU 05/02/2009 LA VIE CHERE
Rédigé le 2009-02-25 16:29:00, par Victor HAUTEVILLE
Revendication principale : Le pouvoir d'achat
La vie est chère, c'est mondial, c'est incontestable !!!
Certaines revendications du collectif Justifiées ! ! !
Une mobilisation de la population martiniquaise Justifiée ! ! !
La prise d'otage de cette population, et de son économie INJUSTIFIEE et DESTRUCTRICE
Pire encore, le collectif, profitant de l'aspect insulaire de ce pays, a comme le passé, enchaîné la population martiniquaise,
faisant ressurgir d'anciens stigmates, d'anciennes douleurs...

Impossibilité de se déplacer librement et en toute sécurité
Impossibilité de nourrir convenablement sa famille
Interdiction d'éduquer nos enfants librement
Interdiction de travailler
Interdiction de protester
Aujourd'hui, c'est qui le Maître ? Un collectif Dictateur, que je qualifie de Terroriste et irresponsable
Ils nous disent :Jetez vous dans les stations services, nous avons fait le nécessaire pour que vous puissiez alimenter vos véhicules en
carburant Mais à quel prix ! ! ! !
Les grands centres commerciaux sont fermés, grâce à nous. Allez mes enfants dans les petits libres services et
supermarchés Mais à quel prix !!!!
N'allez pas travaillez, vos patrons ne sont pas bons, ils ne vous donnent pas ce à quoi vous avez droit.
Nous bloquerons leurs entreprises pour qu'ils puissent vous écouter et revaloriser vos salaires
Mais à quel prix !!!
Merci Maître!!!
Et pendant ce temps : de 2002 à 2008 - La Martinique, l'euro, et sa fameuse évolution institutionnelle
Etat, Collectivités Territoriales, Syndicats, même combat ! ! ! Pouvez-vous répondre à ces questions ?
Qu'avez-vous fait pour avancer, pour préparer cette population, vouée à la consommation sans frein ?
Les moyens étaient pourtant là pour apprendre à jouer avec l'euro ; mais aujourd'hui, il faut en payer le prix. Si vous connaissez si bien les revenus de cette population :
Pourquoi importer des produits non nécessaires à son quotidien, et/ou non accessible à son porte monnaie ?
Il est vrai que cette population majeure, regroupent de bons enfants et il ne faut rien leur refuser.
Il est vrai que la fiscalisation à l'importation remplit bien vos caisses et qu'il n'existe pas de redistribution liée à laconsommation.
« Consommez ce que vous voulez, payez, et fermez là » : [c'est le mot d'ordre silencieux|.
Ces produits : Sont-ils tous bons pour notre santé, et pour notre environnement ?
Que faites vous de ces taxes ? Les Taxes locales, dont bien entendu celles sur les produits importés et sur les productionslocales, contribuent-elles à mettre en oeuvre une politique de développement réelle de cette société ; avec un lien étatiquemoins fort ?
Que peut produire la Martinique sans l'aide de l'Europe ?
Peut-elle échanger librement avec tous les pays de la zone Caraïbes et Amérique ?
Peut-elle signer des partenariats économiques et culturels ?
Est-elle en mesure de mettre en place ses propres lois ?
Pour les fonctionnaires en poste aux Antilles mais comptés sur le budget de l'Etat, est-elle, notre Martinique enmesure de prendre le relais sans l'aide de l'Etat.
Nos responsables politiques, sont-ils prêts à gouverner et diriger une population de 200000 personnes (N'oublions pas les départs volontaires et ceux que nous voulons mettre dehors)
IL EST TEMPS DE SE POSER LES VRAIES QUESTIONS
La France, enfin se pose cette question, et la Martinique ?
La Martinique a-t-elle les moyens humains et financiers pour faire face aux besoins de sa population, sans l'aide de l'Etat
France ?
A-t-elle été préparée concrètement au train mondial et à ses évolutions ?
Quelle est la politique pour la jeunesse martiniquaise qui, sans travaille cultive l'oisiveté, voire même la violence?
Où sont les relais qui permettraient à notre jeunesse d'évoluer à l'extérieur et de s'enrichir ?
L'industrie du tourisme : pourquoi ne pas développer le tourisme de proximité ?
Bref, où sont vos réelles pistes de réflexion pour le bien être de cette population qui n'a pas demandé d'autonomie et à qui on veut l'imposer ?
En fait, malgré cette légitimé qu'il revendique, le Collectif du 05/02/2009 est une Dictature Terroriste.
Sur le terrain leurs actions se traduisent par : L'impossibilité pour une partie de la population de se former pour satisfaire l'offre d'emploi d'un éventuel employeur (possibilité d'améliorer leur pouvoir d'achat et leur situation sociale),
L'accès au travail bafoué (non respect des libertés), Des chefs de petites entreprises (hommes et femmes) dont les projets sont réduits à néant, avec à la clé le licenciement de leur personnel, mais aussi et surtout la destruction de leur foyer,
L'espoir que vous avez cru porter pour certains mais qui n'est que de la poudre aux yeux car sans changement radical des fondamentaux de cette société,
Un manque d'attention pour les plus démunis, pour les plus fragiles et pour notre jeunesse,
Des mises en danger de vies en permanence (ex : population avec des bidons dans les stations services),
Des enfants privés d'éducation,
Une population stressée (spectre de la perte d'emploi),
Des soins urgents, prodigués hors du département,
Une sécurité publique inexistante pour protéger la population, et permettre aux socioprofessionnels de santé d'exercer en toute quiétude, pour le bien être de la population.
Et, pour couronner le tout, des propos racistes, des attitudes et pensées de xénophobes,
(Belle éducation et bel avenir pour nos enfants, qui reprennent en choeur vos cris sans nom)
La Martinique a su montrer qu'elle était capable de mettre en oeuvre le chaos dans la Région, plutôt que de créer un modèle idéal, de société caribéenne dans la République Française.
Où est cet Etat de droit dont on parle souvent et qui laisse mourir ses enfants sous le joug de Terroristes ???
Devons nous prendre les armes pour se faire entendre ?
Christian MELT
Chef d'entreprise et Père de famille
ECONOMIE
PREMIERES EMEUTES DANS FORT DE FRANCE
PREMIERES EMEUTES DANS FORT DE FRANCE
Rédigé le 2009-02-25 13:51:00, par Victor HAUTEVILLE
Hier, le 24 Février 2009, Fort de France a été le théâtre des premières émeutes.

Il semblerait que les jeunes du quartier ceinturant la ville basse auraient décidé, exaspérés par des négociations qui durent de trop, à mettre la ville sans dessus dessous. Dans l'après mdi, un véhicule équipé de microphones, était passé dans les quartiers pour demander du renfort. .
HISTOIRE
INTERVIEW DE MARIE HELENE LEOTIN ;
INTERVIEW DE MARIE HELENE LEOTIN ;
Rédigé le 2009-02-25 07:09:00, par Victor HAUTEVILLE
En tant qu’historienne qui s’est récemment penchée sur l’histoire récente de la Martinique à travers mon ouvrage « Habiter le monde », mais aussi en tant que responsable politique, naturellement portée à faire l’analyse d’un mouvement d’un telle ampleur, je suis amenée à porter ma contribution à l‘analyse de la journée du 5 Février 2009 en Martinique.

COMMENT ANALYSER LA JOURNEE DU 5 FEVRIER 2009 EN MARTINIQUE ?
Le 5 février 2009, la Martinique, après la Guadeloupe en janvier, après la Guyane en décembre 2008, est touchée par un mouvement de masse qui rencontre l’adhésion de larges couches de la population. Ce mouvement de masse a conduit des milliers et des milliers de gens dans la rue. Du jamais vu, aux dires de vieux syndicalistes, depuis février 74, il y a 35 ans.
Que se passe-t-il là ?
Les choses ressemblent étrangement à la situation en janvier-février 1974. Une cherté de la vie qui laisse les ménages à petit salaire sur le bord de la route. Des milliers de retraités, de rmistes, de CDD, d’emplois précaires, de contrats aidés qui ne peuvent joindre les deux bouts à la fin du mois et qui réclament le droit de vivre décemment.
Il faut dire que le système libéral dans lequel nous vivons fonctionne ainsi depuis des lustres. L’entreprise capitaliste n’est pas là prioritairement pour créer des emplois ou pour satisfaire les besoins de la population. Elle est là pour produire et vendre ce qu’elle a produit. Elle doit réaliser des bénéfices, maintenir ses marges commerciales. En système capitaliste, une entreprise qui ne fait pas de profit ne peut continuer son activité, dans le climat de concurrence exacerbée qui règne aujourd’hui. L’entreprise réalise ses bénéfices en rationalisant ses coûts de production. Si les coûts augmentent, l’entreprise répercute cela sur les prix de vente aux consommateurs. Il arrive un moment où la situation devient intenable et cela donne les mouvements de masse que nous connaissons (quelques repères historiques pour notre pays : février 1900, février 1935, février 74, février 2009).
Nous nous retrouvons dans une situation de crise qui n’est pas une crise économique ou financière, mais bien une crise sociale. Une sociologue du travail disait que nous avons pensé à l’économique, nous avons pensé à l’environnemental, nous n’avons pas pensé au social, c’est-à-dire à une meilleure redistribution des richesses. Les gens n’ont plus la possibilité de vivre correctement. Nous ne parlons pas de pouvoir d’achat mais bien de pouvoir de vivre. Il ne s’agit pas de satisfaire les seuls besoins alimentaires ; il n’y a pas à proprement parler de gens qui meurent de faim dans notre pays. Les grandes surfaces ne sont pas les seules visées. Il y a d’autres besoins aussi fondamentaux : le logement (y compris l’eau, l’électricité, le téléphone), la santé, l’éducation, le transport, la culture, les loisirs, ce qu’on appelle les services de façon générale. Si ces besoins ne sont pas satisfaits, nous entrons dans une paupérisation de la société. Il ne s’agit pas de gagner plus pour acheter plus ; il s’agit de vivre décemment et de pouvoir s’épanouir dans cette société.
Que demande la population ?
La revendication unificatrice, celle qui rassemble les milliers de gens qui sont descendus dans la rue, est la baisse effective des prix et le contrôle des prix. Il nous faut sortir de cette logique libérale qui veut que la liberté des prix soit affichée comme un dogme. Obtenir une baisse des prix de la part de la grande distribution, c’est faisable et cela sera profitable pour les masses et pour les entreprises puisqu’elles auront plus de clients capables de s’approvisionner chez elles. C’est ainsi que nous sortirons de cette contradiction qui veut que l’on produit de plus en plus en grande quantité grâce aux moyens modernes, mais que les gens sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir accéder à ces produits, faute de « pouvoir d’achat ». Nous pouvons aussi installer un organisme de contrôle des prix qui soit opérationnel dans l’immédiat. Ces revendications n’ont rien d’utopique.
Lorsque nous parlons de pouvoir de vivre, le privé n’est pas le seul responsable. L’Etat a sa part de responsabilité. Les gens ne demandent pas plus d’argent pour se soigner ; ils demandent plus de structures de santé pour une prévention et une prise en charge efficaces de la population. Rappelons-nous le combat syndical qui se mène là-dessus et tout particulièrement l’action persévérante de l’UGTM-santé, ainsi que l’implication du collectif du Nord-Atlantique pour sauver une partie des services de l’hôpital de Trinité. Nous devons exiger de l’Etat la mise en place de structures publiques qui permettent aux masses de mieux vivre en matière de santé, d’éducation, d’équipements pour la jeunesse et pour les personnes âgées. Comment ne pas s’inquiéter des suppressions de postes dans l’enseignement, du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ? La lutte que mène la fonction publique au sein de ce mouvement de masse est décisive si nous voulons éviter une catastrophe durable et destructrice à tous les échelons de notre société.
Et c’est là que nous arrivons au rôle de l’action politique si souvent mal comprise par ceux qui ne s’y intéressent qu’occasionnellement ou qui manquent d’information sur le travail réalisé depuis un certain nombre d’années. Les syndicats, rien de plus normal, font leur travail; mais il est d’une importance fondamentale de comprendre la liaison qui doit s’établir avec les perspectives politiques présentées par les élus conscients et engagés dans la défense de leur pays, pour que soient mises en œuvre des solutions réelles et durables.
Il n’y aura pas de réponses durables aux problèmes que nous rencontrons si nous plaçons nos luttes sur le seul plan syndical et revendicatif, en se contentant de réclamer une baisse des prix et une hausse des bas salaires, des retraites et des minima sociaux. Le système dans lequel nous vivons étant ce qu’il est, nous nous retrouverons dans deux ou trois ans face aux mêmes problèmes de « pouvoir d’achat ». Et nul doute que nous aurons encore les réponses incomplètes ou partielles, voire démagogiques que nous voyons à l’œuvre aujourd’hui.
La solution juste et raisonnable est que les responsables politiques aient les moyens réels de protéger les maillons les plus fragiles de notre économie (petites entreprises individuelles, TPE) et de notre société (personnes en situation précaire). Et il est tout à fait évident que c’est à nous Martiniquais de prendre les dispositions pour qu’il en soit ainsi.Ce qui pose la question du pouvoir politique
Marie-Hélène Léotin
IMAGE DU JOUR
SAUVÉ PAR SON ORDINATEUR
SAUVÉ PAR SON ORDINATEUR
Rédigé le 2009-02-25 00:34:00, par Victor HAUTEVILLE
Chien Créole a été le premier à vous relater l’arrestation de Patrice, accusé d’être l’assassin de Jacques Bino, une arrestation particulièrement brutale et qui posait beaucoup de questions. Les médias locaux et nationaux n’ ont eu vent de ce scoop que le lendemain !
CULTURE
LA LETTRE DE DEDE SAINT PRIX
LA LETTRE DE DEDE SAINT PRIX
Rédigé le 2009-02-24 23:51:00, par Victor HAUTEVILLE
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Dédé est un artiste Martiniquais, professeur de percussions, et Citoyen d'honneur de la ville d'Argenteuil.

"Nou tout' pa kon sa , men parmi nou ni sa !
Bien Bonjou,
- Je ne citerai pas de nom mais sachez que les propos du tristement célèbre A. Despointes représentent pour moi " la partie visible de l'iceberg martiniquais..."
Dans le reportage sur "les nouveaux maîtres ..." l'un d'entre eux avait le beau rôle ! Mais je l'ai déjà vu à l'œuvre à un certain réveillon de la saint Sylvestre où il n'a pas voulu se mélanger aux non-békés !il a voulu qu'il y ait deux buffets et deux espaces bien distincts dans le même site...!!!
A propos des nègres, ce dernier dit: "ils n'ont que des besoins primaires..."
- Son jeune frère a dit aussi : " les nègres c'est comme les poules, il faut leur donner à manger et un petit peu d'affection et ça suffira "
- Je connais une indienne de Basse-Pointe qui aimait un nègre (et qui l'aime toujours) ; elle a subi les foudres de ses parents, elle a tenu tête et s'est mariée contre l'avis des siens.
- Il y a un béké qui aimait une belle négresse du François; ses parents l'ont forcé à l'exil au Canada, (quelles sont ces mafoutances ?)il a épousé une blanche malgré tout il s'est donné la mort !
- Lors de mon premier mariage avec une chabine, dans mon propre cercle familial j'ai entendu : "Dédé tu blanchis la famille..."
- Une mulâtresse à une chabine: " tu as vu le mari de Léonie ? il est noir !!!!" et la chabine a répondu : "il est noir MAIS il est avocat !!!"
Le "MAIS" veut tout dire... et j'en ai fait une chanson intitulée "Koulè la po... "
- J'ai aussi écrit dans " Egalité a dé vitesse :" Ès ou kwè ki an bétjé ké pé mayé épi an nègrès, si an jou sa rivé yo ké dézéritéy la menm !
i ni fanmi nèg, sé nèg yo lé ba yich yo (j'aurais pu dire i ni fan mi zendienoci ) èskè lanmou-an ni an koulè ? "
- J'ai donné des cours d'éveil musical dans une école privée en Martinique (dans la classe il n'y avait qu'un seul non-béké...), les élèves avaient entre 7 et 10 ans. A chaque fois que j'utilisais la flûte en bambou, la conque de lambi ou le tambour, un des élèves (toujours le même) chahutait systématiquement en poussant des cris "bizarres..."
- Un béké de Martinique a fait venir de Paris une experte-comptable métropolitaine pour mettre de l'ordre dans son entreprise à Fort de France. (Les martiniquais n'ont peut-être pas cette compétence, ni ce niveau d'étude !! lol...glissons !) et un soir après le boulot ce patron béké qui parcourt le monde à sa guise (on dit que les voyages forment la jeunesse ! ay kwè sa !) invite l'experte-comptable métropolitaine chez lui pour un apéro. Il a toute suite dit à la zorèy que sa "fierté" c'était qu'aucune personne de couleur n'a mis et ne mettra les pieds à son domicile, même pas pour faire la vaisselle..."
- Mon grand-père (côté manman) était le gardien de la Presqu'ile au François pour le compte de Mr Vivies. Il l'appelait : "Misié Vivies ! " Il n'y avait pas encore de ponton. Et pour ne pas mouiller ses belles chaussures, c'est sur le dos de mon grand-père que Mr Vivies montait pour embarquer dans le canot...
- Ma mère a travaillé en tant que nurse chez Mr Bernard Despointes (le frère du tristement célèbre A. Despointes) et c'est de là que ma mère a été inscrite pour la première fois à la sécurité sociale.
Il n'y aura pas de pardon si nous faisons la politique de l'autruche !
Il n'y aura pas de réconciliation si douvan sé bèl bonjou épi dèyè sé raché koupé !
Les bobos sont à l'air libre, désinfectons les ! Sans racisme aucun !
L'avenir de la Martinique passera par la reconnaissance de nos erreurs respectives !
Beaucoup d'entre nous ont vécu non loin ou sur des habitations : c'est le moment de percer l'abcès !sans haine!
Nous sommes témoins et acteurs de notre histoire.
Redonnons du sens à nos vies !
Nous adorons le même Dieu mais ne partageons pas les mêmes valeurs.
Nou tout' pa kon sa , men parmi nou ni sa !
Dédé Saint-Prix"
Posté par HORN Paulette, le 2009-02-25 02:37:00
An plis ki dakô épi analiz a-w "nou sé témwen é aktè a istwa a nasyon an-nou"
A bientôt.
Posté par Tadjo, le 2009-02-25 14:17:00
Très bonne analyse de Dédé St-Prix qui montre que chacun de nous doit faire une évaluation de nos forces et nos faiblesses si nous voulons absolument aller de l'avant. Il est bien de pointer du doigt certains lorsqu'on entend leurs propos inacceptables mais si nous ne voulons pas leur ressembler plus tard nous devons avoir le courage de nous regarder en face et aussi balayer devant notre porte.
IMAGE DU JOUR
CORSE, GUADELOUPE, MEME COMBAT
CORSE, GUADELOUPE, MEME COMBAT
Rédigé le 2009-02-24 03:58:00, par Emeline SAUVEUR
PAR MARLENE SCHIAPPA : En Guadeloupe, la lutte contre la vie chère fait rage. Si la métropole écoute d’une oreille distraite les mésaventures de ses concitoyens d’outre-mer, d’autres insulaires regardent avec intérêt les derniers événements : Les Corses.

Les « béké », colonisateurs Blancs et les « pinzutti », continentaux et étrangers, sont tous deux accusés de privatiser l’accès aux plages, d’occuper les postes à responsabilité, et plus généralement d’exploiter les travailleurs autochtones.
Comme les Guadeloupéens, les Corses souffrent du manque d’intérêt « Si on parle de nous, c’est ou qu’il y a un attentat, ou que les grandes vacances approchent ! » s’énerve Simon P., gérant d’un bar sur l’Ile de Beauté.
Et comme les Guadeloupéens, les Corses luttent pour maintenir un pouvoir d’achat décent : Au classement du PIB par région, la Corse est… 22ème sur 22 !
Dans le quartier des Cannes, à Ajaccio, le seul et unique square a été transformé en décharge à ciel ouvert et dans les rues alentours, le contenu des caves vidées après les inondations de mai 2008 jonche encore les trottoirs. « Cet exemple illustre parfaitement notre quotidien ; l’argent public est utilisé pour les quartiers touristiques, pas pour nettoyer nos rues » explique Stella O., infirmière, en désignant le Casino et les immeubles flambants neufs du front de mer, destinés à la location saisonnière haut de gamme.
Le contraste est tout aussi saisissant en Haute-Corse, où la place Saint Nicolas et le port de plaisance de Bastia sont dignes des plus belles cartes postales, tandis que le quartier populaire de Lupino, en périphérie, est laissé aux mains de ses habitants. Leur dilemme : faire 25 minutes de marche à pieds pour accéder à un supermarché ou se fournir dans l’unique commerce de proximité où un simple paquet de pâtes avoisine les 2 Euros.
Les loyers, eux, n’ont rien à envier aux prix parisiens : « Je paye 1000 Euros mensuels pour un petit quatre pièces à rénover à Ajaccio. Je paye aussi les études de mon fils aîné, à la fac de Nice, puisque celle de Corte n’enseigne que le droit, et j’héberge ma grand-mère qui ne pouvait plus rester toute seule au village, où même ‘’le pain’’ (la boulangerie itinérante qui fait la tournée les hameaux) ne passe plus» raconte Stella O.
La solidarité entre les générations n’est pas un mythe en Corse, et si, grâce à elle, peu de personnes âgées sont SDF ou livrées à elles-mêmes, elles n’en sont pas moins démunies. La Corse détient en effet les tristes records du plus fort taux de pauvreté des plus de 65 ans (15%) mais aussi des moins de 17 ans (22%) d’après l’INSEE.
Sur l’année dernière, le taux de chômage a encore augmenté de 4%, d’après la DARES. Le site Corse-Economie se montre ainsi très pessimiste, expliquant qu’un dommage collatéral de la récession pourrait être le tassement du nombre de touristes en été 2009, privant l’île de sa principale source de revenus – problème qui concerne déjà la Guadeloupe : Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au tourisme, a estimé à 10 millions les pertes dues aux voyages annulés.
« Traiter la Corse comme n’importe quelle autre région serait une grave erreur. Nous avons notre propre mode de consommation ! » explique Simon P. En effet, aux tables Corses, on trouve plus volontiers du Corsica-Cola que du Coca light, de la Pietra qu’une Heineken, de l’Orezza que du Perrier et de la pulenda que de la purée.
Et même si les femmes Corses sont friandes de grandes marques, (on y trouve du Sonia Rykiel plus facilement que du Leader Price) c’est souvent qu’elles sont achetées à crédit. Une robe simple, à 25 Euros sur le continent, se vend à minima 50 à 70 Euros rue Fesch à Ajaccio ! Interrogée, la vendeuse se justifie : « Oui c’est exactement la même robe, nous avons sûrement le même fournisseur.
Mais les frais de port explosent pour la Corse, c’est avion ou bateau obligatoire ! » Pas évident pour les commerçants de réaliser des bénéfices avec de telles charges, sans même parler des charges officieuses.
Jusqu’à récemment, les habitants de la Corse souffraient également de la non-concurrence : «Impossible de se dire ‘’poussons encore quelques kilomètres en voiture et allons en Belgique ou en Espagne faire nos courses ‘’, ou d’aller dans des magasins d’usine ou de déstockage : Il n’y en a pas ici ! Et aucun magasin hard discount à l’horizon… Les magasins en profitaient pour tirer les prix vers le haut» explique Stella O. C’est pourquoi 10 gérants d’hypermarchés et supermarchés Système U de toute la Corse ont préféré changer d’enseigne et se tourner vers Leclerc, réputé moins cher.
Faire ses courses alimentaires et non alimentaires aux mêmes prix que sur le continent, c’était une des attentes principales des Corses, qui ont l’impression d’avoir « plus de devoirs et moins de droits » que leurs concitoyens du continent !
Et des attentes légitimes, la région qui a voté le plus massivement pour Nicolas Sarkozy aux dernières élections présidentielles en a. A l’image de Simon P. qui, s’il rencontrait le président, n’aurait qu’une seule chose à lui dire : « Patti chjari amici cari » : les bons comptes font les bons amis.
Marlène Schiappa
SOCIETE
EXCELLENT
EXCELLENT
Rédigé le 2009-02-24 03:44:00, par Victor HAUTEVILLE
Prendre le temps de tenps en temps ne fait de mal à personne.
LITTERATURE
LE TI DIKO ILLUSTRE: PLUS LOIN AVEC L'EDITEUR
LE TI DIKO ILLUSTRE: PLUS LOIN AVEC L'EDITEUR
Rédigé le 2009-02-24 03:38:00, par Emeline SAUVEUR
Le Ti diko illustré (nouveauté)est paru aux éditions Desnel, de Jude Duranty & Max Rippon -illustrations de Choko .An kréyòl épi fransé
![]()
Nous avons rencontré l'éditeur, JBD qui nous livre sa réflexion sur la question du krèyol et du livre.
Le Naïf : Les langues régionales vont avoir enfin leur place dans la Constitution française… Jean-Benoît Desnel, quel est votre avis sur la question en tant qu’éditeur ?JBD :Le monde sera de plus en plus plurilingue. Connaître plusieurs langues constitue des atouts indéniables. Parler et écrire la langue officielle de son pays, une langue régionale, une ou deux langues étrangères, sera sans aucun doute l’avenir des citoyens de notre siècle. Le petit dictionnaire de la mer illustré TI DIKO se veut une « contribution à la défense et illustration de la langue créole ». En d’autres temps, une dizaine d’années après l’ordonnance de Villers-Cotterêts pour la naissance du « françois » sous François Ier, Joachim du Bellay, en 1549, écrivit le manifeste littéraire La Deffence et Illustration de la Langue Francoyse (sic dans l’orthographe originale) : le TI DIKO vient fixer un premier acte de la démarche éditoriale de notre maison d’édition pour une orientation de sa production en littérature jeunesse. Notre combat pour la promotion du créole, de notre culture et de l’imaginaire créole en littérature jeunesse est pour nous, éditeur de cette France ultramarine, un des éléments de promotion de notre culture, qui revêt toute son importance désormais. Je dis assez souvent que cette quête de l’universel de notre société contemporaine, appliquée à la littérature jeune public, est à doser avec prudence ! Normaliser et organiser l’apprentissage et l’emploi de la langue créole est au cœur des enjeux économiques de ce segment du livre chez nous… L’enjeu est salutaire pour une maison d’édition comme la nôtre. Cultiver et posséder des racines ne doit pas nous empêcher d’avoir des ailes pour conquérir un plus grand nombre de lecteurs jeune public, autre que ceux de nos régions ; il convient donc de préserver nos particularismes.
b[Le Naïf :Cet amendement est-il un premier pas vers l'adoption de la charte européenne sur les langues minoritaires ?
JBD :]bCe gouvernement de la Cinquième République, au moment de la révision constitutionnelle, a pris l’engagement d’organiser un débat sur les langues régionales en France, qui en effet a depuis longtemps suscité réflexion, et parfois matière à controverse, car on se demande quelle place les langues régionales devraient occuper dans la vie culturelle de notre société.
Si l’on retient la position des linguistes, on peut être pour l’appellation « langues de France » qui désigne l’ensemble de toutes ces langues parlées depuis plusieurs générations par des citoyens sur le territoire de la République. Les langues régionales ont le privilège d'avoir, depuis plusieurs siècles, une assise territoriale, à l’exemple du créole, qui fait partie intégrante de l'histoire et de la géographie de notre pays. Avec le français, elles sont notre bien commun, et un des éléments de la richesse de notre région, avec également des vestiges des langues amérindiennes qui sont plus anciennes que le créole. Leur diversité est le miroir de cette France plurielle.
Le Naïf : Le créole est-il menacé à votre avis ?
JBD : Ce patrimoine immatériel, la langue créole, cette force vivante d’un peuple, j’ai peine à croire qu’elle puisse être menacée. Et pourtant… L’effort s’impose… L’appel est pour tous, pour la sauvegarde et la valorisation du créole ; c'est le rôle des pouvoirs publics que de les conduire, mais aussi celui des éditeurs. Il appartient à tous de décider de les poursuivre. C’est le rôle de l'enseignement, des médias, des actions culturelles. Concernant le créole — dont la transmission n'est quasiment plus assurée sur le mode traditionnel par la famille et l’environnement du quotidien dans le cas des plus jeunes des grands espaces urbains — il s'agit là en effet d’optimiser les principaux vecteurs de vitalité offrant les meilleures garanties d'avenir pour des référents et de potentiels acheteurs de livres en langue créole pour demain.
Le Naïf : Que pourra éventuellement faire le livre ?
JBD : Le livre reste bien à coup sûr le premier support de diffusion culturelle, donc de la langue… En aidant à l'édition de livres dans les langues régionales, pour une publication de qualité, et à la traduction, le Ministère contribue à faire connaître des littératures méconnues et à rendre disponibles des œuvres majeures du patrimoine littéraire créole ou autres. Le spectacle vivant comme le théâtre, les marionnettes et les Yé krik yé krak des Kaz a Kont sont également un mode d’expression privilégié pouvant aider la langue dans l’oralité et aussi à l’écrit, donc en étant relayés par le livre. Il y a aussi, j’allais l’oublier, la chanson ! La tâche est rude. Aux talents de se libérer pour le fondòk du créole…
ITW par Camille CHAUVET
IMAGE DU JOUR
LA PESTE BRUNE DANS LES MESSAGERIES ELECTRONIQUES
LA PESTE BRUNE DANS LES MESSAGERIES ELECTRONIQUES
Rédigé le 2009-02-23 22:56:00, par Camille CHAUVET
TEXTE CAMILLE CHAUVET. Par une Lettre ouverte à Domota, la peste brune se développe sur le net, une vermine dénommé Patrick COCO sur l’adresse labalgroup@hotmail.com, se répand en propos injurieux et veux diaboliser Elie Domota

LA LETTRE INNOMMABLE.
Merci Monsieur Domota, de nous avoir ouvert les yeux …Vous avez su nous faire la démonstration des ravages que peuvent faire le fanatisme dans un pays.
Vous connaissez les faiblesses de notre pays et vous saviez bien qu’il existe en Guadeloupe une forte proportion de jeunes délinquants et illettrés pour qui vous n’avez jamais rien entrepris .Pourtant vous avez su vous servir d’eux !
En diabolisant les Békés, en direct sur les médias avec vos amis journalistes, en faisant croire à ces jeunes que tous leurs maux venaient de ces fameux Békés, votre tactique a été parfaite
« Commandant Domota ».
NDLR : Les békés sont les héritiers d’un crime contre l’humanité reconnu par l’Assemblée Nationale française.Oui ,le mal-développement de nos pays viennent des Blancs-Créoles
Il vous a fallu quatre semaines pour fanatiser une jeunesse désœuvrée, avec vos appels à la haine raciale qui ont été légitimés par les médias dont la quasi-totalité vous ont donné raison.Vous avez choisi la bonne période en choisissant celle du Carnaval : Vous ne vous êtes pas trompé car c’est bien pendant cette période que se déversent dans les rues les soupapes de sécurité d’une jeunesse désespérée. Que cherchiez vous ?
Nous ne pouvons pas croire que dans une période de crise sociale telle que celle que traverse le monde aujourd’hui, vous cherchiez à donner vraiment … 200 Euros de plus à ceux qui travaillent déjà, c'est-à-dire à 80 000 personnes sur les 420 000 que comptent notre pays .
Les délinquants de la rue, dont vous « déclinez toute responsabilité » ne vous intéressent pas ? Oui Monsieur Domota, ils vous intéressent, vous en avez besoin pour arriver à vos fins ! Vous les avez armés, vous les avez commandités , pendant vos réunions du soir, et vous les avez lâchés tels des fauves sur les barrages…Ils étaient enfin devenus utiles, de plus ils passaient sur les médias nationaux avec leur masques !
Bravo monsieur Domota, vous leur avez laissé croire, l’espace d’un instant, qu’ils étaient devenus des héros !!!
NDLR :Il faut espérer que ces délinquants vous trouve et vous demande des comptes .Vous vouliez d’un martyr tué par les forces colonialistes, le malheur vous frappe, car ce sont vos « bras armés » qui l’ont assassiné !!! Vous avez fait assassiné un de nos frères, vous porterez sa mort sur la conscience.
NDLR : Elie Domota devrait vous poursuivre pour diffamation, mais vous serez trop heureux de sortir de votre anonymat, de votre courageux pseudonyme de Patrick Coco.
Vous aviez déjà du mal à vivre avec vos origines, vous aurez maintenant du mal à vivre avec votre futur .En voulant imposer votre dictat de 200 Euros, vous avez fait la preuve de votre mal être , car nous savons bien que tous les dictateurs qui ont sévit dans le monde étaient tous des malades .
Il faut donc Domota soigner votre maladie, et je me permets de vous donner une « ordonnance » que vous pourrez transmettre à tous ceux qui comme vous ne savent pas qui ils sont :
- Il faut regarder son histoire et l’accepter , car personne ne pourra rien y changer. Il faut accepter que notre peuple Antillais est un peuple nouveau, né d’un épisode dramatique de l’histoire. Un peuple qui a eu le mérite d’assimiler des années de civilisation en si peu de temps.
- Nos ancêtres Africains, ont capturés leurs frères de race et les ont vendus à des marchands Nantais et Bordelais.
- Nos ancêtres colons les ont achetés , car ils étaient très importants pour eux pour l’avenir des îles.
- Ceci est un constat, mais aussi un crime contre l’Humanité.
De quel côté vous sentez vous le plus proche Monsieur Domota : Celui qui les a capturé ou de celui qui les a vendu ? Moi je ne me reconnais ni dans l’un, ni dans l’autre, car j’ai déjà accompli mon devoir de mémoire.
Aujourd’hui, j’en ai fini avec le passé. Je me sens le fruit de l’union de la souffrance et de l’amour. Le peuple Antillais est physiquement beau, riche par sa culture, par son accueil , mais semble s’acharner à vouloir s’engluer dans une boue de rancœurs .
Cette boue est entretenue par la culpabilité de ceux qui n’ont jamais rien fait pour ce pays , qui ne vivent pas ici, ou qui ne sont pas d’ici, tel que Lilian Thuram, Métropolitain d’origine Guadeloupéenne, Thierry Fendéré, Guadeloupéen d’adoption né en Afrique, mais de cette boue chacun d’entre nous doit s’en extraire..
NDLR :Je propose aux Guadeloupéens de vous capturer et de vous vendre aux Français. Ce sera un service rendu au Peuple Guadeloupéen et au Peuple Martiniquais.
Lorsque vous aurez digéré vos origines, vous pourrez entrevoir l’avenir et commencer à construire.Tant que vous ne l’aurez pas fait vous serez dans une logique de destruction.
C’est la raison pour laquelle vous avez commencé à faire détruire tous les commerces de nous autres Guadeloupéens, alors que vous vouliez nous faire croire que 90% de l’activité économique locale, appartenait à des Békés.Vous les avez bien manipulé vos « bras armés ».
NDLR : Il faut vous renseigner, car les békes martiniquais et les nouveaux colons contrôlent l'économie de la Guadeloupe.Mais oui, Monsieur Domota vous vous êtes trompés, car nos commerces brûlent et son pillés pas vos milices, car le Békés ne détiennent plus l’économie, comme vous voulez le faire croire.
L’histoire de notre pays continue, et nous devons y participer !!! Nous aussi Patrons Antillais faisons aujourd’hui partie du tissus économique de notre pays, et c’est avec tous les entrepreneurs, de ce pays que nous construirons le modèle de société que nous voulons pour nos enfants.
Il faut dire la vérité Monsieur Domota, c’est à partir d’une situation établie, validée et constatée que l’on doit se baser pour construire un idéal pour une jeunesse qui ne cesse d’espérer. Non sur des clichés et des idées reçues d’un autre temps. J’ai le regret de vous dire que ce n’est pas avec vous que nous construirons la Guadeloupe !Il est temps de retirer masques et de voir la réalité en face. Guadeloupéens arrêtons le massacre, retournons au travail et laissons la justice condamner les assassins .
NDLR: Les Guadeloupéens n'ont pas besoins des conseils de ce discours de nègres domestiques ou de békés réactionnaires sous le couvert de l'anonymat. Mais on saura vous trouver.
Patrick Coco.labalgroup@hotmail
PS : Sur les 800000 salariés pour lesquels vous vous êtes soit disant battus, combien de « Clients » aller vous récupérer à L’ANPE
Posté par Zeck, le 2009-02-25 19:25:00
"78% des Français trouvent justifié le mouvement social qui paralyse la Guadeloupe depuis plus d'un mois, " C'est ce que nous apprend le dernier sondage en date. 78 % des Français comprennent que ce que vous faites pour vous, vous le faites aussi pour nous tous. C'est le plus important. Quant à ceux qui veulent provoquer et qui jettent de l'huile sur le feu, il y en a toujours dans des mouvements de cette importance et leur seul espoir c'est que ça dégénère.
Ce n'est pas ce qui va vous rassurer, mais je suis " blanc" et je vous assure qu'en métropole nous les avons aussi nos békés, ce sont les mêmes, avec la même morgue... Mes grand-parents bretons les ont connus, mes arrières grand-parents aussi...
Cordialement.
Posté par Allab, le 2009-09-27 12:00:00
Camille CHAUVET bonjour,
Je viens juste de découvrir cet article dont je ne suis pas l'auteur soit 7 mois après.
Je dis bien : Patrick Coco n'a rien à voir avec l'email labalgroup@hotmail.com qui m'appartient depuis 02/2002; je serais à la place que cet individu j'aurais créé un nouveau email au nom de Patrick Coco (cela s'appelle prendre ses responsabilités).
C'est dommage, un article du genre mérite d'être signé avec un vrai nom !
Vous pouvez contrôler l'adresse IP de ma machine, je suis tranquille, je dors bien.
Posté par Camille Chauvet, le 2009-09-27 21:34:00
ALLAB, Vous aussi anonyme ,veuillez me contacter pour votre identité;
Vous pouvez le faire en m'appelant au 0696 255 272 et ensemble le nécessaire sera pour identifier l'usurpateur.
C'est chose possible.
POLITIQUE
ALFRED MARIE JEANNE ET CLAUDE LISE
ALFRED MARIE JEANNE ET CLAUDE LISE
Rédigé le 2009-02-23 17:26:00, par Camille CHAUVET
Ce texte est l'avant-propos de l'ouvrage d'Edouard Delépine sur Camille Darsières.Ce texte analyse les relations entre les deux présidents des deux principales collectivités.

«
Notre lutte n’est pas une lutte pour plus ou moins de subvention ni pour plus ou moins de franchises. C’est une lutte plus fondamentale. C’est une lutte pour la reconnaissance de la personnalité collective du peuple martiniquais ». Aimé Césaire
Le voilà subitement pressé de montrer sa détermination de faire aboutir dans l’urgence la réforme du statut de la Martinique. Depuis une bonne trentaine d’années qu’il a le sentiment que l’histoire lui mord la nuque, il n’en a jamais senti le souffle aussi brûlant que depuis qu’il a remplacé l’éphémère passionnaria qui, au temps des noces de Basse-terre, présidait le Conseil Régional de la Guadeloupe, madame Michaux Chevry, par le Président du Conseil Général de la Martinique, Claude Lise. S dont il voudrait faire son nouveau grégario de luxe,
Rarement le Président du Conseil Régional de la Martinique aura manifesté une telle arrogance, une telle insolence et, il faut bien le dire, un tel mépris à l’égard des élus du peuple, qu’à l’occasion du récent débat sur son nouveau projet bidon de révision du statut de la Martinique. Après cinq longues années de silence pendant lesquelles les deux présidents de nos deux collectivités ont eu dix occasions de convoquer le Congrès qu’ils peuvent présider à tour de rôle pendant six mois, ils ont subitement le feu au derrière.
Ils veulent donner l’impression de créer l’événement alors qu’ils le subissent et tâchent de nous l’imposer. Ils saisissent l’occasion que leur offre la boulimie réformatrice de notre omni-président, M. Sarkozy. Celui-ci a confié à son ancien patron, M. Balladur, devenu son premier serviteur, la haute mission qui hante depuis quarante ans la droite française : celle d’une réforme en profondeur des institutions françaises.
Elle en rêvait. La gauche l’a faite. Elle ne se pardonne pas d’avoir obligé le Général de Gaulle à se retirer sans l’avoir menée à bout et, encore moins, d’avoir laissé à François Mitterrand l’initiative et le bénéfice politiques de la seule grande réforme de la Ve République depuis l’élection du président au suffrage universel, près d’un demi-siècle : la décentralisation de 1982.
L’actuel projet de réforme de Sarkozy c’est la revanche posthume de la droite sur Mitterrand.
Il y a de ce point de vue une coïncidence cocasse entre cette volonté de revanche de la droite française et ce désir de vengeance du nouveau couple hétérozygote du Congrès sur le peuple martiniquais.
Le président du Congrès, président du Conseil Régional, et celui dont il rêve de faire son premier porteur d’eau, le Président du Conseil Général, sont désireux de se venger de l’humiliante défaite que leur ont infligée les électeurs martiniquais le 7 décembre 2003.
L’invraisemblable, ce n’est pas que Marie-Jeanne qui nous a habitué à ces foucades se place à l’ombre de la réforme institutionnelle voulue par l’omni-président Sarkozy, c’est que Claude Lise le suive sur ce terrain, lui qui a payé si cher sa tentative de trouver un langage commun avec nos amis socialistes entre 1999 et 2002.
Qu’il se trouve une presse de complaisance, de connivence et de révérence (Bourdieu) pour proclamer que ce pays vient de faire enfin, le 18 décembre, le premier pas vers la concrétisation de la pensée de Césaire, n’est pas pour nous surprendre.
J’ai toujours pensé que, si du vivant de Césaire on pouvait dire, comme pour le général de Gaulle, que « tout le monde a été, est ou sera césairiste », on aurait beaucoup de mal, après sa mort, à trouver un seul Martiniquais qui ne se proclame pas Césairiste et d’abord bien entendu, chez ceux qui l’auront le plus violemment combattu de son vivant.
Mais, tout de même, faire de l’enfermement de la Martinique dans l’article 74 de la constitution française, dépasse l’entendement !
Cinq ans après avoir affirmé que l’article 73 de cette même constitution, celui de l’identité législative, était le plus court chemin vers la prise de conscience nationale et, par la même occasion, le viatique le plus sûr vers l’accomplissement de la suprême pensée de Césaire : « la reconnaissance de la personnalité collective du peuple Martiniquais », les ex-champions de l’identité législative nous disent que ceux qui les ont crus sur parole étaient des imbéciles, qu’ils n’avaient rien compris à leur stratégie qui n’était d’ailleurs qu’une tactique pour tromper l’ennemi, que ce n’est pas l’identité législative du 73 mais la spécialité législative du 74 qui garantit le changement et la marche vers l’autonomie !
Et la presse applaudit ! Mieux, elle pleure sur notre échec. Elle compatit. Si ce n’est pas malheureux quand même un si grand parti…
« Que reste-t-il ? Nous seuls mais c’est assez » ?
Serge Letchimy l’avait fortement rappelé lors de sa première intervention, au nom du groupe des élus PPM au premier Congrès, le 12 juin 2001 : « Notre lutte n’est pas une lutte pour plus ou moins de subvention ni pour plus ou moins de franchises. C’est une lutte plus fondamentale. C’est une lutte pour la reconnaissance de la personnalité collective du peuple martiniquais ».
Cela m’avait paru si important que j’en ai fait pendant près de deux ans l’exergue de mon courriel hebdomadaire, « Le devoir de cohérence », d’abord en défense du projet de Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer (LOOM), ensuite contre le projet de referendum-bidon du 7 décembre.
À mon avis, le PPM ne saurait encourager sous aucun prétexte, sous aucune forme, aucun mirage. Il ne cédera à aucun chantage. Il n’entretiendra aucune illusion quant à la possibilité de régler l’ensemble des problèmes martiniquais par la simple adoption d’un article plutôt que d’un autre de la constitution française, tels qu’ils sont rédigés aujourd’hui.
Le PPM a été battu sur cette question ? Et alors ?
C’est bien mal le connaître que d’imaginer qu’il en est abattu. Au contraire. Si même il était aussi isolé que semble l’affirmer une presse en vérité bien distraite, le PPM, sûr de lui et sûr de l’appui du peuple martiniquais, s’estimerait en droit de reprendre le mot de Césaire qui, dans une situation difficile, n’hésitait pas à citer le vers célèbre de Corneille : « Que reste-t-il ? Nous seuls, mais c’est assez ».
Mais nous ne sommes pas seuls et nous serons de moins en moins seuls. Je veux faire à ce sujet deux observations sur le choix du moment pour lancer le débat et sur la stratégie de nos réformateurs
1/ Sur le choix du moment. L’offensive institutionnelle-éclair d’aujourd’hui, aboutissant à coincer ce pays dans un contrat à durée indéterminée régi par une disposition constitutionnelle sur laquelle nous n’avons jamais été consulté, après dix heures de débats quasi-interrompus, ressemble plus à une partie de bonneteau (welto) conduite par un bonimenteur de foire qu’à une blitzkrieg conçue par un stratège audacieux.
D’un point de vue politique comme d’un point de vue psychologique, même pour l’esprit le mieux prévenu en faveur d’une évolution institutionnelle, le moment actuel peut difficilement être considéré comme le plus approprié, à l’heure où nous entrons dans une crise économique à la durée et aux conséquences imprévisibles.
Il révèle, au contraire, toute l’impréparation et toute l’incroyable légèreté, pour ne pas dire toute la fumisterie, de ceux qui l’ont choisi. Sauf évidemment à imaginer que ce CDI, dans l’article 74 de la constitution française, nous offre les meilleures garanties pour une traversée au moindre coût de la zone de tempête dans laquelle nous sommes entrés avec la crise économique et sociale sans précédent qui frappe le monde entier.
2/ Sur le choix stratégique des chevaux-légers de la réforme sarkoziste qui n’ose pas dire son nom. Je ne m’étendrai pas sur l’étrange logique de ces Clauzevitz de carnaval. Ils commencent par choisir l’enveloppe de leur CDI : l’article 74 de la constitution française. Ils verront après ce qu’ils peuvent mettre dedans. Si ça entre tant mieux.
Et si ça n’entre pas ? Si le pied s’avère plus grand que la chaussure ? On coupe le pied ?
Le pire est que notre cordonnier ne pense même pas à jeter un coup d’œil au rétroviseur pour admirer une dernière fois la sagesse du chef qui dénonçait hier, lors du débat de mars 1997, au Conseil Général, sur l’Assemblée unique « le carcan juridique étriqué de la constitution française », dans lequel, selon lui, le président de cette assemblée, Claude Lise, voulait enfermer le pays, « condamnant par avance toute émancipation du peuple Martiniquais ».
Mais, en vérité, ce n’est pas ce qui nous inquiète le plus en ce moment. Nous n’avons aucun doute sur la réponse que le peuple apportera aux faux monnayeurs du patriotisme relooké, modèle 2008.
Ce qui nous inquiète et nous intrigue, sans nous étonner, ce n’est pas le culot de Marie Jeanne dont chacun sait qu’il « est un bon cuisinier, c’est-à-dire un politique habile » (Césaire), c’est la béatitude orgasmique qu’on lit sur le visage de ses comparses, le mutisme plus éloquent que leurs paroles de ses complices et l’invraisemblable naïveté des futurs cocus.
C’est cette tentative de se faire passer aux yeux des ignorants, et même à ceux de quelques camarades qui le sont moins, pour un homme vertical, un ennemi du « zangzolage » et même depuis quelque temps pour le seul et authentique héritier du père de la nation Martiniquaise, qu’il dénonçait hier comme « un grand maître de la mystification et de la manipulation » . C’est la prétention ridicule de se poser en gardien vigilant de ce drapeau de la nation que le PPM aurait sali avant de le laisser tomber.
Je regrette de n’avoir pas été aux côtés de mon jeune camarade Séminor qui a fait à Marie-Jeanne la seule réponse que méritait son insolence : « OUI CHEF ! » Mais au lieu d’un OUI chef, sympathiquement gouailleur, j’aurais lancé un défi au provocateur : « NON CHEF ! PAS ÇA ! PAS VOUS ! PAS À NOUS ! »
Et j’aurais rappelé comment, en trois décennies, Alfred Marie-Jeanne n’a perdu aucune occasion de retarder la marche en avant de la Martinique, en attendant le moment où il croirait pouvoir gérer seul le destin de ce pays.
Je ne remonterai pas au temps où, sous la direction de Jean Maran, Maran l’Ancien, un homme pour lequel j’ai par ailleurs le plus grand respect, Alfred Marie-Jeanne sollicitait humblement l’investiture de la SFIO de Guy Mollet aux élections municipales de mars 1971.
Non sans avoir pris la précaution de se raser la barbe qu’il portait longue, de peur de passer pour un révolutionnaire, comme on en accusait alors tous ceux qui voyaient dans cette mode le symbole de la subversion et une marque de sympathie pour Fidel Castro.
Je veux m’en tenir ici à la question du statut, plus précisément à celle de l’Assemblée unique. Il a tellement parlé du « moratoire de Césaire » comme d’un abandon de la lutte pour l’autonomie qu’il en oublie – mais l’a-t-il jamais su - que c’est Césaire, à la tête d’une délégation d’élus de gauche des quatre DOM qui nous a fait faire le premier pas vers l’autonomie, en faisant adopter le principe d’une assemblée unique et d’une expérimentation de la décentralisation dans les DOM par le gouvernement socialiste avant sa mise en œuvre dans l’Hexagone.
Il est vrai qu’à l’époque, cela ne le gênait pas de se faire applaudir par Maran l’Ancien, l’adversaire le plus coriace de l’Assemblée unique.
Quand cette proposition est venue en discussion, avant même que le projet ne fût parvenu sur le bureau du Préfet, elle n’a pas été rejetée seulement par la droite. Elle a été ridiculisée par Alfred Marie Jeanne qui y a vu une manœuvre colonialiste insultante pour la Martinique. Il faut que les militants progressistes, et les militants de gauche d’une manière générale, se donnent la peine de lire le Procès-Verbal in extenso de la session du 30 août 1982 du Conseil Général.
Il y a là un florilège des sophismes mariejeannistes. En voici quelques morceaux choisis :
« La montagne colonialiste, sous la pression des événements, a accouché d’un souriceau …
« La Martinique reste, pour moi patriote martiniquais, économiquement exploitée, militairement occupée, politiquement dominée, culturellement opprimée
« …C’est une mystification, une de plus, une de trop, qui cherche à faire croire à la population martiniquaise qu’avec un président du Conseil Général et Régional devenu désormais organe exécutif, les problèmes économiques et sociaux, le chômage et l’émigration recevront comme par enchantement très satisfaisantes solutions….
« L’heure des compromis bâtards est dépassée. Dans un tel contexte de démission, de reniement, de pusillanimité, la question de l’indépendance reste plus que jamais à l’ordre du jour. C’est l’inévitable recours pour maîtriser le futur martiniquais. »
Plus d’un quart de siècle après, le temps des compromis bâtards serait -il revenu ? Le 74 aurait-il fait sauter le verrou carcéral de la constitution française dont notre éminent constitutionnaliste aurait subitement découvert le secret qu’il ignorait encore il y a onze ans ?
Lorsque, en mars 1997, sur proposition de notre Secrétaire Général, feu Camille Darsières†, député de la Martinique, et du sénateur PPM Claude Lise, Président du Conseil Général, un second débat sur l’Assemblée Unique est venu à l’Assemblée départementale, le conseiller général de Rivière-Pilote, devenu entre temps Vice-président du Conseil Régional qu’il dénonçait en 1982 comme un gadget ou une escroquerie colonialiste, n’a vu dans la convocation de l’assemblée que du
« tape à l’œil pour freiner l’élan populaire, une vaste mise en scène pour tenter de koubaré et de détourner à leur profit la volonté de changement populaire……
« À l’unanimité des présents, la Commission permanente [du Conseil Régional], dans sa réunion du mardi 11 mars [1997] courant, a décidé de ne pas engager le débat dans la précipitation et surtout dans l’impréparation…
« Je me refuse de participer à cette masturbation collective…
« Nous continuons en fait à réclamer, sous cape, une Assemblée à responsabilités limitées. Cela me révulse et me fait pitié à la fois…
« Cette étude se situe dans le carcan juridique étriqué de la constitution française, condamnant par avance toute émancipation du peuple martiniquais ».
Serait-il devenu lui aussi, parlant, en bon disciple d’Onan, le champion de ce « bate douce politique » qu’il dénonçait avec tant de vigueur chez ses adversaires, à la veille de la consultation du 7 décembre 2003 ?
Le voici encore plus empêtré aujourd’hui dans le 74 qu’il ne l’était hier dans le 73 ?
Avant d’en finir avec cette plénière du Conseil Général de mars 1997, je veux signaler, en passant, un détail qui permettra une comparaison édifiante avec l’attitude ignoble du Président du Congrès le 18 décembre dernier.
Un comportement de petit commandeur d’habitation s’adressant aux élus de la Martinique comme à un petit atelier de petite bande.
Une attitude encouragée, semble-t-il, par Claude Lise. Le Président du Congrès, malgré l’avis de deux autres parlementaires présents dans la salle, MM. Serge Larcher, sénateur, et Louis Joseph Manscour député, a obstinément et systématiquement refusé de mettre aux voix une motion présentée par le député-maire de Fort de France, Serge Letchimy, au nom du groupe PPM et démocrates du Congrès.
En mars 1997, le Conseiller général de Rivière Pilote qui n’était ni député, ni président du Conseil Régional, avait obtenu, sans aucune difficulté, du Président, alors PPM, du Conseil Général, le sénateur Claude Lise, avec l’appui, entre autres, de Serge Letchimy, conseiller général PPM de Fort-de-France, la mise au voix d’une motion qu’il jugeait d’une exceptionnelle importance.
Cette motion a recueilli UNE voix : la sienne . C’est dire l’intérêt qu’elle revêtait aux yeux de l’assemblée départementale. Le Président, PPM, de cette assemblée, en démocrate conséquent, qui avait, à l’époque, une certaine idée du fonctionnement d’une institution démocratique, avait très naturellement accédé à la demande de l’élu de Rivière Pilote.
L’incroyable est qu’aujourd’hui le Président d’un Congrès réunissant les principaux élus du pays (à l’exception des maires qui n’y sont pas représentés en tant que tels), puisse se comporter avec une telle goujaterie sans qu’aucun sifflet, ni claquement de pupitres, ni claquement de portes, ne sanctionne ce comportement qui lui vaut au contraire les félicitations d’une presse domestiquée qui n’est pas loin de voir dans cette muflerie une preuve de fermeté et de détermination.
J’ajoute enfin que, sous la présidence de Camille Darsières, le premier vice-président Louis Crusol, chargé de la rédaction du Règlement intérieur de l’Assemblée, après une large consultation de tous les groupes, avait fait adopter, en séance plénière, un règlement fixant dans le détail la procédure de présentation et de vote des motions non prévues à l’ordre du jour.
Pour respecter pleinement les droits de l’opposition, il avait été convenu que les motions seraient présentées en plénière, en commençant par celle qui serait la plus éloignée des questions inscrites à l’ordre du jour. Il n’est évidemment pas impossible que ce règlement intérieur ait été modifié.
Mais comment pourrait-on considérer comme un progrès le droit que s’arroge un Président de choisir entre les motions qui mériteraient de retenir l’attention de l’assemblée et celles qui ne le mériteraient pas ?
Mais le pire dans ce Congrès de la honte, c’est la conjuration inattendue de celui qui a combattu de toutes ses forces, il y neuf ans, pour rendre possible ce congrès et de celui qui a tout fait pour discréditer son action. .
Mais comment ne pas signaler que l’une des raisons de la publication de ce livre aujourd’hui, c’est le comportement de Claude Lise le 18 décembre 2008 ?
Après les résultats du 7 décembre 2003, j’avais volontairement limité la diffusion des textes publiés dans ce livre. J’avais même complètement interrompu la publication de mon courriel, le Devoir de Cohérence, pour éviter de jeter de l’huile sur le feu.
Quelques dirigeants du PPM savent combien et comment j’ai défendu, sans jamais céder d’un pouce, le Rapport Lise-Tamaya, de sa parution en juin 1999 (et même avant) jusqu’au mois de septembre 2003, Ce rapport a été, on le sait moins, à l’origine d’une brusque aggravation des tensions internes, perceptibles des 1995, mais devenues insupportables, à l’intérieur du parti.
Car en définitive, on l’aura compris, si j’ai considéré à l’époque que mon livre méritait d’être retravaillé pour tout ce qui concerne la redéfinition d’une ligne politique à la fois plus claire et plus soucieuse de rassembler que de polémiquer, c’est parce que j’ai longtemps nourri l’illusion de pouvoir recoller les morceaux d’un rêve brisé et les restes d’un espoir détourné.
Si nous nous n’avons pas pu infliger à la troika Girardin-Chevry-Marie-Jeanne une défaite aussi humiliante que celle que lui ont réservée les électeurs guadeloupéens, c’est parce que la gauche n’a pas été capable de choisir clairement son camp.
Nous n’avions pourtant aucune raison de douter. Dès la publication du Rapport Lise -Tamaya qui a été un excellent document de travail d’où est sortie finalement la Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer, la droite, avec le concours de l’Élysée, n’a eu de cesse de la faire capoter. Je ne reviens pas sur ce que j’ai largement développé dans plusieurs textes de ce livre sur le pronunciamento de Basse-Terre.
Mais quand on voit aujourd’hui Claude Lise et Marie-Jeanne « unis comme deux pigeons qu’on ne saurait séparer même à grands coups de bâtons », pour reprendre l’image qu’affectionnaient jadis nos maoistes flamboyants de Chalvet lorsqu’ils n’étaient pas encore devenus les maoistes rampants du Plateau Roy, comment ne nous viendrait pas à l’esprit cette photo qui a fait le tour des grands journaux français ?
On y voit Alfred Marie-Jeanne au milieu d’un aréopage hilare d’indépendantistes brevetés du MIM, du PALIMA, du CNCP, de COMBAT OUVRIER, du GRS (probablement pas très fier de se trouver en cette compagnie) déchirant le rapport Lise-Tmaya, en jetant les morceaux dans une poubelle, sous l’œil complaisant des caméras des télévisions françaises et étrangères ?
Une image dont le premier vice-président du Conseil Régional, Daniel Marie-Sainte a vanté en termes dithyrambiques la force et l’exceptionnelle qualité médiatique. Un geste dont les Mimistes ont été si fiers qu’ils ont voulu faire voter, à l’initiative de Sylvain Bolinois, une motion de félicitation à leur président par une plénière du Conseil Régional.
Ce sont ces images qui me revenaient quand je m’efforçais de ne pas zapper devant mon téléviseur le 18 décembre dernier. Alors que tout en refusant de participer à la mascarade du Congrès de février 2002, j’étais resté scotché devant le petit écran, j’ai été incapable de suivre jusqu’au bout les dix heures de débats de ce congrès de la honte.
J’ai rarement pu tenir plus d’une demi-heure de suite. Mais chaque fois que j’ouvrais ma télé, je tombais sur une intervention qui me rappelait les positions défendues, il y a moins de dix ans par Alfred Marie-Jeanne qui confiait au journal Le Monde du 2 novembre 1999 que
« le rapport Lise-Tamaya était un rapport un rapport dérobade, étriqué à souhait, concocté pour freiner le déclin des suppôts inconditionnels du gouvernement, que c’est pour cela qu’il faut le combattre » ou, mieux, un rapport « dicté d’en haut, dans ses limites comme dans son contenu…
« que le Congrès est antidémocratique, en ce sens qu’il favorise une dérive alimentariste puisque c’est le Congrès qui jugera de l’opportunité d’interpeller le gouvernement français sur une possible évolution statutaire ».
Ce sont ces considérations qui me sont constamment revenues et qui m’ont décidé à publier finalement ce travail inachevé dont je mesure probablement autant que quiconque les insuffisances mais dont je suis persuadé qu’il peut aider à relancer utilement le débat sur le statut de la Martinique. Sans précipitation inutile.
Sans gesticulation médiatique.
C’est dire que nous ne sommes nullement impressionnés par les rodomontades du président du Congrès. Ce Congrès où il parade aujourd’hui avec tant d’arrogance ce n’est pas lui qui l’a inventé. Il a été créé sans lui, malgré lui et contre ses amis du NBH2.
Ceux-ci à l’époque n’ont pas hésité à demander au Conseil constitutionnel de considérer « l’institution d’un Congrès comme contraire au principe d’égalité entre les départements d’outre-mer en portant atteinte à l’unité du régime des départements ».
Mieux ou pire, ils dénonçaient la consultation de la population sur ce sujet comme une violation de la constitution.
Je voudrais enfin rappeler à propos de cette consultation populaire à laquelle vous paraissez tenir que nous, combien nous apprécions que vous soyez revenu de vos fanfaronnades des débuts de votre présidence du Conseil Régional.
À défaut de relire Césaire, avec le respect qu’il portait aux autres y compris aux indépendantistes dont il n’a jamais contesté le droit d’être pour l’indépendance, relisez-vous donc. Je me rappelle le sourire amusé de vos amis au temps de votre lune de miel avec vos anciens ennemis qui se sont faits vos complices avant de devenir vos dupes dans le NBH2..
Quand je leur montrais vos déclarations à Michel Tauriac, un journaliste de Paris Patch, par ailleurs proche du président de la République, Jacques Chirac, ils souriaient d’un air entendu. Je reproduis pour le lecteur tout ce passage dont la presse martiniquaise, généralement tellement friande de vos propos, a si peu parlé.
Paris-Match : « Beaucoup d’analystes pensent que le vote indépendantiste est un vote protestataire, poujadiste, populiste. Quel est d’après vous le pourcentage de ceux qui ont vraiment voté pour l’indépendance ? »
Alfred Marie-Jeanne : « Tous ceux qui ont voté pour moi sont pour l’indépendance. Or j’ai eu 65 % de voisx dans le sud Martinique. Il n’y a pas d’autre manière de juger la démocratie que par le vote. On prend les armes ou l’on vote. Donc le vote démontre à un moment donné l’état de conscience d’un pays. »…
P.M « Souhaitez-vous qu’un referendum soit organisé sur le statut de la Martinique ? Si oui, quel pourcentage de Martiniquais voterait pur l’indépendance aujourd’hui ? Vos opposants affirment que vous seriez balayé ».
A M-J.: Que les Français décident de faire un referendum tout de suite et ils verront.
P-M : Vous pensez vraiment que vous gagnerez ?
A. M-J. Nous remporterons ce referendum haut la main.
P-M : En êtes-vous si sûr ?
A. M-J : Nous l’emporterons haut la main. Le gouvernement n’a qu’à dissoudre l’assemblée régionale et décider ce referendum et vous verrez le score que nous obtiendrons. Je rappelle en passant que nous avons pratiquement le tiers de l’assemblée : 13 sièges sur 41.
Vous avez entendu ? Aucun parti en France n’a ce pourcentage à lui tout seul.
Rien ne traduit mieux la précarité et l’insincérité de vos convictions indépendantistes que l’incapacité où vous êtes d’esquisser le moindre geste qui pourrait indiquer que vous êtes en mesure de réaliser la moitié du quart de vos certitudes d’il y a dix ans.
Vous présidez le Conseil Régional depuis bientôt onze ans.
Vous avez avec vous non plus le tiers mais les 2/3 de l’Assemblée Régionale. Vous êtes le chef d’un groupe non pas de 13 mais de 28 conseillers sur 41.
Vous avez avec vous, dites-vous, 80 % des élus de ce pays. Qu’attendez-vous pour demander au gouvernement de lancer une consultation non pas sur l’article 73 ou sur l’article 74 de la constitution française, mais sur les trois courants politiques qui se partagent le pays, la départementalisation, l’autonomie ou l’indépendance ?
Seriez-vous moins sûr en 2009 qu’en 1999 de la réponse du pays ?
Depuis deux bonnes décennies, que vous êtes démocratiquement entrés au Conseil Régional, mais surtout depuis près de onze ans que vous présidez cette assemblée, que vous preniez pour un souriceau il y a 27 ans, vous avez pris l’habitude de traiter quasiment de viol de la conscience populaire le seul fait d’évoquer votre indépendantisme de jadis qui est de plus en plus un indépendantisme de la frime pour ne pas dire de la farce.
Les violeurs, à vos yeux, c’est vos traditionnels ennemis de la droite, transformés l’espace d’une mandature (1998-2003) en marchepieds avant de vous servir de serpillière. Mais c’est aussi c’est surtout vos anciens amis, ceux qui vous ont fait confiance aux élections législatives de 1973, en faisant de vous le porte drapeau de la parole au peuple avant que vous ne les trahissiez quatre ans plus tard aux sénatoriales de 1977.
Mais c’est peut être plus encore les anciens indépendantistes, revenus de leurs rêves et de leurs illusions, sans en rougir ni en éprouver aucun complexe.
Devenus ou redevenus autonomistes, non par la force des choses ni par résignation mais par conviction, ils sont allés vers le seul parti qui leur paraît capable de gagner le grand pari césairien de l’émancipation de l’homme martiniquais et de la reconnaissance de la personnalité collective du peuple martiniquais, non pas contre la France, mais dans la France et avec la France.
Aimé Césaire leur a ouvert les yeux en même temps que les portes de son parti. Ils n’ont jamais cru que l’autonomie était une Amérique qui attendait son Christophe Colomb. À travers toutes les péripéties d’une navigation difficile qui ressemble plus à une régate par gros temps qu’à une course automobile, ils sont prêts à tirer autant de bords qu’il faudra pour atteindre un but dont ils n’ont pas la naïveté de croire qu’il marquerait la fin de l’histoire du peuple martiniquais.
Mais ils n’acceptent de vous aucune leçon dans quelque domaine que ce soit. Le PPM se réjouit sans réserves de votre évolution des thèses assimilationnistes de la SFIO de Guy Mollet du début des années 1960 aux thèses césairiennes de l’autonomie au début des années 1970, de votre refus de participer aux élections législatives françaises, après notre échec commun de 1973, pendant plus d’une décennie de 1978 à 1988, à votre addiction, depuis 1993, à la course au Palais Bourbon, de votre mépris affiché de l’Europe depuis 1979 à vos pérégrinations et à celles de vos amis dans toutes les instances européennes, de la Commission des Iles de la CRPM (Conférence de Régions périphériques Maritimes) à la Conférence des RUP (Régions Ultra Périphériques) .
Le PPM respecte votre choix indépendantiste même si ce choix lui paraît de plus en plus comme une posture plutôt que comme une exigence.
Le PPM ne vous considère pas comme un ennemi mais comme un allié possible, et même comme un allié nécessaire mais nullement indispensable, en tout cas sans aucun privilège, compte tenu du poids réel dans le peuple martiniquais du mot d’ordre d’indépendance dont vous vous dites porteur.
Ou vous accepterez de peser dans une alliance pour le changement du statut de la Martinique ce que pèse ce mot d’ordre d’indépendance dans l’opinion martiniquaise, ou le PPM continuera de refuser le rôle, que vous paraissez vouloir faire jouer à vos alliés, de supplétifs d’une coalition invertébrée aux intentions mal définies dont le seul ciment est le ralliement à ces compromis bâtards que vous dénonciez autrefois, c’est-à-dire, l’acceptation de la confusion comme fondement de l’unité.
Le PPM, lui, est-il besoin de le dire, continuera à travailler inlassablement, le temps qui sera nécessaire, au rassemblement du plus grand nombre de Martiniquais autour d’un projet ambitieux qui ne sera pas forcément le sien, qui ne sera en tout cas pas seulement le sien, mais qui résultera d’un accord global conclu sur des base claire.
POLITIQUE
EDOUARD DELEPINE SUR CAMILLE DARSIERES
EDOUARD DELEPINE SUR CAMILLE DARSIERES
Rédigé le 2009-02-23 17:10:00, par Camille CHAUVET
Edouard Delépine, vient de publier un ouvrage sur Camille Darsières.Un regard sur l'action et la vie de cet Avocat et homme politique de premier plan du monde socio-politique de la seconde moitié du XXéme siècle.
Le Naïf - Un ouvrage sur Camille Darsières pourquoi ?EdL - C’est un hommage tardif à un copain qui mérite infiniment mieux que cela. J’avais entrepris d’écrire cet hommage quelques jours après sa mort.
J’avais fait au Bureau Politique du PPM un certain nombre de propositions de nature à pérenniser la mémoire d’un homme qui a beaucoup donné à Césaire, à son parti, à son pays et qui ne me semble pas avoir reçu en retour la reconnaissance qu’il eut été en droit d’en attendre.
Il se trouve que depuis sa mort nous avons été pris dans une sorte de tourbillon de préoccupations immédiates, élections présidentielles puis législatives en 2007, puis municipales et cantonales en 2008. Sans parler des dernières péripéties de la crise qui a abouti à la scission de 2007.
Le Naïf -Faut-il penser que son action politique soit déjà passé dans l'oubli ?EdL -Je ne le crois pas. Mais la mémoire collective enregistre rarement spontanément les aspects les plus marquants d’une vie militante. Il faut nourrir cette mémoire. Il faut faire un travail d’historien c’est-à-dire de recherches et d’analyses qui font reculer les ravages de l’oubli. Camille qui comprenait parfaitement ce besoin d’histoire qui est au coeur de toute action politique en profondeur, n’a malheureusement pas laissé, à ma connaissance du moins, de notes pouvant aider à une biographie satisfaisante du moins dans un avenir immédiat. Mais j’y pense.
Le Naïf La question Nationale dans son action politique a-t-elle progressé ?EdL - Je pense très sincèrement que oui même si je n’ai pas été toujours d’accord avec lui sur cette question. Je continue de croire ce que j’ai écrit il y a très longtemps déjà que le mérite historique de Césaire a été d’imaginer et de créer un parti nationaliste sans nationalistes.
Camille est à mon avis celui qui a su d’abord apprendre, sur le tas, tout seul, le b a ba du nationalisme et, plus tard, accueillir dans les meilleures conditions les jeunes militants nationalistes venus de l’AGEM et de l’OJAM, en premier lieu Rodolphe Désiré, mais aussi Renaud de Grandmaison, Voustad, Charles Sainte Claire.
Plus tard, mais assez rapidement, il a su transformer en militants nationalistes de vieux militants communistes formés à la fédération communiste du PCF à une époque où le nationalisme était pour le moins suspect quand il n’était pas considéré comme une maladie contagieuse.
Le Naïf. En quittant le Secrétariat Génération n'a-t-il pas pas provoqué volontairement une réorganisation autour de ses fidèles ?EdL - Je ne comprends pas la question. Je ne pense pas que Camille ait jamais eu ce genre de préoccupation.
Le Naïf - Plusieurs décennies de mot d'ordre Autonomie et toujours le cadre assimilationniste qui régit la pays,le PPM Césaire-Darsières a-t-il échoué ?EdL - Certainement pas. Les choses ont été plus lentement que ne le pensait Césaire. Le PPM a certainement fait des erreurs comme tous les partis politiques., À mon avis il en a fait beaucoup moins que d’autres. Il les a surtout corrigées beaucoup plus vite que les autres n’ont corrigé les leurs.
Quand je jette un coup d’œil au rétroviseur, quand je compare la situation de ce pays à celles d’autres qui nous ont fait rêver et qui font encore rêver hélas quelques uns de mes amis, je me dis que, tout comptes faits et quelles que soient les difficultés actuelles ou à venir, le PPM de Cesaire et de Camille Darsières n’a pas à rougir de ce qu’il a fait. Au contraire.
Ce qui ne veut pas dire qu’il garde les yeux rivés au rétroviseur. S’il ne peut pas encore toiser l’avenir avec l’insolence que prophétisait Césaire, il y a près de quarante ans, il ne craint plus les difficultés. Il peut déjà faire sien le mot de Léon Blum : « si les difficultés des partis politiques grandissent avec leurs responsabilités et leurs responsabilités avec leur puissance, bienvenues soient les difficultés ! »
Le Naïf - Vous Edouard Delépine pourquoi vous êtes vous retiré de la vie politique du Parti des lors où vous n'avez plus de mandat politique ? EdL - De toute les sottises que j’ai faites, en 64 ans de vie politique active, ce n’est heureusement pas la plus importante. Je n’ai d’ailleurs pas abandonné le Parti. Je continue de travailler à un rythme qui n’a rien à voir avec celui que je pouvais avoir il y a vingt ou trente ans.
Il me semble que je peux servir autrement ce parti. Je raconte dans ce livre comment j’ai proposé à Camille, à la veille des régionales de 1998, de passer la main et de nous consacrer à un travail qui me paraît aussi nécessaire que l’action politique : contribuer à écrire l’histoire du pays, en nous attaquant à quelques grandes biographies, Césaire bien sûr mais aussi Victor Sévère, Deproge, Hurard etc.
Je crois que cela aurait pu être un bon travail. J’espère bien y intéresser deux ou trois jeunes gens, en commençant par une bonne bio de Camille.Voire même ,un militant comme toi par exemple. Chiche ?
Le Naïf - Le Congrès bientôt, répétez pas de chatansak ?EdL - C’est une fumisterie et c’était largement prévisible. Cela m’a permis de revoir un certain nombre de textes dont j’avais envisagé de faire un livre au lendemain du dimanche noir des ouiouiste, le 7 décembre 2003.
Je vais le reprendre et le publier très prochainement sous le titre Sur la question dite du statut de la Martinique.
Le Naïf peut-il avoir l’audace de défier les deux tourtereaux du congrès « qu’on ne saurait séparer même à grands coups de bâtons »(Mao Tsé Toung), en publiant, en bonnes feuilles, l’introduction ou l’avant-propos qui expliquent pourquoi les conclusions de ce dernier congrès m’ont paru mériter une réponse immédiate même incomplète ?
b[b[NDLR.Par le Naïf la Pawol circule.Introduction éditée dans même rubrique sous le titre
Alfred -Marie Jeanne et Claude Lise. Bien entendu toutes les réponses à ce texte seront publiées.]b
Tous les commentaires également dans le respect des règles du débat.
Adresser réponses au
lenaïfmag@orange.fr
SOCIETE
LES FORCES SOCIALES DANS LA RUE
LES FORCES SOCIALES DANS LA RUE
Rédigé le 2009-02-22 17:31:00, par Emeline SAUVEUR
« La révolution des forces sociales, une alternative politique pour notre devenir », c’est le thème d’une réflexion d’Elizabeth Landi , historienne et Conseillère municipale de la Ville de Fort-de-France.
Un regard sur le mouvement social actuel.
TEXTE ELIZABETH LANDI . La situation que nous vivons en ce moment est inédite, les mécanismes de gestion de crise échouent jusqu’à présent contre ce mouvement social d’une ampleur incontestée depuis des décennies.
Quelque chose donc de l’ordre d’une brèche intervient par l’exaspération des forces sociales dans le tissu des mécanismes de règlementation jusqu’alors en vigueur. On peut parler aujourd’hui de véritable « révolution sociale ».
Les situations guadeloupéenne et martiniquaise posent un problème qui nous concerne tous, celui des formes que doivent revêtir la pensée et l’action politique contre la « colonialité » du pouvoir. Non seulement ces revendications sont justes et dignes, elles sont vraies et elles ouvrent une ère nouvelle à la réflexion et à l’action politique lucide et soucieuse du bien-être et de la défense des droits fondamentaux des travailleurs et des citoyens.
On a souvent écrit sur le malaise institutionnel et le mal-être culturel des Antillais mais ne s’est-on pas trompé en voulant les comprendre et les interpréter essentiellement dans des critiques anthropologiques et des critiques politiques à court et à moyen terme.
L’habituelle manière politique de penser en termes de système et de croire que le changement du système peut modifier la « colonialité » du pouvoir, pour pertinente qu’elle soit, ne permet pourtant pas aujourd’hui de comprendre la radicale nouveauté des événements.
On peut l’approuver ou le déplorer mais il est évident que les manifestations ont acquis une pleine autonomie par rapport aux représentations traditionnelles politiques et administratives.
Certes les luttes politiques, syndicales, sociales et culturelles dans nos deux îles sont profondément inscrites dans un cadre et une continuité législative de l’Etat français et maintenant progressivement de l’Europe qui leur donne leur allure. Et cela pourrait-on dire depuis la Révolution haïtienne et la guerre de liberté guadeloupéenne. Mais les Antilles ont hérité d’un débat essentiel qui traverse la société française autant que l’institution européenne et les politiques mondiales.
En Martinique, le Congrès a entériné cette situation en inscrivant la lutte pour l’autonomie dans la binarité des articles 73 et/ou 74, fermant dès lors la porte à toute invention d’un cadre répondant précisément à notre singularité, oblitérant toute possibilité d’une réponse alternative et par là même souscrivant à la dimension coloniale de ce cadre, ce que nous appelons précisément la « colonialité ».
La nouveauté de la mondialisation est de faire précisément émerger le problème de la légitimité de la représentation dans les Etats-nations. A savoir quels fondements accorder à la légitimité politique ? Repose-t-elle sur une conception de la seule souveraineté populaire ou au contraire sur l’impératif du respect des droits fondamentaux des hommes ? Partout dans le monde on voit resurgir des conflits de légitimité entre ceux qui revendiquent le respect des droits de l’homme et du citoyen et ceux qui revendiquent la souveraineté du peuple.
Ce n’est pas outrancier de penser que ce qui est en jeu en Guadeloupe et en Martinique, est bien la question de savoir sur quelle conception de la légitimité on peut asseoir la revendication d’assumer nous-mêmes notre propre destin et la maîtrise de notre devenir historique. Il s’agira bien de concilier d’une part la revendication de l’autonomie morale privée du citoyen et d’autre part de l’autonomie politique.
Ce que nous montrent les forces populaires guadeloupéennes et martiniquaises réside dans cette ouverture insoutenable de la révolution sociale comme solution ou voie ouverte à l’alternative entre la défense des droits privés et la revendication de l’autonomie politique. Aucune politique désormais dans aucune forme institutionnelle ne peut se permettre de faire l’économie d’un dialogue effectif avec les représentants des forces sociales.
La légitimité et l’autorité représentative des élus du Congrès ne sont en aucune façon contestables et ne sauraient l’être, cependant les représentants des pouvoirs n’imaginaient même pas que des paroles sociales, des revendications, des résistances puissent troubler la partition organisée et synchronisée du calendrier de la réforme statutaire et être aussi populaires et légitimes.
L’affirmation du statut d’élu et donc de la légitimité de leur représentativité, ne saurait, à l’évidence suffire, pour mener à bien des politiques dont ils n’ont aucunement présenté les termes à la population. Ce qui apparaît et qui se laisse concevoir comme une autorité de droit risque de se transformer en fait en une confiscation des paroles sociales, de tous les secteurs de notre vie, paroles sociales des citoyens, des syndicalistes, des associations, des petites et moyennes industries et entreprises, etc.
Il ne s’agit pas simplement de consumérisme, il s’agit de quelque chose d’autrement plus grave et important, celle de la vie des hommes et des femmes dans ce pays, des aînés, de l’avenir de leurs enfants. Que l’on s’inquiète de savoir en Martinique par exemple, si les avantages acquis vont être maintenus dans les projets de développement institutionnel n’est pas une question vaine, relativement secondaire par rapport aux grands enjeux politiques.
Il ne s’agit pas de spéculer sur les possibilités d’adaptation des individus engagés dans une vie sociale et économique responsable mais de prendre en compte des revendications radicales qui remettent en cause le confort d’une concertation entre les seuls élus. Une nouvelle donne aujourd’hui est posée clairement.
Aucune négociation sur le nouveau statut à envisager ne pourra se faire, dans la précipitation et sans la participation effective du collectif, des syndicats, des associations, du patronat, des collectivités territoriales et de l’Etat.
Car, c’est bien des rapports de production qu’il s’agit de remettre à plat, des textes législatifs qui régissent le monde du travail, les conventions collectives, la fixation des salaires, des prix, la fiscalité, etc.
Cet Etat lui-même a du mal à entendre que les différences, d’ordre politique, culturel, économique et social, puissent s’exprimer tout en revendiquant l’appartenance à un ensemble national. C’était déjà le cas en 1802, en 1946 et maintenant aujourd’hui.
Sauf qu’il y a un nouveau contexte mondial tant économique que politique qui force les Etats-nations à se repenser dans des formes plus souples de la négociation, de la décentralisation voire du fédéralisme.
Nous soutenons entièrement les forces sociales démocratiques en Guadeloupe et en Martinique et nous les appelons à redonner du sens à l’action sociale.
Cela veut dire abandonner les stratégies d’un autre temps, d’une autre pensée politique, celle qui a montré ses limites dans le monde bipolaire de l’après-guerre, pour comprendre l’avènement de la « multitude mondiale ». Ce qui veut dire concrètement le respect des avantages sociaux acquis aujourd’hui et demain et la nécessité de replacer l’action sociale au fondement de l’action politique et non le contraire.
La révolution politique que nous souhaitons est aussi une révolution de la politique c’est-à-dire de la gouvernance.
Notre mot d’ordre « L’autonomie pour la nation martiniquaise » est l’expression de nos principes dans le respect des droits et des volontés populaires, seule façon d’assumer de notre radicale singularité économique, politique, sociale et culturelle dans le concert mondial.
C’est de la révolution sociale en marche que peut advenir une alternative pour assumer notre devenir historique. Elisabeth Landi (9 février 2009)
POLITIQUE
OLIVIER BESANCENOT EN GUADELOUPE ET EN MARTINIQUE
OLIVIER BESANCENOT EN GUADELOUPE ET EN MARTINIQUE
Rédigé le 2009-02-22 04:42:00, par Camille CHAUVET
Olivier Besancenot (NPA) a estimé dimanche que Nicolas Sarkozy "marchait sur des oeufs" concernant le mouvement de grève qui touche la Guadeloupe et la Martinique, par crainte de contagion en France

Pour le fondateur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) la grève générale en Guadeloupe et Martinique est un "motif d'inspiration", "c'est ce qu'il faudrait faire dans les semaines et les mois à venir" en France. Ce qui explique sans doute sa visite samedi 21 au LKP Guadeloupéen. Un geste solidarité envers le Peuple guadeloupéen qui n’est pas passé inaperçu. Il s’est entretenu avec Elie Domota et les responsables du LKP.
Dimanche 22, il se rend en Martinique pour participer à un meeting au Parc Aimé Césaire de Fort-de-France . Il ne faudrait pas s'étonner que ce type de mouvement social sert de modèle au NPA Français,d'autant plus que son fondateur insiste pour faire observer la nécessité de combattre l'idée qu'il y aurait une séparation entre le politique et le social.Le pauvre Sarko,dans les jours prochains, devrait engager un homme de compagnie pour s'occuper de Carla
IMAGE DU JOUR
APRES PARIS, STRASBOURG S'EMBRASE
APRES PARIS, STRASBOURG S'EMBRASE
Rédigé le 2009-02-22 03:36:00, par Victor HAUTEVILLE
SOCIETE
SEGOLENE ROYAL ARRIVE EN GUADELOUPE
SEGOLENE ROYAL ARRIVE EN GUADELOUPE
Rédigé le 2009-02-22 03:24:00, par Victor HAUTEVILLE
SOCIETE
ROBERT SAE EST A PARIS POUR SOUTENIR LE MOUVEMENT
ROBERT SAE EST A PARIS POUR SOUTENIR LE MOUVEMENT
Rédigé le 2009-02-22 02:56:00, par Victor HAUTEVILLE
Robert SAE, leader politique du mouvement "ASE PLERE AN NOU LITE" a débarqué lui aussi à Paris pour dénoncer tous les points indiqués par le collectif du 5 Février.
IMAGE DU JOUR
LKP MANIFESTATION DE SOUTIEN PARIS LE 21 FEVRIER 2009
LKP MANIFESTATION DE SOUTIEN PARIS LE 21 FEVRIER 2009
Rédigé le 2009-02-22 02:38:00, par Victor HAUTEVILLE
Le conflit a franchi les 8000 km et déboule maintenant dans les capitales. Les revendications salariales vont-elles être relayées ? Les dés sont jetés, les paris sont ouverts.

La tsunami antillais débarque à Paris.
Posté par paul, le 2009-03-01 01:07:00
bonjour,
nous sommes allés aujourd'hui ,ma femme ,ma fille (2ans) et moi, acheter de la peinture à proximite de la place de la nation.
sur le retour, nous sommes tombés sur une maifestation sur la place de la nation. ne sachant pas de quoi il en découlait, j'ai demandé à un groupe de jeunes "pour quoi était la manifestation " (nous avons participé à la derniere manifestation la semaine derniere). ils ont essayé de me faire les poches et se sont jetés à trois sur moi et m' ont fait tomber a terre devant ma femme et ma fille dans sa poussette et m'on frappé à coup de pied et de bequille. ma femme s 'est interposé ainsi qu'un autre militant qui m'a demandé de quiter les lieux.. seulement voila, je pense que je n'ais pas a quitter les lieux (la place de la nation) juste parce que je suis blanc. ma femme s'est d'ailleurs pris des coups alors qu'elle est metisse et je ne soutiens plus desormais votre cause, vous considerant comme des exités sans but ni avenir.
je vous salut en espérant que vous comprendrez mon message de militant extremement deçu par le lkp
j'étais pour vous et maintenant je me pose des questions
je suis entierrement d'accord avec le fait que j'ai réagi à chaud sur ce qui nous est arrrivé mais je reste en désacord avec le fait que l'on s'attaque à un pere de famille avec femme enfant et poussette qui vient seulement s'enquerir de ce qui ce passe. bien sur , j'aurais pu fermer ma gueule et filer tout droit dans le métro mais voila, j'aime savoir çe qui se passe dans ma ville et réagir en citoyen.je considere çe qui s'est passé reste comme un détail de cette manifestation mais je suis tout de meme déçu d'etre tombé(c'est le cas de le dire) sur des racistes qui ont discredités le mouvement à mes yeux.
je ne souhaite pas metre de l'huile sur le feu mais j'ai vraiement cru à la noblesse d'un mouvement qui n'avait pas besoin de ce genre de trouble fête et maintenant je suis quand même déçu tout en sachant que "Dieu reconnaitra les siens"
je voudrais également ajouter que j'ai participé à pas mal de manifs en métropole(souvent au sein de la CNT que j'affectionne particulierement), ce qui m'a fait constater (au risque de paraitre radical) qu'une manif réeussie ou l'on obtient un resultat es une manif ou l'on casse.... désolé mais ç'est comme ça... mais de là à s'attaquer à un mec accompagné de sa femme et sa fille qui demande juste ce qui ce passe je trouve cela révoltant, c'est pour cela que j'écris et je peux vous dire qu'etre à terre avec votre femme en train de se battre devant vous et la poussette a surveiller ça n'est pas tres facile à vivre et que ceux qui ont participé à cela métiteraient d'avoir leur slip tiré jusqu'aux oreilles!!!
cordialement
paul
Posté par Mdérateur du Naif, le 2009-03-01 16:08:00
Cher Paul votre histoire est très touchante, car recevoir des coups n’est pas une chose agréable, en particulier devant les siens. C’est inacceptable, intolérable. Le Naïf condamne ces violences gratuites réalisées par des voyous, voleurs délinquants à qui nous ne trouvons aucune circonstance atténuante.
Mais nous sommes interpellés par deux points : Le premier c’est la confusion que vous faites entre des voyous en marge de la manifestation et le LKP un mouvement pacifique qui revendique le contraire de ce qui vous est arrivé. Nous avons l’impression que vous appliquez l’adage selon lequel qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.
D’autre part nous avons choisi de gérer les commentaires après leur diffusion, Considérant que ce site devait permettre aux uns et aux autres de dire ce qu’ils ont à dire. Ceci est possible car nous disposons d’outils qui nous permettent en particulier de situer le pays la région depuis laquelle vous nous contactez. Il se trouve que l’adresse de votre ordinateur ne correspond pas au lieu où vous indiquez être. Nous mettons en doute la véracité de vos propos. Nous vous donnons la possibilité de nous adresser copie la plainte que vous avez déposé à la police que nous diffuserons sur ce site si vous le voulez
En attendant nous vous adressons votre première mise en garde, considérant que les commentaires sont libres et filtrés à postériori. L'adresse IP de votre machine est référencée sur nos serveurs, aussi si à 3 reprises vos propos sont effacés vous n'aurez plus accès au site.
IMAGE DU JOUR
L’HOMMAGE A JACQUES BINO
L’HOMMAGE A JACQUES BINO
Rédigé le 2009-02-21 23:12:00, par Camille CHAUVET
Le Peuple guadeloupéen dans son ensemble rend hommage à Jacques Bino, assassiné par l’Etat Français protecteur des profiteurs du système d’Habitation, le mercredi 18 février, par balle, alors qu'il rentrait chez lui.

Une chapelle ardente est installée de 8 à 13h au Palais de la mutualité, à Pointe-à-Pitre, et dans l'après-midi, la veillée mortuaire aura lieu au hall des sports de la Ville de Petit-Canal. L'enterrement du militant syndical et culturel sera célébré dimanche après-midi. Jacques Bino était membre du ««Mouvman kiltirèl Akiyo
C’est le secrétaire général de la CGTG , Jean-Marie Nomertin , syndicat auquel il était affilié, qui a présenté le programme des rassemblements organisés par le collectif LKP.
SOCIETE
TAUBIRA FUSTIGE LE MEPRIS DE L'ETAT.
TAUBIRA FUSTIGE LE MEPRIS DE L'ETAT.
Rédigé le 2009-02-21 05:38:00, par Victor HAUTEVILLE
Invitée de l'émission «Parlons Net !» sur France Info, le premier club de la presse Internet dont Le Figaro.fr est partenaire. Elle fustige le «mépris» de l'Etat à l'encontre de l'Outre-mer.
POLITIQUE
QUE DISENT LES POLITIQUES APRES LES MOTS DU MAÎTRE DES ISLES DE L’AMERIQUE ?
QUE DISENT LES POLITIQUES APRES LES MOTS DU MAÎTRE DES ISLES DE L’AMERIQUE ?
Rédigé le 2009-02-20 14:36:00, par Camille CHAUVET
Texte de Camille CHAUVET. La rue, en Guadeloupe et Martinique impose que l’on écoute le Peuple et ses représentants acceptés. Les politiques pour ne pas changer sont entre deux chaises.
Le LKP par Elie Domota, pour sa part annonce une reprise des négociations.
LES NEGRES ET NEGRESSSES DOMESTIQUESVictorin Lureb[]bl]b, président PS du Conseil régional de Guadeloupe : "Au total, sous réserve d'expertise pour celles et ceux qui sont les premiers intéressés, c'est une avancée significative (...) c'est un travail qui commence, j'espère que les partenaires qui sont en train de discuter comprendront qu'il est de l'intérêt du pays, comme disait Maurice Thorez, d'arrêter une grève et que des avancées significatives ont été faites".
Lucette Michaux-Chevry, ]bsénatrice UMP de Guadeloupe : "ses décisions sont claires. Il a répondu pendant des heures aux questions de tout le monde et il a essayé de bien faire comprendre qu'il a pris le temps de la réflexion et qu'il avait un projet pour répondre à nos préoccupations (...) comme on dit chez nous 'il faut bon désordre pour mettre en ordre'".
Jean-Paul Virapoullé,]b sénateur UMP de la Réunion : "on a eu des avancées ce soir très solides (...) les résultats ne vont peut-être pas arriver dans quinze jours, mais ça va permettre de bien débattre de ces avancées et de mettre la pression pour que nous élus et le gouvernement ne baissions pas les bras dans les mois qui viennent et pour que ce qui a été dit, soit réellement fait".
Alfred Almont, député UMP de la Martinique: "nous avons reçu des réponses aux préoccupations qui s'expriment aujourd'hui. Les services du président ont bien travaillé. Le président prend des engagements qui sont forts (...) de vraies solutions ont été proposées, l'essentiel maintenant c'est qu'elles soient mises en œuvre".
Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer : "Pour la première fois depuis l'instauration de la départementalisation, un processus de rénovation en profondeur des relations avec l'outre-mer est enclenché.
Le Président de la République a pris la mesure de la faillite du système actuel qui condamne les départements d'outre-mer au chômage massif, à la paupérisation et à l'injustice (et) a tracé les grandes lignes d'une remise à plat de la politique de l'État et de ses liens avec l'Outre-mer qui permettront enfin de bâtir une société plus juste et plus équitable".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP : "L'Etat fait face à ses responsabilités. Au patronat et au collectif de faire face aux leurs. Cette crise doit trouver une sortie dans une négociation en faveur des bas salaires en Guadeloupe. L'heure doit être au déblocage."
"Au-delà des mesures d'urgence, le président de la République vient de montrer la volonté de notre pays de faire les réformes structurelles indispensables à un changement durable en outre-mer; les élus de droite et de gauche doivent participer à ce changement historique car cette crise est bien sûr le produit de la crise mondiale mais surtout de causes structurelles profondes auxquelles il faut amener des réponses".
LES FAUX PROGRESSISTESIls ne comprennent pas que leur seule position serait de dénoncer la Colonisation française et le Droit des Peuples à disposer d’Eux-mêmes, par nos problèmes ils règlent leur compte avec leur Sarkozy. L’Abbé Grégoire et Victor Schœlcher doivent se retourner dans leur tombe.
Lutte Ouvrière : "Le chef de l'Etat qui pendant plus d'un mois n'a su répondre aux revendications de la population guadeloupéenne que par le mépris et l'envoi de renforts policiers, est donc le principal responsable du climat de violence qui s'est développé dans l'île. "Face aux revendications salariales, il n'a rien accordé, sauf l'exonération de cotisations sociales aux patrons qui accorderaient une prime exceptionnelle à leurs employés, limitée dans le temps. Les travailleurs de la Martinique et de la Guadeloupe ne se contenteront certainement pas de ce numéro d'illusionniste. Ils doivent pouvoir compter sur la solidarité des travailleurs de ce qu'on appelle +la métropole+".
Pierre Laurent, coordinateur national du PCF : "Nicolas Sarkozy n'a aucune autre solution que d'accéder aux revendications du LKP". "Loin de faiblir, le mouvement reste très puissant et continue à mobiliser très largement les Guadeloupéens". "La détermination des Guadeloupéens reste intacte". "Voilà un mois que le gouvernement méprise les Guadeloupéens et mise sur le pourrissement de la situation, avec les conséquences dramatiques qui ont conduit à la mort par balle de Jacques Bino".
Le Parti communiste français "exige que Nicolas Sarkozy arrête de jouer avec le feu et prenne la seule décision qui s'impose : accéder aux revendications légitimes du collectif LKP".
Daniel Cohn-Bendit (Verts) : Le "président de l'entreprise France qui peut tout et sait tout", n'a qu'une chance de s'en sortir : c'était de dire « j'ai compris et le bouclier fiscal je le remets en cause et je mobilise ces sommes pour répondre à l'urgence'. On aurait dit chapeau !". "Le gouvernement français ne peut s'en sortir qu'en disant 'on s'est trompé'". "Il faut une grande négociation avec les représentants des mouvements de Guadeloupe" pour "reconstruire de la confiance" sur l'île, a-t-il déclaré, reconnaissant que "les raisons (du conflit) ne sont pas d'hier, ni d'aujourd'hui" et qu’ « il y a eu une accumulation d'erreurs de tous les gouvernements ».
UN GEREUR DE L’HABITATION
Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer : "Il y a maintenant matière, matière financière, matière politique, à ce que les choses avancent, puisque le président de la République, le Premier ministre, ont pris des engagements très forts qui n'avaient jamais été pris jusque là".
"Je pense qu'il faudra que chacun réfléchisse un peu et puis on pourra rentrer dans la négociation," a-t-il ajouté tout en soulignant que "les choses sont loin d'être soldées, elles sont reparties je l'espère sur de bons rails avec des mesures qui sont des mesures fortes".
L’ORDURE DE L’HABITATIONIl ose parler des Antilles, alors qu’il a retiré Aimé Césaire des programmes scolaires. Comme Jean-Marie Lepen il devrait être interdit de séjour dans nos Pays.
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem): "Ce qui est surprenant et même choquant, c'est que cette intervention, après presque cinq semaines de crise, n'est diffusée que sur RFO. On a séparé les compatriotes d'outre-mer et les compatriotes de l'hexagone".
"Je ne crois pas que cette crise se limite au montage qui a été trouvé pour les 200 euros (et) je ne crois pas qu'on pourra se limiter à une question de statut. Il y a deux questions profondes qui touchent à la reconnaissance de la situation particulière et lourde des Antilles: l'organisation économique et sociale autour des monopoles et des prix, et la reconnaissance et le traitement ouvert de l'identité et de la mémoire, notamment de l'esclavage" NDLR : C’est bien le signe que les îles de l’Amérique ne sont pas la France.
LES NEGRES MAWON
b[Elie Domota,]b le leader et porte-parole du LKP : "A part les Etats généraux, il n'a rien annoncé de nouveau". "Il est revenu au 28 janvier" en se référant au "Message aux Guadeloupéens du secrétaire d'Etat à l'Outremer"; "Nous sommes très clairs : M. Sarkozy a fait une intervention, M. Fillon en a fait une, ce qui nous intéresse c'est le contenu : nous le connaissions déjà depuis le 28 janvier".
"Nous avions négocié un pré-accord le 8 février et nous irons pour voir précisément ce qu'il en est, dans le cadre des salaires, pour les 80.000 salariés guadeloupéens". "Nous sommes extrêmement prudents et nous nous méfions des effets d'annonce : nous irons donc vérifier ce qui est caché derrière ce qu'on nous annonce".
Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil régional et député indépendantiste de la Martinique : "il est très difficile de dire si on est satisfait ou non. Le président a reconnu qu'il y avait crise. On lui a répondu que, même s'il n'y avait pas de crise mondiale, la situation en Martinique aurait 'pété' parce que c'est une accumulation des insuffisances passées, du mépris avec lequel nous avons par moment été traités. Nous avons des jeunes formés qui n'ont pas d'emploi, tout ça fait un mélange détonnant".
Christiane Taubira députée de Guyane : "Le pouvoir a été en vacances, pendant tout ce temps-là, pendant une période difficile, pendant que dans l'ensemble de l'outre-mer, tous les citoyens d'une certaine façon appelaient au secours". "Ça a été une carence évidente, manifeste et incontestable. Par conséquent il en porte la responsabilité". Et d'insister: "Le président de la République a manqué à tout en la circonstance". "Ce qui était important pour nous, c'est que puisqu'enfin il est sorti du bois, il prête une oreille attentive à ce que nous avions à lui dire".
Elle a estimé que le président de la République "n'a pas été le seul silencieux". "La ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Outre-mer, nous avons même oublié le son de sa voix", a-t-elle jugé, visant Michèle Alliot-Marie. "Les patrons se croient toujours dans un régime d'impunité" en outre-mer. "Il appartiendra au président de la République de donner du poids à sa parole, c'est-à-dire de faire en sorte que les patrons fassent un geste".
CULTURE
VAVAL PEKE SOTI FOD FRANS
VAVAL PEKE SOTI FOD FRANS
Rédigé le 2009-02-20 14:18:00, par Victor HAUTEVILLE
Compte tenu de l’évolution du mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines le peuple Martiniquais et le peuple Guadeloupéen et, notamment, suite à la gravité des événements qui se déroulent à la Guadeloupe depuis le mercredi 18 février 2009 au cours desquels un membre actif du collectif LKP, et du groupe AKIYO, Monsieur Jacques BINO, a trouvé la mort :

"J’ai décidé en signe de solidarité, et pour partager le deuil de nos frères guadeloupéens, de revenir sur ma décision du mardi 17 février 2009, et que La Ville de Fort-de-France n’organisera pas l’accueil des carnavaliers durant les jours gras.
Je demande aux services de la Ville et à tous les acteurs du carnaval (groupes à pieds, associations…etc.) de bien vouloir travailler à l’organisation du carnaval à une date ultérieure.
J’invite solennellement tous les Foyalais et tous les Martiniquais à respecter cette mesure et à demeurer vigilants dans ces moments de luttes que nous devons poursuivre dans la dignité"
Serge Letchimy
Posté par Marta, le 2009-02-20 16:51:00
Enfin du bon sens.Fin de la démagogie ! A quand de vrais responsables dans ce pays? Quels sont les élus achetés?A quand l'enquête du Naïf ?
Nous sommes loin d'un DOMOTA en Martinique, que le Peuple reste en réveil. .
SOCIETE
LUREL A EUROPE 1 AVEC ELKABBACH
LUREL A EUROPE 1 AVEC ELKABBACH
Rédigé le 2009-02-20 14:02:00, par Victor HAUTEVILLE
Les médias français consacrent une bonne partie de leurs programmes à la Guadeloupe

Vendredi 20 février 2009 L'interview de Victorin LUREL Jean-Pierre ELKABBA
CLIQUEZ ICI
VOYOUCRATIE
KARL ZERO PREND LES NEGRES DE O
KARL ZERO PREND LES NEGRES DE O
Rédigé le 2009-02-20 07:02:00, par Victor HAUTEVILLE
Ecoutez dans cet entretien la différence de ton lorsque Karl ZERO parle au béké et lorsqu'il parle à KARAM . C'est sans commentaire!
Posté par the_absolu, le 2009-04-04 09:10:00
En effet, les tons sont différents!
je remarque aussi que la posture de Karam tend à s'imposer à celle de laville! A l'écran on voit bien que le Karam et devant le laville...il y a-t-il une causalité entre la posture et l'état pshyco-relationnel? (vous pouvez considérer que je délire un peu (sourire) )
eee ceci dit, je vous invite à surfer sur cette page, c'est fort intéressant!
http://www.caribcreole1.com/news/france/1,1119,23-03-2009-patrick-karam-domestique-des-bekes-.html
trouvé l'erreur!
cela s'appelle "kalandja" entendez par là un tambour à deux faces offrant aux musiciens de multiples sonorités qu'ils ne pourraient avoir sur un tambour normal!
Trouvez l'astuce...
The_absolu@hotmail.com
Posté par the_absolu, le 2009-04-04 09:32:00
eeee juste un petit détail...
Laville ignore la réalité de laville Martiniquaise, même s'il y né!
Perroquet, porte parole d'un certain défendant du "tous créoles " qui n'est qu'autre l'auteur-compositeur des textes de laville sur le plateau de Karl 0 lequel mérite bien un 0 pointé!
laville est bien mal placé pour parler des réalités antillaises, lui qui ne connait qu'une land de la Martinique!
Là où il fait bon vivre, où l'air est doux, où règne la quiétude (normal des escadrons payés par le contribuable) montent la garde!
Que l'on s'y méprenne pas...la vérité est probablement ailleurs...
the_absolu
Posté par AKENATON, le 2009-04-27 22:00:00
...Karam serait nègre ?...
Posté par the_absolu, le 2009-04-30 03:15:00
Je finirai par dire et admettre que l'état de nègre n'est pas qu'une vulgaire question de couleur de peau!
car il y a lesdits "bounty", les bounty à l'envers aussi cela existe quoique l'on puisse dire! mais bon!
bonnes réflexions à toutes et à tous!
sincèrement,
the_absolu
IMAGE DU JOUR
LA MARTINIQUE SE TA NOU ,LA MARTINIQUE SE PATA YO
LA MARTINIQUE SE TA NOU ,LA MARTINIQUE SE PATA YO
Rédigé le 2009-02-20 05:48:00, par Emeline SAUVEUR
Le slogan, refrain phare des manifestants du LKP, «"liyannaj kont pwofitasyon" » contre la vie chère scandé, chanté par la foule des manifestants guadeloupéens a été repris par le collectif du 5 février 2009 de Martinique sans se poser de question.

Le slogan, refrain phare des manifestants du LKP, «"liyannaj kont pwofitasyon" » contre la vie chère, se situe lui aussi dans le registre du dit non dit. Ce slogan scandé, chanté par la foule des manifestants, rythme depuis un mois tous les déplacements du collectif : «La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo»… la Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux !
Le « yo » qui se traduit par « eux » renvoie à un autre indéterminé. Les « eux » ne sont pas nommés.
Eux, ne désigne personne en particulier. Il s’inscrit dans le registre d’une pensée somme toute commune à nombre de sociétés précapitalistes ou traditionnelles qui ont conservé des relations étroites avec leur environnement naturel. Dans ces sociétés, il est interdit de nommer une chose dangereuse, un être craint, sous peine de le faire apparaître.
En Martinique, le chasseur ou le pêcheur d’écrevisses en forêt ne prononce jamais le mot « serpent ». Il parlera prudemment de la bête longue, d’une cravate pour le désigner.
Le «yo» dans un climat de crise, de tensions inter ethniques ravivées par un reportage télévisé, «Les derniers maîtres de la Martinique», et commenté pour les propos racistes, inadmissibles, d’un membre de la communauté békée, désigne l’oppresseur, l’exploiteur, et met en garde.
La Guadeloupe ne leur appartient pas, ils n’y feront pas ce qu’ils veulent.
On pourrait craindre que le slogan fédérateur du mouvement LKP ne se transforme et ne livre précisément à la vindicte populaire l’oppresseur, le colon toujours présent, le « blanc pays. La signification apparente esquive la confrontation. On ne dit pas : «La Gwadloup sé tan nou, sé pa ta zot », la Guadeloupe n’est pas à vous. On ne peut pas soutenir cette affirmation sans rentrer dans le champ ambivalent de l’admis et du contesté.
C’est un fait que les blancs au 17° siècle, s’insérant au sein de la société des Caraïbes insulaires, qui occupent les îles depuis au moins 600 ans, avec violence en Guadeloupe, avec plus de douceur en Martinique, ont forgé ces pays. Ils l’ont fait d’abord en tant qu’engagés, les 36 mois, ou comme petits colons, les habitants, puis avec l’aide et l’exploitation d’esclaves.
Personne pour l’instant ne veut transgresser le tabou de l’institutionnalisation des clivages sociaux historiques. Le langage camouflé permet un artifice pour rejeter l’animosité sur un objet caché, afin que chacun des protagonistes du jeu dramatique qui se déroule, s’exonère de la culpabilité de ne pas pouvoir entamer le dialogue.
Se parler, se connaître conduirait l’une et l’autre communauté à apprendre à se comprendre, à abandonner les relations intransgressibles dans le registre du dominant/dominé, au profit de relations entre classes socialement différentes, qui seraient, elles, porteuses d’espoir et d’apaisement, car la mobilité sociale y aurait sa place.
On constate le repli grandissant d’une Guadeloupe sur elle-même, la montée de la xénophobie, les bouffées discriminatoires. Cette attitude de protection narcissique dans sa quête de construction, reconstruction, de son identité, exclue toute ouverture de la Guadeloupe sur le monde, d'accepter ce qui vient de l’extérieur et d’envisager avec réalisme un projet de société qui reste à élaborer et à bâtir. Il ne suffit pas de dire qu’il y a des jeunes diplômés et que l’on recrute des non guadeloupéens, façon déguisée de ne pas dire un métropolitain, un blanc, un « étranger ».
Il conviendrait de s’interroger sur les raisons qui font que nombre de ces jeunes diplômés d’origine guadeloupéenne, quand ils reviennent au pays, sont rejetés. Beaucoup d’entre eux insérés dans la vie professionnelle dans l’Hexagone, n’envisagent même pas de revenir en Guadeloupe malgré le désir qu’ils ont de rapporter au pays leur expérience, leurs qualités. Ils sont ici considérés de façon méprisante, comme des « Bounty », noirs dehors, blancs dedans.
L’acceptation de l’histoire, du métissage culturel et biologique de la société qui compose la Guadeloupe, conduira peut être notre pays à se tourner vers l’avenir pour préparer et travailler avec réalisme et sans exclusion à ce désir contenu ou exprimé, un changement de statut.
Ce qui est encore du domaine de l’utopie pourrait devenir alors une réalité tangible et offrir à toutes les composantes ethniques de la Guadeloupe, d’origine européenne, africaine, indienne, syro libanaise, pour citer les plus anciennes, qui chacune a sa justification historique de guadeloupéanité, un fonctionnement de société démocratique, respectueuse de toutes ses différences et résolument tournée vers le futur.
Prendre une autre voie risquerait de nous conduire, après la destruction totale du tissu social, à rebâtir une société entièrement fondée sur les abus de toutes sortes, les passe-droits, l’instauration d’une nomenklatura et de ses gardes, autant de ces « pwofitasyon », que tous dénoncent aujourd’hui.
La Guadeloupe comme sa parente proche et différente, la Martinique, doit devenir une île cannibale non pas pour dévorer tous ceux qui la gênent, mais au contraire où tout ce qui passerait à sa portée, courants littéraires, musicaux, plastiques… serait examiné, reniflé, capturé, transformé et assimilé pour créer un nouveau courant métis multiforme, une nouvelle créolité guadeloupéenne."
Cette extrait d'une analyse d'Henry Petitjean Roget vaut aussi pour la Martinique il suffit de lire Martinique au lieu de Guadeloupe.
CETTE ANALYSE EST PUBLIEE IN-EXTENSO DANS NOTRE RUBRIQUE GUADELOUPE. A LIRE
Henry Petitjean Roget Docteur en Préhistoire
Dpl. VI° section Sciences Economiques et Sociales
EHSS Paris.
GUADELOUPE
EMEUTES EN GUADELOUPE EN FEVRIER 2009
EMEUTES EN GUADELOUPE EN FEVRIER 2009
Rédigé le 2009-02-20 05:30:00, par Emeline SAUVEUR
Une approche anthropologique du contexte de la révolte par un universitaire qui connaît bien la société guadeloupéenne.

Une approche anthropologique du contexte de la révolte
Par HENRY PETITJEAN ROGET
MOTS -DITS MAUDITS ET NON DITS DES MOTS
La chanson de Jocelyne Labille : " Je n'ai pas demandé mes dents blanches, mon nez plat, mes cheveux crépus…." remporte en ce moment un succès incroyable. Cette reprise permanente sur les radios de cette chanson devrait nous amener à nous poser des questions sur les causes de ce succès.
En repartant assez loin en arrière dans le temps, on peut tenter de dégager les raisons profondes de l'adéquation entre une révolte populaire en cours - qui s'exprime par une grève générale dure et digne jusqu’à maintenant - et la chanson d'une artiste jusque là peu connue du grand public. Nous savons par expérience, et toute personne qui occupe des responsabilités le sait bien, dans le cas de la moindre négociation, que nous vivons dans une société dont les mots qu’utilisent ses membres ne disent pas ce qu'ils semblent exprimer.
L'exprimé se situe presque à chaque fois dans le registre du non-dit et pourtant du bien compris. Les échanges verbaux dans un contexte conflictuel ou de simple opposition hiérarchique, se produisent de façon croisée. On ne répond pas à ce qui est dit. On répond à ce qui est supposé avoir être signifié.
L'un des fantasmes exprimés les plus fortement et clairement se réfère à l'actualité de l'esclavage. " nou pa esklav !". La locution signifie en fait que le locuteur veut imposer à l'autre sa croyance : Toi qui me parles, tu penses que je suis esclave. Alors, si on admet la forme de pensée à laquelle nous sommes confrontés quotidiennement pour appartenir à la société guadeloupéenne, le " nou pa esklav " ne veut pas dire que nous sommes au temps de l'esclavage. Le fait est admis. Il est du domaine de l'acquit.
IMAGINAIRE ET REEL : L'ESCLAVAGE
Que signifierait alors la référence permanente à un état antérieur dont on sait bien qu'il n'existe plus. Il faut se souvenir que Lacan a bien montré, et l'école freudienne l'a accepté et utilisé, que "l'Imaginaire est le Réel".
L'esclavage a bien été aboli, rétabli et aboli à nouveau. Ici, le rétablissement de l'esclavage dans sa proximité temporelle 1802 et sa présence dans les mémoires par la révolte de Delgrès, constitue un traumatisme et paradoxalement une honte. Il est curieux que personne ne parle en ce moment de Louis Delgrès, officier métis originaire de la Martinique, présenté pourtant comme le héros de l'indépendance temporaire et de la résistance au colonialisme de la Guadeloupe.
C'est peut-être qu'il n'est pas considéré comme un héros dans un inconscient collectif traumatisé par le rétablissement d'un régime ancien abominable. Il est un perdant. Delgrès n'a pas gagné, il n'a pas rusé, il s'est suicidé.
L'esclavage a été rétabli malgré la révolte. Plus tard, 1848, c'est l'abolition définitive. Le contexte tel qu'il est fantasmé présente cet évènement fondamental et fondateur sous un jour différent. L'esclavage n'a pas été aboli par un soulèvement général d'une population. La liberté a d'abord été concédée par la République, le maître blanc fantasmé, c’est un fait établi historiquement - bien que contesté et c’est leur droit par des auteurs - et exprimé par la formule lapidaire : « A pa Schoelcher ki libéré Nèg ! ». Les révoltes d’esclaves ont accéléré l’aboutissement d’un processus d’émancipation déjà enclenché, que des penseurs et des êtres éclairés avaient contribué à mettre en œuvre.
Révolte et opposition au pouvoir dans un cas (c'est le soulèvement de la Guadeloupe en 1802 avec la rébellion conduite par Louis Delgrès) acceptation et concession d'un nouvel état en 1848 malgré des sursauts de révolte (émeutes à Trois Rivières, Guadeloupe, par exemple).
NEVROSE COLLECTIVE
Nous vivrions ici dans une société analogue dans son fonctionnement à l’une de celles que l'ethnopsychiatre G. Devereux a étudiées et qualifiées de sociétés "pathologiques normales". C'est à dire une société dans laquelle la névrose collective établit la normalité des comportements. L’une des différences entre la constitution de la société Guadeloupéenne et celle de la Martinique provient des conséquences sur sa formation sociale de l’absence de l'épisode révolutionnaire conduit par Victor Hugues, celui du soulèvement de Delgrès et le traumatisme d'un rétablissement de la servitude. Les différences de structure sociale entre ces deux sociétés insulaires n’excluent pas les ressentiments et l’ambigüité des relations inter communautaires en Martinique dus à la présence toujours tangible d’un groupe endogame, descendant des colons. Ce groupe qui assoie sa légitimité sur l’antériorité de l’occupation d’un territoire conquis, comme pendant des centenaires d’autres groupes l’ont fait avant lui, a engendré une société métisse avec laquelle il entretient des relations de haine et d’amour dont la complexité n’a rien à envier à celles d’autres sociétés pluriethniques.
BLANCS-CREOLES DITS BEKE
En Guadeloupe, la position du groupe des blancs créoles est différente. Ils ne sont pas perçus comme étant au sommet de la pyramide sociale et économique. Ils sont guadeloupéens, historiquement là, et peut-être même que leur statut de survivants des révolutions de 1774 et 1802 concourt à leur faire reconnaître leur légitimité dans une société qui est sans homogénéité, sans classes définies, sans stratifications affichées. La caractéristique de la Guadeloupe, me semble-t-il, est d'être constituée de groupes ethniques, de communautés. Ces groupes, les Indiens, les Syro-libanais, les Blancs-créoles, les Métropolitains, les Haïtiens et depuis quelques années les Juifs d'Afrique du Nord, se côtoient et se mélangent, peu ou pas du tout.
Cette hétérogénéité sur un territoire éclaté sur plusieurs îles est sans doute l'un des facteurs qui explique l'absence de projet d’ensemble pour la Guadeloupe. Chaque élu ne pense qu’à ses échéances électorales et met en œuvre une politique à courte vue, quand la motivation d’une élection ne serait pas les perspectives de l’enrichissement personnel toujours possible que confère la détention du pouvoir au détriment de l’intérêt général du pays. C’est pourquoi la question de l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour.
La population a une vision négative de ses élus alors qu’elle constitue la clientèle de la classe politique qu’elle met au pouvoir, dont elle sollicite les faveurs et l’octroi de privilèges. Le revendication évoquée d’un changement de statut, sous jacent au discours, comme remède à tous les maux, solution à tous les problèmes est actuellement, une autre ruse. S’agit-il-pour la Guadeloupe du statut politique qu’il faut revoir, ou plutôt d’une forte demande de changement de statut social, de respect, que réclame la population toute entière ? N’avons-nous pas entendu à maintes reprises au cours des négociations : « Respectez-nous » ?
LE REGARD DU MAITRE
Le Ministère des DOM TOM de la rue Oudinot ne se trompe-t-il pas ? A-t-il une vision claire de l’Outremer. Le pouvoir central d’une France perçue d’ici comme lointaine, blanche et dominatrice, s’oppose point par point à l’image idéalisée d’une Caraïbe proche, noire et libérée. Il n’y a pas l’Outremer des Départements Français d’Amérique, DFA. Il y a des Outremers. Ce sont trois pays, la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique, avec trois structures sociales et trois histoires différentes.
Le reconnaître marquerait un respect pour les populations de ces trois DFA et la reconnaissance de leurs identités particulières. Alors, si ce qui est dit n'est pas ce qui est signifié, le succès d'une chanson qui défie toute les ventes au hit parade des chansons en créole en cette période de grève générale et de fortes revendications, traduit bien ce qui n'est pas exprimé. Si on continue à emprunter le chemin du langage camouflé, on découvre alors que l'abolition de l'esclavage est une réalité admise contre laquelle on ne peut pas aller. Les faits sont là dans leur réalité. Personne sur le territoire de la République française n'est encore maintenu en esclavage. Cette situation serait perçue comme effroyable car elle ne peut pas être changée. Personne n'est plus esclave, et contre quoi pourrions-nous nous insurger, contre qui pourrions-nous nous révolter ?
Il semble alors apparemment possible de saisir ce qu'exprime profondément et tragiquement la chanson de Jocelyne Labille. Ce serait le désamour pour eux-mêmes des individus qui composent notre société post esclavagiste.
Le, Je n'aime pas le, Moi. Je ne m'aime pas. Je suis un Noir. C'est là, sur cette question, - comme l’a montré l’anthropologue Jean Luc Bonniol dans son ouvrage « La couleur comme maléfice » - d’être différent du « Blanc », qui reste chaque fois la référence en tant qu’individu et comme couleur. C’est autour de la question de couleur que se situe le point de convergence de toutes les contradictions de notre société, le cœur du problème social. Ce qui est exprimé dépasse ce qui est pensé et autocensuré.
Le langage devient précis, car l'expression dans sa réalité n'est pas l'expression du : "Je suis descendant d'esclave", mais bien celle d'un imaginaire rendu réel et actuel : "Je suis fils d'esclave". Autrement dit, moi en tant qu’individu, je me perçois comme étant dans la relation d’immédiateté qu’établit le lien père-fils, celle d’un père présent et esclave. La notion de père présent semble contradictoire et devoir s’opposer à la réalité sociologique d’une société matrifocale au sein de laquelle le père est absent ou relégué au rang de géniteur. C’est aussi un des points sur lequel il faudrait s’attarder pour l’englober au sein d’une analyse plus vaste.
LE FAIT HISTORIQUE
Le fait historique est aboli au profit d'une réalité actuelle. Dans l'expression orale, les discours, les revendications, on parle de l'esclavage pour n'avoir pas à accepter la réalité d'un fait perçu comme une souillure indélébile qui, elle, ne peut pas être lavée, celle de se situer dans la lignée d'une descendance d'asservis. Ce fait, être le descendant d’êtres humains chassés, capturés, déportés contre leur gré, vendus, réduits en esclavage, considérés comme des biens meubles, est vécu comme une souffrance permanente et odieusement insupportable. Il occulte toutes les autres situations qui permettraient à l'inconscient collectif de faire le travail nécessaire d'une psychothérapie de groupe. C’est pourtant peut-être ce qui se passe en ce moment avec la libération de la parole à laquelle on assiste. Jamais on n’a autant échangé, confronté d’idées, de façon affichée ou de façon anonyme par le truchement d’internet.
L’écrivain Ernest Pépin l’a fait, l’un des tout premiers après le professeur de philosophie Jacky Dahomay, qui a pris position par un article paru dans la presse locale dès le début des évènements. Il n’en reste pas moins qu’à aucun moment autant de personnes ont laissé si librement cours à leur besoin de s’exprimer, d’évacuer un mal-être. Nous vivons un mai 68 guadeloupéen.
Cette libération de l’expression de toutes les frustrations par la grève générale pourrait entraîner, et on doit l’espérer, la fin de ce repli confortable dans la rébellion d'un état névrotique que l’on pourrait qualifier d’infantile. Ecartons d’emblée le cliché du Noir grand enfant que laisserait supposer l’emploi du qualificatif « infantile ». Utilisé dans un contexte d’examen des manifestations discursives d’une crise sociale, avec les outils que fournit l’anthropologie, il se réfère à la phase d'opposition par laquelle passent tous les êtres humains quand ils grandissent. A un moment donné de leur existence, pour mûrir, pour affirmer leur personnalité, ils doivent s'opposer à l'autorité, quelle qu'elle soit. C'est la période du refus de céder, du non !
QUI ROMPT OU QUI NE VEUT PAS NEGOCIER ?
Alors, la rupture de négociations dont on rejette la responsabilité sur l’autre partenaire au risque d’entraîner des dommages irréparables, économiques et sociologiques, sur une société déjà fragilisée par un coût de la vie contre lequel elle s’insurge, la mise en cause de l’action de l’Etat pour faire respecter la libre circulation des personnes par la destructions de barrages érigés par des adolescents révoltés, trouverait peut-être ses fondements psychologiques dans un système traditionnel d’éducation de l’enfant. N’alterne-t-il pas permissivité la plus totale et ferme répression, soudaine et imprévue, le châtiment corporel, le coup de ceinture ? Une personnalité solide ne peut pas se construire sans la frustration dans l’enfance des désirs, et sans les limites qu’impose l’éducation à la vie en société, quelle que soit la société, sa localisation et sa culture. L’absence de bornes mises à l’infini possible du vouloir, débouche immanquablement sur l’insatisfaction perpétuelle.
LA GWADLOUP SE TA NOU ,LA GWADLOUP SE PATA YO
Le slogan, refrain phare des manifestants du LKP, «"liyannaj kont pwofitasyon" » contre la vie chère, se situe lui aussi dans le registre du dit non dit. Ce slogan scandé, chanté par la foule des manifestants, rythme depuis un mois tous les déplacements du collectif : «La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo»… la Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux ! Le « yo » qui se traduit par « eux » renvoie à un autre indéterminé. Les « eux » ne sont pas nommés.
Eux, ne désigne personne en particulier. Il s’inscrit dans le registre d’une pensée somme toute commune à nombre de sociétés précapitalistes ou traditionnelles qui ont conservé des relations étroites avec leur environnement naturel. Dans ces sociétés, il est interdit de nommer une chose dangereuse, un être craint, sous peine de le faire apparaître. En Martinique, le chasseur ou le pêcheur d’écrevisses en forêt ne prononce jamais le mot « serpent ». Il parlera prudemment de la bête longue, d’une cravate pour le désigner. Le «yo» dans un climat de crise, de tensions inter ethniques ravivées par un reportage télévisé, «Les derniers maîtres de la Martinique», et commenté pour les propos racistes, inadmissibles, d’un membre de la communauté békée, désigne l’oppresseur, l’exploiteur, et met en garde. La Guadeloupe ne leur appartient pas, ils n’y feront pas ce qu’ils veulent.
On pourrait craindre que le slogan fédérateur du mouvement LKP ne se transforme et ne livre précisément à la vindicte populaire l’oppresseur, le colon toujours présent, le « blanc pays. La signification apparente esquive la confrontation. On ne dit pas : «La Gwadloup sé tan nou, sé pa ta zot», la Guadeloupe n’est pas à vous. On ne peut pas soutenir cette affirmation sans rentrer dans le champ ambivalent de l’admis et du contesté. C’est un fait que les blancs au 17° siècle, s’insérant au sein de la société des Caraïbes insulaires, qui occupent les îles depuis au moins 600 ans, avec violence en Guadeloupe, avec plus de douceur en Martinique, ont forgé ces pays.
Ils l’ont fait d’abord en tant qu’engagés, les 36 mois, ou comme petits colons, les habitants, puis avec l’aide et l’exploitation d’esclaves. Personne pour l’instant ne veut transgresser le tabou de l’institutionnalisation des clivages sociaux historiques. Le langage camouflé permet un artifice pour rejeter l’animosité sur un objet caché, afin que chacun des protagonistes du jeu dramatique qui se déroule, s’exonère de la culpabilité de ne pas pouvoir entamer le dialogue. Se parler, se connaître conduirait l’une et l’autre communauté à apprendre à se comprendre, à abandonner les relations intransgressibles dans le registre du dominant/dominé, au profit de relations entre classes socialement différentes, qui seraient, elles, porteuses d’espoir et d’apaisement, car la mobilité sociale y aurait sa place.
On constate le repli grandissant d’une Guadeloupe sur elle-même, la montée de la xénophobie, les bouffées discriminatoires. Cette attitude de protection narcissique dans sa quête de construction, reconstruction, de son identité, exclue toute ouverture de la Guadeloupe sur le monde, d'accepter ce qui vient de l’extérieur et d’envisager avec réalisme un projet de société qui reste à élaborer et à bâtir. Il ne suffit pas de dire qu’il y a des jeunes diplômés et que l’on recrute des non guadeloupéens, façon déguisée de ne pas dire un métropolitain, un blanc, un « étranger ».
Il conviendrait de s’interroger sur les raisons qui font que nombre de ces jeunes diplômés d’origine guadeloupéenne, quand ils reviennent au pays, sont rejetés. Beaucoup d’entre eux insérés dans la vie professionnelle dans l’Hexagone, n’envisagent même pas de revenir en Guadeloupe malgré le désir qu’ils ont de rapporter au pays leur expérience, leurs qualités. Ils sont ici considérés de façon méprisante, comme des « Bounty », noirs dehors, blancs dedans.
L’acceptation de l’histoire, du métissage culturel et biologique de la société qui compose la Guadeloupe, conduira peut être notre pays à se tourner vers l’avenir pour préparer et travailler avec réalisme et sans exclusion à ce désir contenu ou exprimé, un changement de statut. Ce qui est encore du domaine de l’utopie pourrait devenir alors une réalité tangible et offrir à toutes les composantes ethniques de la Guadeloupe, d’origine européenne, africaine, indienne, syro libanaise, pour citer les plus anciennes, qui chacune a sa justification historique de guadeloupéanité, un fonctionnement de société démocratique, respectueuse de toutes ses différences et résolument tournée vers le futur.
Prendre une autre voie risquerait de nous conduire, après la destruction totale du tissu social, à rebâtir une société entièrement fondée sur les abus de toutes sortes, les passe-droits, l’instauration d’une nomenklatura et de ses gardes, autant de ces « pwofitasyon », que tous dénoncent aujourd’hui. La Guadeloupe comme sa parente proche et différente, la Martinique, doit devenir une île cannibale non pas pour dévorer tous ceux qui la gênent, mais au contraire où tout ce qui passerait à sa portée, courants littéraires, musicaux, plastiques… serait examiné, reniflé, capturé, transformé et assimilé pour créer un nouveau courant métis multiforme, une nouvelle créolité guadeloupéenne.
H. PR. le 17 février
Henry Petitjean Roget Dpl. VI° section Sciences Economiques et Sociales
EHSS Paris. Docteur en Préhistoire
NDLR: Les sous-titres sont de la rédaction du Naïf.
Cette approche repose en grande partie sur les travaux de, Jean Benoist, Edith Kovacks-Beaudoux, Jean Luc Bonniol, A et J Petitjean Roget, Michel Giraud, Georges Devereux, Claude Levi-Strauss, Sydney Mintz, R et S Price …
GUADELOUPE
REGARD DE L’EXTERIEUR
REGARD DE L’EXTERIEUR
Rédigé le 2009-02-20 05:21:00, par Emeline SAUVEUR
Les ordures venues du froid sans vergogne prennent la parole. Bien sûr, ils se cachent ces descendants de nazi qui veulent retrouver leurs pratiques partout. Il n’a jamais pris sa plume pour dénoncer l’occupation de la Guadeloupe par les Français, ce petit fils de boch. Et encore moins l'esclavage des nègres.
![]()
Cet historien Allemand nous parle de la Guadeloupe en grève !
« Comme historien allemand, installé ici depuis 8 ans, je vois le moment de m’exprimer [...] Vous avez bien sûr le droit de faire votre histoire comme nous on a fait la notre, mais n’oubliez pas qu’on a payé un prix très fort.
En comparant ce qui se passe ici en ce moment, on découvre beaucoup de similarités. On a un mouvement à la base national et aussi socialiste qui profite d’un mécontentement d’une grande partie de la population.
Pour mieux agiter, il faut un ennemi commun, on divise le peuple. Les bons ont un ruban rouge (chez nous les indésirables ont eu une• étoile jaune). On crée sa propre police la « sécurité LKP » (chez nous On appelle à la grève totale et les gens hurlent oui.• c’était le SA). • (Goebbels nous a fait crier et hurler qu’on veut la guerre totale). • On contrôle les médias, (LKP=RFO) On prend le contrôle de•
On interdit de filmer (à Jarry hier). • toutes activités. Sans autorisation du Comité vous ne pouvez plus •travailler. On fait croire que le mouvement est porté par une large majorité mais quand je parle avec des gens je constate qu’ils disent oui au mouvement par peur, on ferme les rideaux des magasins par peur.
Je ressens un profond malaise, parce que j’ai toujours reproché à la génération de mes parents de ne pas avoir réagi, d’avoir été lâche. (On m’a répondu qu’on ne pouvait pas s’imaginer que ça irait si loin). Et nous, les parents d’aujourd’hui ?
On a peur de manifester dans les rues pour la réouverture des écoles ? Pour la démocratie, pour nos valeurs ? C’est malheureusement VRAI ! »
NDLR. Il devrait laisser les Guadeloupéens gérer et penser les affaires guadeloupéennes, et se souvenir avant qu’il ne soit trop tard :Ou on aime la Guadeloupe ou on la
IMAGE DU JOUR
LA MORT DE JACQUES BINO ABATTU A POINTE A PITRE
LA MORT DE JACQUES BINO ABATTU A POINTE A PITRE
Rédigé le 2009-02-20 04:48:00, par Emeline SAUVEUR
Témoignage tiré de chien-créole.blogspot.com/
SUR LES LIEUX
Ce matin, en me réveillant au local de la CTU, après une nuit mouvementée, j’apprends la nouvelle : hier soir un syndicaliste de la CGTG, Jacques Bino, membre du LKP et du groupe culturel Akyo, a été abattu dans sa voiture alors qu’il rentrait avec un ami du meeting du LKP à la Mutualité.

[Tout de suite, j’entends parler de balle perdue]url:.http://chien-creole.blogspot.com/ Au local de la CTU se trouve l’ami Nanette, président de l’association des locataires de la cité Henri IV, où Bino a trouvé la mort. Il se propose de m’accompagner sur place.
Il a le souci de ne pas stigmatiser ce quartier, certes populaire et qui rencontre des difficultés sociales mais qui n’est pas le coupe-gorge que les médias à sensation dépeignent. L’ambiance est tendue sur place, les visages graves. Nanette accorde une interview aux journalistes de France2. A quelques pas de là où Jacques Bino est tombé, ironie de l’histoire, se trouve l’appartement où vivaient les parents de Jacques Nestor, grande figure syndicaliste, tué par les gendarmes lors de la répression de 1967.
DEUX HEURES A SE VIDER DE SON SANG
Jacques Bino faisait demi-tour, hier soir, à un barrage érigé par les jeunes du quartier quand une balle l’a atteint au thorax. Les pompiers, prévenus aussitôt, ont refusé de se déplacer sans la protection de la police, laquelle a déclaré être trop occupée. Les secours sont arrivés après plus de deux heures. Pendant ce temps, Jacques Bino s’est vidé de son sang sous le regard impuissant de son ami, qui était sur le siège passager lors du tir.
UNE SITUATION EXPLOSIVE
Tout le monde a aussitôt montré du doigt les jeunes. Il faut répéter qu’il y a toute une jeunesse en Guadeloupe qui n’a aucun avenir. Près d’un jeune sur deux, ici, est sans-emploi. Cela crée une situation sociale explosive et la violence était latente bien avant la création du LKP.
Lorsque la grève générale a commencé, certains jeunes ont brûlé des poubelles, quelques voitures, comme je l’avais souligné dans un article, il y a un mois. Depuis, le LKP avait réussi à temporiser, à les calmer, à les persuader de respecter l’esprit pacifique et déterminé du LKP. Seulement voilà, ils ont vu toutes les portes du dialogue se fermer les unes après les autres, le gouvernement revenir à plusieurs reprises sur sa parole, et surtout les gendarmes mobiles faire usage d’une violence brutale avec des insultes racistes à l’encontre de manifestants pacifistes qui tentaient de fuir la répression.
UNE POLITIQUE PYROMANE
Il est évident que gouvernement et patronat portent une lourde responsabilité dans l’explosion des violences urbaines. Cela fait longtemps que sur Chien Créole, je dénonce cette logique du pourrissement, les risques qu’il y a à jouer avec le feu, l’irresponsabilité de Nicolas Sarkozy dans ce dossier. Aujourd’hui, la jeunesse la plus radicale n’écoute plus le message du LKP appelant à renforcer la mobilisation sans répondre aux provocations policières.
Ce ne sont pas des manifestants du LKP qui se livrent aux exactions que l’on peut constater aujourd’hui. Le LKP a, au contraire, tenté de trouver des solutions pour que cette jeunesse marginalisée trouve une place et un avenir dans cette société et pour éradiquer à la racine les conditions objectives qui motivent cette violence. Pour l’heure, la seule réponse de Mme Alliot-Marie, ministre des DOM-TOM (Jégo n’est que secrétaire d’Etat) est de renvoyer après ce drame, encore quatre escadrons de gendarmes en Guadeloupe. Voilà une mesure qui devrait faire plaisir à son gendre béké mais qui n’est certainement pas de nature à calmer la situation ici. Il faut le dire et le répéter à tous les médias : ce qui se passe ici n’est pas un combat racial, les violences urbaines doivent cesser mais il est de la responsabilité de l’Etat et des patrons d’apporter les réponses politiques et sociales que toute la Guadeloupe attend, y-compris la majorité de ceux qui n’approuvent pas les méthodes de la grève.
DES CONCLUSIONS TROP RAPIDES
Cela dit s’il est vrai que certains jeunes se sont livrés à des actes de violence aveugle de nature à porter atteinte à la vie d’autrui, et même s’il est fort probable qu’un d’entre eux ait appuyé sur la gâchette de l’arme qui a tué Jacques Bino, les conclusions des uns et des autres sont un peu trop rapides et légères en l’absence des conclusions de l’enquête.
D’autres pistes ne sont pas à exclure, telles que la bavure policière, même si cette thèse paraît plus improbable à priori. Seule une enquête sérieuse menée sous le contrôle d’une organisation internationale des Droits humains, pour en garantir l’objectivité, pourra désigner le responsable de cet assassinat.
D’AUTRES PISTES
Le procureur a déclaré dès hier que la balle utilisée était de type brenneck. Une expertise balistique, même sommaire avait-t-elle déjà eu lieu ? Les balles brenneck sont utilisées pour la chasse au sanglier ; on imagine mal la police les employer. Mais ça pose une autre question : peut-on se procurer ces munitions en Guadeloupe où il n’existe aucun gros gibier ? Les trouve-t-on dans les îles voisines ? Je n’ai pas de réponse à cette question et comme les armureries, à l’instar de tous les commerces, sont fermés ; il m’est impossible de vérifier ce point. Si quelqu’un peut m’apporter des éclaircissements, qu’il n’hésite pas à me contacter. L’UGTG, sur son site évoque une autre piste. « Jacques travaillait depuis quelque temps sur un dossier mettant en cause des personnalités ayant des fortunes mal acquises ou non déclarées... » Rappelons que le syndicaliste travaillait aux impôts.
LE MEILLEUR HOMMAGE
En attendant les résultats de l’enquête, que l'un d'entre eux soient coupable ou non, il faut maintenant que les jeunes se ressaisissent. Les actes de violence commis font le jeu des ennemis du mouvement. Ils désignent le LKP comme un mouvement violent et en profitent pour tenter de discréditer la légitimité populaire dont il jouit tout en occultant les questions sociales. Chien Créole et tous ses lecteurs présente ses sincères condoléances aux membres de la famille et aux proches de Jacques Bino.
Le meilleur hommage que l’on puisse lui rendre est de poursuivre son combat, avec calme et détermination comme lui-même l’a toujours fait.
Témoignage tiré de chien-créole.blogspot.com/
CARAIBES
AU PEUPLE MOBILISE !
AU PEUPLE MOBILISE !
Rédigé le 2009-02-20 04:00:00, par Emeline SAUVEUR
Alex LOLLIA s’adresse au Peuple Guadeloupéen, au Peuple Martiniquais, au Peuple Guyanais et au Peuple Français
![]()
Chers Camarades, du Centre Hospitalier de Pointe-à-Pitre, je vous adresse ces paroles pour vous rassurer sur mon état de santé. Je suis obligé de rester à l’hôpital puisque je souffre de lésions cervicales et de complications cardiaques consécutives à la violence des coups qui m’ont été portés par les forces de police. Ma date de sortie n’a pas encore été indiquée mais même si mon corps est atteint, mon esprit reste parfaitement intact et je pense que cette épreuve a encore augmenté ma lucidité et ma détermination.
J’étais comme beaucoup d’autres camarades en lutte sur le terrain et notre démarche était pacifique : c’est celle qui a été définie par le L.K.P.
Je suis un combattant aux mains nues ! Or en face de nous, les forces de police n’ont pas hésité à nous agresser sauvagement. Avec des camarades de l’U.G.T.G. et de la C.T.U., nous faisions tout pour calmer le jeu et encadrer les manifestants qui étaient pour la première fois venus nous apporter leur soutien. Nous avons vu tomber sur nous une véritable tornade de coups de matraque alors que nous avions déjà quitté les abords de la route nationale. Les « mamblo » nous ont pourchassés dans les ruelles de Belle-Plaine et même dans la mangrove, ils n’ont pas abandonné leur traque. C ‘est ainsi que j’ai compris qu’ils n’étaient pas seulement venus lever des barrages mais qu’ils étaient venus « casser du nègre » comme ils l’ont dit eux-mêmes. Ils m’ont encerclé et frappé. Je dois vous préciser ce qu’ils m’ont dit car je veux que vous compreniez à qui nous avons affaire. Lors que je recevais des coups de pieds dans le ventre et que je me traînais par terre, voilà ce qu’ils m’ont dit :
« On a vu ta sale gueule à la télé, on va te la casser et tu ne pourras plus la montrer. On va vous casser sales nègres, chiens de nègres ! » J’ai vu qu’ils traînaient par les cheveux, une femme du quartier qui manifestait son indignation lorsqu’ils m’ont frappé. Ma seule arme a été de crier, d’hurler ce qui a provoqué la colère des habitants du quartier. C’est comme cela que j’ai pu en réchapper. Je ne sais ce qui est advenu de cette dame et je lui envoie, de mon lit, mon salut militant. Je la remercie d’avoir eu le courage, elle qui m’a sauvé avec les voisins du quartier. On dit que les Guadeloupéens sont des lâches mais voilà un exemple d’engagement et de courage.
Je demande aux militants de resserrer les liens, de s’armer de courage, de renforcer la mobilisation. Il faut encore élargir nos rangs et approfondir notre combat. C’est toute la Guadeloupe qui est derrière nous. La victoire est à portée de mains. Nous avons écrit une belle page dans le combat pour l’émancipation : la liberté commence aujourd’hui !
Du fond de mon lit d’hôpital, je dis à tous mes frères : « Ansanm nou ka lité ! Ansanm nou ké gannyé ! »
Alex LOLLIA / Pointe-à-Pitre, le 17 Février 2009
IMAGE DU JOUR
19 FEVRIER 2009, MARCHE SILENCIEUSE DU C5F POUR JACQUES BINO
19 FEVRIER 2009, MARCHE SILENCIEUSE DU C5F POUR JACQUES BINO
Rédigé le 2009-02-20 03:39:00, par Camille CHAUVET
Par Emeline Sauveur. Au 16ème jour de grève en Martinique, le Lyannaj MATNIK GWADA est symbolisé par une longue marche silencieuse à la mémoire du militant du LKP,Jacques Bino assassiné à proximité d’un barrage à Pointe à Pitre

En cette matinée de jeudi 19 février le Collectif du 5 Février 2009 a rassemblé près de 8000 manifestants venus porter leur soutien au mouvement social qui secoue nos pays respectifs, MATNIK-GWADA et surtout à Jacques BINO, membre très actif du LKP lâchement assassiné hier en Guadeloupe.
Militant de la Confédération Générale des Travailleurs Guadeloupéen (CGTG), membre de l’association culturelle Akiyo, Jacques n’est plus, mais sa Mémoire est.
Elle s’ajoute à celle des 160 assassinés pour le même combat en Mai 67 en Guadeloupe. Encore une victime de la politique coloniale décadente et qui cette fois devra s’agenouiller devant la Marche en avant des Peuples opprimés, Marche soutenue par la crise d’un système capitaliste complètement désuet, particulièrement dans les dernières colonies de l’Empire Français.
Chaque jour des associations nouvelles se joignent au C5F et aujourd’hui ce sont le Mouvement des Travailleurs Sociaux, l’Association des Latinos Unidos de Martinique, l’association des Chrétiens du 17 février 2009 et également l’ADAPEI qui ont défilé dans le cortège qui a ponctué sa Marche par des prises de paroles. Face au Palais de Justice d’abord, le C5F fustige la traditionnelle politique répressive de l’Etat, réponse d’ailleurs traditionnelle exécutée à la demande du Patronat par l’Etat face aux revendications légitimes des travailleurs.
La seconde intervention face à la mairie était le signe d’un soutien aux municipaux en grève, solidaires du mouvement et hostiles à la décision du conseil municipal de Fort- de-France, de maintenir le carnaval dans la ville-capitale dans ce contexte de crise sociale.
Le C5F rappelait qu’il se dissociait de cette décision apparaissant comme une sanction à la lutte menée solidairement. Pas question de rompre le Lyannaj. Tout moun en grèv an lari ya !était scandé par les manifestants.
Après avoir salué la solidarité des élus, en face au CG, le dernier temps d’arrêt face à préfecture est celui du rappel de la responsabilité de l’Etat et son mépris porté à l’égard du Peuple Martiniquais.
L’Etat jouant la montre, par une stratégie hypocrite mise en œuvre par le patronat. Les inévitables larbins de l’élite du Pays qui se sont mis au service de l’idéologie béké se sont affichés en liste par panneaux 4X3 au côté des békés pour tenter d’affaiblir la dynamique mobilisatrice en marche depuis plus de deux semaines.
Une bonne utilisation des kits de Willie LYNCH par le béké Emmanuel de Reynal et sa négresse domestique, Mylène Laouchez est mis au grand jour. Il faut les briser dit le C5F.
L’écho du son des tambours de jeunes martiniquais n’était pas sans nous rappeler ceux de Romain un jour de mai 1848, et une fois de plus ils appellent cette fois à la rupture définitive avec les survivances de ce système esclavagiste.
La mémoire de Jacques BINO assassiné dans ce combat pour plus de justice sociale et pour le respect des droits économiques et sociaux scellent le lyannaj du Peuple Guadeloupéen et du Peuple Martiniquais en lutte. Le pire est peut être à venir si l’Etat n’entend pas la voix des Peuples en souffrance et aussi le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.
Posté par Adama, le 2009-02-22 15:47:00
URGENCE AVANT MASSACRE EN GUADELOUPE
C’est un appel de soutien que je lance. 17 Airbus ont débarqué en Guadeloupe depuis début janvier, avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu’aux dents. Des chars d’assauts, des minutions, des cercueils en plastique, des vivres ont également été acheminés en même temps que ces forces de répression.Ce tel dispositif de guerre coûte 3 millions d’euros par jour au contribuable français.Les guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns des 146 points de la plateforme de revendications.L’Etat français a tiré sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 - 1967.En 1967, suite à un fort mouvement de grève, messieurs MESSMER, MARCELIN et DE GAULLE ont fait tirer sur la foule et tuer plus de 170 personnes .Officiellement seuls 8 morts ont été déclarés par l’Etat.Le gouvernement vient de décider de transférer les rédactions de RFO television à Paris, les émissions locales ne seront plus produites localement.Sarkosy se fabrique sa dictature par ses exactions, voilà que l’Outre-Mer revient 40 ans en arrière avec les pratiques coloniales.
IMAGE DU JOUR
ELUS DE L’ OUTRE MER A PARIS
ELUS DE L’ OUTRE MER A PARIS
Rédigé le 2009-02-19 23:35:00, par Camille CHAUVET
ELUS DE L’ OUTRE MER A PARIS
Par Emeline Sauveur. Les élus des derniers confettis de l’Empire à Paris s’expliquent.
Pourquoi les élus socialistes et apparentés d’outre-mer acceptent de venir rencontre le Président de la République ?

Invités par le Président de la République à venir exposer à Paris les problématiques ultra-marines, les élus socialistes et apparentés ont décidé de répondre positivement, tout en déplorant que celui-ci n’ait pas jugé utile de prendre position face à la crise actuelle. Celle-ci dure déjà depuis plus d’un mois et révèle une réalité structurelle dont les racines sont profondes.
Les élus demandent au Président de la République de prendre en urgence les mesures nécessaires pour sortir de la crise actuelle en outre-mer : augmentation du pouvoir d’achat et des salaires pour les plus modestes ; lutte contre la vie chère. Ils attendent notamment de celui-ci, l’annonce solennelle que l’Etat respectera sa parole et qu’il signera un pré-accord intervenu le 8 février dernier en Guadeloupe.
A défaut, les élus socialistes et apparentés d’outre-mer considéreront que le gouvernement ne donne pas les signes d’un changement réel de sa politique outre-mer.
Aussi, ils affirment l’impérieuse nécessité de réécrire la loi de développement de l’outre-mer : d’une part pour lui permettre de répondre aux problématiques urgentes auxquelles les populations d’outre-mer sont confrontées, d’autre part pour engager un débat de fond sur les évolutions qui s’imposent.
Jean-Etienne Antoinette, sénateur de Guyane
Chantal Berthelot, députée de Guyane
Jean-Claude Fruteau, député de la Réunion
Jacques Gillot, sénateur de Guadeloupe
Serge Larcher, sénateur de Martinique
Patrick Lebreton, député de la Réunion
Serge Letchimy, député de la Martinique
Albert Likuvalu, député de Wallis et Futuna
Claude Lise, sénateur de la Martinique,
Victorin Lurel, député de la Guadeloupe
Louis Joseph Manscour, député de la Martinique
Jeanny Marc, député de la Guadeloupe
Catherine Néris, députée européenne, Martinique
Georges Patient, sénateur de Guyane
Christiane Taubira, députée de Guyane
Il faut observer qu’Alfred Marie Jeanne n’est pas signataire puisqu’il appartient à un autre groupe parlementaire.
SOCIETE
LE COLLECTIF DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES ARTISANALES CDAM DEPOSE SES DOLEANCES
LE COLLECTIF DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES ARTISANALES CDAM DEPOSE SES DOLEANCES
Rédigé le 2009-02-19 22:10:00, par Victor HAUTEVILLE
Le détail de la demande a pour préalable les points suivants l'arrêt immédiat des poursuites et mise en place de moratoire jusqu’en 2012 sans majorations de retard, dans le cadre d’une concertation tripartite (Etat, Service Fiscaux,)

B) PRESSION SOCIALE
1) Arrêt immédiat des injonctions et poursuites par voie d’huissier par les organismes sociaux.
2) Suppression des pénalités de retard sur les parts ouvrières depuis 2008.
3) Suppression des patronales de 2007 à 2010 (compte tenu de la crise actuelle)
4) Moratoire sur les parts salariales par année calendaire jusqu’à 2012 et depuis 2008.
5) Intégration de 2 représentants des artisans à la COCHEF afin d’analyser les dossiers et la mise en œuvre de critères de validation.
6) Application de la mesure « ZERO CHARGES » pour l’ensemble des salariés entreprises artisanales, jusqu’à la reprise économique.
C) LA RELANCE ECONOMIQUE
1) Relance urgente de la commande publique en fonction des besoins économiques actuelles, et accessibilité à cette commande public aux artisans
2) Baisse immédiate des prix de la matière première nécessaire à la production et service, encadrement de ces prix par les services de l’Etat.
Mesures d’investissements de l’Etat.
4) Lancer les nécessaires travaux des bâtiments de l’Etat. Construction neuves et entretien de l’existant.
3) Augmenter dans le cadre de la LBU l’Aide à l’Amélioration de Habitat (400 entreprises artisanales en bénéficient).
5) Meilleure diffusion des résultats de l’observatoire des prix, création urgente de l’indice des prix de référence du BTP de la Martinique.
6) Abrogation des articles du code du travail, traitant du régime particulier des congés payés dans le BTP pour la Martinique.
7) Suppression du statut d’auto entrepreneurs non adapté aux économies insulaires
8) Baisse de la T.V.A. pour les métiers de services à 5.5 %.
C) SITUATION FINANCIERE DES ENTREPRISES
1) Respect des délais de paiement du Code des marchés publics à 30 jours pour les entreprises artisanales. Le paiement systématique des intérêts moratoires.
L’accompagnement bancaire ;
2) Baisse immédiate des frais bancaires et des taux d’intérêts, pour les entreprises artisanales de moins de 20 salariés,
3) Facilitation de leur trésorerie (délai d’attente trop long des Daily…)
4) Contrôle plus efficace du médiateur promis par le gouvernement afin de contrôler le respect des engagements des banques vis-à-vis des entreprises. Mise en place de moyens humains et matériels pour le traitement des dossiers déposés au fond DOM
6) Faciliter les prêts aux entreprises artisanales.
SITUATION D’URGENCE
Intégration des taxis de place dans les véhicules prioritaires, permettant le transport des « malades assis » (convention avec la CGSS).
Constatant la cherté de la vie, les artisans reconnaissent le bien fondé des revendications des syndicats d’ouvriers et sont solidaires, sur la baisse des prix.
Cependant la baisse des prix doit s’accompagner d’une baisse équivalente du prix de la matière première, afin de permettre aux entreprises artisanales de la répercuter.
Dans le cadre d’une augmentation de salaire réclamée, les entreprises artisanales de moins de 20 salariés, reconnaissent qu’une augmentation des salaires pourrait permettre la relance économique par la consommation.
Cependant elle attire l’attention de l’Etat et des syndicats qu’une hausse de salaire brutale et sans contrepartie (baisse des charges) pour les entreprises artisanales, conduiraient à des faillites.
IMAGE DU JOUR
INSANITES PROFEREES PAR LES LECTEURS DU FIGARO
INSANITES PROFEREES PAR LES LECTEURS DU FIGARO
Rédigé le 2009-02-19 20:34:00, par victor Hauteville
![]()
Voyer là qu'une infime partie des insanités proférées par les lecteurs du figaro.
Le premier réflexe des français face aux revendications antillaises est que la bonne réponse est l'indépendance à ces territoires.
Pour ceux qui ont voyagé dans la caraïbes et partout dans ces pays indépendants il ont vu des gens pauvres sans doute, mais dignes assurément.
Les revendications actuelles ne sont pas des demandes de subventions où de coups de pouce supplémentaire. Ce sont des demandes pour la dignité le respect la responsabilité.
Un ami me disait :"sa putain on n'a pas besoin de l'aimer il suffit de la payer"
Dans le contexte actuelle la France n'a plus les moyens de se payer sa danseuse, mais s'octroie toujours le droit de lui faire l'amour :
Pour preuve
Complicité avec le monde béké (reportage canal +)
rapports incestueux avec les grands possédants dans le but de financer par les caraïbes les campagnes électorales en France
Installation de bases militaires stratégiques dans les caraïbes
Monopole sur un marché captif pour écouler ses produits (santé auto nautisme, habillement, et j'en passe
bref autant d'apparats symboles du prestige d'une France coloniale, aujourd'hui décadente.
Certes la départementalisation est riche de bienfaits mais aujourd'hui c'est le manque de perspective qui inquiète la jeunesse, en particulier;
Pouvons nous avoir l'assurance que demain sera meilleur pour nos enfants et nos petits enfants. N'avons nous même pas le droit de le dire?
N'avons nous même pas le droit de revendiquer une Martinique plus juste.
N'avons nous même pas le droit de rêver d'une Martinique moins dépendante.
N'avons nous même pas le droit d'espérer un jour conduire nos propres destins
N'avons nous même pas le droit d'imaginer une éducation adaptée , une télévision à notre image .
Sans être taxé d' Indépendantiste, de séparatiste ou de révolutionnaire dangereux
Sans doute parce que nous n'avons plus faim au ventre nous avons faim de respect, de dignité, de justice.
Nous ne demandons pas de la reconnaissance nous voulons de la connaissance.
nous ne demandons pas de l'assistance mais de la consistance.
nous ne demandons pas omnipotence mais de la cohérence
voilà voilà notre demande pour une Martinique moins folle, qui prend le temps d'échanger, de vivre , de partager de respecter.
Y a t'il quelque chose de grave à cela que de rêver non pas d'une Martinique à nous, mais d'un monde différent Où la considération que l'on porte à un homme n'est pas équivalente à son compte en banque,
Où l'estime que l'on porte à un homme n'est pas équivalente à la quantité de déchets qu'il est capable de produire.
Où l’estime de sa progéniture lui portera ne serait pas acquise à la lecture de son testament
Comme vous voyer quand je lis ces commentaires fraternels de français condescendants je ne les prends pas dans les dents, mais il me font réaliser qu'il existe encore des compatriotes pour lesquels nos frères ont versé leur sang ,pour lesquels nos ancêtres ont travaillé durant des siècles, dans les pires conditions qui n’auront jamais un jour la chance de regarder les nègres à hauteur d'homme.
Posté par Divine, le 2009-02-20 00:00:00
Bien dit mon frère, ces salauds de Français racistes.Le jour du respect viendra, l'histoire de nos peuples déportés, mis en esclavage se construit de luttes longues et victorieuses. 2009 pondra une page de conqêtes nouvelles pour la dignité, le respect et la liberté du NEGRE; OBAMA en est le deuxième symbole après MANDELA.
ENVIRONNEMENT
LES VERTS SOLIDAIRES DE LA MARTINIQUE,GUYANE, REUNION
LES VERTS SOLIDAIRES DE LA MARTINIQUE,GUYANE, REUNION
Rédigé le 2009-02-19 06:44:00, par Victor HAUTEVILLE
Communiqué de presse du 18 février 2009
Cela fait plus d’un mois maintenant que la grève continue en Guadeloupe. Enlisement des discussions, allées et venues d’Yves Jego, silence assourdissant et inhabituel du Président de la République, le gouvernement a clairement choisi la stratégie du pourrissement en Guadeloupe. On en voit le résultat : un mort et plusieurs blessés cette nuit en Guadeloupe. Un mouvement qui se radicalise, qui tourne à l’émeute...

- Le gouvernement a su trouver des solutions rapides pour aider les banques, il se montre insensible à la demande sociale qui s’exprime outre-mer comme en métropole
Il est temps qu’il réagisse et propose des solutions pour répondre aux revendications légitimes des ultramarins.
Les Verts ont signé l’appel unitaire de soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion qui se battent "contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, qui se battent pour leur dignité" et appellent à se joindre à la manifestation du samedi 21 février à Paris. Ils seront notamment représentés par Denis Baupin, adjoint au maire de paris et membre du Collège Exécutif des Verts, et Jean-Jacob Bicep, élu parisien.
Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole
IMAGE DU JOUR
QUE S'EST -IL PASSE EN GUADELOUPE EN MAI 1967 ?
QUE S'EST -IL PASSE EN GUADELOUPE EN MAI 1967 ?
Rédigé le 2009-02-18 20:09:00, par Camille CHAUVET
En mai 67, en Guadeloupe, les revendications syndicales se sont mêlées aux revendications politiques pour entraîner une série d’évènements souvent sanglants.
![]()
Souvent les événements de mai 67 sont évoqués dans le contexte de crise actuel.
Mais que s'est -il passé ?
Quelques années après l’indépendance de l’Algérie (1962), un peu plus de dix ans après l’indépendances des anciennes colonies françaises d’Afrique noires ( fin des années cinquante-début des années 60) , une vingtaine d’années après la départementalisation de la Guadeloupe jusque là colonie française, plusieurs années avant la fin des guerre de décolonisations de l’Afrique noire portugaise ( Mozambique, Angola) et en pleine mouvance indépendantiste, les ouvriers guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%.
Les négociations échouent et débouchent sur un mouvement de révolte qui entraîne les mêmes devant les portes de la chambre du commerce et de l’industrie de Pointe-à-Pitre les 26 et 27 mai.
Les forces de l’ordre appelées sur les lieux tirent.
L’une des premières victimes fut Jacques Nestor, militant du GONG (groupement d’organisations nationalistes de la Guadeloupe), très populaire à Pointe-à-Pitre. Rapidement, les affrontements s’étendent à toute la ville. Les jours qui suivirent donnent lieu à une vague d’arrestations, notamment parmi les militants du GONG qui sont emprisonnés, inculpés, et envoyés en métropole pour atteinte à l'intégrité du territoire national.
Le nombres de victimes reste, jusqu’à nos jours, sujet à caution. On parle en effet dans les jours qui suivent de cinq morts. En 1985, suite aux nombreuses interpellations du gouvernement, les chiffres officiels font état de 87 morts.
On ne connait pas le nombre de morts de cette émeutes, pourquoi ? Parce qu'il s'agissait d'un massacre, un carton de légionnaires furieux de ne pas prendre l'avion à 18 heures puisque réquisitionnés à 17 h 00 après l'annonce de la mort de Nestor. Parce que, comme en Algérie, la politique a protégé ce massacre !
Environ 160 morts selon les témoignages de militaires Martiniquais au Camp de la Jaille lors de ces affrontements. De véritables charniers étaient organisés.
Le souvenir de ces événements est toujours très présent dans l'insconcient collectif des Guadeloupéens lors de chaque mobilisation des travailleurs.Et l'inquiétude règne aujourd'hui.
Sources.www.atout-guadeloupe.com
INTERNATIONAL
ISRAEL ETAT VOYOU
ISRAEL ETAT VOYOU
Rédigé le 2009-02-18 19:32:00, par Camille CHAUVET
Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri et le silence complice de l'ONU encourage le génocide du Peuple palestinien.Les méthodes de Nazi utilisées par la victime qui aujourd'hui dépasse le maître.
![]()
L’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) a poursuivi son enquête sur les 1000 bombes guidées GBU-39 livrées à Israël par les États-Unis quelques semaines avant l’opération « Plomb durci » contre Gaza. L’enquête confirme l’essentiel des allégations initiales de l’association : ces armes radioactives contiennent bien de l’Uranium Appauvri, qui en fait des armes à caractère génocidaire.
Dans un article publié le 4 janvier 2009 sur son site www.acdn.net, article largement diffusé et repris par de nombreux sites, ACDN dénonçait l’emploi de bombes GBU-39, dès le début de « Plomb durci », par l’armée de l’air israélienne, en affirmant qu’elles contenaient de l’uranium appauvri. Métal radioactif et poison chimique, l’uranium appauvri, lorsqu’il est inhalé ou ingéré sous forme de micro- ou nanoparticules, s’attaque à l’ADN des cellules et au génome humain. Utilisé pour durcir des munitions, il est pyrophorique (incendiaire) à l’impact, mais aussi gravement pathogène, cancérigène et tératogène à moyen et à long terme. Employer de telles armes au sein d’une population sans tenir compte de ces effets bien connus de l’UA, c’est prendre sciemment le risque d’un génocide. D’où le titre de l’article du 4 janvier : A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé, et l’appel d’ACDN à cesser le massacre.
REACTIONS
La « communauté internationale », officielle comme antinucléaire, ne semblant pas réagir à ce cri d’alarme, sinon pour le mettre en doute, ACDN a constitué et publié dès le 14 janvier un dossier plus complet sur les GBU-39 Génocide à l’Uranium Appauvri à Gaza : le dossier. Le 18 janvier, le cessez-le-feu venant d’être proclamé par Israël, le président d’ACDN écrit au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, pour lui demander d’ouvrir au plus vite une enquête sur la présence de matières radioactives dans la bande de Gaza et de prendre, s’il y a lieu, des mesures d’urgence pour neutraliser si possible ces matières ou du moins protéger les Gazaouis et leurs voisins de la radioactivité. Il suggère de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.
De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes ». C’est en effet ce que le Dr Mads Gilbert, l’un des médecins norvégiens travaillant à l’hôpital Al-Chifa de Gaza, avait affirmé dès le 31 décembre 2008. Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.
A ce jour (12 février 2009), l’AIEA n’a pas encore remis de rapport. Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien a assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier, en se repliant sur une deuxième ligne de défense : "ce sont des armes autorisées". Oui, tout juste tolérées, mais pas sur des civils.
Sans attendre les résultats d’expertise de l’AIEA, ACDN a poursuivi son enquête sur les GBU-39, et abouti à rassembler les précisions suivantes.
PRECISIONS
De « source bien informée », les GBU-39 livrées à Israël représentent une toute nouvelle génération de bombes guidées. Leur enveloppe est constituée d’un alliage métallique C/UA à base d’uranium appauvri (80 %), dans lequel le tungstène est remplacé par du carbone (20 %). A première vue, le carbone peut sembler plus fragile et plus friable que le tungstène, donc moins recommandé pour entrer dans la composition d’une enveloppe métallique chargée d’assurer la pénétration des bombes en profondeur, dans un terrain, un immeuble ou un bunker, à travers du béton armé et d’autres obstacles multiples et résistants. En fait, c’est l’inverse.
D’une part, en effet, il s’agit d’un carbone très particulier, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos, en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée, qui a mis au point un nouveau "type de carbone" à structures moléculaires renforcées : les fullerènes. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire et se mélangent aisément à d’autres métaux, en l’occurrence l’uranium appauvri.
D’autre part, la « friabilité » du carbone permet d’obtenir un alliage métallique formant des milliers d’échardes, selon un tout nouveau procédé de fabrication qui fait intervenir ce qu’on nomme le "frittage fragmentaire". Le métal (alliage 20/80 C/UA) ne présente pas une véritable "masse homogène" ; un réseau de microfissures volontaires facilite sa fracture en éclats minuscules ou « échardes de métal », dont le « rayonnement » se trouve en outre renforcé par le type d’explosif utilisé dans les GBU.
Selon les dernières informations obtenues par ACDN, la charge explosive des GBU-39 utilisées par Israël lors de l’opération « Plomb durci » ne serait pas de même composition que le DIME (Dense Inert Metal Explosive) qui se trouve, à raison de plus de 80 kg par unité, dans les Mk-82, des bombes de 500 livres ayant servi de base aux GBU-39, et qui ont aussi été utilisées à Gaza. La confusion entre les deux est possible, et le sort des victimes, quasiment identique. L’explosif de ces GBU-39 serait une nouvelle formulation de perchlorate (produit hautement cancérigène) avec un ajout de poudre de carbone micromolléculaire (à la place de l’alumine) et d’un « booster » à base de poudre d’UA. Le rôle de cet explosif hyper puissant est d’assurer une grande vélocité aux "échardes de métal", lesquelles s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique, mais seulement après impact sur leur « cible », où le frottement fournit l’élévation de température nécessaire. "Préformatées en forme d’aiguilles", les minuscules échardes s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre (de 0,85 m à 1,15 m). Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées... et ce en raison des "mini impacts largement répandus autour de la cible".
Les GBU-39 utilisées lors de l’intervention israélienne, ont une propriété supplémentaire : elles disposent d’un système de mise à feu complémentaire qui force l’explosion en cas de mauvais fonctionnement du système primaire d’armement à l’impact. La bombe explose donc de toute façon dans les secondes ou les minutes qui suivent son contact avec la cible, quelle que soit celle-ci. Ainsi, le matériel est-il assuré de disparaître après intervention. On ne pourra trouver aucun reste de GBU-39, ni intacte, ni en morceaux. Juste un peu de poudre noire.
Ces nouveaux matériaux composites, les autres caractéristiques des GBU déjà décrites dans nos articles précédents, et l’ensemble du dispositif de mise en œuvre, assurent aux GBU un "service multiple" de destruction et de morbidité : - pénétration en profondeur des cibles les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
- explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
- explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le dispositif primaire de mise à feu a échoué ;
- destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis l’intérieur même ; - projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation » ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
- crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant elles-mêmes des brandons ;
- chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
- réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à ses descendants ;
- contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
- atteintes au génome de la population cible. L’innovation meurtrière des marchands d’armes défie l’imagination. Tout comme leur capacité à faire disparaître l’uranium appauvri de leurs nomenclatures, à esquiver les questions embarrassantes, voire à se trouver des alliés inattendus.
L’ART DE L'ESQUIVE
Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN a demandé au Ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y avait ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39. En attendant la réponse du ministère - qui n’est toujours pas arrivée - il a posé au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du Ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il a reçu cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » ("Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility.")
Cependant, malgré ses allures de démenti, cette réponse n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. S’il fallait remonter la piste de l’uranium appauvri présent dans l’enveloppe des GBU-39 jusqu’aux lieux où il est fondu en alliage et où la coque est usinée, sans doute faudrait-il s’adresser d’abord aux laboratoires de l’armée américaine (en particulier à ceux de Los Alamos, en pointe dans la métallurgie et les nano-technologies), à la firme Westinghouse qui fournit l’uranium des centrales nucléaires, ou encore à l’un de ses sous-traitants. Gageons que le « secret défense » ou le « démenti » pur et simple trouveront alors à s’exercer. Aux Etats-Unis comme ailleurs, ce sont les militaires qui financent, gèrent et contrôlent tout ce qui a trait aux armements. Y compris par le mutisme ou la désinformation.
RETOUR A L'HUMAIN
Phosphore blanc, DIME, tungstène, uranium appauvri... Les médecins pensent différemment des militaires et de leurs donneurs d’ordres. Seulement soucieux d’humanité, les chirurgiens présents à Gaza ont décrit les effets sur les victimes des "nouveaux types d’armes" employés : « A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) « Quand on commence à opérer, tout semble en ordre... Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza)
Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : « Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? »
Et comment qualifier cette "guerre" qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un "tir ami", et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus)
A un contre cent, est-ce encore un combat, ou un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?
Un crime contre l’humanité, donc ? Israël, en tout cas, est allé trop loin.
UNE GUERRE TROP LOIN
Les prochains responsables israéliens devront, dans leur propre intérêt et dans celui de leur peuple, se hâter de reconnaître -indépendamment du Hamas, qui le devrait aussi- et réparer, si tant est qu’ils soient encore réparables, les dommages humains, écologiques, économiques et politiques subis du fait de "Plomb durci" par les Palestiniens - ainsi que ceux subis par les Israéliens eux-mêmes, par effet boomerang.
Si Israël n’y vient pas de lui-même, il faudra que la justice et la "communauté internationale" l’y obligent. Sinon, ce sera la porte ouverte à toutes les folies militaires, massacres nucléaires compris.
Nous en appelons au bon sens, au sens de la justice et à l’humanité de chacun.
Enquête : Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri" ⓒACDN, 12 février 2009.
ARTICLE ORIGINAL
http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=490&lang=fr
IMAGE DU JOUR
LES MAIRES DE MARTINIQUE DANS LA RUE
LES MAIRES DE MARTINIQUE DANS LA RUE
Rédigé le 2009-02-18 16:12:00, par Camille CHAUVET
Par Marc FORTUNE .La colère gronde, et les Maires de Martinique sortent de leur douce léthargie et du confort d’un mandat expirant dans cinq années. Ils étaient dans les rues de la ville-Capitale accompagnant le mouvement social.

Les Maires de Martinique défilant sans leur écharpe républicaine bleu-blanc-rouge, entourés de manifestants arborant les couleurs Rouge-Vert-Noir symbolisant la Nation Martinique, cela ne s’était jamais vu. Derrière une banderole de leur Association, on sentait des hommes inquiets. La pression de la rue pesait sur ces hommes et la seule femme maire Jenny Dulys (Morne Rouge) qui apparaissent aux yeux d l’opinion comme coupable de n’avoir vu les dégâts causés par un système politique complètement décadent et porteur de misère, de précarisation , de chômage et de non respect des droits économiques et sociaux.
La veille, ils avaient rencontré des représentants du Collectif du 5 Février. Lors de cette rencontre, par la voix de leur président Raymond Occolier, ils s’étaient engagés à soutenir cette grève contre la vie chère. Leur engagement dans le mouvement social se traduisait par la fermeture de leur Mairie respective et une lettre aux différentes autorités du pouvoir central pour demander que des solutions soient mises en place pour sortir la Martinique de cette situation de crise.
Défilé terminé, ils se sont dépêchés de retrouver élus communes respectives, pour attendre la suite des événements, et se dire que la politique est de plus en plus difficile et que les marges des décideurs sont plus étroites qu’avant pour de multiples raisons parmi lesquelles : L’opinion publique qui est de plus en plus informée, la crise mondiale, le mal développement de notre Territoire. Et surtout leur impuissance a assumer leurs convictions et mettre en œuvre leurs programmes une fois qu’ils sont élus, car en fait ils n’ont aucun pouvoir.
Le Politique est aux mains de la France, et l’Economique aux mains des békés. Ils se rendent bien compte aujourd’hui de la nécessité de créer un courant des dirigeants vers les citoyens, ce qui passe par l’expression politique fréquente et directe, et par la pédagogie, ne serait-ce que pour avouer leur impuissance ou encore dénoncer les mécanismes de confiscation du pouvoir par les Administratifs venus du froid et les lobbies cachés.
Un d’entre eux nous confiait : « il faut absolument un changement de statut », et pourtant cet élu est connu comme un intégriste de la départementalisation. Est-ce la pression de la rue ? Attendons la suite des événements.
Posté par Divine, le 2009-02-18 17:26:00
Je suis une immigrée forcée mais je reste connectée à ma patrie et je retiens :« C’est de la révolution sociale en marche que peut advenir une alternative pour assumer notre devenir historique ».
Eclairage d’un flambeau d’un de nos cercles d’intellectuel Martiniquais, E. L. Tout est dit.La rue reprend le pouvoir confisqué par nos traites d’élus. Ces mouvements sociaux d’une ampleur sans précédent de notre passage départemental rappellent à nos « doucineurs » du pouvoir du papa Blanc leur carence. Incompétence mêlés à des calculs opportunistes pour exister et bien manger enfin ! Voilà le laisser passer ou le chèque en blanc signé depuis trois décennies à nos petits roitelets locaux. Gangréné par un système colonial contre lequel beaucoup élus de gauche ont combattu, depuis 30 ans ils ont fini par l’assimiler.Mais voilà que le collectif de la rue les rattrape et leur lance un sérieux avertissement.Fok fè yo tremblé pour qu'ils se mettent au travail mais je sais que c'est sans espoir, yo pa ni grinn' nationaliste§ La rue ne doit pas moliret ça dans la durée jusqu'à la révolution mentale dans ce pays!
à des
IMAGE DU JOUR
LIENAJ MATNIK-GWADA
LIENAJ MATNIK-GWADA
Rédigé le 2009-02-18 14:07:00, par Camille CHAUVET
MARTINIQUE. Par Emeline Sauveur. Hier soir, c’est pas moins de 5000 martiniquais rassemblés à la Maison des Syndicats attendaient au son du Bélè trois membres du LKP de Guadeloupe venus porter leur soutien au comité du 5 février 2009 et au peuple Martiniquais.

Dans la cour de la Maison des Syndicats, sous l’œil du buste de bronze représentant le militant de la cause sociale du Peuple Martiniquais Victor LAMON, une foule de plus de 5000 personnes vêtues de rouge, symbole de ce Février de l’espoir attendait la venue du Collectif et des militants du LKP qui s’étaient déplacés.
Au bout d’une attente de deux heures, la foule curieuse et assoiffée du sa ka passé, a reçu avec ovation les représentants du LKP, soient trois membres appartenant aux syndicats de l’eau, association écologique et UGTG. (Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens). Ils ont à tour de rôle rappelé la détermination pour laquelle nos deux Peuples ne doivent faillir, montrer comment la mobilisation massive tant ici qu’en Guadeloupe devait rester la soupape de la lutte sociale et le levier de négociations réussies.
Pour tous ses militants syndicaux, le « ensem ensem pou la victoir » ne doit pas être entamée par une lutte émaillée d’incidents lourdement réprimés par l’Etat colonial. Une mobilisation tant dans ses expressions, sa durée et ses composantes révèle la prise de conscience d’une situation sociale, économique et politique plus qu’insupportable. La marche en arrière n’est plus possible ni pensable et les Martiniquais l’ont bien compris à partir de quelques points précis développés par le militant du LKP-eau. L’injustice sociale et le non respect du droit par le système étatique complice des Pwofitsyon de trop nombreux syndicats de l’eau, ne seront plus tolérés. Ceux-ci agissant comme des pompes à injection pour le compte de gens venus d’ailleurs, lesquels s’enrichissent en accroissant la paupérisation des antillais.
Des propos qui mettaient en évidence que le système de l’Habitation est encore le marqueur des départements - colonies de la France d’Amérique et d’ailleurs. Les exemples des dérives d’un système qui continuent à spolier les Peuples des vieilles colonies ont été largement énumérés. Le syndicaliste Albéric Marcelin rappelait par exemple que le 1% de la TVA prélevé sur les Antilles au nom du renouvellement des emplois, se retrouvait dans des fonds non réinvestis dans les DOM. Une escroquerie manifeste organisée par les voyous de la République avec le silence complice de nos décideurs, toutes tendances politiques confondues.
Les élus du Peuple ont été, eux aussi largement interpelés sur leur mission et leur efficacité, voire mis en cause. Et sans ambiguïté les intervenants ont laissé clairement entendre que sans résultats dans leur démarche, ils seront sanctionnés. Ils devront ramener des résultats positifs sur les dossiers sensibles mis en première ligne par le Collectif du 5 février 2009. Le Travaillez plus pour maintenir vos sièges en mairie, et aux assemblées et au Palais Bourbon est le message lancé par la rue.
Un membre du C5F a rappelé les chausse-trapes mises en place par la grande distribution avant de signer l’avenant sur 100 familles de produits, ce mardi 17 février. En tout cas, rien n’est encore gagné pour les travailleurs, il reste à finaliser la liste de ces produits. L’autre solution revendiquée - pour l’instant timidement- est la lutte contre la dépendance alimentaire.
Ce Février 2009 porteur d’espérance impose au Peuple martiniquais une révolution dans le regard qu’il porte sur lui-même et sur ses comportements dans les actes de tous les jours.
Ce qui est sûr, c’est que plus rien ne sera comme avant après ce Février de l’espoir.
IMAGE DU JOUR
GRANDE DISTRIBUTION ET GRANDS PROFITEURS
GRANDE DISTRIBUTION ET GRANDS PROFITEURS
Rédigé le 2009-02-17 15:34:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet.Les ingrédients de l’explosion sociale sont là et seul un geste significatif de la Grande Distribution, peut changer le cours des choses.Profiteurs du système ils ont trop tiré sur la ficelle,et sans vergogne,ils jouent sur le pourrissement du mouvement et sur la dépendance alimentaire de la population face aux hypermarchés.

La baisse de 20 % sur une liste de 100 produits fait pleurer les patrons des grandes surfaces. Tous confondus, depuis les Béké-béké en passant par les békés chinois, les békés Nègres et les békés mulâtres.
A entendre les jeunes békés Steeve Lancry ou Stephane Hayot c’est la mort économique que de signer un tel document. Mais dans le même temps quand on leur demande les documents comptables de leurs entreprises liés, par exemple aux frais de représentation, voyages et voitures de cadres ils refusent.
Tous ils se réfugient derrière le secret d’entreprise. Quant aux bénéfices réalisés c’est le silence total.
Comment expliquer que ces vrais maîtres de l’économie du pays refusent de signer ce document ? Une seule explication, ils jouent sur le pourrissement du mouvement et sur la dépendance alimentaire de la population face aux hypermarchés.
La grande distribution est une fabrique de millionnaires. La chose est connue, mais nos profiteurs ne veulent faire aucun effort dans la conjoncture de crise. L'enseigne Ho-Hio-Hen par exemple, est devenue l'une des 50 premières fortunes de Martinique rattrapant les békés en moins d’un siècle de présence sur le sol Martiniquais. Cela peut inspirer colère, jalousie... mais si un grand nombre de consommateurs arrêtaient de dépenser sans compter, ils pourraient gagner plus de dix pour cent en pouvoir d'achat. Soit plusieurs années de hausse de pouvoir d'achat. C’est une réalité à ne pas négliger.
Le consommateur martiniquais n’est pas différent des autres, il dépense sans compter, sans prendre en compte ses moyens, faisant ses courses sans connaître par avance le montant de l'addition. Il s'expose ainsi à tous les pièges tendus par les vendeurs. Et depuis 30 ans, il se fait vampiriser par les temples de la consommation du pays contrôlés par nos béké-békés,béké chinois, béké-mulâtres et béké-nègres.
Le consommateur Martiniquais explose maintenant quand il découvre qu’il s’est fait vampiriser. Il demande donc des comptes et cela passe par une baisse de 20% sur une famille de 100 produits. Du coup,les vampires békés-békés, békés chinois, béké-mulâtres et béké-nègres découvrent qu’augmenter leurs bénéfices au détriment du pouvoir d'achat n'était pas sans conséquence économique, social et politique dans un Territoire en dépendance alimentaire.
La crise actuelle fait qu’avec moins de pouvoir d'achat les consommateurs achètent moins de produits et de services , les Martiniquais n’échappent pas à cette logique du système doublé de la pénalité de cette dépendance alimentaire.
Les ingrédients de l’explosion sociale sont là et seul un geste significatif de la Grande Distribution, peut changer le cours des choses.
Pourquoi nos Vampires refusent-il de communiquer la marge des activités courantes ?
Ou encore nous dire combien nous laissons pour eux lors d’une dépense de 100 euros ?
Posté par Marta, le 2009-02-18 05:47:00
Ah!!! Je comprends mieux le problème, ce sont tous des profiteurs.Où sont passés les chiffres de leur bénéfice ?Pourquoi refusent-ils de les communiquer?
Le constat est pourtant simple si on les identifie avec leur BMW , leur Mercedes, leur 4X4, leur bâteau sans compter les voyages et les cadeaux distribués à leurs maîtresses, on sait où vont les bénéfices.Et la liste est loin d'être exhaustive ! Pour plus d'équité et moins de violence sociale il faut tuer ces comportements capitaliste.
Posté par hioha, le 2010-03-12 02:20:00
aujourd'hui 1 an après tout est rentré dans l'ordre.
Le consomateur consomme a crédit comme av
Posté par k'ong-tseu, le 2010-03-12 12:17:00
Mr kamil,
ou pé di sa ou lé, sa péké changé ayen, ce pays n'est fait pour les gens qui roulé en golf 2 ,petit fonctionnaires ,ouvriers,chomeurs et sdf.Le pays Martinique est le departement Français le plus RICHE pour ceux ou celle qui se donne la peine de bossé dur pour satisfaire leur besion propre de richesse, et nous les Grands possédant nous allons toujours gagné de l'argent et beaucoup argent que vous le vouliez ou pas, nous detenons la richesse de ce pays ,changer de metier si vous voulez rouler en BMW,4x4,MERCO et avoir des bâteaux + des villa grand luxe.Nous avons pas de souci, ni d'inquiétude a voir ,les gens irons toujour acheté dans la GRANDE DISTRIBUTION,nous allons faire de ce pays une principauté, cela prend du temps certe,mais nous sommes en bonne voie le train est en marche,car vous travaillez pour nous ,en emploi public 36500 personnes -18600 dans la fonction publique d'Etat,12000 dans la fonction publique territoriale et environ 6000 dans la fonction publique hostitalière- ce qui représente prés du quart de la population activé salariée occupée.La distribution constitue le secteur le plus important de l'economie.Le commerce pèse 20% de la valeur ajoutée marchande (11% environ au niveau national).Cette importance relative s'explique par la vitalité de la consommation(alimentée notamment par les transferts publics) et par la place modeste du secteur productif.La distribution,avec environ 16500 personnes,constitue le deuxième secteur en termes d'emplois(en équivalent temps plein,30% des salariés des secteurs marchands non agricoles)aprés les administrations étatiques et locales.Alors vous voyez nous allons toujours manger.Ce pays sera bientot propre.Il n'y aura d'explosion , peuple est anesthésié pour moins 50 ans ce sera peut etre l'implosion qui sais.Les Martiniquais ce sont de bon consommateur averti il save acheter.Faite comme nous MR kamil monté un commerce vous allez gagné de l'argent soyez courageux ne communiquer a personne les marges des activites courantes ou encore dire combien qu'il vous laisse dans votre poche aprés une depense de 100 euros .
HISTOIRE
WILLIE LYNCH L'ANCETRE DES BEKES MARTINIQUAIS
WILLIE LYNCH L'ANCETRE DES BEKES MARTINIQUAIS
Rédigé le 2009-02-17 12:54:00, par Camille CHAUVET
Ce discours a été prononcé par Willie Lynch au bord du fleuve James dans la colonie de virginie en 1712. Lynch était un propriétaire d’esclaves anglais des Caraïbes. Il fut invité pour enseigner ses méthodes aux propriétaires d’esclaves. Le terme « Lynching » (lyncher) est dérivé de son nom.
![]()
Comme Alain Huygues Despointes,Roger de Jaham,béké Martiniquais inculte, a sans doute fait de ce texte un élément de base la construction de son association "Tous créoles". Le willie Lych était sans doute plus intelligent,mais notre Willie-Roger avec son nègre domestique Gérard Dorling-Carter arrive à ses fins avec plus d'assouplissement. Dans le système Willie-Roger de Jaham, l'intelligence de GDC est mise à contribution pour déconstruire et mettre en difficultés ses frères.
Une lecture attentive du Discours de Willie Lynch nous met sous les yeux la mentalité esclavagiste.
Messieurs, je vous salue ici sur la banque du fleuve de James en l’année mille sept cents douze de notre seigneur. D'abord, je vous remercie, messieurs de la colonie de la Virginie, de me faire venir ici.
Je suis ici pour vous aider à résoudre certains de vos problèmes avec les esclaves. Votre invitation m'a atteint sur ma modeste plantation des Antilles, où j'ai expérimenté avec quelques-unes des plus récentes et des plus anciennes méthodes pour le contrôle des esclaves.
La Rome antique nous envierait si mon programme est mis en application. Alors que notre bateau accosta au sud du fleuve James, nommé après notre roi illustre, dont nous chérissons sa version de la bible, j'ai vu assez pour savoir que votre problème n'est pas unique. Tandis que Rome utilisait des cordes de bois comme croix pour tenir les corps humains en grand nombre le long de ses chemins, vous utilisez ici l'arbre et la corde occasionnellement.
J’ai aperçu le corps d'un esclave mort pendu a un arbre quelques kilometres en arrière. Vous ne perdez pas seulement des réserves de valeurs par la pendaison, vous avez des soulèvements, les esclaves s'enfuient, vos collectes ne rapportent pas le bénéfice maximum, vous souffrez d'incendies occasionnels, vos animaux sont tués.
Messieurs, vous savez quels sont vos problèmes; Je n'ai pas besoin de les énumérer, je suis ici pour vous présenter une méthode afin de les résoudre. Dans mon sac ici, J'AI UNE METHODE COMPLETE POUR CONTRÔLER VOS ESCLAVES NOIRS. JE GARANTIS A CHACUN D’ENTRE VOUS QU’ÉTANT INSTAURÉ CORRECTEMENT, ELLE CONTRÔLERA LES ESCLAVES PENDANT AU MOINS 300 CENT ANNÉES.
Ma méthode est simple ; N'importe quel membre de votre famille ou de votre entourage peut l'utiliser.
J’ai tracé les grandes lignes d'un certain nombre de différences parmi les esclaves, et je prends ces différences et les rends plus grandes. J'utilise la MÉFIANCE ET L'ENVIE pour la commande.
Ces méthodes ont fonctionné dans ma modeste plantation des Antilles et cela fonctionnera dans tout le sud. Prenez cette simple petite liste de différences, et métidez dessus.
Au top de ma liste il y a L’AGE, mais il est là seulement parce qu'il commence par A. La seconde est COULEUR ou teint, il y a L’INTELLIGENCE, la TAILLE, le SEXE, la TAILLE DES PLANTATIONS, le STATUT dans les plantations, L’ATTITUDE des propriétaires, si les esclaves vivent dans la vallée, sur une colline, à l'est, à l'ouest, au nord, au sud, ont les cheveux fins, cheveux bruts, ou sont grand ou court.
Maintenant que vous avez une liste de différences, je donnerai un contour d'action.Je vous assure que l'esclave noir, après réception de cette endoctrinement, sera « auto-réapprovisionnant » pour des CENTAINES d'années, peut-être des MILLIERS.
N'oubliez pas que vous devez monter le VIEUX mâle noir contre le JEUNE mâle noir, et le JEUNE mâle noir contre le VIEUX mâle noir. Vous devez utiliser les esclaves a peau FONCÉ contre les esclaves a peau CLAIRE, et les esclaves a peau CLAIRE contre les esclaves a peau foncé.
Vous devez utiliser la FEMELLE contre le MALE, et le MALE contre la FEMELLE.
Il faut également que vos domestiques blancs et les contrôleurs se méfient de tous les noirs, mais il est nécessaire que VOS ESCLAVES FASSENT CONFIANCE ET DEPENDENT DE NOUS. ILS DOIVENT NOUS AIMER, NOUS RESPECTER ET NE FAIRE CONFIANCE QU’A NOUS UNIQUEMENT.
Messieurs, ces kits sont vos clés pour la commande. Utilisez-les. Que vos épouses et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion. Utilisez cette méthode de façon intense pendant une année, les esclaves eux-mêmes resteront perpétuellement méfiants.
Merci des messieurs,
Willie Lynch
NDLR.Certains de nos békés ont gardé le le kit.
SOCIETE
AFFOLANT CE REGARD JETE SUR NOS REGIONS: Le jeu dangereux des Antilles!
AFFOLANT CE REGARD JETE SUR NOS REGIONS: Le jeu dangereux des Antilles!
Rédigé le 2009-02-17 07:44:00, par victor Bonnaire
Affolant ce regard jeté sur nos régions et notre histoire, rassurant les positions défendues par nos compatriotes, intéressant l’analyse consistant à établir une continuité territoriale pour le transport des marchandises. N’acceptons plus qu’on parle de nous comme cela ! Prenons nos responsabilités provoquons les changements utiles. Car si cette Martinique n’a pas de sens qu’est ce qui nous empêche de lui en inventer un ?
Ecoutez bien l'analyse de Gérard-François Dumont Professeur de géographie à l’université de Paris-IV-Sorbonne, directeur de séminaire de géopolitique au Collège interarmées de défense et président de la revue Population & Avenir. Recteur d’académie et membre de section du Conseil économique et social, Gérard-François Dumont est aujourd’hui professeur à l’université Paris-IV-Sorbonne, directeur de séminaire de géopolitique au Collège interarmées de défense et membre du conseil de plusieurs revues de géopolitique.
Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les territoires face au vieillissement en Europe, avec Dominique Argoud, Roger Belot et Pierre Boquet, paru chez Ellipses en 2006, et chez ce même éditeur, La population de la France, des régions et des DOM-TOM, Les régions et la régionalisation en France ou dernièrement, Démographie politique. Chez Armand-Colin, il a publié Les populations du monde, et a co-écrit avec Gabriel Wackermann Géographie de la France.Cliquez ici pour
lire ce lien
IMAGE DU JOUR
COMMUNIQUE DE BERNARD HAYOT
COMMUNIQUE DE BERNARD HAYOT
Rédigé le 2009-02-17 04:18:00, par Camille CHAUVET
Depuis la diffusion du documentaire de Canal+sur la caste békés et les propos racistes du patriarche béké Alain Huygues Despointes , les réactions de certaines familles békés arrivent progressivement.
Aujourd’hui, c’est Bernard Hayot qui s’exprime par un communiqué.

Si depuis l’’émission de Canal Plus, j’ai gardé le silence, ce n’est pas par hasard.
Il m’a simplement fallu tout ce temps pour absorber le choc et le trouble crées en moi.
Quelle blessure pour la communauté martiniquaise dans son ensemble.
Les propos d’Alain Hugues Despointes sont inacceptables et je les condamne totalement.
Depuis les années 1960 avec de nombreux compagnons de route, martiniquais de toutes origines, dans différentes instances, je me suis engagé avec enthousiasme et conviction dans des actions qui avaient pour objectif de rapprocher les différentes communautés de la société martiniquaise.
Aucun d’entre nous n’était le porte-parole officiel de sa communauté, mais chacun d’entre nous était conscient de ses responsabilités.
Plus tard, j’ai crée la Fondation Clément. Ce n’est pas par hasard si cette Fondation entièrement financée par mon groupe d’entreprises ne porte pas mon nom.
A travers cette Fondation, j’ai choisi de perpétuer le nom d’une grande famille de ce pays, symbole d’une belle réussite aussi bien sociale que professionnelle. Clément, un nom dont la Martinique, comme moi-même sommes fiers.
Ce n’est pas non plus un hasard, si l’homme qui symbolise le mieux la conscience martiniquaise, Aimée Césaire, a accepté de venir en compagnie de Camille Darsières planter à l’Habitation Clément l’arbre de la Fraternité.
Quel symbole et quel honneur.
L’homme que je suis, békés certes, mais martiniquais d’abord, a toujours été hautement conscient de l’importance du rôle de chacun dans le dialogue et la compréhension entre nos différentes communauté.
La secousse que nous vivons aujourd’hui est un appel à redoubler d’efforts.
Tous ensemble et moi le premier, nous devons dans un élan de fraternité tout faire pour que notre société martiniquaise devienne en profondeur une société respectueuse de chacun, enrichie de ses différences, confortées dans sa capacité à vivre ensemble. Bernard Hayot.
Posté par Marta, le 2009-02-17 04:57:00
Beaucoup d'émotion,c'est vrai à la lecture de de ce communiqué.Il y a eu aussi beaucoup d'implication de la part de BH pour la protection et la sauvegarde du patrimoine Martiniquais, oui il fait et assume son cheminement de repentance. Mais je constate également que le porte monnaie du Martiniquais finance en réalité beaucoup de ces actions. Donc concrètement aujourd'hui quelles sont les concessions que le groupe GBH est prêt à faire dans ces douloureuses négociations avec le peuple Martiniquais dont BH dit faire partie intégrante ?
Posté par Yoyotte, le 2009-02-21 21:33:00
Bonjour,
S'agissant de Bernard Hayoy, je me suis permis décrire ce qui suit dans mon site de combat : Bernard Hayot, béké parmi les békés, mais avant tout un grand capitaine d'industrie par sa formidable réussite en créant, en 1960, le Groupe Bernard Hayot (GBH) implanté en Martinique, Guadeloupe, Guyane française, Trinidad & Tobago, République Dominicaine, Cuba, Réunion, Nouvelle Calédonie, France Métropolitaine, Maroc et Algérie, serait, selon ce qui se dit, le véritable maître de la Martinique...
Faire preuve de jalousie par rapport à une telle réussite serait indécent et somme toute contre-productif. Néanmoins, les travailleurs Antillais - les sans-grades et les laissés pour compte - sont en droit, en ces temps de conscientisation, de savoir s'ils ne sont pas exclusivement cantonnés dans un rôle de consommateur au profit de profiteurs qui les maintien sous perfusion par l'assèchement de toutes velléités de créer par eux-mêmes, puisque seul l'import compte !
De même, j'ai entendu sur un média audiovisuel, lors d'une émission d'investigation, que ce béké serait le véritable interlocuteur en Martinique du Premier ministre de la France (!)
Je ne donne pas quitus à cette allégation mais j'aimerais en avoir le cœur net car à quoi servirait alors le préfet...
J'espère que le Premier ministre accédera à ma demande...
Posté par niang, le 2010-03-09 15:57:00
il est important grace a sa tune acquise sur le dos des africains- antillais et grace a des subvantions généreuse
IMAGE DU JOUR
GARCIN MALSA S’ADRESSE AUX INTELLECTUELS FRANCAIS
GARCIN MALSA S’ADRESSE AUX INTELLECTUELS FRANCAIS
Rédigé le 2009-02-16 23:46:00, par Camille CHAUVET
Garcin Malsa , Maire de la Ville de Saint- Anne , Président de l’organisation politique souverainiste le MODEMAS interpelle les intellectuels français et le Président de la République.

Madame, Monsieur, Vous n’ignorez pas que la Martinique et la Guadeloupe ainsi que la Guyane qui sont des départements français et donc des territoires censés être régis par les mêmes règles et lois de la République française comme n’importe quel département de France, sont traversées par une crise grave qui est à l’origine d’une grève générale qui dure depuis plus d’une semaine.
Depuis le 5 février 2009 des milliers de martiniquais manifestent tous les jours dans les rues de la Capitale contre le coût élevé de la vie, les bas salaires, le déficit de logement, le chômage dont le taux dépasse 25 % alors qu’en France il se situe aux environs de 8 à 9 % .Il s’agit d’un mouvement d’une très grande ampleur puisqu’en dépit des conditions difficiles et des blocages des négociations de la part de l’Etat et des patrons de la grande distribution, le nombre de participants ne cesse d’augmenter atteignant quelquefois jusqu’à 65 000 en Guadeloupe et 40 000 en Martinique, ce qui à l’échelle d’un pays comme la France représenterait respectivement 8,5 millions et 6,5 millions de personnes.
Cette crise est le résultat d’une situation ancestrale de monopole qui s’est installée dans nos pays depuis la période esclavagiste au XVIIème siècle et qui a continué après 1848 et qui continue jusqu’ici. En effet, une petite minorité blanche descendant des esclavagistes constituée en caste, et représentant à peine 1% de la population martiniquaise contrôle grâce à l’appui financier constant de l’Etat tous les secteurs vitaux de l’économie du pays, ce qui lui permet de faire des bénéfices démentiels sur le dos de la population à majorité noire, en pratiquant des prix prohibitifs tout en payant des salaires ridiculement bas.
Il faut dire que la puissance des membres de cette caste qui pratique l’endogamie et une forme d’apartheid économique et social perdure grâce à la complicité de l’Etat français qui lui consent moult cadeaux financiers et fiscaux, qui ont permis à certains d’entre eux de créer un empire financier grâce auquel ils ont étendu de façon tentaculaire leur emprise dans la caraïbe, mais aussi dans les autres départements et territoires français d’outre mer voire même sur d’autres continents, devenant ainsi des concurrents sérieux et des actionnaires de multinationales.
Un documentaire intitulé « les derniers maîtres de la Martinique » diffusé sur CANAL + en France puis en Martinique au lendemain du début de la grève, le vendredi 6 février 2009, montre très clairement cette situation ci-dessus relatée en même temps qu’il révèle les propos négationnistes et racistes d’un représentant de cette caste le dénommé Alain HUGUES DESPOINTES parlant des cotés positifs de l’esclavage et de la "préservation de la race pour éviter un métissage" jugée "peu harmonieux !"
Si au départ des revendications des martiniquais mais aussi guadeloupéens portaient principalement sur l’exploitation économique dont ils sont victimes de la part de cette caste béké en situation de monopole dans l’import export, les propos racistes et les informations contenus dans ce documentaire ont provoqué chez eux une prise de conscience de ce que nous appelons ici une "pwofitasyon" sur le Peuple Martiniquais, c'est-à-dire une exploitation extrême du peuple méprisé et abusé pour sa couleur de peau.
A vrai dire depuis ce documentaire les foules n’arrêtent pas de grossir dans les manifestations de rues et chaque jour des milliers d’hommes et de femmes majoritairement jeunes et sans appartenance syndicale et politique arpentent les rues de la capitale avec la ferme détermination de gagner coute que coute leur combat contre la précarité et la "pwofitasyon" dont ils sont victimes de la part des patrons békés et de l’Etat.Tout se passe comme si les propos racistes méprisants et arrogants des portes parole de la caste béké avaient galvanisé les revendications de ces peuples faisant éclater les veines et les artères des quartiers populaires du pays pour laisser à flot la sève ancienne en attendant qu’elle soit remplacée par les apports d’une nouvelle société, celle à laquelle aspirent les Martiniquais, Guadeloupéens, Guyanais de tous âges.
S’il s’agissait de vous sensibiliser sur la situation économique de mon pays que vous connaissez sans doute déjà, je m’abstiendrais de vous écrire, connaissant vos multiples activités, préférant vous laisser votre temps et vos réflexions à des causes humanitaires plus isolées et dramatiques .Cependant, à vous qui avez une influence certaine dans l’opinion française et même au-delà, il m’est apparu nécessaire pour l’honneur de votre pays d’attirer votre attention, sur le fait que le peuple martiniquais, mais aussi les peuples guadeloupéen et guyanais notamment ont été indignés de voir que jusqu’à présent le Président de la République, bien informé de ce documentaire, a brillé par son mutisme sur les propos racistes prononcés par ce représentant de la caste béké.
Or Monsieur le Président de la République française ne cesse de clamer que la France patrie des droits de l’Homme ne peut accepter que des propos racistes ou d’exclusion soient prononcés à l’égard de telle ou telle communauté, sans qu’ils soient dénoncés, et que leurs auteurs soient jugés et punis. Nous l’avons d’ailleurs vu dénoncer fermement et à juste titre des propos racistes prononcés à l’encontre de la communauté religieuse juive qui a été fortement attaquée.
Qu’en est il donc pour nous ?
Au contraire les informations qui nous parviennent de source autorisée nous laissent croire qu’il est prêt à donner l’ordre de réprimer par la force et dans le sang les manifestants si le mouvement s’amplifie et se prolonge. Sachez que nos peuples ne cèderont ni au chantage de la répression, ni à l’incompréhension des patrons de la grande distribution. Madame, Monsieur, je sais combien vous êtes épris de vérité et de justice. J’espère que vous saurez vous penchez sur ce qui se passe en Martinique et en Guadeloupe et dénoncer cet état de chose auprès de l’opinion publique.
IMAGE DU JOUR
LA FRANCE RACISTE REAGIT...C'EST SANS SURPRISE !
LA FRANCE RACISTE REAGIT...C'EST SANS SURPRISE !
Rédigé le 2009-02-16 23:01:00, par Camille CHAUVET
La réaction d'un lecteur du journal "Le figaro" sur les évènements actuels en Guadeloupe met bien en évidence le racisme et l'arrogance des Français nostalgiques des années de l'empire colonial.
La Guadeloupe en fière rebelle se rappelle aux bons souvenirs de nos royalistes.
![]()
Historiquement frondeuse depuis la Révolution Française ou elle fut le seul territoire de la région pendant la Terreur à assassiner tous les grands propriétaires terriens Békés ses anciens maîtres esclavagistes.
Depuis cette époque elle a toujours été à la pointe de la contestation et des récriminations financières de tous ordres, sous couvert de menaces et chantage indépendantistes !
Ce département français a dépassé les bornes de la raison par une arrogance constante et a fini ainsi par tuer la poule aux oeufs d'or du Tourisme par la médiocrité de son accueil et son orgueil mal placé !
Quand on a la chance, oui la chance, d'être toujours Français par le miracle de l'Histoire et de vivre aux frais du contribuable de Métropole on devrait être pour le moins raisonnable !
Quels sont les atouts de ce département ? La nature tropicale ses beautés et l'exotisme caribéen, soit le seul Tourisme ; hélas bien malmené par l'inhospitalité, les grèves récurrentes et les coûts prohibitifs des séjours hôteliers face aux autres îles de la Caraïbe dynamiques et aux tarifs plus alléchants !
Les maigres productions agricoles, Banane et Canne à sucre, sont portées à bout de bras par l'Etat Français protecteur et philanthrope !
Certes la crise économique pèse plus lourd par la situation géographique de ce territoire et le surcoût engendré par les frais prohibitifs de transports des biens de nécessité tous importés (carburant, produits manufacturés etc...). Il faudrait certainement regarder de plus près comment améliorer cela !
Le pourcentage de chômeurs et de RMIstes y est le plus fort de toute la France, ils sont donc par là même les plus assistés financièrement de tous les français !
L'argent braguette" (les allocations familiales) y a encouragé leur nonchalance antillaise proverbiale néanmoins sympathique ! Que leur faut-il de plus à ces soi-disant mal-aimés ? En plus ils nous aiment pas trop, nous les "zoreilles" Français de Métropole, ce qui est un comble, vous l'avouerez !
Il leur faudrait surtout recouvrer le sens des réalités et travailler un peu plus par eux-mêmes pour sortir leur île du marasme dans lequel ils l'enfoncent inconsciemment un peu plus chaque jour qui passe !
Faute de quoi, il faudrait sérieusement se poser la question de l'indépendance à court ou moyen terme de ce département. Ce qu'a fait l'Histoire peut être défait, les exemples sont nombreux!
Quel est l'intérêt supérieur de la France de rester ici autre qu'affectif vis-à-vis des populations : Aucun ! Même le domaine maritime n'a que peu d'intérêt en perspectives d'exploitation !
A la simple réflexion il leur est pourtant facile de comparer leur statut et les avantages concrets qu'ils en tirent par rapport à la misère et à la précarité de leurs voisins immédiats (Dominique, Barbuda, Antigua, Nevis, St-Kitts, Monserrat etc...) Car la solidarité nationale a ses limites, que la crise mondiale va encore éroder dans le temps, que les guadeloupéens fassent bien attention à ne pas trop exagérer, le point de non-retour serait hélas franchi !
NDLR Par Camille Chauvet..Sans doute un pèquenot qui ne connaît que métro boulo dodo,et qui a une mémoire courte des évènements récents de Côte-d'Ivoire où toutes lesTV du monde montraient des français sanglotants sur leurs valises à l'aéroport. d'Abidjan.
Aux Antilles dans les différents points, il faudra sans doute ajouter les coûts des rotations des 747 et des 777.La guerre d'Algérie a commnencé ainsi. Les Peuples ont pour vocation à être souverain.
Ou alors on reste encore ensemble à partir d'un pacte qui ne soit pas une formule moderne du pacte colonial.
Posté par Laurent, le 2009-02-17 04:05:00
Ce genre de commentaires sont légion sur le site du figaro, du plus laconique au plus expensif. Cela correspond bien à la façon de penser d'une certaine catégorie de français.
Les antillais partis en France pour leurs études ou autre ont pu en faire l'expérience.
Ne vous y trompez pas, on y trouve aussi des gens très bien, mais ce "journal" regroupe une forte proportion d'individu à capacité de réflexion limité au vu des commentaire qui s'y trouvent.
Tous experts des Antilles et prêts à nous donner l'indépendance
"Ils ont le soleil, la mer, les bananes, les doudous, le RMI et en plus ils se plaignent !!!"
Dire qu'il y en a qui doute encore devoir prendre leur destin en main !
Manmay doubout !
Posté par Marta, le 2009-02-17 04:47:00
C'est la même histoire des békés, on fait le semblant de ne pas savoir qui ils sont et quand la loupe grossissante est posée, la vérité toute nue vous explose au visage.
3 français sur 5 sont des racistes, il n'est donc pas étonnant de retrouver de tels propos. Tout compte fait la France a construit sa mentalité de puissance coloniale sous la 3e république et réussit l'exploit d'avoir consolidé la démocratie sur son sol hexagonal et dans le même temps piller spolier les pays colonisés.
Les nouvelles générations n'ont toujours pas compris qu'un de ces 4 matins, dans le lit de leur fille ou de leur garçon, il y aura un produit de cette histoire colonial.
Charles Martel a arrêté les arabes à Poitiers mais les Antillais, les arabes et les Africains sont les nouveaux maîtres de la France.
Posté par Merowig, le 2009-02-17 17:43:00
Si on ne s'entend plus, il faut divorcer. Les scènes de ménage usent, les plus endurcis. La première fois que nous avons été aux Antilles , c'était en 1976. La Soufrière faisait des siennes et toute la Basse Terre remontait sur la Grande Terre. J'avais 31 ans, mon épouse 27ans et notre fils 7ans. C'était encore l'époque ou Air France savait accueillir. Nous n'allions pas aux Antilles pour visiter, mais pour nous reposer. C'était possible. Les hôtels accueillaient des clients de toute nationalité. La sécurité ? On n'en parlait même pas. La Direction et le personnel des hôtels étaient de grands professionnels. Les orchestres et les ballets s'en donnaient à coeur joie. Le Pro du Limbo écoutait avec fierté les applaudissements. Les marchés sentaient bons les épices. Cette année là, nous avions choisi de séjourner dans les deux îles Guadeloupe et Martinique.
Le seul bémol et de taille s'est déroulé place de la Savane à Fort de France. Ma femme s'est faite crachée au visage et traitée de " Sale Blanche ". Nous avions un colis à remettre à un Antillais dont la fille exerçait la profession de Médecin près de chez nous. Evidemment nous lui avons fait part de l'incident. Il nous a répondu texto " Il y a des c... partout ". Deux semaines qui auraient pu être de rêve. Malgré tout nous avions décidé de revenir tous les ans, si nos moyens nous le permettaient. Nous avons opté pour la Guadeloupe. Un deuxième enfant est venu avec bonheur partager notre cellule familiale. Dès 1980 le climat social s'est dégradé. Grèves à répétition. Attentats. Et le pire, la Drogue avait envahi l'île. L'hôtel était gardé en permanence par des vigiles armés. Les vols et les agressions sont devenus, le quotidien du vacancier. Evidemment, les Touristes, autres que les Français, avaient déserté les plages caraîbes, pour celles de la République Dominicaine, et Cuba et d'ailleurs. Nous sommes restés fidèles à la Guadeloupe et à ses habitants. Certains et certaines sont également devenus des amis, que nous avons reçu en métropole. A la fin des années 90, les hôtels étaient clos de grillage. La drogue était sur la plage. Nous avons assisté à une cueillette de noix de coco avec chute et mort sur la plage . C'est haut un cocotier. Le racisme était partout. Au départ, dès l'aéroport, visiblement on gènait. Malgré tout, nous avons persisté à uliliser les transports en commun, plus sûrs que les voitures. Elles sont la proie des petits délinquants. Et passer plusieurs heures au commissariat déposer plainte, n'a rien d'une sinécure. Dès la nuit tombée , 18 h00 tous les vacanciers se réfugient dans leurs hôtels et attendent parfois des heures qu'on leur servent une boisson. L"année 2000 fut l'apothéose dans l'horreur. Visite de Marie - Galante, je devrais écrire, description et visite d'une île par un conducteur de bus Antillais qui nous a bien fait comprendre qu'on n"avait rien à faire sur son île. Le point d'orgue de son cynisme a été la description de l'assassinat et du viol des religieuses. Au retour à la Guadeloupe, nos amis s'étaient fait braquer à l'arme de poing et dévaliser.
Adieu foulards, Adieu madras. Alors ? Les racistes se trouvent où ? Et qui sont - ils ? Depuis, nous n'y sommes pas retounés.
Posté par Alexandre, le 2009-02-19 05:42:00
@Merowig: Ton histoire m'a beaucoup ému, j'ai faillis lâcher une larme...
Sérieusement, si cette histoire est vraie, je pense que tu est non seulement un touriste mal chanceux, mais aussi très peu malin, pour ne pas dire bête. Quand on vient dans un pays en vacance, il faut prendre ses précautions, et tes généralités sur le racisme tu les reprends merci. Je suis blanc moi, j'ai 22 ans et j'habite en Guadeloupe depuis l'âge de 10 ans, je fréquente et je n'ai aucun problème avec les guadeloupéens dont je fais partit et même pendant cette période de crise sociale personne ne me traite de "sale blanc."
Quand à ta visite de Marie-Galante franchement je n'y crois pas. Je vois mal quelqu'un (un conducteur de bus?) travaillant à faire visiter son île dire que des touristes n'ont rien à y faire... et encore moins les rebuter en leur parlant de viols... ces propos ont achevés de me faire comprendre l'absence de crédibilité de ton aventure.
Tu viens nous dire qu'après bien des mésaventures et alors que tout le monde (selon toi) avait déserté les plages de la Guadeloupe, tu lui restais fidèle. Eh bien je te dis qu'il ne fallait pas alors, la logique aurait voulut que tu ailles plutôt visiter la République Dominicaine et Cuba avec les autres, ou encore St Martin... tu dois être trop courageux (ou maso, faut voir)
Je vais finir en commentant tes paroles: "Le racisme était partout. Au départ, dès l'aéroport, visiblement on gènait."; "Alors ? Les racistes se trouvent où ? Et qui sont - ils ?"
Tu réponds toi même à ta question, le racisme est partout, en métropole, en Guadeloupe, en Martinique, en Australie, en Espagne, aux U.S.A, etc... et il y a des racistes de toutes les ethnies Blancs, antillais(noirs, métis, indiens, libanais, syriens, etc...,) Africains, asiatiques, sud-américains, etc... Alors ne viens pas l'ouvrir, généraliser, et médire pour nous faire comprendre que la Guadeloupe est un pays gangréné par le racisme et par tout les fléaux du monde! Je peux assurer que je vis bien mieux sous le soleil de la Guadeloupe que dans le froid de la banlieue de Lyon où j'ai été élevé jusqu'à 10 ans. Je ne dit pas que c'est un paradis sous tout les angles, mais c'est mon pays et je l'aime.
Le racisme existe partout, la paranoïa aussi, la violence aussi, les vols de voitures aussi, les guadeloupéens n'ont pas inventés le crime.
Posté par Merowig, le 2009-02-20 16:27:00
@Alexandre.
Je te trouve bien prétentieux, du haut de tes 22 ans. Sache qu'en 1976, tu n'étais certainement pas prévu au programme. Et que la vie est ainsi faite. Il y a toujours eu des professeurs pour que les adorateurs du Dieu " Radiateur" apprennent contre leur gré, la vérité . Tu n'es certes pas obligé de me croire . Je te demande simplement de lire ( si tu le sais ) l'Histoire de Marie-Galante. Celui qui la raconte officieusement, dans tous ses détails morbides, est un certain JOËL, propriétaire des bus qui font visiter l'île. Je te souhaite de ne pas verser trop de larmes sur ton sort. Je n'ai pas attendu que tu me le dises pour parcourir le monde. Tu peux prendre des cours de Français par correspondance, ça t'évitera de venir te geler à Lyon.
CULTURE
LE SAVIEZ-VOUS ?
LE SAVIEZ-VOUS ?
Rédigé le 2009-02-16 05:37:00, par Camille CHAUVET
C'était un soir de carnaval il y a un peu moins de deux semaines ; dans le tumulte des coups de fouet et des bruits de tambours, surnage de-ci de-là l'injure suprême : « counia manmanw ».

C'est alors que la grand-mère d'un ami me demande si je connais l'histoire de cette injure ; j'avoue, que je ne me suis jamais intéressée à ses origines, croyant comme tant dautre que cela a un vague rapport avec les organes génitaux de la mère. Alors elle me raconta:
Au temps de l'esclavage, pour marquer davantage leur différence d'avec nous pauvres esclaves bien que notre couleur de peau parlait déjà assez en notre disgrâce, le blanc décréta que nous n'aurions pas droit, en particulier les femmes, de porter de bijoux : pas de boucles aux oreilles, pas de bagues aux doigts, pas de collier aux cous.
Nous devions aller simplement vêtus de nos haillons sans la moindre babiole pour se donner limpression de briller un peu, pour s'abreuver d'une illusion de 'vie normale' , alors que dans notre pays dorigine, nos étions parés, rois, reines et communs du peuple, tant et tant que nous croulions sous le poids de nos ornements d'or. Voila de quoi nous rabaisser, encore un peu plus.
Et l'enfant du blanc, bien au faîte de cet état des choses, par mépris, par dédain et par haine prit l'habitude de jeter à la figure du petit esclave :« le cou de ta maman est nu ! ».
Cette phrase à elle seule rappelait la triste condition de l'enfant, esclave par sa propre mère, et la honte attachée à sa situation dêtre jugé inférieur.
LE COU DE TA MAMAN EST NU !
Cou ni a manmanw !
Je voudrais juste que dans un instant de lucidité, le jour où cette injure s'échappera de vos lèvres vous n'oubliez pas qu'un jour un de vos ancêtre, votre arrière arrière grand-père ou votre arrière arrière
grand-mère peut-être la reçu en pleine face telle une gifle pour que jamais il n'oublie qu'il n'était qu'un esclave.
Je voudrais que vous mesuriez toute la portée de cette phrase et que vous considériez la tristesse de se l'envoyer à la figure d'Antillais à Antillais alors que nous venons tous du même bateau et que nos ancêtre ont emprunté la même route. Je voudrais que vous vous mettiez à la place de ce tout petit qui pour l'instant ne pense pas encore à la possibilité de vivre un jour différemment et à qui l'ont dit : « le cou de ta maman est nu » quand, par amour, il voudrait la voir ployant sous les bijoux.
Et aussi, faisons en sorte que jamais le cou de notre mère ne soit nu : si ce nest pas de bijoux, que ce soit notre amour et notre respect qui la couvre. Au nom de toutes celles qui nont pas eu cette chance.
IMAGE DU JOUR
LA GREVE DE LA GUADELOUPE VA T'ELLE CONTAMINER LA FRANCE ?
LA GREVE DE LA GUADELOUPE VA T'ELLE CONTAMINER LA FRANCE ?
Rédigé le 2009-02-15 22:31:00, par FACEBOOK

Manifestation lundi à Paris
Onze organisations de gauche ont lancé un "appel unitaire" de soutien aux "travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion" . Elles appellent à une manifestation lundi à 18 heures, place Clichy à Paris.
Ces organisations estiment que "le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre. Il est exemplaire".
L'appel est signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).
Posté par ELODIE, le 2009-02-15 23:16:00
Je suis martiniquaise, étudiante et je vis à Lyon. Je voudrais organiser un rassemblement a Lyon la semaine proch le samedi 21 fevrierà l'image de ce ki a été organisé dans d autres villes...La communauté antillaise n est pas tjs tres visible a Lyon donc je vous invite a relayer le message a tous vos proches !
Plis fos!
PS : vêtus de rouge comme le LKP, symbole de la révolte de nos ancêtres
SOCIETE
LES FRANCS MACONS SORTENT DU TEMPLE
LES FRANCS MACONS SORTENT DU TEMPLE
Rédigé le 2009-02-15 07:06:00, par Camille CHAUVET
De grands principes ,mais jamais présents sur la scène sociale quand les choses vont mal,poussés sans doute par les FM guadeloupéens,les Francsmaçons du Grand Orient De France en Martinique réagissent.

Les Francs-maçons du Grand Orient de France en Martinique, fidèles à leurs principes de solidarité, de dignité humaine, de respect des autres et de soi-même, dans une démarche d’amélioration matérielle et morale de l’humanité :
•Tirent le constat de la crise de la société martiniquaise, issue d’un passé colonial ayant entrainé l’exclusion, la division, une mauvaise répartition des richesses, l’exploitation et des inégalités matérielles, intellectuelles et morales ;
•Mettent en garde les instances décisionnelles quant à leur responsabilités dans la construction d’une société plus juste et plus équitable ;
•Affirment leur soutien à la population martiniquaise dans sa lutte contre la précarité et pour sa dignité ;
•Appellent à l’instauration d’un véritable dialogue social constructif, base d’une société harmonieuse.
Posté par Marta, le 2009-02-18 06:14:00
Chauvet, vous vous dîtes FM et comment avez vous laisser pondre une déclaration de si maigre teneur? Que fait en réalité la communauté des bâtisseurs dits?
IMAGE DU JOUR
YVES JEGO VEUT-IL FAIRE EXPLOSER LES ANTILLES ?
YVES JEGO VEUT-IL FAIRE EXPLOSER LES ANTILLES ?
Rédigé le 2009-02-15 06:40:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet. Le compte à rebours est mis en place par Yves Jego. La mèche est prête et non loin de cette mèche il joue avec avec les allumettes. Espérons que Sarko et Fillon mettent le nez dans cette histoire dans les jours qui viennent, sinon...

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo dénonce un «climat de terreur» et affirme vendredi que «l'Etat fera respecter le droit» en Guadeloupe. C’est vrai que les commerces tenus en majorité par les français installés en Guadeloupe sont fermés.Pour ce secrétaire d’Etat insignifiant :«On ne peut pas rester dans une situation de cette nature-là, on ne peut pas accepter que des situations de droit ne soient pas respectées», a-t-il déclaré sur France2.
JEGO MENTEUR
Et en bon menteur il déclare sans vergogne avoir «apporté 131 réponses à 132 revendications» du collectif contre la vie chère LKP et ajoute que l'Etat allait «conforter les entreprises pour qu'elles puissent faire de bonnes négociations salariales».Affirmation démentie par le LKP en Gwada. Menteur aussi en Martinique, quand il affirme n’avoir jamais dit que le choix du statut d’autonomie supprimait les aides de l’Europe, et il ajoute «Je n'ai jamais fait de promesse».Un sacré farceur ce gégé. Violent en plus.
DU PLOMB AU LIEU DU PAIN
Le peuple demande du pain et arrivé à Paris il propose du plomb.« L'Etat sera aussi un Etat de droit qui fera respecter le droit et en sorte qu'en Guadeloupe, comme partout dans notre pays, on puisse circuler librement et qu'un commerçant qui veuille ouvrir sa boutique puisse le faire», a déclaré le secrétaire d'Etat.
IL MET EN PLACE L’AFFRONTEMENT
En bon maître de l'habitation, notre homme se désengage et confirme «Je n'ai jamais fait de promesse sur l'augmentation des bas salaires, ce n'est pas un ministre qui augmente les salaires dans une entreprise», déclare-t-il, en poursuivant sur le même registre«Je n'ai jamais évoqué dans les négociations les salaires, le montant des salaires (...)».
Selon lui , «si on ne veut pas aller au drame, il faut que les hommes et femmes de bonne volonté arrivent, maintenant qu'il y a des réponses sociales de la part de l'Etat et des collectivités, que les acteurs économiques savent quelles vont être les mesures qui vont être prises pour conforter l'économie qui souffre, se mettent autour d'une table pour arriver à une sortie par un accord négocié». En clair, sans un accord avant les jours gras du Carnaval ,les Antilles explosent.
Camille Chauvet
Posté par KARINE, le 2009-02-15 22:53:00
Tous les martiniquais sont touchés par cette vertigineuse baisse du pouvoir d'achat et c'est ce qui nous pousse aujourd'hui dans cet élan de solidarité pour faire valoir nos revendications d'une seule voie mais je pense que ce travail mérite une remise en question personnelle aussi. nous sommes tous atteints par ce virus qui s'appelle l'individualisme au quotidien. il n'y a qu'a regarder les débordement aux abords des stations, les gens s'enervent pour "leur essence" mais peu pratique le co-voiturage mm en cette période de crise...
Posté par DIDI, le 2009-02-16 03:31:00
L'HEURE DE NOUS MEMES A SONNE!!!
C'est ce qu'avait dit ce grand homme AIME CESAIRE qui doit jubiler actuellement car je suis sûre que du haut des cieux il nous guide et doit être fier de ce peuple en qui il avait tellement foi car il savait qu'il était capable du meilleur. Ce meilleur est enfin là depuis le 5 février car ce peuple a décidé de parler d'une même voix.
En tout cas je suis fière de mon peuple et je tiens à dire que je suis dans la rue non pas pour moi ni même pour mes enfants que je n'ai point mais pour et seulement pour le petit martiniquais de demain qui pourra remercier ses aînés d'avoir compris un certain 5 février qu'il fallait dire stop!!!!!!!!!
IMAGE DU JOUR
TROIS PROPOSITIONS CONCRETES POUR FAIRE AVANCER LES NEGOCIATIONS
TROIS PROPOSITIONS CONCRETES POUR FAIRE AVANCER LES NEGOCIATIONS
Rédigé le 2009-02-15 05:23:00, par Marc FORTUNE
Après plus d'une semaine de grève générale, la liste précise des revendications du collectif du 5 février n'est pas connue de la majorité des martiniquais qui soutiennent le mouvement.Dans ce contexte, voici trois propositions qui ne nécessitent pas de financements publics mais seulement une vraie volonté politique et qui pourrait avoir un effet bénéfique durable sur le pouvoir d'achat.

Après plus d'une semaine de grève générale, la liste précise des revendications du collectif du 5 février n'est pas connue de la majorité des martiniquais qui soutiennent le mouvement.
L'accord de principe sur la réduction de 20% sur une centaine d'articles de première nécessité, non définit à ce jour, n'est qu'une réponse très partielle et sans doute très provisoire au problème de fond du pouvoir d'achat.
Enfin, le désengagement de l'Etat sur la question de l'augmentation des salaires et la faible marge de manoeuvre des collectivités locales et de certaines entreprises fragiles, laissent présager de réelles difficultés pour la suite des négociations.
Dans ce contexte, voici trois propositions qui ne nécessitent pas de financements publics mais seulement une vraie volonté politique et qui pourrait avoir un effet bénéfique durable sur le pouvoir d'achat.
1.Exiger un double affichage. Pour répondre simplement au besoin de transparence réclamé par tous les acteurs de la négociation. Il peut être décidé de rendre obligatoire le double affichage des prix dans les grandes surfaces. Le prix en France et le prix en Martinique, dans une même enseigne, pour les produits importés, le prix d'achat au producteur et le prix de vente pour les produits locaux. Il appartiendra au consommateur d'accepter ou non d'acheter les produits sur lesquels les écarts sont manifestement excessifs.
2. Augmenter l'octroi de mer sur les produits de « dernière nécessité ». Pour compenser la baisse de l'octroi de mer sur les produits de première nécessité et éviter de dégrader les finances des communes, il semble logique d'augmenter l'octroi de mer sur les produits non indispensables, comme la hifi, les écrans plasmas, les voitures de plus de 100 ch. DIN et notamment les 4x4. La encore, il s'agit d'une mesure simple qui renvoi à la responsabilité du consommateur martiniquais, mais aussi à la solidarité entre « sa ki ni » et « sa ki pa ni ».
3.Redistribuer aux salariés 1/3 des bénéfices. Au lieu d'imposer une augmentation de salaire de 300 ? à toutes les entreprises, au risque de couler les plus fragiles, il semble plus juste de demander à celles qui réalisent des bénéfices d'en redistribuer 1/3 à leurs salariés en privilégiant les bas salaires. JEGO devrait être d'accord car l'idée vient de SARKOSY.
SOURCES ASSOCIATION DEVOIR DE MEMOIRE
INTERNATIONAL
LA SHOAH "BOUCLIER HUMAIN DU SIONISME "
LA SHOAH "BOUCLIER HUMAIN DU SIONISME "
Rédigé le 2009-02-15 05:19:00, par Camille CHAUVET
Par DEDAJ Viktor .Nous sommes en janvier 2009 et :J’ai découvert qu’on pouvait appeler « guerre » une ratonnade géante à ciel ouvert menée par des cinglés racistes rongés par un spleen identitaire et existentiel.

J’ai découvert qu’une population civile assassinée ne s’appelait plus « dommage collatéral » mais « bouclier humain ».
J’ai découvert qu’on pouvait emprisonner Gaza et ensuite lancer des tracts pour gentiment « prévenir » la population carcérale que les matons (prononcez Tsahal) allaient jouer avec eux à ballon prisonnier avec des bombes au phosphore.
J’ai découvert qu’un sioniste pouvait prendre son pied devant le spectacle et faire semblant de s’offusquer que l’on puisse mettre en doute son état de « légitime défense ».
J’ai découvert par la même occasion qu’on pouvait lui foutre un poing sur la gueule et que ça ne faisait finalement pas plus mal que sur un autre.
J’ai découvert aussi que lorsqu’ils ne sont pas à dix contre un, les sionistes perdent leurs super pouvoirs de « peuple élu ».
J’ai découvert lors d’une émission sur TF1 qu’un porte-parole du régime israélien (encore un ?) pouvait brandir une photo pour appuyer ses dires sur Gaza sans que personne ne lui fasse remarquer qu’Israël interdisait l’accès à Gaza aux photographes.
J’ai découvert que brûler une voiture vide était plus grave que de tirer sur une ambulance occupée.J’ai découvert que les dirigeants des organisations sionistes n’étaient pas encore en prison. J’ai découvert par la même occasion que l’apologie de crime de guerre n’était pas illégale en France.
J’ai découvert que « interventionnisme humanitaire », « couloirs humanitaires » et « devoir d’ingérence » ont soudainement disparu du vocabulaire de Bernard Kouchner & consorts.J’ai découvert que l’OTAN n’intervenait plus, ne bombardait plus, ne faisaient plus rien pour sauver une population en danger.
J’ai découvert que des élus français étaient gênés de participer aux manifestations et de se retrouver sur la photo en « mauvaise compagnie ».
J’ai découvert ainsi que le risque, sinon l’assurance, de se faire traiter de salaud par des sionistes était finalement moins grave que la certitude d’en être un en se taisant. Et c’est là que j’ai enfin compris comment les sionistes avaient transformé cette horreur de la Shoah en « bouclier humain » du sionisme.
VD.
CULTURE
A LIRE ABSOLUMENT LA FEROCITE BLANCHE
A LIRE ABSOLUMENT LA FEROCITE BLANCHE
Rédigé le 2009-02-15 05:07:00, par Camille CHAUVET
Aux yeux de certains Européens, en particulier Français, les Noirs passent pour des sauvages. Une étude sérieuse de l’Histoire atomise ces affirmations racistes. Bien au contraire, la Barbarie du Blanc semble être présente dans presque toute l’Histoire humaine.

Il y a beaucoup « d’Histoires de dingue ». L’Afrique passe pour un continent frustre, un continent qui n’aurait rien apporté à la civilisation universelle. Pourtant, elle est justement le continent qui a apporté tous les éléments de la civilisation.
Citons par exemple la civilisation noire de l’Égypte Antique (Les égyptiens anciens disaient que les libyens blancs marchaient à quatre pattes comme des animaux ; Hérodote, le fameux père de l’Histoire, disait que ceux qui ont les yeux très bleus mangeaient leurs poux. Il disait aussi que les Égyptiens anciens avaient la peau noire et les cheveux crépus et qu’ils avaient civilisé les Blancs ; voir nos articles sur le site) ou rappelons aux lecteurs qu’en l’an 1000, des Africains naviguaient jusqu’en Chine ; mais aussi, il y a très longtemps, plusieurs dizaines de milliers d’années, ce sont des Africains noirs qui découvraient « l’Amérique », pour une raison bien simple : les hommes, qui ont été exhumés en Amérique du sud, sont plus anciens que les plus anciens Blancs apparus sur. En effet, à ces époques reculées, seuls des Noirs colonisaient la terre.
Le racisme n’existait pas car il fut inventé par des Blancs (la notion de race). Donc « l’histoire de dingue » que nous allons développer est celle-ci : Aux yeux de beaucoup de Blancs, les Noirs passent pour être les humains les plus sauvages de la planète (quand ils ne sont pas considéré comme des demi-singes). Or une analyse, même succincte, de l’Histoire de l’Homme, détruit les élucubrations de ces individus racistes, victimes de leurs complexes de supériorité. Nous citerons pour exemples quelques passages de « La Férocité Blanche » de Rosa Amélia Plumelle Uribe ; quelques passages de livres de Louis Sala-Molins et de François-Xavier Verschave.
Nous parlerons de quelques massacres, assassinats, génocides perpétrés par l’Homme blanc. Cette férocité est très vaste et elle se poursuit aujourd’hui par exemple en Afrique.
Têtes coupées (Colonisation française) LA DESTRUCTION DES INDIENS
Les Européens n’apportèrent que mort et désolation pour les autochtones des Amériques. L’Amérique précolombienne possédait des régions fortement peuplées avec notamment les Andes septentrionales, le Mexique et l’Amérique centrale où s’épanouissaient de merveilleuses civilisations : celles des Aztèques, des Toltèques, des Incas, des Mayas en particulier.
La conquête européenne les a toutes frappées à mort et personne ne peut dire aujourd’hui, comme le notait Aimé Césaire, " de quelles contributions supplémentaires (ces civilisations) eussent enrichi l’humanité " si elles avaient survécu. Pour donner une idée globale de la destruction de la population indigène d’Amérique, remarquons qu’en l’an 1500, il y avait en Amérique 80 millions d’habitants. Au milieu du XVIe siècle, de ces 80 millions il n’en reste que 10 ( cf. T. Todorov,3 « La conquête de l’Amérique » et R. A. Plumelle-Uribe, « La Férocité Blanche ») Les indigènes qui n’étaient pas massacrés sur place étaient réduits en esclavage et cela ne différait leur fin que pour peu de temps. A chaque changement de bourreau, la victime était marquée sur le visage, au fer rouge, de l’initiale de son nouveau maître.
Si bien que, malgré leur très courte espérance de vie, les visages des indigènes avaient souvent l’apparence d’un alphabet. Tout Blanc peut torturer, massacrer et exterminer sans crainte d’un tribunal.
Exemple 1 :Des Chrétiens rencontrèrent une Indienne qui portait dans ses bras un enfant qu’elle était en train d’allaiter ; et comme le chien qui les accompagnait avait faim, ils arrachèrent l’enfant des bras de la mère et, tout vivant, le jetèrent au chien qui se mit à le dépecer sous les yeux même de la mère... ( « La Férocité Blanche » p. 43 )
Exemple 2 :Quand il y avait parmi les prisonniers quelques femmes récemment accouchées, pour peu que les nouveau-nés se missent à pleurer, ils les prenaient par les jambes et les assommaient contre les rochers, ou les jetaient dans les broussailles pour qu’ils achèvent de mourir. ( « La Férocité Blanche » p. 43 )
Exemple 3 :Le massacre de Canao fut, statistiquement, un massacre parmi tant d’autres perpétrés par des conquistadores. Ce qui peut le rendre édifiant, c’est l’absence de prétexte pouvant expliquer l’événement : aucune situation de danger réel ou apparent, fausse alarme ou malentendu faisant croire à de possibles hostilités. Et pourtant, la violence et les sévices déployés sont insoutenables. " Arrivés au village après ce déjeuner sur l’herbe, les Espagnols ont une nouvelle idée : c’est de vérifier si les épées sont aussi tranchantes qu’elles paraissent. Un Espagnol ( dont on peut croire que le diable s’était emparé ) subitement tire l’épée et aussitôt les cent autres en font autant, et entreprennent d’éventrer, pourfendre et massacrer ces brebis, ces agneaux, hommes et femmes, enfants et vieillards, qui étaient assis, tranquilles, regardant étonnés les chevaux et les Espagnols. En un rien de temps, il ne reste aucun survivant de tous ceux qui se trouvaient là.....le sang ruisselait de partout comme si l’on avait tué un troupeau de vaches. ( "La Férocité Blanche" p. 44 et 45 )
Exemple 4 :Des blancs pouvaient, sans état d’âme, faire rôtir des Indiens choisis parmi les plus nobles de leur communauté, histoire de frapper les esprits et de rendre efficace la terreur : « En général, ils tuent les chefs de cette manière : avec des piliers en bois, on improvise des grilles sur lesquelles les personnes sont attachées. En dessous, on allume le feu doucement pour que les victimes soient rôties lentement. Une fois, je vis qu’on rôtissait sur les grilles quatre ou cinq chefs indiens qui hurlaient de douleur. Comme leurs cris dérangeaient le sommeil du capitaine, il ordonna de plutôt les noyer. Mais le bourreau chargé de les faire rôtir ( et dont j’ai connu la famille à Séville ) préféra étouffer leurs cris avec des morceaux de bois enfoncés dans leurs bouches ".( « Las Casas » et « La Férocité Blanche » p. 107-108 )
L’ANÉANTISSEMENT DES NOIRS
La destruction de ces millions de Noirs, 400 à 600 millions [ L.M. Diop-Maes, « Afrique Noire, Démographie, Sol et Histoire » et d’après « Histoire Générale de l’Afrique » (édité par l’UNESCO) et surtout pas 15 à 20 millions comme le disent les descendants des bourreaux ], femmes, hommes et enfants, sacrifiés parce que noirs, n’est jamais entrée dans la mémoire occidentale.
A l’aube du XXIe siècle, les Noirs continuent d’espérer et de demander que justice soit rendue aux victimes de la suprématie blanche, c’est-à-dire qu’on leur reconnaisse leur humanité et, en conséquence, le crime contre l’humanité dont ils furent victimes. Au mois d’avril 1998 aucun membre du gouvernement français n’était prêt à reconnaître que la traite et l’esclavage étaient un crime contre l’humanité. Constitue un crime contre l’humanité, tout homicide ou acte de nature à entraîner la mort, commis en temps de guerre comme de paix, à l’encontre d’individus ou de groupes d’individus, en raison de leur race, de leur nationalité, de leur religion ou leurs opinions. Contrairement à ce qu’avaient retenu les juges de Nuremberg (jugement des criminels nazis) le crime contre l’humanité est perpétré non seulement pendant la guerre, mais aussi en temps de paix, comme il est indiqué dans la Convention internationale sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, adoptée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies le 26 novembre1968.
Le CODE NOIR, qui régit la chosification du Noir et qui a plus d’un siècle de vie macabre en 1789, n’est pas aboli, mais surtout le préambule et les 17 articles de la célèbre Déclaration du 26 août 1789 ne consacrent aucun mot à l’esclavage ! Et pourtant, ce fut le Grand Siècle, le Siècle des Lumières ! Ces lumières, comme l’écrit Louis Sala-Molins, « affairées à traquer tous les préjugés ... sauf un : l’esclavage des Noirs, la bestialité des Africains ». Incontestablement, Jules Ferry a raison de dire que la Déclaration de 1789 « n’a pas été écrite pour les Noirs de l’Afrique Équatoriale ».
L’IMPACT : L’impact consistait à incendier les villages des Noirs la nuit. Les survivants étaient capturés. Les Blancs supprimaient les humains non rentables ou pas en mesure d’effectuer la marche jusqu’au lieu d’embarquement (bébés, vieillards, handicapés, femmes enceintes ).
CAPTIFS. Des dizaines de milliers de "captifs" périssaient tout au long du premier trajet : de la localité d’arrestation (par exemple leur village ) au lieu d’embarquement ( par exemple à Gorée )
DETENTION . La mortalité sur les lieux de détention est énorme. ( des millions ) Par exemple à Gorée entre le XVIe et XIXe siècle, plus de 6 millions périrent à la suite de brimades, de privations et de divers actes inhumains. J.M. Mbemba, « L’autre mémoire du crime contre l’humanité »
DEPORTATION. Des millions de décès sont survenus au cours de la déportation des nègres. Les noirs trop nombreux et enchaînés, ne peuvent se mouvoir sur le navire. Ils étaient mal habillés. Ils n’avaient presque pas d’eau. Ils dormaient tout nus comme des animaux et mouraient dans l’abandon complet...Ils étaient entassés comme des sardines en boîtes. Ainsi beaucoup de Noirs tombaient malades et mouraient.
LES SURVIVANTS. Les survivants du voyage étaient à nouveau triés. Les malades étaient exécutés. Enfants tués (Afrique du Sud).
EXEMPLE 1 Pendant le voyage qui dure un mois : « Il y a des maîtres qui pour se voir délivrés de l’incommodité et de la mauvaise odeur des Noirs moribonds, les laissaient jeter à l’eau presque vivants. » « J’en ai vu quelques-uns qui agitaient leurs mains au-dessus de l’eau. » « Il y eut sur ce petit navire beaucoup de passagers qui, quand les esclaves étaient malades, les battaient cruellement avec des cordages. » (Lettre du Révérend Père Tavarès, témoin oculaire ; le 29 juin 1638 )
EXEMPLE 2 « La plupart du temps, on part pour surprendre le village à la pointe du jour ou à la tombée de la nuit, alors que les habitants sortent à peine du sommeil ou vont s’y plonger..... Deux ou trois obus suffisent pour incendier le village.. » « En un clin d’œil la colonne a cerné le village et de quelque côté qu’ils se dirigent, les malheureux trouvent devant eux un cercle de fer et de feu ». « Des femmes nues, et dont la chevelure grésille sous les tisons, courent, leur nourrisson dans les bras, en jetant des cris de terreur des enfants les suivent, épouvantés, s’accrochent à leurs cuisses, à leurs seins qui ballottent ; nus aussi, les hommes vont plus vite tous avec l’espoir de se sauver. » « Mais devant eux se dressent les canons des fusils étincelant au soleil levant. Les uns, d’ordinaire les femmes et les enfants, s’arrêtent regardent, désespérés, l’arme terrible et résignés comme le cerf dans la clairière, reçoivent la balle, tournoient sur leurs pieds brûlés et tombent, rendant leur âme innocente dans la douce clarté du matin. » « Les hommes semblables au taureau devant la pique du toréador, rebroussent chemin et, redoublant de vitesse, essaient d’un autre côté. Et alors, on leur fait ce qu’en argot colonial on appelle la "chasse aux lapins". IL s’agit de pincer nos fuyards en demi-cercle, de leur couper la tangente en leur logeant un pruneau au bon endroit. » « Tout blessé qui respire encore est effroyablement achevé, non sans avoir été mutilé si c’est un homme, éventrée si c’est une femme. » ( Vigné D’Octon, "La Gloire du Sabre" )
EXEMPLE 3 Morenas dénonce la "justice coloniale" : "Je ne veux point parler ici de ces malheureux qu’on fait rôtir dans un four ou qui ont été dévorés par des chiens ; ni des Noirs qu’on a fait périr de faim ou à coups de fouet, ou qu’on a fusillés pour se procurer un passe-temps ; ni de ces infortunés que des scélérats ont torturés en leur sillonnant le corps avec des torches enflammées ou en leur brûlant les parties naturelles avec un tison ardent. ( Joseph E. Morenas, "Précis historique de la traite des Noirs et de l’esclavage colonial" )
EXEMPLE 4 Un jugement du Conseil supérieur de la Martinique a condamné, le 17 juin 1679, plusieurs nègres à subir l’amputation d’une jambe, plusieurs négresses à avoir le nez coupé et tous à être marqués d’une fleur de lys empreinte sur le front avec un fer rouge, pour avoir cherché à s’évader. Les juges déclarèrent, dans cet arrêt, avoir usé d’indulgence... ( Joseph E. Morenas, "Précis historique de la traite des Noirs et de l’esclavage colonial" ) ( "La Férocité Blanche" p. 57 )Mains coupées (Congo belge)
EXEMPLE 5 Un jugement du Conseil supérieur de la Martinique condamna, le 20 octobre 1670, un Noir à avoir une jambe coupée puis exposée à la potence parce qu’il avait tué le bourriquet d’un Blanc ( Joseph E. Morenas, "Précis historique de la traite des Noirs et de l’esclavage colonial" )( "La Férocité Blanche" p. 57 )
EXEMPLE 6 Traitement des Nègres marrons de Colombie en cas de capture : Déchiqueté et tué par des chiens ou crucifié sur un grand mât après lui avoir coupé le pénis et (ou) tête décapitée puis traînée par une mule dans toute la ville.
EXEMPLE 7 Traitement des Nègres marrons au Surinam en cas de capture : ILs sont pendus par un crochet de fer leur traversant les côtes. Ou alors ils sont écartelés ou crucifiés.
EXEMPLE 8 Martinique en 1822 : Le Juge Davoust avait fait forger une grande hache pour couper les têtes et une petite pour couper les mains. IL se lassa de ses instruments trop expéditifs, et il fit un jour brûler seize Noirs, l’un après l’autre sur place publique du Lamentin, en présence de vingt mille Noirs, obligés à y assister. ( Victor Schoelcher, "Des colonies françaises" ) ( "La Férocité Blanche" p. 59 )
EXEMPLE 9 Saint-Domingue, dans les années 1780 : Un planteur nommé Marylis invita un jour plusieurs amis à jouer à la pétanque chez lui. IL choisit quelques Noirs parmi ses esclaves, les fit enterrer vivants jusqu’au cou pour pouvoir pointer sur eux. Les tuer tous, jusqu’au dernier, prit plus d’une heure.R. A. Plumelle-Uribe et Etile René-Louis Parfait
EXEMPLE 10 Chargée de surveiller le bébé de Mme Hick (une femme blanche), une jeune fille noire de quinze ou seize ans s’était endormie et le bébé s’était mis à pleurer. Comme elle n’avait pas pris de repos pendant plusieurs nuits précédemment, elle ne l’entendit pas pleurer. Jugeant que la jeune fille ne bougeait pas assez vite, Mme Hick sauta de son lit, saisit un bâton de chêne près de la cheminée et brisa le nez et la poitrine de la jeune fille, mettant ainsi fin à ses jours ; ( Frederick Douglass, "Mémoires d’un esclave américain" ) ( "La Férocité Blanche" p. 64 )
XEMPLE 11 Tortures à la Martinique : Le patient tout nu est attaché à un pieu proche de la fourmilière, et l’ayant un peu frotté de sucre, on lui verse à cuillerées des fourmis depuis le crâne jusqu’à la plante des pieds, les faisant soigneusement entrer dans tous les trous du corps. D’autres sont liés nus à des pieux aux endroits où il y a plus de maringouins, qui est un insecte fort piquant et crée un tourment au-dessus de tout ce que l’on peut sentir. A d’autres on fait chauffer rouges des lattes de fer et on les applique bien attachées sous la plante des pieds, aux chevilles, et au-dessus du cou-de-pied, tourment que ces bourreaux rafraîchissent d’heure en heure ; (Antoine Gisler, "L’esclavage aux Antilles françaises") ( "La Férocité Blanche" p. 64 )
EXEMPLE 12 Dans un bateau : Mme S.,(une femme blanche), est importunée des cris du bébé noir d’une négresse ( son esclave ). Elle saisit l’enfant par un bras, le tint sous l’eau jusqu’à ce qu’il fut noyé, et ensuite elle l’abandonna au courant. ( Isabelle et Jean-Louis Vissière, "La traite des Noirs au siècle des Lumières" ) ( "La Férocité Blanche" p. 67 )
EXEMPLE 13 Dans l’univers concentrationnaire d’Amérique, on dressait les chiens à boire le sang des Noirs et à se nourrir de leur chair ( "La Férocité Blanche" p. 74 )
EXEMPLE 14 La pratique qui consistait à décapiter un ou plusieurs Noirs et fixer leurs têtes au bout de pieux était rentrée dans les mœurs et dura aussi longtemps que le système lui-même. Certains maîtres prirent même l’habitude d’installer devant leur maison des piquets sur lesquels ils clouaient la tête de quelques Noirs sous prétexte de faire peur à ceux qui oseraient songer à s’évader. Cette habitude, nous la retrouvons en Afrique sous la domination coloniale. Certains fonctionnaires allaient jusqu’à peindre les têtes de leurs victimes par souci décoratif. ("La Férocité Blanche" p. 133)
EXEMPLE 15 Expédition punitive : "Beaucoup de femmes et d’enfants furent capturés et vingt et une têtes apportées aux chutes. Le capitaine Léon Rom s’en sert de décoration autour d’un parterre de fleurs devant sa maison." ("La Férocité Blanche" p. 133)
AUJOURD’HUI, LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE EST HORRIBLE, SANGLANTE. LES GRANDS PARTIS POLITIQUES FRANÇAIS SONT COMPLICES.
« LA FRANÇAFRIQUE » de François-Xavier Verschave : (Bilan 1998-1999) Plus d’une vingtaine de réseaux politiques, d’officines mafieuses, de filières occultes, se partagent aujourd’hui le gâteau africain. A peine 2 ou 3% de l’aide publique française au développement sert à lutter contre la pauvreté. Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Les profits sont immenses. C’est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. C’est le plus long scandale de la république. Aujourd’hui, plus aucune digue ne contient la folie de la Françafrique. La France, soi-disant « patrie des droits de l’homme », a soutenu, au-delà de toute raison, les inspirateurs et les auteurs du génocide rwandais. La France a appelé à l’aide les miliciens serbes de l’épuration ethnique pour défendre le maréchal Mobutu. Dans les allées du pouvoir, chacun s’est auto-persuadé que « l’Afrique, c’est autre chose », le pré carré de toutes les compromissions et de tous les coups tordus, un espace protégé où l’impunité est assurée aux puissants. Quels que soient leurs actes.
« RWANDA, UN GENOCIDE SANS IMPORTANCE » de François-Xavier Verschave : (Bilan année 1994) Le génocide rwandais, plus d’un million de morts d’avril à juin 1994, reste environné de ce flou qui caractérise, pour l’opinion publique, la politique française en Afrique. Comme si les massacres sur le continent noir étaient des évènements endémiques inévitables et incompréhensibles. Au contraire, ce génocide n’a été ni spontané ni imprévisible, mais il a bien été préparé et organisé, tant en France qu’au Rwanda. Pour la Françafrique, tous les moyens sont bons pour garder le contrôle de l’Afrique. Et ce million de meurtres n’aurait pas eu lieu sans le soutien indéfectible des décideurs français, militaires et politiques, jusqu’au plus haut échelon de l’Etat. Nous connaissons ces criminels français : ce sont nos élus.
« NOIR SILENCE » de François-Xavier Verschave : (Bilan année 2000) Il existe un pays où, depuis son palais, le chef de l’Etat recrute librement des mercenaires et pilote des guerres civiles sur un autre continent. Les noms, les dates, les témoignages ont été donnés. Il existe un pays qui attise les conflits ethniques et déverse des armes sur des régions à feu et à sang, pour rester maître du seul vrai pouvoir : l’argent. Ces crimes sans tribunal ont été racontés. Il existe un pays qui, pour défendre ses intérêts, autorise ses services spéciaux à s’allier, en terre étrangère, avec les réseaux mafieux et les milices d’extrême droite. Les enquêtes en France et à l’étranger ont été recoupées pour démonter l’engrenage.
Il existe un pays où un candidat à l’élection présidentielle, deux fois ministre de l’intérieur, peut s’appuyer, en toute impunité, sur les circuits des casinos et des ventes d’armes. Les clés ont été données pour comprendre son ascension et son pouvoir. Il existe un pays qui, loin de ses frontières, truque des élections et couvre l’assassinat des ses propres coopérants. Il a été permis de comprendre la logique de ce monde absurde.
CE PAYS, C’EST LA FRANCE.
LE CONTINENT HUMILIE, C’EST L’AFRIQUE Leur liaison incestueuse, c’est la Françafrique.
« L’ENVERS DE LA DETTE » de François-Xavier Verschave : (Bilan année 2001) Le brassage continu de l’or noir et de « l’argent noir », du pétrole offshore (au large) et des capitaux offshore (dans les paradis fiscaux), des spéculations inavouables sur le pétrole, la dette et les fournitures de guerre, dessinent un paysage où criminalités économique et politique entrent en synergie. Il devient évident que les acteurs les plus conscients participent à un « groupe criminel organisé ». Ils n’ont pas conscience, en revanche, que peut leur être collée cette étiquette, car ils évoluent depuis trop longtemps dans les espaces sans loi, les no man’s land déshumanisants d’une mondialisation dérégulée, avec la quasi-assurance de l’impunité.
« AU MEPRIS DES PEUPLES » de François-Xavier Verschave : (2004) Le livre est une réfutation des thèses révisionnistes selon lesquelles le désastre actuel est imputable aux Africains eux-mêmes et les errements du colonialisme appartiennent au passé. En réalité, tout continue : les liens de l’extrême droite avec les mercenaires en tout genre et les services de sécurité des pires tyrans locaux ; l’importance de la Grande Loge Nationale Française, à laquelle sont affiliés tous les chefs d’État de la Françafrique ; la force des réseaux financiaro-barbouzards, avec le tandem Falcone-Gaydamak, pivot de l’ « Angolagate » ; le rôle personnel de Jacques Chirac, au cœur depuis quarante ans des politiques de secret et d’impunité. L’un des scandales dénoncés est la complicité de la France dans le génocide rwandais, qui se prolonge en négationnisme rampant lorsque le pouvoir et les médias parlent « des » génocides au Rwanda. Mais ce livre ne cède pas au catastrophisme à la mode sur l’Afrique. Il montre que malgré toutes les fraudes, des pouvoirs légitimes émergent progressivement sous la pression des contre-pouvoirs locaux. Il faut en finir avec de prétendues fatalités : en Afrique, celles de la corruption et de la manipulation de l’ethnisme ; chez nous, en France, l’asservissement de la justice et la tolérance générale aux mécanismes autoritaires de la « raison d’état »
NOMS DE QUELQUES VICTIMES CONNUS DU CRIMINEL BLANC
Ernest Ouandié (Cameroun) Patrice Lumumba (Zaïre) Amilcar Cabral (Guinée-Bissau) Edouardo Mondlane (Afrique du Sud) Cetewayo (Afrique du Sud) Malcolm X (U.S.A) Kwamé Nkrumah (Ghana) Robert Sobukwe (Afrique du Sud) Martin Luther King (U.S.A) Zuzi Ntunguka (Burundi) Walter Rodney (Guyane) Claudia Jones (U.S.A) Salomon Mahlangu (Afrique du Sud) Toussaint Louverture (Caraïbes) Delgrès (Caraïbes) Maurice Bishop (Caraïbes) Ali Soli (Comores) Samory Touré (Afrique de l ’Ouest) Kimpa Vita (Congo) James Powel (U.S.A) Macandal (Caraïbes) Albert Luthuli (Afrique de Sud) Victoria Mxenge (Afrique du Sud) Georges Jackson (U.S.A) Emmet Till (U.S.A) Stève Biko (Afrique du Sud) Ruben Um Yobe (Cameroun) Nat Turner (U.S.A) Louis Rwagasore (Burundi) Thomas Sankara (Burkina-Faso) Samora Machel (Mozambique) Dedan Kimathi (Kenya) Felix Moumier (Cameroun) Simon Kimbangu (Congo).
A LIRE ABSOLUMENT LA FEROCITE BLANCHE
CULTURE
VICTOR SCHOELCHER, AIME CESAIRE ET LE DESTIN DES PEUPLES NOIRS
VICTOR SCHOELCHER, AIME CESAIRE ET LE DESTIN DES PEUPLES NOIRS
Rédigé le 2009-02-15 04:16:00, par Camille CHAUVET
La place de Victor Schoelcher dans l'histoire de nos sociétés antillaises semble poser problème.
Guillaume Suréna, militant anticolonialiste et schoelcheriste orthodoxe nous livre son point de vue.
Le débat est donc ouvert.

Se mettre à ramer à contre courant des nouvelles générations dans leurs tentations de rejeter et de renier l’homme Schœlcher que des générations antérieures de Nègres guyanais , guadeloupéens et martiniquais ont considéré, depuis 1848, comme un exemple de dévouement et de générosité, comme un modèle de désintéressement et de persévérance, comme leur défenseur au sens où Moïse le fut pour le peuple juif, comme un père au point de donner à un ensemble de quartiers son nom, j’ai nommé la commune de Schœlcher, au point que toute commune de la Martinique
s'enorgueillit de posséder sa rue Schœlcher, au point de donner l’appellation Schœlcher à leur plus prestigieux lycée qu’aucune ardeur iconoclaste n’effacera - est une attitude qu’on n’adopte pas sans angoisse…
L’angoisse face au fantasme de rater le train de l’histoire, de passer à côté de l’éveil de la conscience nationale des deux îles de la Caraïbe, la Guadeloupe et la Martinique. Angoisse d’autant plus importante que je fais partie de ces nouvelles générations nées après le premier centenaire de la loi d’abolition du 27 avril 1848.
Mais je ne reculerai devant aucune pression pour taire la vérité au nom d’un hypothétique intérêt national.
Mes états de service, même modestes, pour la cause et de la Guadeloupe et de la Martinique, me protègent contre le mauvais œil…
Aimé Césaire.... fut sans contestation possible le plus grand schoelchériste de toute la période post -esclavagiste de 1848 à aujourd'hui.
C’est lui qui reconnut la place de Schœlcher dans la conscience collective des descendants d’esclaves de la Martinique et de la Guadeloupe.
C’est lui qui admit contre l’imposture et la lâcheté ambiante, le droit des Martiniquais à vénérer l’homme Victor Schœlcher.
Césaire était-il un aliéné comme l’ont susurré les nouveaux Créoles pour le salir il y a un peu plus d’une vingtaine d’années ?
Il est vrai que depuis ils sont retournés un à un au « pied de John », quelques temps avant la mort de Césaire, dévoilant leur amour de croque-mort, l’image photographique faisant foi...
Comment expliquer que les Nègres guadeloupéens et martiniquais, dans leur cœur mais aussi dans leur raison, ont élu Victor Schœlcher comme l’Abolitionniste ?
Comme s’il était l’unique abolitionniste ? Personne, en vérité, n’a jamais douté de l’existence des autres abolitionnistes. Ils furent nombreux .
Cette élection de Schœlcher répond à une autre : Schœlcher a élu les Nègres comme son peuple. Cette double élection est à l’origine d’une mystique laïque fondée sur la foi dans l’homme, la foi dans les capacités des nègres. ....
Nos arrière-arrière-arrière grands parents qui n’avaient guère le loisir de poser pour la postérité, ont accompli un acte psychique d’une grandeur exceptionnelle : l'Identification à un homme qui incarne avant tout un principe. S'identifier à un Etranger qui passa très peu de temps dans la Caraïbe et qui n’y est jamais revenu même après le décret du 27 avril 1848 implique un effort psychique orienté vers l'abstraction.
La psychanalyse nous a appris l’importance des processus d’identification dans la maturation du Moi, dès les âges les plus précoces. Mais s’identifier à un être humain qu’on n’a pas connu directement constitue un acte de progrès dans la vie d’un peuple qui l’amène à privilégier l’activité de représentation intellectuelle à la perception immédiate des sens ... cet acte psychique suppose beaucoup de sacrifices pulsionnels.
Cet acte suffirait presque à expliquer l’orgueil de nos pays qui est sans rapport avec la faiblesse de nos moyens matériels . Chaque fois qu'un Antillais réussit sur le plan intellectuel, nous exprimons tous notre fierté collective . On va surtout mettre l'accent sur son origine la plus modeste possible, l'effort qu'il a fallu pour se hisser à ce niveau. Naguère, c'était aussi valable pour les plus petits diplômes arrachés . Ce qui est fondamental, c'est de montrer que chacun d'entre nous est aussi capable , aussi intelligent que n'importe quel Français, n'importe quel Européen, n'importe quel Blanc. Ceci est aussi valable pour nos sportifs: Ils ont su s'élever au niveau de « nos vainqueurs omniscients et naïfs » et le cas échéant les dépasser.
L’autre exemple exceptionnel fut celui que révéla Sigmund Freud : le peuple juif s’identifia au Prince égyptien Moïse, un étranger, en adoptant sa religion monothéiste. Ce processus augmenta l’amour propre du peuple juif et son orgueil identitaire qui expliquent sa survie, pendant des siècles sans posséder de territoire national.
Cette imposition de Moïse a mis des siècles pour se cristalliser. Nous sommes en pleine construction de nos identifications collectives.Césaire, comme d’habitude, nous ouvre le chemin de la compréhension de ce qui a pu se passer dans l’esprit des Antillais en général et des Martiniquais en particulier :« La clairvoyance et l’obstination de Schœlcher avait donné le branle de la liberté
L’impétuosité nègre fit le reste » ...Mais n’est-ce pas trop donner à Schoelcher ?
Déjà en 1843, Bissette reprochait à Schoelcher de recueillir seul les lauriers de la lutte anti-esclavagiste en France, grâce à la publication de ses derniers compte-rendus de voyage aux Caraïbes. En Octobre 1892, le journal de Basse-Terre, «Le Patriote » contestait l’hommage exclusif à Schoelcher : Pourtant une chose découle des discours prononcés à Saint-Martin, au Moule, à Grand-Bourg, c’est que c’est Schoelcher qui a tout fait. On semble vouloir monopoliser en sa faveur l’abolition de l’esclavage… »
A ces accusations qui ne sont pas nouvelles, nous devons répondre clairement : Schoelcher n’a rien fait pour capitaliser sur son nom la cause abolitionniste et, pourtant, c'est sur son nom que se sont rassemblées les masses esclaves. Voici ce que répond Schoelcher en 1860 devant la convention de la Société Anti-esclavagiste de Londres : « On ne peut pas dire que j’ai fait les choses, les très grandes choses signalées en 1848 ».
Les colons des Antilles, notamment les Créoles de la Martinique, ont tout fait pour diaboliser Schoelcher. Leur journal « La Défense coloniale » déclara que l’esclavage avait été « aboli par un décret de spoliation brutale » et traita Schoelcher de « Cabotin de la philanthropie ». Voici ce que Schoelcher leur répondit en 1883 :« Ils me présentent aujourd’hui comme l’unique auteur du décret du 4 Mars et mettent à ma charge les effroyables maux qu’engendra, s’il fallait les en croire, cette « mesure impolitique »… Grâce à mon « audace révolutionnaire » dont je ne me défendrais nullement en pareil cas, j’accepterais avec orgueil la responsabilité de l’émancipation telle qu’elle a été opérée, mais je n’ai pas l’insigne folie de croire que j’y ai joué le rôle souverain que ces messieurs m’attribuent. Toute la gloire en revient au gouvernement provisoire, dont les nombreux décrets avec leurs considérants forment le plus beau livre de morale qui ait été écrit ? Je n’ai été qu’un des ouvriers de la vigne, remplissant la tâche qu’il m’a fait l’honneur de me confier ».
On trouvera sûrement plus grand abolitionniste que Schoelcher. Il suffit de chercher ! Je ne conteste pas l’existence d’un mythe Schoelcher. Sauf que selon moi, le mythe n’est pas un mensonge. Dans le mythe, comme dans le délire, nous enseigne la psychanalyse, il y a un noyau de vérité. Un peuple capable de construire un mythe fait preuve d'une grande capacité de maîtrise de son destin.
Quand l’historienne Nelly Schmidt affirme dans son livre sur Schoelcher, ouvrage remarquable par la richesse de sa documentation et par sa concision, que « le mythe s’en trouva amplifié, car il ne rencontra pas les limites qu’aurait sans doute imposées sa présence sur place » elle n’exprime qu’une partie de la vérité.
Ce qui est sûr, c’est que « le décalage spatial et temporel entre eux et lui » pour parler comme Madame N. Schmidt, favorisa le processus de régression psychique qui plaça Schoelcher dans la position du père idéal qui protège contre les abus et de l’état colonial et de l’aristocratie des Blancs créoles et qui exige un investissement de valorisation de soi pour s’élever socialement.
Ce processus de conscience sociale que l’on peut lire chez les historiens rencontra les processus inconscients de chacun qui remontent à la prime enfance : l’identification, l’intériorisation de celles et ceux dont on se sépare, dont on se différencie. Le sommet de la différence est la différence anatomique des sexes, différence irréversible qui installe chacun dans des conflits intérieurs complexes avec nos parents et ceux qui prennent leur place.
Les processus psychiques inconscients se caractérisent par leur indifférence à l’égard du monde extérieur; le temps n’a aucune influence sur eux. Ce sont les processus primaires qui soumettent les pensées conscientes à leur autorité. La régression des Nègres libres, renforcée par l’absence de l’homme qui symbolise l’Abolition, entraîna un comportement infantile : idéalisation de cet homme qui parait parfait, supérieur à la masse qui se rabaisse. Ceci est vrai dans toutes les relations d’un peuple avec son chef, son dieu et autres figures de commandement. Toute religion, toute politique repose sur cette attitude psychique dont les pratiquants n'ont pas forcément conscience. Freud ne nous avait il pas enseigné que la tradition ne saurait reposer sur la communication, mais sur la contrainte psychique inconsciente qui donne un caractère naturel aux choses de la vie . D’où la haine contre celui que le peuple idéalise.
Qu’est-ce que les Antillais ont voulu intégrer ?
C’est dans l’attitude de Césaire face à la figure de Schœlcher que je veux chercher la réponse.
Il s’est jeté, dis-je, dans cette œuvre ... afin d’en saisir l’essentiel et la place de cette œuvre dans la conscience des descendants d’esclaves.
Césaire voit immédiatement le génie de l’homme du 27 avril 1848 : « Celui de la conscience morale ».
Il saisit rapidement l’intelligence, la générosité de l’intelligence de son héros : après trente ans de palabres « il fallait trancher en un jour,Schœlcher eut le mérite de le comprendre ».
Parmi les qualités de Schœlcher, il note sa clairvoyance et son obstination mais aussi sa confiance dans les Nègres fondée sur « un amour vrai des noirs » et « un coup d’œil politique infiniment juste ».
En quelques « mots les plus solennels du dictionnaire » Césaire nous dit l’essentiel sur Schœlcher : honnêteté,courage,audace,générosité....Ces qualités que Césaire découvre font de Schœlcher un Idéal du Moi.
Ce à quoi les Nègres s'identifient c'est la hardiesse de Victor Schoelcher : non seulement l'esclavage devait être aboli immédiatement mais l'égalité des droits entre Noirs et Blancs, l'égalité réelle, l'égalité totale devait être appliquée immédiatement....avec la participation des Nègres au suffrage universel.
Sortir de l'état d'esclave pour devenir citoyen est une exigence qui s'est imposée à nous. Il faut nous élever. Cette compulsion de répétition psychique que l'image de Schoelcher exige de nous est un sacrifice pulsionnel.
Toute notre histoire depuis, est devenue un combat pour intégrer, en nous, cet Idéal du Moi.
Les forces que nous appellerons réactionnaires ne se sont jamais trompées sur la valeur subversive de Schœlcher. Les Blancs créoles ont traité pendant des décennies leurs ennemis de schoelchéro- socialo- communistes. Mais il est vrai qu’il y a un recul dans les célébrations de Victor Schœlcher. En 1971, la décision a été prise de célébrer, avec l’accord du « Cercle Victor Schœlcher », l’abolition de l’esclavage le 22 Mai. Ce choix, juste ou pas, a renforcé une contestation de Schœlcher qui pointait son nez dans les milieux de la gauche et de l’extrême gauche. Il en a résulté un processus de refoulement de Schœlcher.
Des discours extravagants ont circulé sur ce qu’on a appelé « les compromissions de Schœlcher avec les milieux de la bourgeoisie qui avaient intérêt à abolir l’esclavage ». On a tenté le pire que l'on pouvait imaginer: on a voulu rayer son nom sur le fronton du premier lycée, une des grandes ambitions de la volonté martiniquaise. D’ailleurs, Césaire ne s’est pas trompé en refusant de faire figurer son nom en lieu et place de celui de l’Emancipateur. Son préconscient n’avait-il pas saisi la haine qui lui (à lui Césaire) était destinée?
Les organisateurs de cette entreprise de démolition veulent mettre en avant les luttes, la vaillance, la détermination de nos ancêtres esclaves. Bien, très bien ! Sauf que ce faisant, ils ne se rendent pas compte qu’ils font encore du Schoelchérisme.Car qui mieux que Schœlcher a mis en valeur le combat des esclaves ? Qui mieux que Schœlcher a justifié, a légitimé la violence vengeresse des esclaves.
Oui ! le droit pour eux de tuer quiconque porte atteinte à leurs droits humains.
Qui mieux que Schœlcher a tenté de comprendre avec autant d’empathie l’indépendance d’Haïti ? Preuve que c’est une option qu’il n’a jamais condamnée. Mieux, il a même suggéré, comme le patriote portoricain Betancès, l’idée d’une fédération des Îles indépendantes des Antilles… dans un avenir non défini.
Qu’est-ce à dire ? Sinon que la volonté d'effacer Victor Schoelcher du paysage martiniquais n'est que l'aveu du désir de prendre sa place dans le coeur des Antillais, désir de s'accaparer de son autorité sur l'esprit des masses antillaises. N'est ce pas s'identifier à Schoelcher inconsciemment ?
Le désir de tuer le père dans ce cas précis est aussi sa reconnaissance en tant que père tutélaire face auquel on se soumet dans les faits. Toute la politique martiniquaise, antillaise est schoelchérienne, qu’elle soit départementaliste, autonomiste, indépendantiste. Le processus de refoulement de Schœlcher a entraîné inconsciemment l’identification à l’abolitionniste dont les facettes sont multiples.
Plus nous rejetons Schœlcher consciemment, plus nous nous retrouvons, inconsciemment dans nos régressions individuelles, honteusement sous sa domination surmoïque impitoyable. Ceci entraîne des explosions excessives contre lui ; pour un homme soi-disant sans mérite, c’est beaucoup.
Et nous voilà condamnés souvent à faire du mauvais Schœlcher, en attendant de plus en plus que l’Etat français entérine nos décisions, dans un légalisme inquiétant, au lieu de faire appel à la
Envoyer des représentants du peuple martiniquais ou guadeloupéen à l’assemblée nationale ou au sénat français ou au parlement européen, c’est encore faire du Schoelchérisme. Toute « la classe » politique de Martinique est obsédée par la promotion suprême : être parlementaire, au prix de la liquidation de tout militantisme de base.Gérer des établissements scolaires, envoyer les enfants dans les meilleures écoles françaises, c’est toujours du schoelchérisme.Comme nos hommes politiques d’aujourd’hui, il voulait améliorer le sort des descendants d'esclaves. Nos politiques font, qu'ils soient départementalistes, autonomistes, indépendantistes, ce qu'ils peuvent avec ce modèle intériorisé que représente l 'Abolitionniste.
Que faire ?
Comment sortir du schoelchérisme Faut-il sortir du schoelchérisme ?
C’est à Césaire que je fais appel pour avancer sur ces questions, car c’est Césaire qui a introduit dans la pensée antillaise les principes d’une critique du schoelchérisme, non pas rejet, mais bien analyse. C’est la capacité à se sentir extraordinairement, proche de Schoelcher, cette capacité à s’identifier à lui au point de se perdre, au point d’affronter le fantasme de mourir, qui permet à Aimé Césaire de s’autonomiser par rapport au schoelchérisme. Ecoutons Césaire :je vois un autre manque : que Schoelcher, ramenant le problème colonial à un problème social, en méconnaissant un aspect, qui est d’être un problème national… Schoelcher est logicien et non dialecticien ».
Personne n'a su poser jusqu'à ce jour la question nationale en reléguant la question sociale au second plan. C 'est encore le poids de Schoelcher sur notre pensée politique. Le schoelchérisme donc n'est ni départementaliste, ni autonomiste, ni indépendantiste. Il est la pâte dans laquelle baignent ces notions manifestes de la vie politique antillaise. C’est en naissant du discours politique de Schoelcher que Césaire coupe le cordon ombilical pour se fonder :« intègreNatal Solennel », c’est à dire nationaliste martiniquais. Que la montagne est encore verte ! Que chacun puisse dire comme Aimé Césaire : je commanderai aux îles d’exister !
A la mémoire de mon ami Lucien CLEMENTE. Janvier1954 /Janvier 2006
« Il ne faut pas leur laisser l'espoir de nous persuader qu'un nègre marron est coupable »
V. Schoelcher.
« L'admirable est que le nègre ait tenu » A. Césaire
Guillaume SURENA Psychanalyste./ surena.guillaume@orange.fr
* Ce texte est une conférence prononcée le 19 juillet 2008,à la mairie de Schoelcher,dans le cadre de la fête de cette ville si bien nommée.
IMAGE DU JOUR
L'ABOUTISSEMENT LOGIQUE D'UNE DECOLONISATION QUI A ECHOUE
L'ABOUTISSEMENT LOGIQUE D'UNE DECOLONISATION QUI A ECHOUE
Rédigé le 2009-02-14 18:20:00, par Camille CHAUVET
Par Camille Chauvet 09.02.2009 l 06h30
Ce qui se passe aujourd’hui dans les colonies françaises de la zone Atlantique-Ouest n’est pas à écarter de l' échec du système départemental ajouté aux manisfestations de la crise mondiale qui s’installe sans doute pour une longue période.

La Martinique la Guadeloupe et la Guyane sont au bord de l'explosion sociale.Dans cette conjoncture un changement radical d’orientation de la politique française s’impose sur la base d’une négociation sur l’idée du principe d’un gagnant-gagnant, comme le dit le journaliste Danik Ibrahim Zandwonis dans son édito du 7 février 2007 de CaribCréole 1.
En Gwada et Matnik « le Marcher séparément et frapper ensemble », devrait conduire nos actions respectives, car l’explosion est inévitable.
Entre le gro ka et le bèlè, et les textes identitaires de nos écrivains et poètes, la logique de l’habitation éteint toutes nos révoltes intérieures traduites par les armes miraculeuses.
Entre les sanglots de notre ami Ernest Pépin et, les coups de semonces de notre compatriote-ami Raphaël Confiant nous ne pouvons que constater notre impuissance. Cette tension qui monte de la rue révèle surtout des problèmes structurels, issus de choix économiques désastreux, qui détériorent l’ensemble des conditions de vie, y compris dans ce qu’elles ont de plus élémentaire.
L’oxygène porté par le LKP avec un Élie Domota donne une occasion unique dans le contexte actuel pour poser en préalable d’une part le principe de la préférence Guadeloupéenne et de la préférence Martiniquaise dans les domaines de l’emploi et de la gestion Administrative de nos Pays respectifs et, d’autre part la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire, c’est-à-dire nos droits, Guadeloupéens et Martiniquais à définir notre propre politique agricole et alimentaire.
Les conditions de vie dans nos pays se sont dégradées brutalement face à une augmentation considérable des prix, surtout pour ce qui est de l’alimentation. Cela au moment ou les médias nous font savoir qu’il a 20 000 morts par jour, près de 900 millions de personnes souffrant de malnutrition dont 80% de paysans, et que la faiblesse des stocks des céréales est en la cause.
Nous ne pouvons pas être à l’abri de la baisse de la production des Céréales et oléagineux pour l’alimentation, à cause d’une demande en hausse pour la production d'agro-carburants industriels (éthanol et diester) et des accidents climatiques qui ont diminué les récoltes sur certains territoires de la planète.
Le temps de l'Histoire n’est pas le temps des hommes, mais les opportunités de l'Histoire servent souvent à l’émancipation des Peuples. « Le faire vite et mesuré » est déjà pris comme boussole par le LKP, le Mouvement du 5 février prend ses marques.
Mais gardons Nous à gauche, et Gardons nous à droite car les ralentisseurs de l'Histoire apparaissent déjà et sont de tout bord.
La rue prend le pouvoir et le pouvoir de la rue fait peur à nos décideurs, tant en Martinique qu’en Guadeloupe. Les Francs-maçons en Guadeloupe appellent déjà au calme, et ceux Martinique ne tarderont à le faire. Notre bien aimé Archevêque Michel Méranville en Martinique, dans ses vœux nous demandaient de ne pas avoir peur du changement. On ne peut quand même pas le soupçonner de vouloir installer le désordre.
La Guadeloupe et la Martinique sont en état de légitime défense.
Le Secrétaire d'Etat aux Iles de l’Amérique doit le savoir.
Camille Chauvet
ECONOMIE
MANIFESTE POUR UNE CHARTE DE L'ENTREPRENEUR GADELOUPEEN.
MANIFESTE POUR UNE CHARTE DE L'ENTREPRENEUR GADELOUPEEN.
Rédigé le 2009-02-14 17:58:00, par En direct de Gwada
GUADELOUPE. Abymes, jeudi 12 février 2009. (Caribcreole.com) - La tornade LKP s’est aussi abattue sur le monde entrepreneurial guadeloupéen. Colette Koury, (CCI) Willy Angèle (MEG/MEDEF), Christophe Louis (CGPE) sont dans la tourmente. Hier soir, à «La Kasa», les petits chefs d’entreprises ont rencontré LKP. Ils semblent vouloir se démarquer des «grands». Joseph Moueza, élu à la CCI de Pointe-à-Pitre, a rédigé un manifeste que caribcreole a pu se procurer. Christel Belère, qui était à cette réunion, a recueilli les propos du porte-parole du LKP, Elie Domota.

Elie Domota : Jégo nous a parlé de sa visite en France mais rien de nouveau. Il nous a simplement dit qu'il est revenu avec deux médiateurs, deux directeurs du travail, pour aider la négociation.
Cela nous tenait à cœur de rencontrer les patrons guadeloupéens, car très souvent, nous allons dans les négociations et il y a des gens qui les représentent et qui disent qu'ils défendent le patronat guadeloupéen, mais en fin de compte, ils ne défendent que les békés et les multinationales. Donc il était important pour nous de rencontrer les patrons guadeloupéens, pour discuter avec eux et pour entendre les problèmes qu'ils ont, pour qu'ils entendent nos revendications et pour qu'ils prennent conscience de la nécessité de se fédérer, de s'organiser pour défendre leur intérêt en tant que petits patrons guadeloupéens.
A l’issue de la rencontre entre LKP et les petits patrons guadeloupéens, ce document a été diffusé.
MANIFESTE POUR UNE CHARTRE DE L’ENTREPRENEUR GUADELOUPEEN
Les entrepreneurs Guadeloupéens présent, ici ce soir, sont fondamentalement conscients de la portée du mouvement populaire initié par le collectif LKP.
Nous appelons solennellement l’ensemble des entrepreneurs du pays à s’engager dans la construction d’une Guadeloupe et à manifester leur volonté d’être partie prenante de cette évolution culturelle qui transforme la vie de notre Région.
1. Considérant désormais l’entreprise comme une richesse collective destinée à construire l’avenir de nos enfants, nous formulons ici nos souhaits que l’entreprise guadeloupéenne remplisse dorénavant son rôle social au sein de notre société ainsi que son rôle économique de créateur de richesse pour le pays.
2. Nous gardons l’espoir que les entrepreneurs de Guadeloupe :
3. Trouvent des raisons de continuer à investir et à construire des projets dans l’intérêt de l’économie du pays.
Assurent la pérennité de leur investissement.
Travaillent à la conquête de nouvelles richesses et de nouveaux marchés.
Trouvent de concert les opportunités d’échanger avec les marchés de la Caraïbe environnante.
4. Nous porterons tous nos efforts pour que les entrepreneurs de Guadeloupe s’engagent à établir les conditions d’un vrai dialogue social dans l’entreprise et dans l’ensemble des secteurs de l’économie.
Que l’entreprise soit le creuset de la formation de jeunes cadres guadeloupéens.
Participent à la défense du patrimoine et à la protection de notre environnement.
Prennent une position claire à toute occasion contre les politiques délictueuses ou de pwofitasyon.
Assurent le partage équitable des richesses de l’entreprise en impliquant le personnel dans la vie de l’entreprise.
Elaborent et mettent en œuvre une chartre de l’entrepreneur guadeloupéen.
Cette charte, véritable acte fondamental, permettra un nouveau positionnement de l’entrepreneur comme acteur social créateur et dirigeant.
C’est à nous qu’il appartient de réconcilier le corps salarial avec l’entreprise.
La Guadeloupe gagnera en dignité et en fierté d’avoir des entreprises fortes et conquérantes, tout cela nous permettant de participer à la Grande œuvre de construction de la Guadeloupe renouvelée dans une Caraïbe que nous voulons fraternelle.
En direct de la Guadeloupe.
SOCIETE
UN MOUVEMENT SOCIAL HISTORIQUE .
UN MOUVEMENT SOCIAL HISTORIQUE .
Rédigé le 2009-02-14 17:40:00, par CAMILLE CHAUVET
Par Camille Chauvet
De mémoire d’observateur du monde du travail, il faut remonter aux événements de Février 74 de Chalvet pour retrouver une telle mobilisation du monde du travail, et une telle sympathie de la rue pour les manifestants.

La Guadeloupe en éruption, il était évident que les mêmes causes produisant les mêmes effets, la Martinique ne pouvait pas, ne pas s’incrire dans la dynamique de refus des dégâts causés par un système colonial, aggravés par l’environnement d’une crise mondiale.
En tout cas, la réalité martiniquaise s’impose à tous, et celle-ci se résume en quelques chiffres : Une population totale de 400 000 habitants, pour une population active de 167014 .Les actifs ayant un emploi atteignent le chiffre de 124 870 .Les emplois salariés au nombre de 113 100 dont 13125 en emplois aidés et 19200 à temps partiel. Les chômeurs représentent 21,2% de la population active environ 34500 et s’y ajoute 74213 allocataires des minimas sociaux sont 32393 allocataires du RMI.
Cette situation critique ne pouvait que conduire à l’entrée en actions des salariés martiniquais.
La Guadeloupe étant mobilisé et sur le pied de guerre avec le collectif Liyannaj kont pwofitasyon.
Le jeudi 5 était la date annoncée pour cette mobilisation. Très tôt à la Maison des Syndicats , les salariés chômeurs, retraités ,étudiants, personnes à handicap sont invités à se rassembler pour une mobilisation qui se veut exemplaire. Les syndicats CGTM.CDMT.UGTM.CFE/CGC.UNSA.CGTMFSU.CGTM.FSU.SMBEF.CFDT ont appelés leurs militants .L’intersyndicale est fortement influencée par ce qui se passe en Guadeloupe, et les constats et les thèmes pour mobiliser sont les mêmes : « l’augmentation de la pauvreté et une hausse des prix démesurée ,une précarisation massive des emplois, la remise en cause du statut des fonctionnaires etc… contre la vie chère ,et surtout le fait que les profits ne cessent d’augmenter … Les disparités entre les prix en France et ceux pratiqués en Martinique » .
L’appel du Jeudi était entendu
L’appel était entendu, et le Jeudi 5 février l’intersyndicale, de fort d'une mobilisation estimée entre 18000 et 25 000 manifestants, annonce sa volonté de négocier sur des mesures pour l'emploi et le pouvoir d'achat et le gel de certaines réformes comme les suppressions de postes dans la fonction publique. Et s’y ajoutaient le droit effectif de vivre et de travailler en Martinique, la reconnaissance du fait syndical martiniquais, le réouverture des négociations de branche, la transformation des emplois précaires en emplois durables, la formation des travailleurs en vue d’occuper les emplois émergents, un service publique dans l’intérêt de tous, l’augmentation des salaires, la revalorisation des pensions des retraités, un service éducatif au service de la population, l’amélioration des conditions de travail, de santé, de vie et la prise en compte par la sécurité sociale de tous les accidentés du travail et des produits dangeureux.
Un défilé impressionnant dépassant sans doute l’attente des organisateurs. Durant trois heures le boulevard Général De gaulle est envahi par le cortège précédé d’un véhicule de la police nationale.
Au bout de cette démonstration de force le préfet de Région Ange Mancini ne s’est pas laissé débordé, il a vite compris que pour éviter l’embrasement, le seul chemin était celui de l'écoute, le dialogue, la porte ouverte et aucun sujet tabou, sachant très bien qu’il ne pouvait s’exprimer sur les demandes de l’intersyndicale élargie aux parlementaires et présidents des Collectivités Territoriales.
Une première rencontre de mise en place des formes de la table de négociation en attendant d’aller au fond. Les différents acteurs jettent les bases des conditions dans lesquelles vont dérouler les négociations.
Tout se met en place et fond n’est pas abordé.
Vendredi… 6 Quoi de neuf ?
La maison des syndicats et ses abords étaient en ébullition sur le coup des 9h30, ce vendredi matin 6 février. Plus d’un millier de personnes y attendaient le collectif du 5 Février , nouveau nom du rassemblement qui regroupe les syndicats ,les associations, les personnalités, notamment politiques qui se sont mobilisés le 5 février en Martinique pour plus de pouvoir d’achat .Une mobilisation réussie a du reconnaît le Préfet lui-même. Vers 10h30 arrivent à la préfecture, où les attendaient depuis plus d’une demi-heure les autres participants.
Le préfet bien entendu, entouré des autres services de l’Etat :Insee, Iedom, mais également la cgss, la caf, les chambres consulaires ccim, chambre d’agriculture, et le patronat avec le medef et la cgpme. Les repésentants de la grande distribution étaient là aussi. Ils sont ont le sait très concerné par la grève qui se déroule actuellement, tellement que tout semble indiquer qu’ils réalisent sur les dos des martiniquais de super profit. Le rectorat est également présent.
Du côté du collectif on note la présence d’Alfred Marie-Jeanne député président du Conseil Général, du député maire de la ville de Fort-de-France Serge Letchi, du Maire du Vauclin, Raymond Occolier président de l’association des Maires, d’Alfred Almont député du nord caraïbe.
C’est finalement près de cent personnes qui se sont trouvés à la table des négociations le vendredi matin à la préfecture, tandis que à l’extérieur, de la préfecture plus d’un millier de personnes manifestaient scandant le refrain « mammaille la cé travay nou lé,sé pa la charité ».Chemin faisant d’autres slogans et inévitablement les grévistes ont repri le mot d’ordre des Guadeloupéen tout au long de leur grève, en remplaçant Guadeloupe par Martinique :Martinique sé pay nou,pay a sé pa ta yo…
La rencontre des parties n’a toujours rien accouché,sinon l’annonce venue de Paris que les décisions prises pour la Guadeloupe seront appliquées aussi en Martinique.En fin de soirée les parties se séparaient pour un rendez-vous lundi 9 à 15 heures, toujours à la Préfecture.
En toile de fond.
Le Secrétaire d’Etat Yves Jégo s’est installé en Guadeloupe et devra prendre le temps de régler la crise dans un contexte particulier, car en toile de fond la montée en force des gens venus du froid, véritable soldats de la colonisation en phase de consolidation de l’occupation du pays Martinique, crée une situation explosive.
C’est vrai que la conjoncture prend le pas sur tout le reste. Mais au fond, toutes ces revendications n’ont rien de conjoncturelles. C’est le système colonial, le monde de l’habitation qui perdure, et ne peut plus fonctionner dans sa forme moderne actuelle.
C’est une occasion unique pour l’Administration Française des Isles de l’Amérique de tout mettre à plat. Seules des mesures cohérentes, en rupture avec les politiques libérales actuelles, peuvent permettre d’endiguer la catastrophe qui s’annonce.
Posté par LENA, le 2009-02-14 20:45:00
Ca vré, tou les syndicats sont là mais tous les corps de métiers ne le sont pas encore. Yon ka gadé enlè lot, an banm mâlin.Cé lè yo bandé jé ya enlè yo ke ca obligé yo bwinnin! Le pouvoir d'achat c'est l'affaire de tous !
HISTOIRE
ALAIN HUYGHUES DESPOINTES ESCLAVAGISTE
ALAIN HUYGHUES DESPOINTES ESCLAVAGISTE
Rédigé le 2009-02-14 17:08:00, par Victor HUYGUES
L'héritier du crime contre humanite,continue...Alain Huyghues Despointes, promu au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur par décret du Président de la République le 13 juillet 2005, petit fils de colon, béké de la Martinique, tenir des propos d’une époque qu’on pouvait espérer révolue :

Les faits inqualifiables
1. Sur la réalité historique de l’esclavage, il affirme : « les historiens exagèrent un peu les problèmes, ils parlent surtout des mauvais côtés de l’esclavage, mais il y a des bons côtés aussi. C’est là où je ne suis pas d’accord avec eux, il y a des colons qui étaient très humains avec leur esclaves, qui les ont affranchis, qui leur donnaient la possibilité d’avoir un métier, des choses… »
2. Sur le fait que les békés de la Martinique ne se mélangent pas, il répond : «….quand je vois des familles métissées avec des blancs et des noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Il y en a qui naissent avec les mêmes cheveux que moi, d’autres ont les cheveux crépus dans la même famille avec des couleurs de peau différentes. Moi, je trouve pas ça bien. on a voulu préserver la race… »
La famille HUYGHUES DESPOINTES a bâti sa fortune sur le sang et la sueur nos grands parents qui n’avaient pas le choix de faire autrement et aujourd’hui continue à développer cette fortune sur le porte monnaie des arrières petits enfants d’esclaves qui ont la possibilité de faire un choix.
Au fil des années, Alain DESPOINTES a acquis des sociétés et détient aujourd’hui la quasi-totalité de l’industrie agroalimentaire de nos iles. Avec toujours la même mentalité.
EDUCATION
MESSAGE A LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE DE LA PART DU PRESIDENT DE L'UAG
MESSAGE A LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE DE LA PART DU PRESIDENT DE L'UAG
Rédigé le 2009-02-14 02:15:00, par victor Bonnaire
Communiqué du Président de l’U.A.G

Je suis résolument solidaire de tous ceux qui par leur courage et leur abnégation se lèvent et osent dire non aux abus et à l’impasse dans laquelle bon nombre de nos étudiants sont conduits en matière d’insertion professionnelle et d’emploi à leur arrivée sur le marché du travail. Par diverses initiatives, la parole des uns et des autres s’exprime. Elle doit continuer à le faire librement. Je suis solidaire à l’instar des membres de mon équipe de direction, de ce mouvement social historique et
j’agis d’ailleurs dans le cadre de mes fonctions pour obtenir du secrétaire d’état à l’Outre-mer desréponses précises et significatives aux doléances émanant du comité de grève de l’UAG. Je n’ai pas à dire aux étudiants ou a mes collègues ce qu’ils doivent faire. Chacun est libre de son action et de ses propos dans un mouvement social qui nous concerne tous en tant que citoyen.
Nos sociétés antillo-guyanaises sont en crise. Et c’est à nous qu’il appartient d’apporter des solutions. Mais c’est dans le respect, le dialogue, la tolérance mais aussi dans le travail et la réflexion que nous parviendrons également à trouver des remèdes à nos souffrances et nos propres moyens de développement. Nos jeunes nous regardent et sont à l’écoute de nos prises de positions. Il est de notre devoir d’assumer nos responsabilités, nos échecs, nos victoires, nos qualités et nos défauts. L’heure n’est plus aux faux semblants mais au courage et à l’action.
Ni la Martinique, ni la Guadeloupe, ni la Guyane n’ont de « maîtres ». De toutes parts, des sources anciennes de divisions et de polémiques apparaissent. Alors concentrons-nous sur nos forces et notre unité d’Antillo-guyanais. Nous sommes l’héritage des douleurs de nos pères et nous ne pouvons que triompher des obstacles économiques, politiques et sociaux d’un système que nous n’avons pas créer mais dans lequel nous devons progresser. Je suis fier des étudiants et des collègues qui se battent tous les jours pour mettre un peu de lumière dans leurs vies et dans nos vies. Que chacun prenne ses responsabilités et que la dignité, l’unité et le courage soient nos
repères quotidiens dans ces temps difficiles.
Bon courage a tous!
IMAGE DU JOUR
Lettre de Raphaël CONFIANT suite aux propos de Mr Huygues-Despointes
Lettre de Raphaël CONFIANT suite aux propos de Mr Huygues-Despointes
Rédigé le 2009-02-14 02:02:00, par victor Bonnaire
M. Alain Huyghes-Despointes, industriel béké martiniquais, propriétaire de
diverses entreprises en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane (Danone,
Coca-Cola etc...), a donc tenu des propos anti-métis et anti-nègres sur CANAL
+ à une heure de grande écoute en France.
![]()
PROPOS ANTI-NEGRES DU BEKE HUYGHES-DESPOINTES : DEUX POIDS, DEUX MESURES
mercredi 4 février 2009 par la rédaction de Montray Kreyol
Il ne s'est pas exprimé sur une petite chaîne locale comme RFO. Non ! Sur l'une des plus grandes chaînes françaises. Une chaîne qui est regardée chaque soir par plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs français. Une chaîne réputée pour passer des films de valeur et des documentaires de haut niveau. Ce qui veut dire que tout le monde en France a entendu M. Huyghes-Despointes mépriser les métis antillais et déclarer que l'esclavage n'était pas aussi féroce qu'on le
dit généralement.
Or, aucun média hexagonal, aucun grand journal, aucun intellectuel droit-de-l'hommiste du Quartier Latin n'a encore réagi. Comme pour les massacres de Gaza le mois dernier, les Bernard-Henri Lévy, André Glucksman ou encore Alain Finkielkraut sont aux abonnés absents !
Mais, imaginez un seul instant que de tels propos aient été tenus sur la même chaîne par quelqu'un qui n'aime pas les Fils de Sion. Dans la minute qui aurait suivi, on aurait assisté à un véritable tollé médiatique. La personne aurait été dénoncée, vilipendée, clouée au pilori, mise au ban de la société. On lui aurait jeté au visage l'insulte suprême : ANTISEMITE.
Mais, nous exagérons : cette personne n'aurait pas besoin de tenir des propos aussi odieux que celui du Béké martiniquais. Il lui aurait suffit de dire le dixième de ce que ce dernier a déclaré pour se voir aussitôt publiquement exécuté.
Oui, le dixième ! Mieux : cette personne aurait simplement critiqué Israël et le sionisme, cette idéologie impérialiste, qu'elle aurait été aussi qualifiée d'antisémite et descendue en flammes non seulement par l'intelligentsia germanopratine, mais aussi par leurs boys, leurs négro-larbins et bougnoulos-larbins qui, au nom de la diversité, jouent des coudes, lèchent des bottes et mangent à tous les râteliers dans l'espoir qu'un strapontin pseudo-républicain leur sera attribué.
Cela s'appelle du deux poids deux mesures. Les intellos germanopratins et leurs boys appellent ça du terme pompeux et vaguement méprisant de « concurrence des victimes ».
Or, il n'en est rien. Ce que nous demandons est très simple : que les insultes, attaques et autres agressions à l'encontre des nègres et des arabes soient dénoncées et punies avec exactement la même vigueur que ceux adressés aux Fils de Sion. Il n'y a là aucune concurrence. Juste une exigence d'égalité de traitement. Point à la ligne.
Alors bien sûr, on verra dans quelques jours un articulet dans MARIANNE ou le NOUVEL OBSERVATEUR. SOS-RACISME, s'il n'est pas trop occupé à maquiller les transferts de fonds destinés à acheter des montres à 20.000 euros pour tel leader socialiste, se fendra d'un petit communiqué.
Et puis, tout rentrera dans l'ordre. M. Alain Huyghes-Despointes ne sera en tout cas pas diabolisé comme Dieudonné et personne ne lui demanda de rendre sa médaille de la Légion d'honneur.
Raphaël Confiant
IMAGE DU JOUR
Le Syndicat Mixte d’Électricité de la Martinique propose la diminution de la Taxe sur l'électricité
Le Syndicat Mixte d’Électricité de la Martinique propose la diminution de la Taxe sur l'électricité
Rédigé le 2009-02-14 01:57:00, par victor Bonnaire
Le Syndicat Mixte d’Électricité de la Martinique autorité publique chargée de la distribution d’électricité et par là, de la défense des consommateurs :

apporte son entier soutien au « collectif du 05 février » en lutte contre la vie chère et la revalorisation du pouvoir d’achat,
- propose, pour sa part, la diminution de la Taxe sur l’électricité affectée à la maîtrise de la demande d’énergie, pour diminuer le prix final de l’électricité.
SOCIETE
INFOS OU INTOX QUI FAIT CIRCULER CE GENRE DE MESSAGE
INFOS OU INTOX QUI FAIT CIRCULER CE GENRE DE MESSAGE
Rédigé le 2009-02-13 23:30:00, par victor Bonnaire
Beaucoup de points de ce message attire notre attention sur ce texte anonyme qui circule sur internet. D'une part le style semble très loin du langage syndical, d'autre part lsentiment de peur qui se dégage des mots des employés ne semble pas corresponde à la réalité. Nous vous diffusons tout de meme ce texte afin que vous en ayez connaissance.

CAMARADES,
Demain cela fera une semaine que nous sommes en grève, nous avons apparemment obtenu une baisse de 20% de certains produits et les négociations continuent, nous avons affirmé notre détermination par différentes manifestations je pense qu'aujourd'hui il est temps de suspendre temporairement la grève tout en restant attentifs et mobilisés ; car les petites entreprises martiniquaises ne pourront supporter une longue grève et surtout les capitalistes reprendront d'une autre main ce qu'ils auront donné en licenciant du personnel !
Il faut se battre pour une augmentation des salaires certes mais demain si nous sommes au chomage les 300E ne serviront à rien !
Ils ont compris notre détermination mais ne gachons pas notre avenir et l'avenir de nos enfants à tout moment nous pouvons reprendre la grève mais évitons de nous retourner les uns contre les autres et n'affamons pas le peuple il a déjà souffert assez !
Les capitalistes ont leur compte en Suisse ou ailleurs mais nous ?
Restons mobilisés mais réalistes !
Faites passer afin que les syndicalistes qui nous représentent puissent faire pour le mieux !!
Merci pour le peuple et que DIEU nous garde !!!
CULTURE
Christinagoh.GOH la 'métissée chocolat' !
Christinagoh.GOH la 'métissée chocolat' !
Rédigé le 2009-02-13 23:12:00, par ch.goh@christinagoh.ne
CHRISTINA GOH, Christina Goh est auteur-compositeur et interprète. Son style et sa voix sont uniques...
D'origine afro-antillaise, sa musique est à son image... L'originalité l'état pur !

De mère martiniquise, et de père ivoirien, née dans à Paris en France, passionnée par la culture indienne, Christina fait partie de cette nouvelle génération pour qui le monde constitue une maison.
Journaliste de formation après un bref passage en psychologie, c'est finalement la musique qu'elle finira par assumer à l'âge de 23 ans. Elle va ensuite se perfectionner pendant plus de 7 ans dans des groupes gospel puis variété pop, avant de définir son style et son univers propre.
Cet auteur-compositeur sera tout ce temps restée fidèle à elle-même et à son amour de la variété française même si sa passion pour l'Orient et ses origines africaines et caraïbéennes nuancent naturellement sa musique.
ch.goh@christinagoh.ne
SOCIETE
LE COURRIER D' UN LECTEUR
LE COURRIER D' UN LECTEUR
Rédigé le 2009-02-13 22:25:00, par Message transféré
Voici quelques pensées, en vrac qui me trottent dans la tête depuis que ce mouvement s’est amorcé. Si le message te parle, Tu peux le diffuser dans ton cercle et au-delà.

A tous les dirigeants & militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon,
Vous êtes contradictoires dans vos propos, dans votre essence.
1) Vous militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une, fondamentale. Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le libre arbitre à l’homme dans le jardin d’Eden. Pour qui vous prenez-vous donc ?
Vous dites que les patrons prennent les employés pour les enfants, mais vous, que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail ? n’est-ce pas me traiter comme un enfant ?
Respectez le droi t de la libre circulation, libre entreprise, et simplement le droit à la liberté.
Je ne VEUX PAS faire grève. Je VEUX aller travailler. Vous n’avez pas le DROIT de m’en EMPECHER.
La liberté des uns, commence, où s’arrête celle des autres. Pourquoi me faire sortir de mon entreprise, quand J’AI DECIDE de ne pas soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas.
Je n’ai jamais été consultée pour savoir si j’approuvais une seule des 123 revendications.
2) Vous reniez le gouvernement que vous avez mis en place, vous reniez votre appartenance à une société colonialiste, capitaliste. Mais vous leur demandez plus d’aides, 100 millions d’euros ???????
Vous n’aimez pas l’américain, mais vous aimez ses biscuits’ – proverbe de chez nous.
3) Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n’est pas le cas chez nous.
Vous voulez de belles routes, de belles voitures, de belles maisons, de belles chaussures, de beaux vêteme nts, toute sorte de belles choses. Vous buvez du champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois plus tard, vous vous plaignez à l’État de votre faible POUVOIR D’ACHAT
Soyez crédibles dans vos propos.
Décembre 2008, est je crois, la période de fin d’année où j’ai vu le plus de voitures à Jarry, dans les centres commerciaux. Des caddies pleins à ras bord, une consommation à outrance, poussée à l’excès. Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n’avaient plus d’argent pour faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier.
Mangez des ignames, des pois d’angole, du cochon local, buvez du jus de groseille, du rhum de chez nous, chantez les cantiques, allez chez les voisins…. Pas besoin de robes hors de prix ni d’aller chez le coiffeur pour visiter la famille.
Apprenons à vivre simplement, et là, nous pourrons parler de pouvoir d’achat. Vous dépensez des sommes folles dans le Carnaval. Quand il n’y a pas d’argent, la première chose qui saute, c’est le superflu Sauf en Guadeloupe.
4) Je me suis cassé le derrière à l’école. J’ai appris, aujourd’hui, j’occupe le poste que je MERITE.
Je ne le dois à aucun syndicat, ni à aucune revendication. J’ai appris des langues étrangères, au collège, au lycée, comme tout le monde qui va à l’école en Guadeloupe. Mais je n’ai pas considéré ça comme une perte de temps. C’est ma ténacité, mon envie de progresser qui m’ont mise là où je suis aujourd’hui. Tout le monde part avec les mêmes cartes dans la vie.
Un enfant, c’est une page blanche. (je ne sais plus qui a dit ça). Après, il faut avoir envie de faire quelque chose, et s’en donner les moyens. Yes we can, right ? Régulariser les transporteurs clandestins ??? J’ai sué, j’ai utilisé mon intelligence, mes compétences pour obtenir la capacité de transport. Pourquoi régulariser les personnes qui ne l’ont pas ?
Dans ce cas, que tout le monde gagne 5000 euros par mois qu’ils aient fait des études ou non, qu’ils aient des compétences ou non, qu’ils soient cadres ou caissières. Simplement, La vie, c’est pas ça.
5) Vous vous ridiculisez aux yeux des ‘blancs’ que vous méprisez tant. Quand ils s’adressent à vous, ils maîtrisent leur sujet, sans avoir les yeux rivés sur une feuille. Vous n’êtes pas capable de faire un discours sans LIRE. Quand des mots viennent du coeur, on n’a pas besoin de LIRE. Vous n’êtes pas crédibles.
6) Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le revendiquez ouvertement. Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ? Entre un Blanc ou un Asiatique qui a exactement le profil que je recherche et un Guadeloupéen qui n’est pas compétent ? Je choisis sans hésiter l’étranger qui travaille bien. Je ne suis pas nèg a tou pri. Je suis noire et fière de l’être mais je reconnais la valeur des gens, comme l’a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son fameux discours, I have a Dream,
« J’ai l’espoir qu’un jour, mes enfants seront jugés, non sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité »
Je ne me sens pas esclave pour un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d’où je viens mais ce n’est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de la race dans tous les aspects de ma vie.
Y’a des cons partout et c’est là le seul racisme que je m’autorise : j’aime pas les cons.
7) Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires.
Comment un petit garagiste qui a eu le mérite de vouloir ENTREPRENDRE, pourra-t-il payer ses mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales qui paient ceux qui ne foutent rien), si il n’a pas d’activité justement A CAUSE DE VOTRE GREVE.
Vous ne dîtes pas à ceux qui vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux. Ils vous suivent en bons moutons de panurge, mais ce n’est pas vous qui paierez leurs factures, les traites de la Soguafi. Les prélèvements sur leurs comptes bancaires ne font pas grève.
Presque tous les dirigeants des organisations syndicales de chez nous, travaillent dans le public.
Ce n’est pas l’Education Nationale, ni la Sécurité Sociale qui mettront la clé sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont assurés. Qu’ils vous parlent des heures de délégation syndicale.
Mais les petits, qui sont simplement syndiqués, comment feront-ils ? Je travaille dans le privé, et après 1 semaine de grève, on voit déjà les dégâts. Avec un mouvement qui dure et perdure, nombre de petites entreprises, qui n’ont pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte.
Et voilà le devenir des petits travailleurs que soi disant vous défendez.
Réfléchissez un peu. Quand vous faîtes grève, faîtes-le de façon intelligente. Arrêtez de tuer le pays.
En fait, vous ne recherchez qu’une chose, l’indépendance.
Le jour où la France en aura marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations, pour une population toujours en train de pleurnicher parce qu’elle en veut toujours plus, elle s’en ira.
Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui recherchent le pouvoir.
Nous avons l’exemple d’Haïti. Ce sont des noirs qui s’entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs frères Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd’hui, qui veulent faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux là même qui seront nos Papa Doc, nos Aristide de demain.
Ce jour là, je vous le dis franchement, AN KA FOUKAN. (Pas besoin de traduction)J’aime mon pays, mais en ce moment, j’ai honte d’être Guadeloupéenne, à cause de certains, qui « parlent en mon nom ». A tous ceux qui pensent comme moi, faites le savoir pour revendiquer un droit élémentaire :
LE LIBRE ARBITRE.
ECONOMIE
OCTROI DE MER DEJA DES TENSION§
OCTROI DE MER DEJA DES TENSION§
Rédigé le 2009-02-13 22:02:00, par victor Bonnaire
Nous vous transmettons dans l'état le contenu d'un article parvenu à notre rédaction. Considérant qu'il dit des choses même si ce n'est pas ainsi que nous l'aurions formulé, nous ne résistons pas à l’envie de le soumettre à vos commentaires.

Je cite
"Quand la Région Martinique se vente de faire un effort sur la baisse de l'octroi de mer et que notre "chabin" nous donne dans sa grande mansuétude 2% sur l'octroi de mer en Martinique...alors qu'il est déjà largement plus élevée que celui de la Guadeloupe.
On dit quoi ??? Merci chabin.
La région MARTINIQUE, le collectif du 5 février et la grande distribution devraient tous se caler et prendre exemple sur les propositions avancer par la Région Guadeloupe (voir les taux sur doc.; accord signé avec le collectif 971, l'état et la grande distribution) qui elle donne de 28 à 71% de moins en proportion du taux d'O.M.
Quand la grande distribution en Martinique achoppe sur les 100 produits en disant que la baisse sera effective sur un produit (exemple le riz et une marque de riz bien précise qui est donc un produit et non sur le produit "riz" étendue à toutes la gamme).
La même grande-distribution signe les accords en Guadeloupe ....>> C'est encore une porte qui s'ouvre pour que les enseignes réalisent encore de plus grand profit puisqu'ils pourront désormais
rentrer leurs produits en Guadeloupe en payant moins d'octroi de mer et les acheminer ensuite en Martinique.
Il s'en mettront encore plein les poches et encore sur le dos du MARTINIQUAIS.
On va de plus appauvrir la région Martinique avec moins d'octroi de mer à percevoir en Martinique ( CHABIN QUE FERAS-TU ?? T'ALIGNER SUR LES TAUX DE GWADA ??? NE PAS LE FAIRE EQUIVAUT A APPAUVRIR ENCORE PLUS LES MARTINIQUAIS ET ENRICHIR LA GRANDE DISTRIBUTION .....C'est pas sa politique ça???? )
Je n'ai malheureusement pas l'adresse des gens du collectif 972 ni celle de chabin ... Alors faites passer ...à tous vos contacts
A COMPARER egalement L'OCTROI DE MER POUR LES PRODUITS PEINTURES AUTOMOBILES :
AUTOMOBILES (concerne tous les garagistes et les utilisateurs de peinture pour metal MARTINIQUE 25% GUADELOUPE 10% soit une DIFFERENCE de 15%
KCIRE
IMAGE DU JOUR
IMAGE DU JOUR
IMAGE DU JOUR
Rédigé le 2009-02-13 21:19:00, par Jean Jack LAPORTE
11 heures du matin vendredi 13 février 2009 un escadron de gendarmerie débarque à CALIFORNIE : Objectif organiser sous commandement du préfet et selon l’accord avec les gérants de stations services, une escorte des camions citernes qui doivent alimenter les stations réquisitionnées

La gendarmerie vient chercher les camions depuis la SARA
Posté par DENIS CAPUTE, le 2009-02-14 06:46:00
INCROYABLE